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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Mark Robson, #Guerre
L'Express du colonel Von Ryan (Von Ryan's Express - Mark Robson, 1965)

Encore un film de guerre ?

Oui, vingt ans après la paix du 8 mai 1945, on propose toujours des films de cette guerre, et ce n’est pas près d’être fini puisqu’on continue encore de nos jours (1).

Nous sommes donc dans les années 1960s qui ont vu fleurir quelques films sur le sujet avec des distributions internationales prestigieuses, sans oublier bien sûr La grande Evasion dont le sujet se rapproche un peu.

Mais malgré tout, ce film – à part nous montrer la supériorité des Alliés comme il se doit – nous montre un côté peu développé de cette guerre : l’engagement italien aux côtés de l’Allemagne nazie.

Rassurez-vous, cela ne dure pas et les nazis sont toujours les méchants à abattre.

 

Nous sommes donc en Italie, dans un camp de prisonniers où est conduit le colonel Ryan (Frank Sinatra). Il se retrouve officier de liaison avec le commandement italien, son grade dans l’armée étant le plus élevé.

Rapidement, ses méthodes le voient en bute aux Anglais (les plus nombreux) et il en tire un surnom peu flatteur : « Von » Ryan.

Bien sûr, cet officier n’est pas un collaborateur, et de toute façon, comme c’est Sinatra qui l’interprète, on n’imagine pas un seul instant « The Voice » dans un rôle de salaud.

Au contraire, il va diriger une (nouvelle) grande évasion, à l’aide du train dont nous parle le titre.

 

Comme écrit pus haut, on est dans la même verve que les grands films du genre de cette époque : Le Jour le plus long, Paris brûle-t-il et bien sûr La grande Evasion, dont on peut reconnaître un participant dans ce film : John Leyton dans le rôle du lieutenant Orde, qui cette fois n’a pas la même chance que Danny.

Bien sûr, la part belle est faite à Sinatra, qui joue un Ryan inflexible mais tout de même bien sympathique. Et c’est même lui qui a demandé que son personnage meure à la fin, rachetant la mort de la jeune femme (Raffaella Carrà). Rédemption, rédemption, tout n’est que rédemption…

 

Pour le reste, on a un film efficace où la rigidité de Ryan est contrebalancée par une autre rigidité toute britannique en la personne du major Fincham (Trevor Howard, toujours magnifique), et on retrouve du côté des méchants un certain Adolfo Celi – interprétant ici l’infâme commandant Battaglia – qui s’illustrera quelques mois plus tard dans le rôle de Blofeld, l’ennemi juré de James Bond, dans Thunderball.

 

Ensuite, ça déroule et on assiste à une évasion originale : un train rempli de prisonniers qui traverse l’Italie au nez et à la barbe des nazis (2) n’est pas une aventure très commune.

Alors laissez-vous faire, on y trouve aussi quelques beaux moments dont une histoire de vêtements pas piquée des hannetons.

 

  1. Récemment : Dunkerque.
  2. Le score de La grande Evasion est largement dépassé, par ce qu’en plus, ils ne sont pas rattrapés !
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