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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Brian Klugman, #Lee Sternthal
The Words (Brian Klugman/Lee Sternthal, 2012)

Un homme qui raconte l’histoire d’un homme qui raconte l’histoire d’un autre homme.

On pourrait simplifier ainsi l’intrigue de ce film, et on passerait tout de même çà côté d’une histoire de plagiat absolu.

 

Le premier homme, c’est Clay Hammond (Dennis Quaid), auteur célèbre qui fait une lecture publique de son dernier livre : The Words.

The Words raconte l’histoire du deuxième homme, Rory Jansen (Bradley Cooper), qui a une immense passion pour Hemingway et voudrait devenir écrivain.

Lors d’un séjour à Paris avec son épouse Dora (Zoe Saldana), il acquiert une vieille serviette dans une boutique d’antiquités.

Dans cette serviette est caché (involontairement) une histoire, celle du troisième homme : un soldat américain qui a combattu en France, y a découvert l’Amour auprès de Célia (Nora Arzeneder) et est revenu après le conflit pour vivre cet amour. Tragique, bien entendu.

 

Puis c’est l’histoire de l’engrenage : il y met un doigt et le bras commence à partir : il recopie le texte, Dora le lit et l’encourage à le publier, ce qu’il fait et tout s’enchaîne très vite : un vieil homme (Jeremy Irons) entre en contact avec lui : c’est lui le troisième homme, celui qui a écrit cette histoire.


En une demi-heure, tout est (presque) plié : les débuts difficiles où il faut quémander une aide parentale ; l’ascension lente mais tout à coup fulgurante ; le désenchantement après la rencontre avec le vieil homme.

Et toujours, au milieu des images qui nous racontent cette histoire insolite, les mots. Ceux qui sont responsables de tout. Ces mots qui, une fois lâchés, ne peuvent plus être rattrapés.

Ni par Rory qui les a exploités, ni le vieil homme qui les avait perdus.

Quant à Clay, il déroule le fil de son histoire, poursuivant la magnifique mise en abîme qu’il étire à l’envi pour le plus grand plaisir de ses spectateurs et de ceux du film : nous.

 

Ce film en trois parties – une pour chacun des trois hommes – prend toute sa saveur quand les mots racontent, glanés au détour d’une page entrevue, et illustrés par des images plus ou moins passées en fonction de la période dont il est question. L’histoire initiale, perdue puis retrouvée, se développant sur des images qui rappelleraient un Technicolor un peu passé comme on en trouvait au cinéma de cette époque (les années 1940s).

 

J’émets un petit bémol toutefois à propos de la troisième partie, la seule qui soit actuelle, voire réelle*. Dennis Quaid est impeccable, comme toujours, en écrivain sur le retour, conscient de ses limites et surtout de son âge, en face de Daniella (Olivia Wilde) une (très) jeune femme (comparée à lui) qui s’offre : à la recherche d’un secret, d’une explication, ou tout simplement d’un bout de la célébrité de cet homme malgré tout fascinant.

 

Et quand le film se termine –  une fin prévisible à mon avis, quoi que – on repense alors à la toute première réplique du film qui prend toute la saveur de son acception.

 

Pas mal du tout.

 

 

* Quel est la vérité ? Où commence-t-elle ? Où se termine-t-elle ?

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