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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Justice, #Clint Eastwood
Jugé coupable (True Crime - Clint Eastwood, 1999)

Steve « Ev » Everett (Clint Eastwood) est un homme à femmes. Il ne peut pas s’en empêcher : même marié et avec une fille (Francesca Eastwood, tiens, tiens…), il ne résiste pas à un jupon qui passe. C’est le cas avec sa jeune collègue Michelle (Mary McCormack), qui doit réaliser une interviouve dans le Couloir de la Mort le lendemain. Malheureusement elle meurt dans un accident de la route, et c’est Everett qui doit la remplacer. En parcourant le dossier du futur exécuté – Frank Beechum (Isaiah Washington) – son pifomètre lui envoie un signal : quelque chose cloche.

Il va alors passer la dernière journée du condamné à mort à essayer de prouver son innocence.

 

Il y a des moments dans l’œuvre de Clint Eastwood où l’inspiration s’émousse et Jugé Coupable en fait partie. Non pas que ce soit un navet, mais on ne le sent pas aussi inspiré que dans son film précédent (le formidable Midnight in the Garden of Good and Evil) ni son suivant (Space Cowboy). Il faut dire que l’intrigue y est certainement pour quelque chose.

Si on retrouve l’éternel personnage solitaire qui doit lutter contre une certaine hostilité – ici surtout un mari trompé qui n’est autre que son rédac-chef (Denis Leary) – il manque tout de même quelque chose pour pleinement apprécier ce journaliste singulier.

 

Mais comme je le disais plus tôt, l’intrigue un tantinet improbable plombe le film, accumulant au passage les séquences inutiles : les rapports avec les femmes sont une des caractéristiques du personnage certes, mais on aurait très bien pu s’en passer. S’il y a une « ouverture » avec Michelle, elle est immédiatement fermée avec sa mort. De même ses rapports avec sa femme (Diane Venora) donnent un contexte à ce personnage, mais on remarque encore une fois que la résolution de l’intrigue aurait très bien pu s’en passer. Et les explications de Steve quant à son attitude malhonnête ne sont ni glorieuses ni convaincantes. On préfère quand son personnage est déjà séparé de sa femme, évitant ce genre de scène qui ne lui correspond pas.

 

Mais l’autre élément qui plombe ce film, c’est bien cette résolution in extremis d’une erreur judiciaire : si le titre original ne laisse planer aucun doute – « véritable crime » - son auteur n’est pas en prison depuis six ans. Et on a du mal à accepter que Steve Everett, rien qu’en jetant un œil – informatif – au dossier sent tout de suite que quelque chose ne va pas. Et surtout qu’il réussit à tout démêler en moins d’une journée. c'est peut-être ça, la magie du cinéma. Mais tout de même, je reste très dubitatif.

 

Reste tout de même un film qui se laisse regarder avec plaisir, en appréciant d’y trouver quelques visages connus, dont deux d’entre eux étaient au casting de Titanic deux ans plus tôt.

Bien entendu, je vous laisse les retrouver…

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