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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #David O. Russell, #George Clooney
Les Rois du désert (Three Kings - David O. Russell, 1999)

1991.

La (première) Guerre du Golfe est terminée. Les soldats américains célèbrent leur victoire en attendant le retour au pays.

Parmi eux, quatre hommes découvrent un plan menant au bunker où Saddam Hussein a entreposé l’or volé au Koweït : le major Archie Gates (George Clooney), Troy Barlow (Mark Wahlberg), le sergent-chef Elgin (Ice Cube) et Conrad Vig (Spike Jonze, dont c’est la première participation en tant qu’acteur dans un film).

Subrepticement, ils quittent leur base pour mettre la main sous les lingots.

Bien sûr, tout ne se passe pas comme prévu, et loin de là !

 

David O. Russell dit avoir été inspiré par Kelly’s Heroes (Brian G. Hutton & Co, 1970) et on y retrouve une similitude dans l’action : les lingots allemands sont remplacés ici par ceux du Koweït. S’ensuit alors une aventure rocambolesque où ceux qui étaient partis chercher tranquillement de l’or, pendant la période désorganisée qui suivit le cessez-le-feu (février-mars 1991).

 

Dès la séquence d’ouverture, le ton est donné : ce que nous allons voir n’est pas bien sérieux, les quatre soldats ressemblent plus à des pieds nickelés qu’à autre chose. Sauf que le seul facteur qu’ils ont oublié dans leur expédition, c’est le plus important : le facteur humain !

Alors pas étonnant que toute cette histoire parte en quenouille.

Mais d’un autre côté, tant mieux : ces quatre zozos ne sont pas de vrais bandits, et surtout ils sont en Irak pour sortir de leur routine professionnelle peu intéressante.

Et si les lingots restent tout de même l’enjeu premier de leur expédition, les complications leur vaudront une rétribution qui elle, n’a pas de prix.

 

En effet, alors que tout est OK et qu’ils vont pouvoir repartir avec l’intégralité du butin, ils prennent conscience de ce que la fin de la guerre signifie, surtout que Saddam Hussein n’a pas (encore) été chassé du pouvoir, et que les « rebelles » qui soutenaient la Coalition vont être tout simplement massacrés une fois les troupes rentrées chez elles.

Alors ce qui n’était qu’une simple expédition de pillage devient une opération de sauvetage aux conséquences qui sont loin d’être anodines : rupture du cessez-le-feu et convoi de réfugiés à la frontière iranienne ne font absolument pas partie de la feuille de route de l’armée américaine (ni des autres armées de la coalition d’ailleurs).

 

Et progressivement, le sérieux va prendre la place du comique, sans toutefois en laisser un peu, le soldat Vig étant un numéro bien particulier.

Et ça marche. On se réjouit autant du changement d’attitude de ces quatre hommes qui voient pourtant leur magot fondre comme neige au soleil, tandis que leur engagement se précise de plus en plus jusqu’à mettre en péril les opérations officielles (négociations, tractations, etc.) pour ce qui n’est rien d’autre qu’une entreprise criminelle, de haut vol certes, mais tout de même criminelle.

 

Bien sûr, cette histoire est improbable. Mais tout d’abord, je vous rappelle qu’on est au cinéma, et puis si ion a envie de croire à cette belle expédition. Surtout quand on sait que finalement, l’opération Tempête du Désert n’a pas fait beaucoup évoluer les choses : Saddam a continué de diriger son pays d’une main de fer, profitant de la fin des conflits pour régler quelques affaires intérieurs en massacrant les Kurdes et les Chiites qui s’étaient rebellés.

 

Bref, un film de guerre particulier, mêlant humour et émotion, avec tout de même quelques piques contre cette intervention de type Guerre Mondiale qui ne changea pas grand-chose en vérité.

 

PS : le titre original Trois Rois vient d’une chanson interprétée par l’un des quatre, et représente aussi la réalité finale de l’intrigue. Je vous laisse donc découvrir qui n’ira pas jusqu’au bout...

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