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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #M. Night Shyamalan
Incassable (Unbreakable - M. Night Shyamalan, 2000)

Elijah Price (Samuel L. Jackson) a la maladie des os de verre : un léger choc et ses os se cassent. Sa naissance fut un véritable traumatisme, le médecin n’ayant jamais vu ça. Malgré tout, il va grandir et devenir quelqu’un : il dirige la galerie d’art Limited Edition, spécialisée dans les dessins originaux des comics américains, essentiellement ceux des superhéros.

Un jour, il apprend qu’un train a déraillé, faisant un nombre considérable de victimes, sauf une personne : David Dunne (Bruce Willis), ressorti absolument indemne d’un accident fatal pour n’importe qui de normal.

Parce que David est différent : il n’a jamais été malade ni n’a été d’une manière que ce soit blessé. Même dans un accident de voiture qui l’a conduit a cessé son activité sportive (de haut niveau), il n’a jamais rien eu.

Price en est convaincu, il sont connectés lui qui a les os fragiles et David qui est indestructible. Comme les deux faces d’une même pièce. Différent mais tout de même très proches.

 

Alors que la déferlante Marvel (et celle DC Comics) n’a pas encore touché le cinéma américain, M. Night Shyamalan nous propose ici une histoire de superhéros très singulière. Singulière parce que David Dunne, malgré son « super pouvoir » est quelqu’un d’absolument normal : il travaille à la sécurité pour un stade et hormis les deux accidents mentionnés plus haut, rien de bien extraordinaire ne lui est arrivé. Il est marié à la belle Audrey (Robin Wright) et a un fils Joseph (Spencer Treat Clark) avec qui une complicité est en train de se mettre en place. Mais il y a Prince qui remet en cause fondamentalement cette vie – médiocre – bien réglée. IL est clair que sa théorie tient la route, surtout quand on sait comment elle évolue.

 

Mais c’est cet aspect ordinaire du personnage de Dunne qui fait tout l’intérêt du film, faisant évoluer son « héros » du scepticisme à l’engagement, ressentant les différentes personnes qu’il côtoie et surtout qui entrent en contact avec lui. Un simple effleurement et David lit dans leur vie – criminelle – passée ce que chacun essaie (toujours) de dissimuler. C’est bien pratique pour identifier un criminel. Mais comme David n’est aucunement un policier, cela reste au niveau justicier, sans réel pouvoir légal ni légitime. Et Night Shyamalan se cantonne à cet aspect spectateur de son personnage, ne lui laissant jamais se mesurer aux « méchants » qu’il a pu (res)sentir pendant ses expériences.

 

Nous sommes très loin d’un Batman ou d’un Superman avec David : il n’intervient qu’une fois le forfait accompli, sauvant ce qui peut encore l’être, mais à aucun moment il ne va prendre l’initiative contre un quelconque méchant plus ou moins patenté. Alors, malgré la présence de Bruce Willis, aucune séquence choc plus ou moins violente : seulement des personnages en quête de leur bonheur – surtout David avec ses histoires familiales – et qui essaient de donner un sens à leur vie – surtout Price.

 

Un univers de superhéros quasiment ordinaires. Ca change.

Enfin, ça changeait : c’était il y a plus de vingt ans…

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