Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Heroic Fantasy, #Ron Howard
Willow (Ron Howard, 1988)

Willow Ufgood (Warwick Davis) est un Nelwyn : un nain si vous préférez. Un jour, ses enfants découvrent un bébé sur la rivière : c’est Elora Danan (Ruth & Kate Greenfield), qui doit précipiter la chute de la reine sorcière Bavdora (Jean Marsh).

Il va devoir protéger ce bébé de sa vie, aidé par un aventurier de grand chemin, Madmartigan (Val Kilmer), et un duo improbable de lutins, Rool (Kevin Pollack) et Franjean (Rick Overton).

 

Derrière cette histoire merveilleuse se trouve un grand nom du septième art : George Lucas. Non seulement il a imaginé l’histoire, mais il produit. Donc, ça va bien se passer. Il fait appel à Ron « Richie Cunningham » Howard pour la réalisation et on peut même trouver dans l’équipe un futur réalisateur : Joe Johnston qui sortira son premier long métrage l’année suivante.

Mais revenons à l’intrigue.

Lucas recycle : un peu de bible, un peu de mythologie grecque, et vous obtenez un bébé qui menace l’ordre établi et dont il faut se débarrasser.

En plus, si vous faites dériver cet enfant sur l’eau, vous n’êtres pas loin d’avoir un petit Moïse à l’arrivée. Mais (heureusement ?), c’est une fille et il n’y a aucune intervention divine dans cette histoire. Il faut dire que la magie suffit à rendre cette intrigue merveilleuse, même si on aurait pu espérer quelques éléments un tantinet plus sérieux.

 

En effet, nous spectateurs de 2020 qui avons vu le formidable Seigneur des Anneaux (les trois opus), avons l’habitude d’un peu plus de panache dans un film d’heroic fantasy. Parce que si visuellement, c’est plutôt magnifique (1), certaines réactions de personnages ne sont pas obligatoirement à la hauteur des espérances. Le combat des deux sorcières en est un exemple parlant : si Jean Marsh reste convaincante dans ce rôle de méchante, il n’en va pas de même pour Patricia Hayes (Raziel, la bonne sorcière) qui joue un bon ton en-dessous.

Par contre, le duo Willow-Madmartigan fonctionne très bien, Warwick Davis jouant avec brio de sa petite taille, flanqué d’un grand pendard au grand cœur, le plus souvent faire-valoir : c’est un changement notable, habituellement, c’est le nain qui sert de faire-valoir.

Et Davis est magnifique dans ce rôle, nous faisant presque oublier sa petite taille pour apparaître tel que doit être Willow : le gardien de la vie de la princesse.

 

Pour le reste, un film plaisant où la patte de Lucas reste tout de même présente. A cela s’ajoute la générosité de Ron Howard (2) pour une belle histoire, convenue certes, mais malgré tout bien rendue.

Alors, ne boudons pas notre plaisir.

 

PS : à noter la présence de Gavan O’Herlihy (Airk Thaughbaer) qui interpréta le rôle furtif de Chuck Cunningham, frère de Ritchie dans la série Happy Days (tiens, tiens…).

 

  1. Nous sommes en 1988 et nous en sommes alors aux débuts du « morphing ». Ce film, d’ailleurs, fera beaucoup pour le développement de cette technique, stade ultime avant l’introduction des effets numériques qui vont inonder le marché du cinéma dans la décennie suivante, moins de dix ans après.
  2. N’oublions qu’avant, il fut d’abord un acteur, ce qui explique cette générosité qu’on retrouve généralement chez les acteurs passés de l’autre côté de la caméra.

 

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog