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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Barry Levinson, #Policier
Le Secret de la pyramide (Young Sherlock Holmes - Barry Levinson, 1985)

Londres, deuxième moitié du 19ème siècle.

Le jeune John Watson (Alan Cox) fait son entrée au collège de Brompton. Il est le voisin de lit d’un jeune homme qui s’essaie au violon : Sherlock Holmes (Nicholas Rowe).

Rapidement, ils deviennent amis, et quand des morts mystérieuses arrivent, ils suivent ensemble une piste qui les mène au pied d’une grande pyramide de bois.

 

Dès l’ouverture, nous sommes prévenus : en aucune manière il s’agit ici d’une nouvelle de Sir Arthur Conan Doyle, il s’agit tout juste d’une rencontre précoce entre ces deux piliers de la littérature policière anglaise voire mondiale. Une rencontre empreinte des deux personnages tels que les décrit Watson dans ses mémoires.

Et c’est tout à fait ça : Holmes est déjà féru de logique et de déduction, avec une inclination pour tout ce qui concerne la chimie, tout en étant une fine lame pendant les cours du professeur Rathe (Anthony Higgins).

 

Pour ce qui est des déductions, on va suivre deux exemples pertinents des facultés de ce jeune détective : l’intrigue principale autour de la pyramide et un défi lancé par le jeune Dudley (Earl Rhodes). Ce défi est l’occasion de montrer le processus d’investigation de Holmes, avec ou sans son indispensable loupe.

En ce qui concerne les autres attributs (objets) caractéristiques du futur détective, on les voit apparaître dans le film lors de moments-clés, posant ainsi les bases du portrait physique que l’on se fait du personnage.

 

Et puis il y a l’élément presque incongru : la présence d’une jeune fille – Elizabeth Hardy (Sophie Ward) – nièce d’un ancien directeur de l’école (Nigel Stock). Nous comprenons rapidement qu’il s’agit ici du grand amour d’Holmes, et cette « romance » explique pourquoi Holmes n’a pas le même penchant pour les femmes comme son compagnon dans les nouvelles de Sir Arthur.

 

Ensuite, il y a l’intrigue qui met en valeur l’esprit déductif de Holmes ainsi que ses capacités physiques. Et nous comprenons alors pourquoi Steven Spielberg a été mentionné dès les premières images : « Steven Spielberg presents ». La secte que nous voyons officier rappelle celle du film de Spielberg l’année passée : Indiana Jones & the Temple of doom

On y retrouve des fanatiques (normal, dans une secte) mais un décorum quasiment identique – grand prêtre, victime expiatoire, adeptes scandant une mélopée de plus en plus forte – avec le même nombre de spectateurs/justiciers : ils sont trois, Holmes à la place de Jones, Elizabeth à celle de Willie, et Watson pour Demi-Lune avec son côté comique.

C’est peut-être d’ailleurs le moment le moins intéressant du film, laissant une forte impression de déjà-vu.

 

En plus de la musique de Bruce Broughton (qui est alors novice au cinéma), le film est intéressant pour ses effets spéciaux qui annoncent la révolution qui arrivera une dizaine d’années plus tard : le chevalier qui s’échappe du vitrail pour menacer le prêtre (Donald Eccles) est impressionnant de maîtrise technique (balbutiante).

Les différents délires des victimes sont aussi très bien rendus, les passages d’une réalité à l’autre fort bien montés, donnant toute leur dimension aux effets de la drogue.

 

On notera aussi la présence du jeune policier Lestrade (Roger Ashton-Griffiths) que les deux compagnons croiseront de nombreuses fois dans leurs « vraies » aventures.

Il est bien dommage que le film n’ait pas rencontré le succès, car même s’il n’est pas un film impérissable, il méritait un peu plus d’intérêt de la part des spectateurs.

Outre son côté Indiana Jones, on y trouve aussi de quoi amuser les amateurs du détective.

De plus, c’st un film qui, à l’instar de ceux du maître se laisse regarder avec plaisir, s’adressant à tous : petits et grands, qu’on connaisse ou non Sherlock Holmes.

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