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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Edgar Wright, #Science-Fiction, #Comédie
Dernier Pub avant la Fin du Monde (The World's End - Edgar Wright, 2013)

Trois couleurs : vert (comme les Martiens)

 

Malgré le titre, il n’est jamais question d’un quelconque 42, mais l’intrigue du film n’a rien à envier à Douglas Adams, le fabuleux auteur de The Hitchhiker's Guide to the Galaxy. (1)

Et pourtant le résultat final est le même : c’est encore une fois un festival d’humour déjanté.

 

Résumer l’intrigue est aussi difficile que de saisir exactement tout ce que Gary raconte en prélude au film, toujours est-il qu’il est question de faire la tournée des grands ducs dans leur ville natale : boire une pinte de bière dans chacun des douze pubs de la ville, une vingtaine d’années après avoir tenté cette exploit une vingtaine d’années plus tôt.

Mais le problème n’est pas de boire : le vrai problème est que la ville est dominée par des extraterrestres qui ont remplacé les humains.

 

Après un démarrage sur les chapeaux de roues d’où on ressort un tantinet étourdi, on assiste au plan élaboré par Gary pour cet exploit ô combien britannique : la tournée des grands ducs en une seule soirée.

Et si cet « exploit » rappelle Saturday Night and Sunday Morning (2), la dimension sociale n’est absolument pas l’enjeu du film, ce qui n’étonne personne quand on a vu les deux premiers films de la trilogie.

Alors attachez vos ceintures, ça va encore déménager.

 

Outre Nick Frost et Simon Pegg, on retrouve les inamovibles Martin Freeman et Bill Nighy, et d’autres acteurs du film précédent : Paddy Considine (Steven Prince) Rafe Spall (cameo) et David « Frey » Bradley (Basil). Et dans la série « l’ex-James Bond », après Timothy Dalton, c’est au tour de Pierce Brosnan de participer à ce joyeux délire, dans le rôle de l’ancien enseignant de nos joyeux (enfin pas tous) lurons.

Mais le ton est le même, et si la fin du monde est annoncée dans le titre, la traduction ne possède pas la subtilité de l’original : The World’s End.

La fin du monde, mais sans nous préciser qu’il s’agit d’un pub (le dernier de « l’exploit ») ou d’un événement inéluctable.

 

Bien entendu, c’est une immense beuverie qui nous est proposée mais rapidement interrompue (partiellement) par des visiteurs venus d’un autre monde dont le comportement nous rappelle Le Village des damnés, lui aussi se déroulant dans un obscure village anglais, avec contrôle de la population à la clé.

Mais à nouveau, le duo Pegg-Wright dynamite le concept pour notre plus grand plaisir.

 

Si le second film (Hot Fuzz) avait un tantinet perdu l'intensité du premier (Shaun of the Dead), ce troisième et dernier épisode est, à mon avis, le plus dingue, se terminant dans un chaos absolu, avec, chose très importante, un bout d’emballage de Cornetto, objet commun aux trois parties, donnant tout son sens à l’appellation de cette trilogie.

 

  1. H2G2 pour les initiés.
  2. Roman d’Alan Sillitoe (1958) et film de Karel Reisz (1960)
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