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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Paul Verhoeven, #Science-fiction
Total Recall (Paul Verhoeven, 1990)

Trois ans après RoboCop et grâce au succès obtenu, Paul Verhoeven refait parler de lui avec un nouveau film d’anticipation, dans la droite lignée du précédent : Total Recall.

L’intrigue se situe encore plus loin, dans le temps comme dans l’espace : une grande partie du film se situe sur Mars, qui n’a jamais aussi bien gagné son surnom de « planète rouge ».

Ayant cinq fois le montant du budget précédent, il put donc se permettre d’avoir une grande star des années 80-90 : Arnold Schwarzenegger lui-même, qui fut l’inoubliable Terminator de James Cameron.
A ses côtés, on retrouve  Ronny Cox qui était dans le film précédent et une « jeune » actrice sur le point de percer : Sharon Stone (1).

 

Douglas Quaid (Schwarzy, donc) travaille sur les chantiers et a un rêve récurrent : il est sur Mars avec une jeune femme brune. Mais il n’est jamais allé sur cette planète et quand on lui propose un voyage virtuel, il saute sur l’occasion.

Mais le voyage ne se passe absolument pas comme prévu et Douglas s’aperçoit qu’il est déjà allé là-bas et qu’on avait effacé sa mémoire sur ce pan de sa vie.

Il est bien décidé à retrouver toute cette ancienne vie et surtout faire tomber le grand patron sur Mars : Vilos Cohaagen (Ronny Cox).

 

Encore une fois, Verhoeven nous propose une intrigue de personnalité. Si RoboCop était mi-homme mi-robot et n’arrivait pas à se situer, ici Douglas se retrouve confronté à deux existence : avant et après effacement de sa mémoire. Et si RoboCop avait un aspect un tantinet bricolé (ce qui a aussi beaucoup fait pour son succès), les moyens conséquents mis à sa disposition se retrouvent dans le film. On s’éloigne de plus en plus des effets à la Harryhausen et on approche du morphing encore balbutiant. Encore balbutiant car quand Doug et sa partenaire Melina (Rachel Ticotin) se retrouve à « l’air libre » sur Mars, comme Vilos Cohaagen avant eux, on assiste à des effets un tantinet grand-guignolesques.

Mais passons sur cette faiblesse.

 

Pour le reste, ce film va beaucoup plus loin que RoboCop. Les décors sont fabuleux, William Sandell et son équipe se sont surpassés pour nous offrir des paysages assez magnifiques sans parler du reste. De plus, le filtre rouge omniprésent quand on voit les paysages martiens donne aux autres couleurs un effet ternissant. On a parfois l’impression que les images de l’intérieur des bâtiments sont en noir et blanc tant l’intensité du rouge est forte.

De plus, le maquillage utilisé, essentiellement dans le visage des « mutants » est magnifiquement réalisé, donnant à voir un microcosme qui n’est pas sans rappeler celui de Freaks, en beaucoup moins fort tout de même.

Quant à la femme à la poitrine triplée, si sa découverte impressionne, son exhibitionnisme répéter peut lasser à un moment. Et surtout : avec quoi s’occuper de ce troisième sein ? (2)

 

Tout ça nous fait un film pas si mal que ça : il y a chez Schwarzenegger une espèce de flair qui lui permet de se retrouver dans beaucoup de ces films « pas si mal que ça » où il n’est tout compte fait pas seulement une brute à la musculature imposante. Il faut dire que Terminator, lui a permis d’évoluer. On n’en est pas encore à Last action Hero qui arrivera magnifiquement à conjuguer sa carrure et un jeu dramatique plus subtile qu’à ses débuts. Mais on retrouve déjà les petites phrases un tantinet lourdes qui feront une partie du sel de ce prochain film.

 

 

  1. C’est encore Paul Verhoeven qui la révèlera vraiment dans le sulfureux Basic Instincts, son film suivant.
  2. Je ne vous suivrai pas plus loin sur ce chemin glissant…
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