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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Gangsters, #James Gray, #Robert Duvall
La Nuit nous appartient (We own the Night - James Gray, 2007)

Depuis Abel et Caïn, les rivalités entre frères ont très souvent amené des intrigues intéressantes.

Ici, les deux frères sont Bobby (Joaquin Phoenix) et Joe (Mark Wahlberg), l’un policier, l’autre pas, fils de Burt Grusinski (Robert Duvall) déjà policier lui aussi.

Alors que Joe court après des trafiquants, Bobby les accueille dans son club, qu’il gère en sous-main pour Marat Bouzhayev (Moni Moshonov). Ce dernier est l’oncle – propre sur lui – de Vadim Nezhinski (Alex Veadov), l’un des trafiquants les plus en vue que recherche Joe.

On en resterait là si par malheur Nezhinski ne fît exécuter Joe. Parce que, finalement, Bobby et Joe ne sont pas Caïn et Abel…

 

James Gray dirige à nouveau une histoire de famille, de police, de gangs, et le tout à New York : il boucle ainsi sa trilogie commencée treize ans plus tôt avec Little Odessa.

De plus, il retrouve Phoenix et Wahlberg qui étaient dans l’opus 2 – The Yards (2000) – et sont accessoirement les producteurs du film.

Une fois passée le fait qu’ils ne se ressemblent pas vraiment, nous assistons à une intrigue où famille et loyauté sont les deux éléments importants : la famille policière, qui ne se cantonne pas au trio Gruzinski, mais comporte les autres éléments de la Force ; et la truande qui elle aussi se serre les coudes, même si hors de ses liens du sang, il n’y a que peu de salut.

Et si Bobby des trouve au beau milieu de ces deux familles, les liens du sang se font les plus forts une fois les hostilités lancées.

 

Cette plongée dans ce qu’on peut appeler la mafia russe nous sort de l’Italienne que nous connaissons bien : cette organisation criminelle servit longuement de modèle aux cinéastes que ce soit dans les années 1930s (Wellman, Hawks ou encore LeRoy), tout comme 40, voire 60 ans plus tard (Coppola ou encore Scorsese).

Mais il faut dire que depuis la chute du Mur (novembre 1989) et surtout celle du communisme, nous avons découvert une nouvelle organisation criminelle qui n’avait rien à envier aux Italiens et autres Siciliens.

 

Ces « nouveaux » truands de l’Est sont aussi redoutables, voire peut-être un tantinet ^plus que leurs prédécesseurs, ne jouant pas le jeu avec les mêmes règles, comme s’obstine à le faire Burt Gruzinski, à son grand désavantage : il sera tué sans hésitation, ces nouveaux bandits n’ayant aucun scrupule à tuer les policiers, comme c’était souvent le cas avant.

Ce meurtre a lieu sous les yeux de Bobby, pendant une pluie battante, ne lui permettant pas de bien distinguer ce qu’il se passe. Et c’est là que se place la nouveauté dans cette énième poursuite en voiture : à aucun moment nous ne voyons la chasse à travers d’autres points de vue. Nous restons dans la même voiture jusqu’au bout, découvrant avec Bobby l’issue fatale qui ne faisait tout de même aucun doute.

 

Ce qui suit est alors prévisible et nous assistons alors à la vengeance d’un fils, obligé – comme l’avait prédit son père dans la première partie du film – de choisir son camp dans ce qui est une guerre, comme on nous le rappelle souvent dans ce genre de film.

Prévisible ou pas, on passe tout de même un agréable moment devant ce film policier où Joaquin Phoenix est passé du côté des gentils, malgré un début qui annonçait tout de même le conflit, sinon biblique, du moins fraternel.


Et les femmes dans tout ça, me demanderez-vous ?

Mise à part la belle Amada (Eva Mendes), ce ne sont que femmes au foyer, essentiellement cantonnées à la cuisine : que ce soit la mère d’Amada (Miriam Cruz) ou la femme de Bouzhaiev (Elena Solovey), elles préparent et/ou nourrissent…

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