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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Road Movie, #Ben Stiller
La Vie rêvée de Walter Mitty (The secret Life of Walter Mitty - Ben Stiller, 2013)

Walter Mitty (Ben Stiller) est un rêveur. Il travaille chez Life depuis seize ans et pour son anniversaire, outre un gâteau à la mandarine, il a reçu la terrible nouvelle : Life ne va plus paraître que sur internet.

Terminé l’exemplaire en papier, et donc beaucoup de l’activité de ce magazine légendaire.

Pour la dernière couverture, le célèbre photographe Sean O’Connell (Sean Penn), a prévu la « quintessence de la vie ».

Sauf que le négatif (O’Connell travaille à l’ancienne, avec de l’argentique !) n’est pas dans la pellicule à développer.

C’est alors une quête pour retrouver ce cliché perdu qui va emmener Walter à l’autre bout du monde, pour se rendre compte que le cliché n’était pas si loin que ça…

 

Pardonnez-moi cette petite indication quant à la résolution de l’intrigue, mais elle ne porte tout de même pas beaucoup à conséquence, la révélation finale restant à découvrir (si vous n’avez pas vu le film, bien sûr…).

Je ne m’avancerais pas non plus en disant que ce film est, malgré la mauvaise nouvelle originelle, une comédie. C’est Ben Stiller qui dirige et la comédie, c’est tout de même son truc.

Et cette comédie est des plus subtiles, transformant le film en road movie d’où Walter sortira changé, un peu moins rêveur peut-être (encore que), mais beaucoup plus assuré.

 

Il faut dire que le voyage qui lui est proposé (imposé ?) va l’amener dans des situations fort particulières voire très dangereuses, à la recherche du photographe qui saura lui dire où est le négatif.

Tout commence à New York (et y finira bien sûr), puis c’est le Groenland, l’Islande et l’Afghanistan, occasions de magnifiques prises de vue colorées.

Et d’une manière générale, il y a un grand souci de prises de vue tout au long du film, amenant des cadrages singuliers mais pertinents.

Mais comme Walter est un rêveur, nous assistons souvent à des incursions de rêve dans la réalité, allant jusqu’à nous demander si ce que nous voyons est réellement en train de se passer. Et à chaque fois, les images nous aident à nous y retrouver, confirmant ce voyage merveilleux et initiatique qui l’amènera sur les pentes de l’Himalaya.

 

Ce n’est pas la première fois que cette nouvelle de James Thurber est adaptée au cinéma. Ce fut déjà le cas en 1947 avec Danny Kaye dans le rôle-titre. Mais alors que le film de Norman Z. McLeod tournait à l’aventure et l’espionnage, ici, nous restons dans une intrigue simple, un voyage initiatique jusqu’au bout de soi vers une transfiguration inévitable.

Et Ben Stiller, en plus de réaliser, est un Walter Mitty bien sympathique, entouré de quelques adjuvants du même acabit – sa mère (Shirley MacLaine) et sa sœur (Katherine Hahn) ; Cheryl (Kristen Wiig) qu’il aime en secret ; et Todd (Patton Oswalt), qui s’occupe de son compte sur un site de rencontre – mais aussi talonné par un trio d’infâmes barbus : ceux qui doivent assurer le passage au numérique de Life, et donc de supprimer du personnel.

Ces odieux personnages sont franchement détestables et comme le suggérerait Walter s’il ne rêvait pas : « la barbe, c’est bien quand on s’appelle Dumbledore ! »

 

Laissez-vous donc emporter par cette vie rêvée (en partie) mais surtout secrète (le titre original) qui joue aussi avec les mots, les intégrant avec beaucoup de bonheur dans les images, que ce soit dans le générique d’introduction ou tout au long du film (1).

Quant au générique de fin, il reste dans le ton du film, dernier clin d’œil à ceux qui firent de Life ce grand magazine incontournable : les photographes.

A voir.

 

(1) La devise de Life est d’ailleurs habilement intégrée au film.

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