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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #Guerre, #WIliam Wyler
The stolen Ranch (William Wyler, 1926)

Tout commence bien loin des Etats-Unis, en 1918. Et pour cause : c’est la Première Guerre Mondiale. Breezy Hart (John Humes) et Frank Wilcox (Ralph McCullough) sont frères d’armes dans les plaines de Flandre.

Breezy est un soldat courageux, qui ne sait pas pourquoi il se bat mais le fait de bon cœur. De son côté, Wilcox craque : le tumulte sonore des bombardements a raison de sa santé, et seule l’intervention de son compagnon le sauve d’une mort certaine.

Démobilisés, ils s’en retournent au ranch de l’oncle de Frank. Mais l’oncle est mort et aurait légué le ranch à son homme de main, l’ignoble (1) Sam Hardy (William Bailey), grâce à un faux testament.

Mais le vrai existe toujours, et Breezy va à nouveau sauver la vie de son frère d’armes.

 

Ca chevauche beaucoup dans ce film du débutant William Wyler (2), et c’est d’ailleurs comme cela que Breezy va être engagé par Hardy sur le ranch… Comme aide-cuisinier ! Mais qu’on ne s’y fie pas : si Breezy n’a pas réussi son premier test (dompter un cheval sauvage sans avoir jamais fait d’équitation), il apprend vite et se montre un cavalier hors pair.

Et puis bien sûr, il y a les éléments féminins. Elles sont deux – une chacun – et vont, à leur façon, aider nos deux héros dans leur entreprise : Mary Jane (Louise Lorraine) et June Marston (Nita Cavalier). Qu’ils se marient avec elles à la fin, c’est plus que probable mais le film s’arrête avant.

 

William Wyler nous propose ici un western moderne : nous sommes en 1919 pour la plus grande partie du film, ce qui est moins de dix ans avant la sortie du film. Et le souvenir de la guerre reste fortement ancré dans les esprits : on a pu déjà voir de superbes films traitant de cette période, et d’autres vont venir. Mais comme nous sommes dans un ranch, que les occupants ont de grands chapeaux et sont de véritables cowboys – ils chevauchent sans répit, le six-coups dans son holster, sur le côté – et que les paysages sont vastes et grandioses (3), nous sommes complètement dans le domaine du western.

Donc, nous avons droit à quelques bagarres inévitables autant que pertinentes : celle qui voit Breezy se débarrasser d’un importun qui « veut du bien » à Mary Jane ; celle pour récupérer le vrai testament ; et bien évidemment, la lutte finale (4) à laquelle même Wilcox participe.

 

Si Wyler n’a pas encore atteint la plénitude de son art – ce qui ne tardera pas – on peut tout de même lui reconnaître une maîtrise certaine sur ce film, soutenue par un montage impeccable de Ray Curtiss, avec en point d’orgue la montée de la tension amenant l’explication (presque) finale, et surtout le sauvetage de Wilcox qui devient – enfin – acteur de sa vie.

Bref, une curiosité à (re)découvrir, par celui qui deviendra l’un des plus grands réalisateurs américains de sa génération.

 

  1. Le méchant à fines moustaches de l’intrigue.
  2. C’est alors son neuvième film et seulement son deuxième (plus) long métrage (56 minutes).
  3. Tellement grandioses qu’une jeune peintre est là pour les immortaliser
  4. Où tout le monde ou presque se regroupe…
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