Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Rob Reiner, #Comédie
Quand Harry rencontre Sally (When Harry met Sally - Rob Reiner, 1989)

Elle est blonde.

Elle a les cheveux bouclés.

Elle a un sourire satisfait.

Il est brun.

Il a les cheveux crépus.

Il est hagard.

Ils sont dans le même lit.

Ils l'ont fait !

Elle, c'est Sally (Meg Ryan). Il, c'est Harry (Billy Crystal).

Pourtant, ça a mal commencé.

Le voyage de Chicago à New York est épique : Harry, plus noir que le corbeau de Poe déclare que l'amitié entre un homme et une femme est impossible, le sexe étant un frein dans une relation entre un homme et une femme. Elle n'est pas d'accord.

Une fois arrivés devant l'arc de Washington Square, ils n'ont plus qu'une envie : ne plus jamais se voir.

Mais la vie est ainsi faite : ils vont se retrouver, à des moments similaires de leur vie.

Et puis, ça ne rate pas : ils deviennent amis.

Jusqu'au jour, où le sexe fait son apparition ! (voir ci-dessus)

 

Quand le film est sorti, en 1989, ce fut un film piège : nombre de personnes sont allées le voir en couple. Et évidemment, la grande question que tout le monde se posait après, c'était : « et toi, t'en penses quoi ? Un homme et une femme peuvent-ils être amis ? » Et là, ce furent de grands moments de solitude, surtout quand un garçon avait des intentions particulières pour un futur très proche...

Je n'ai pas eu à répondre, j'étais seul. Finalement, il y a des moments, dans la vie, où la solitude est un atout. Pour le reste...

Mais si je devais répondre maintenant, je dirai que je me range du côté de Harry... Dix ans après !

 

Rob Reiner, sous des dehors de comédie romantique, nous propose un film sur le temps qui passe. Onze ans passent, depuis le début du film, et Harry et Sally n'ont pas évolué : ils sont toujours désespérément seuls. Cette solitude les rapproche, mais jusqu'à un certain point : ils rentrent chez eux et se couchent seuls. Alors, évidemment, quand enfin ils passent à l'acte, on éprouve un certain soulagement, persuadés d'arriver à une fin heureuse. Mais c'était oublier le précepte de Harry : pas de sexe !

 

Malgré tout, nous assistons à une comédie où les différents protagonistes, trentenaires, se démènent pour ne pas finir seuls. Harry et Sally, bien sûr, mais aussi (et surtout) Marie (Carrie Fisher) - la grande amie de Sally - en relation avec un homme marié qui ne quittera JAMAIS sa femme. Le seul qui n'y pense pas, c'est Jess (Bruno Kirby), le meilleur ami de Harry, et c'est pourquoi peut-être que l'amour lui vient naturellement, sans l'avoir vraiment provoqué.

Parce que c'est avant tout des histoires d'amour qui se déroulent sous nos yeux.

Et c'est Harry qui résume le mieux le propos du film : « quand on a envie de passer le reste de sa vie avec quelqu'un, on a envie que le reste de sa vie commence le plus tôt possible. »

Pour le reste, une comédie soutenue par Billy Crystal, épaulée par une Meg Ryan dont c'est le premier grand rôle, et qui nous offre la scène devenue culte maintenant (elle l'est devenue immédiatement d'ailleurs) dans le restaurant, où la cliente qui désire le même menu que Sally n'est autre que Maman Reiner !

 

Et puis Harry et Sally dans Central Park en automne... Merci Barry Sonnenfeld !

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog