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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #George Waggner
Le Loup-garou (The wolf Man - George Waggner, 1941)

Larry Talbot (Lon Chaney Jr.) revient chez lui après dix-huit ans d’absence.

Il est le fils de Lord Talbot (Claude Rains) et est devenu le dépositaire du titre depuis la mort de son frère.

Au village, il fait connaissance de Gwen Conliffe (Evelyn Ankers), la fille de l’antiquaire.
Chaque automne, les Bohémiens viennent au village, pour la fête et dire la bonne aventure.

Suite à une séance, l’un d’eux, Béla (Lugosi) se transforme en loup-garou et attaque une jeune femme. Larry le tue, mais est tout de même mordu : le voici donc devenu à son tour un loup-garou.

 

Dix ans après Frankenstein, les studios Universal sortent un nouvel opus, explorant un nouvel aspect de l’épouvante : la lycanthropie.

Il ne s’agit pas du premier film traitant ce sujet : en 1924, Jacques  Roullet et Pierre Bressol avaient sorti un film éponyme avec ce dernier en vedette ; et avant eux une version de Henry McRae, considérée comme perdue.

Mais il était temps que Hollywood s’emparent d’un tel thème : près de soixante-dix ans après, Joe Johnston nous en propose encore un,  remake du film de Waggner (Wolfman, 2010).

Mais l’intérêt – qui est aussi un argument de vente – c’est la présence pour interpréter le rôle-titre de Lon Chaney Junior, le fils de. Tout d’abord, il ne s’appelait pas Lon, mais Creighton. Et ensuite, comme c’est toujours un peu le cas dans les dynasties, le fils n’est pas le père.

Certes, Junior n’est pas désagréable, et il joue honnêtement son rôle humain. Il y a d’ailleurs une grande ressemblance avec son père dans certaines attitudes : plisser les yeux, sourire… Mais les séquences de la bête sont tout de même un tantinet grotesques. Il est difficile d’y croire. Seule la première intervention de la bête vue en ombre est impressionnante. Mais il était obligé de montrer ce monstre. Mais si la première transformation – celle des pattes – est réussie, le processus inverse est tout de même plus aléatoire, parce que plus difficile. A la même période, Victor Fleming fait subir les mêmes transformations (ou presque) à Spencer Tracy dans Dr Jekyll & Mr Hyde avec beaucoup plus de réussite.

Heureusement, le casting nous propose quelques vieilles gloires du cinéma* qui contrebalancent la pauvreté du scénario : Claude Rains, pour une fois dans un rôle positif (c’est assez rare pour être signalé !) et l’incontournable (enfin presque) Béla Lugosi, méconnaissable dans un rôle de diseur de bonne aventure, pour le coup plutôt mauvaise.

 

Il est clair que la présence de Junior a beaucoup fait pour le succès du film. On peut même suspecter Universal de malhonnêteté en créditant Lon Chaney JR sans les deux dernières lettres…

 

NB : Curt Siodmak, le frère de Robert, a écrit un scénario avec une référence ouverte au nazisme : le loup-garou est un nazi qui tue ses victimes identifiées par une étoile (dans la main). C’est clair, on ?

 

*Et même Gibson McTeague Gowland...

 

 

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