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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Ben Affleck
The Town (Ben Affleck, 2010)

La « Ville » du titre, c’est Charlestown, dans la banlieue de Boston (Ma.).

C’est une ville où la criminalité n’est pas seulement une idée, où à chaque fois qu’un crime est commis (braquage, cambriolage…) on ferme l’accès à cet endroit criminogène.

Doug McGray (Ben Affleck) a grandi à Charlestown, avec des amis et a évidemment embrassé la carrière de gangster, attaquant banques et fourgons pour le compte d’un chef redoutable parce que calme et froid : Fergie le Fleuriste (Pete Postlethwaite dont c’est l’avant-dernier film).

Parmi ses victimes, Claire Keesey (Rebecca Hall), directrice d’une banque, habite dans cette même « Ville ».
Afin de savoir quelle menace elle représente, Doug la surveille. Et tombe amoureux d’elle.

Pendant ce temps, le FBI essaie de coincer la bande de Doug qui semble la plus apte à avoir entrepris le braquage de la banque de Claire.

 

Deuxième long métrage de Ben Affleck, on y retrouve le côté film d’acteur, avec des personnages bien trempés afin d’assurer un spectacle indispensable dans un genre tout de même bien exploité : le film de gangsters.

D’ailleurs, le modus operandi des braqueurs n’est pas d’une grande originalité, reprenant les masques qui ont fait le succès de pas mal de braqueurs.
C’est donc une suite de braquages pas spécialement spectaculaires mais qui vaut au moins pour les masques du deuxième : des bonnes sœurs !

 

Bien sûr, l’intérêt est ailleurs : c’est ce qui fait la Ville en elle-même : ces jeunes gens prédéterminés à devenir des délinquants de haute volée, sniffant une drogue au rabais entre deux coups plus ou moins fumants.

Aux côté de Ben Affleck, on retrouve Jeremy « Hawkeye » Renner dans un rôle un tantinet inhabituel : Jem Coughlin est un braquer violent qui n’hésite pas à jouer de la gâchette pour imposer ses visions. Il faut dire qu’un séjour à l’ombre (9 ans) ne l’incite pas à vouloir y retourner : il ira donc jusqu’u bout si par malheur un braquage tournait mal.

 

C’est d’ailleurs le cas puisque le dernier braquage est celui de trop, remettant en cause les plans de Doug qui voulait vraiment changer et quitter cette Ville à l’influence néfaste.

Et Ben Affleck (1) réussit à nous donner une fin qui contente tout le monde : la morale est sauve – jusqu’à un certain point – et notre préféré (Doug) s’en sort, mais sans oublier de passer par une (petite) case expiation inévitable puisque nous sommes dans un film américain.

Mais ce n’est tout de même pas la rédemption habituelle, la dimension religieuse était réduite à la plus petite part possible.

 

Alors le film est peut-être convenu, mais il est tout de même bien ficelé et on suit avec beaucoup d’intérêt cette lutte pour se sortir de sa condition : une lutte qui se mord la queue puisque pour sortir de la délinquance, il faut user de ses pratiques.

Alors Doug en sortira.

Mais à quel prix.

 

  1. Avec l’aide de Peter Craig et Aaron Stockard au scénario

 

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