Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Pixar, #John Lasseter, #Tom Hanks
Toy Story (John Lasseter, 1995)

C’est l’effervescence à la maison Davis : on fête aujourd’hui l’anniversaire d’Andy (voix de John Morris). Et les plus excités, ce sont les jouets ! Menés par Woody (voix de Tom Hanks), un cowboy désarticulé, ils attendent avec anxiété le déballage, de peur d’être surpassés par un nouveau jouet. Mais pour Woody, pas de souci, il est le préféré du petit garçon. C’est plus pour les autres qu’il a peur, essayant de leur remonter le moral. Et la découverte terminée, tout le monde pousse un ouf de soulagement : pas de nouveau jouet en vedette.

Pourtant, la maman d’Andy a gardé un dernier cadeau (volumineux) : Buzz Lightyear (voix de Tim Allen), un astronaute qui va sauver la galaxie.

Pour Woody, le coup est rude : Buzz prend la place de favori dans le cœur d’Andy.

 

Déjà 25 ans que ce film est sorti ! Et quel film !

Alors que nous assistions à une baisse de qualité des films produits par Disney, l’association avec Pixar remet le géant américain en selle (comme Woody) et par la même occasion signe le renouveau du dessin animé : le passage au numérique !

Il était temps que ce passage ait lieu quand on voit la baisse de qualité de l’animation des dernières productions des studios Disney pendant les années 1990 (voire avant).

Mais surtout, avec Toy Story, c’est le véritable retour du merveilleux !

Pas le merveilleux magique des classiques (Blanche-Neige, la Belle au bois dormant,  Cendrillon…). Non, le merveilleux ordinaire, celui qui touche le plus les enfants, principale cible du film : leurs jouets.

 

Enfants, on a toujours su que nos jouets étaient réels et qu’ils avaient une vie propre dès qu’on les laissait seuls. Je me souviens d’un enseignant d’école maternelle qui expliquait à un élève de laisser son « doudou » à l’entrée de la classe parce que, disait-il, « il est très certainement fatigué d’avoir veillé sur ton sommeil toute la nuit ».

Et la magie « Disney » opère : tous les jouets s’animent et parlent, répondant à la question de Lamartine : oui, les objets inanimés ont une âme. Et en plus, pas toujours très belle.

En effet, l’arrivée de Buzz dans le microcosme ludique d’Andy va amener un sentiment jusqu’alors inconnu : la jalousie. Et en plus, c’est le jouet préféré qui la subit de plein fouet, amenant le déséquilibre nécessaire à l’intrigue. Parce que nous sommes dans une structure classique de conte – puisque je vous dis que nous sommes dans le merveilleux – avec sa situation initiale équilibrée (les jouets heureux) ; l’événement qui précipite le déséquilibre (l’arrivée de Buzz) ; la quête (récupérer Buzz) ; les adjuvants (les autres jouets) ; l’opposant (Sid Philips – voix de Erik von Detten) ; la résolution heureuse et la transfiguration du héros. Et comme nous sommes dans un film américain, cette transfiguration ressemble à s’y méprendre à une rédemption, que voulez-vous…

 

A propos de l’opposant, encore une fois on retrouve notre ami Hitchcock et sa théorie du méchant : plus il l’est et meilleur est le film, si je résume bien. Sid est un sale gosse comme on n’en voit que dans les films (et dans certains supermarchés…), bricoleur et surtout destructeur, ses jouets semblent tout droits sortis de l’imagination (fertile) de Stephen King. Et ce n’est d’ailleurs pas une surprise si la moquette de sa chambre ressemble à s’y p^éprendre à celle des couloirs de l’hôtel Overlook (1).

Mais malgré cette accentuation du personnage, Sid n’est pas bien différent de certains enfants que nous avons pu connaître voire connaissons encore : qui n’a pas, par exemple, coupé les cheveux d’une poupée ? Certes, les « trouvailles » de Sid sont un tantinet extrêmes, mais c’est tout à fait normal : nous sommes au cinéma.

 

Bref, cette association Pixar-Disney pour un premier long-métrage est une réussite totale et si les dessins animés traditionnels ont quand même continué après, cette nouvelle forme d’animation allait s’imposer rapidement, avec en prime une saga autour de ces mêmes personnages-jouets dont la qualité sera au rendez-vous.

Et en plus, la musique est signée Randy Newman : il n’y a donc vraiment pas de raison de bouder ce film !

 

  1. Celui de Shining.
Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog