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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Tony Scott
True Romance (Tony Scott, 1993)

Clarence Worley (Christian « Adso » Slater) est un pauvre type, vit seul et a pour cadre de vie un magasin de comics, les films de karaté et le King (Val Kilmer), son mentor virtuel qu’il consulte à chaque moment-clé de sa vie (1).

Un jour, celui de son anniversaire, il rencontre la belle Alabama (Patricia Arquette). Elle le suit au cinéma et s’ensuit ce qui donne au film son titre : une vraie histoire d’amour. D’amour et de violence, parce que la rencontre n’était pas fortuite : Alabama est une call-girl, avec souteneur qui fricote dans le trafic de drogue (Gary Oldman).

Qu’à cela ne tienne : Clarence estourbit Drexl (le mac) et repart avec les affaires de la jeune femme. Sauf que ce ne sont pas ses affaires : c’est une valise pleine de cocaïne.

Clarence et Alabama deviennent alors la cible des vrais trafiquants et surtout de leur chef, Vincenzo Cocotti (Christopher Walken).

 

Ce long résumé n’est qu’une partie de l’intrigue un tantinet tarabiscotée élaborée par Quentin Tarantino. Et là, j’ai commencé à avoir peur. Surtout que la séquence d’ouverture voit Clarence plus ou moins monologuer, rappelant les travers (de mon point de vue) de ce scénariste. Mais c’est Tony Scott qui est derrière la caméra, et c’est ça qui fait toute la différence (2). Pas de distorsion du temps (comme dans les deux films suivants de Tarantino) ni bavardage intempestif. Ni non plus de fioritures inutiles. Même le personnage de Floyd (Brad Pitt), glandeur extrême, a son utilité : c’est à chaque fois lui qui remet les gangsters sur la route de Clarence.

 

Par contre, le traitement de la violence est totalement dans la lignée des films de Tarantino : courte et extrême, mais avec les effets de caméra habituels de Scott. Et en plus, avec une certaine dose d’humour (noir, évidemment) amenée surtout par ceux qui sont censés être les moins drôles du film : les « vrais » gangsters. Leur déplacement à quatre en file indienne déjà amène le sourire et le dénouement meurtrier (inévitable) acquiert une dimension comique qui en atténue la violence : non, tout ça n’est pas (si) sérieux !

 

Quant à l’interprétation, Scott n’a pas lésiné : le générique aligne des grands noms qu’on a plaisir à (re)découvrir près de 30 ans plus tard :outre les noms déjà avancés, on retrouve Samuel L. Jackson, James Gandolfini, Tom Sizemore et même Dennis Hopper, c’est vous dire !

Mais cette accumulation de personnalités est aussi une micro arnaque : à peine entrevus, certains d’entre eux disparaissent aussitôt. Violemment, cela va de soi.

Et bien sûr Christian Slater et Patricia Arquette sont irrésistibles dans cette singulière histoire d’amour où, comme le titre l’indique, le romantisme est absolu !

 

  1. On a les amis imaginaires qu’on veut. Ou qu’on peut.
  2. Oui, j’aime le cinéma de Tony Scott : ceci est donc un article partial.
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