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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Espionnage, #McG
Target (This means War - McG, 2012)

Tuck (Tom Hardy) et FDR (Chris Pine) sont amis. Et en plus, ils sont collègues. Ils travaillent en grande intelligence pour une agence qui est spécialisée dans ce domaine (1). Ils sont forts, beaux et efficaces, ce dernier atout étant le plus important dans leur métier.

Mais du fait de ce même métier, une vie familiale leur est plutôt difficile : d'un côté FDR est célibataire endurci et jouisseur invétéré (2), de l'autre Tuck est divorcé d'avec sa femme et voit donc très peu son fils. Il faut dire qu’ils se présentent officiellement comme capitaine de croisière et agent de voyage, ce qui n’est pas si éloigné que ça : parfois, les voyages qu’ils proposent sont des allers simples définitifs, avec retour annoncé mais pas encore prouvé.

Alors quand la belle Lauren (Reese Witherspoon) cherche l’âme sœur sur le net, elle fait la connaissance de Tuck. Mais curieusement, elle rencontre dans la foulée FDR tous les deux immédiatement amoureux d’elle : lequel va-t-elle choisir des deux ?

 

Vous prenez Jules et Jim (F. Truffaut, 1962), vous le mixez avec La Totale (C. Zidi, 1991), vous enlevez la chanson et vous la remplacez par Smooth Operator de Sade, et vous faites appel à un spécialiste des comédies d’aventure (McG) : vous servez alors une comédie débridée avec un triangle amoureux mal assorti au premier regard mais qui fonctionne magnifiquement.

On y retrouve l’indécision du premier film et surtout la compétition inévitable ; et vous y retrouvez aussi les moyens mis en œuvre pour espionner cette femme, pour tout savoir d’elle et surtout voir les progrès que font chacun des deux hommes dans le duel – de gentlemen – qu’ils se livrent.

 

C’est très drôle, parce qu’à cela se greffe une histoire d’espionnage et de vengeance – n’oublions pas qu’ils travaillent pour la CIA) – mais qui se retrouve rapidement reléguée au second plan, la compétition susmentionnée l’emportant allègrement.

D’ailleurs, l’intrigue d’espionnage sert d’ouverture et de fermeture, donnant alors la solution quant au dilemme auquel est confrontée la belle Lauren.

Et comme c’est McG, cette sous-intrigue est expédiée en deux temps trois mouvements : à un rythme un tantinet trop rapide (3) à mon sens, même si c’est sa façon d’expédier cette composante finalement accessoire du film.

 

Cette composante d’espionnage considérée comme la sous intrigue, McG laisse plus de place aux deux femmes du film : Lauren bien sûr, et son amie Trish (Chelsea Handler), dont la conversation tourne essentiellement autour du sexe, ce qui causa quelques petits problèmes dans l’exploitation commerciale du film aux Etats-Unis (4). La vie maritale et familiale de Trish amenant un décalage heureux dans ses conversations sur l’amour (5).

 

Bref, on s’amuse beaucoup – des deux côtés de l’écran – dans cette comédie enlevée menée (parfois trop) tambour battant, avec un trio amoureux irrésistible, le tout baignant dans un climat cinéphile en rapport avec le thème : la première rencontre entre Lauren et FDR se situe d’ailleurs dans un magasin de vidéo où on peut apercevoir Gene Tierney et Don Ameche se remémorer leur rencontre dans la bibliothèque (Heaven can Wait, 1943).

 

  1. Central Intelligence Agency (CIA).
  2. A moins que ce soit le contraire…
  3. 319 plans à la secondes… J’exagère à peine !
  4. Quelques coupures permirent d’abaisser l’âge légal pour voir le film à 13 ans.E
  5. A moins que ce soit sur le sexe…
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