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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Drame, #Fred Niblo, #Greta Garbo
La Tentatrice (The Temptress - Fred Niblo, 1926)

Manuel Robledo (Antonio Moreno), ingénieur en Argentine, est de passage à Paris. Lors d’un bal masqué, il rencontre une superbe femme dont il tombe éperdument amoureux. Et cet amour est partagé. Le lendemain, visitant son ami le marquis de Torre Bianca (Armand Kaliz), il fait la connaissance de la femme de ce dernier, Elena (Greta Garbo).

Bien entendu, c’est la femme qu’il a rencontrée la veille.

Cette dernière sera fustigée lors d’un dîner d’adieu du riche Fontenoy (Marc McDermott), la traitant de tentatrice pour avoir abusé de sa fortune.

Robledo repart alors en Argentine terminer son chantier, fuyant aussi cette femme qui semble amener le malheur et dont les intentions ne lui semblent pas honnêtes.

Quelques temps plus tard le marquis et sa femme débarquent chez Robledo, fuyant le scandale à Paris.

 

Deuxième film hollywoodien de Garbo, c’est aussi le premier de trois avec Fred Niblo, qui sort d’un extraordinaire Ben Hur. A nouveau, derrière la caméra, on trouve William H. Daniels qui la cadrera magnifiquement (ce sera le cas à chaque fois), assisté ici de Tony Gaudio). Au trio masculin annoncé plus haut s’ajoute Roy D’Arcy (Manos Duras), un bandit de grand chemin aux yeux incroyablement bleus. Bref, nous sommes en très bonne compagnie (2), et c’est ce qui compte.

Par contre, Dorothy Farnum (qui a signé le scénario) n’est pas tendre avec la sublime Garbo : Elena est (très) rapidement traitée de « tentatrice » par Fontenoy, ce qui va entacher son personnage définitivement et lui refusera un quelconque bonheur.

 

Oui, elle aime passionnément Robledo comme elle le lui annonce au début, et d’une certaine façon, c’est une femme libre d’aimer qui elle veut, même si elle est mariée. Il suffit pour s’en convaincre de voir le marquis se comporter avec sa servante, l’embrassant sans vergogne alors que sa femme est à l’étage. De même, si Elena a « tenté » Fontenoy, c’est avant tout parce que ce dernier l’a jetée dans ses bras, espérant certaines retombées (sonnantes et trébuchantes) de cette relation. Ce sont d’ailleurs les divers cadeaux du défunt qui vont leur permettre de fuir le scandale… Mais malgré cet exil, le destin veillera à précipiter la chute de cette femme : les morts vont continuer à s’entasser autour d’elle.

 

Et ce genre de personnage maudit va accompagner Garbo dans plusieurs films, comme si sa beauté était synonyme de Mal : combien de rôles a-t-elle interprétés qui ne faisaient pas vraiment honneur aux femmes, la rabaissant irrémédiablement ? Son film suivant (présenté deux mois plus tard) est des plus éloquents : La Chair et le diable, où elle personnifie, bien sûr, le diable…

Et pourtant, quelle injustice frappe cette femme ! Un dialogue (par intertitres interposés) plaide pour elle et montre très bien que le problème, ce n’est pas elle, mais bien les hommes qui l’entourent :

« Mon mari… m’a vendue… A Fontenoy. (My husband – – sold me – – to Fontenoy)

   - Des hommes sont morts pour vous… ont abandonné leur travail et leur honneur… pour vous ! (Men have died for you – forsaken work and honor – for you!)

   - Pas pour moi… mais pour mon corps ! Pas pour mon bonheur, mais pour le leur. (Not for me – but for my body! Not for my happiness, but for theirs!)

 

Donc, quand elle annonce à Robledo (lors de leur première rencontre) qu’elle est libre de l’aimer, ce n’est pas vraiment un mensonge. Mais nous sommes en 1926 quand le film sort, et une telle attitude est inadmissible pour l’opinion publique et surtout la Motion Pictures Producers and Distributors Association qui pondra moins de 10 ans plus tard le célèbre Code Hays. Alors Elena est destinée à la déchéance : elle ne meurt pas cette fois-ci, mais son sort est tout de même peu enviable, même filmée par Daniels.

Heureusement, la vision des femmes au cinéma a changé (3), même si l’association femme fatale/Mal a longtemps perduré.

Mais que ce fut long !

 

  1. Marc McDermott est un (petit) peu le Sean Bean de l’époque : ici encore, il meurt (bien) avant la fin du film.
  2. En prime, nous avons l’immense Lionel Barrymore (Canterac, une sorte d’exilé fiscal…).
  3. Ce n’est pas encore le cas partout, hélas.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Patrice Leconte, #Michel Blanc
Viens chez moi, j'habite chez une Copine (Patrice Leconte, 1981)

Guy (Michel Blanc) est un fléau.

Dragueur, fainéant, menteur, voleur, arnaqueur (etc.), c’est une personne peu recommandable. Bref, avec un ami comme ça, plus besoin d’ennemi. Et pourtant, c’est (certainement) le meilleur ami de Daniel (Bernard Giraudeau), déménageur qui vit chez Françoise (Thérèse Liotard), sa petite amie.

Alors quand Guy est viré – pour avoir essayé d’abuser un client de trop – il se tourne vers le couple pour être hébergé « pour une ou deux nuits, juste pour dépanner ».

C’est à partir de ce moment que la vie du couple va devenir un véritable enfer.

 

Michel Blanc, qui avait été révélé par Les Bronzés trois ans plus tôt, se démarque de la troupe du Splendid et retrouve Patrice Leconte pour une nouvelle comédie, à mi-chemin entre ce premier film et celui qui le verra passer derrière la caméra, Marche à l’Ombre.

Et Guy incarne la transition entre les deux personnages repères de ces deux œuvres : Jean-Claude Duse (Bronzés) et Denis (Marche). Mais déjà, malgré son physique (autre source de comique), Guy est non seulement entreprenant, mais il arrive à ses fins, collectionnant les « fiancées » d’un soir (d’une nuit).

 

Oui, Guy est un fléau, un fléau social qui détruit tout ce qu’il approche, et surtout les relations humaines qu’il a pu tisser : en quelques semaines, il va réussir à être viré de son travail (dans un garage), virer Daniel du sien (une histoire de vol de bouteilles de grand crû) et en outre séparer le couple. Un fléau, je vous dis !

Mais si ce couple est un tantinet coupable d’abonder dans le sens de ce personnage singulier, il faut avouer qu’il est difficile de lui résister : c’est toujours avec de bonnes intentions qu’il intervient dans leur histoire. Et si Daniel se fat virer de chez Françoise, ce n’est pas seulement de la faute de Guy. De plus, son physique – supposé disgracieux comparé à celui de Bernard Giraudeau – joue en sa faveur : il a une bonne tête et on a tendance à tout lui céder. Bien entendu, une fois qu’on a commencé, c’est un engrenage, on met un doigt et le bras s’en va.

 

Au final, Michel Blanc pose les bases de ce qui va être son premier film. Le duo (mal assorti) du bellâtre et du gringalet au physique plus ingrat est là (et bien là) et les différentes confrontations sont un véritable régal : les dialogues sont à la hauteur de l’enjeu, signés eux aussi par Blanc. Quant à son personnage, il est lui-même une transition sociale entre J-C, et Denis : Guy est en train de glisser progressivement vers la marginalisation. Alors que Duse était un type malchanceux avec les femmes mais avec une situation financière stable (il est capable de se payer des vacances exotiques), Guy est tout d’abord viré de son boulot (deux fois) puis en instance d’expulsion. Denis devient alors le stade suivant de son évolution (négative) puisqu’il est à la rue. Certes, il n’est pas seul : à chaque fois il y a une bonne poire qui supporte ses frasques, et si à chaque fois ses deux souffre-douleur sont excédés et décident de se séparer de lui, ils lui reviennent inexorablement. Parce que Guy (comme Denis) est avant tout un type attachant.

 

Bref, un personnage attachiant.

 

PS : Renaud, qui signe une partie de la bande originale – la chanson-titre est une très belle illustration de l’intrigue – reviendra dans Marche à l’Ombre pour donner le titre du film suivant (tiré de la chanson que Michel Blanc/Denis interprète dans le métro à un endroit hautement stratégique…).

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #John Sturges
Le dernier Train de Gun Hill (Last Train from Gun Hill - John Sturges, 1959)

Ce dernier train, c’est celui qui doit ramener Matt Morgan (Kirk Douglas), marshal à Pawley. Mais Matt ne doit pas rentrer seul, il doit ramener Rick Belden (Earl Holliman) et Lee Smithers (Brian G. Hutton), qui ont violé et tué sa femme Katherine (Ziva Rodann).

Jusque là, rien que de très normal. Ce qui l’est moins, c’est que le jeune Rick est le fils de Craig Belden (Anthony Quinn), un vieil ami de Morgan, avec qui ils ont un (lourd) passé en commun : Craig a sauvé la vie de Matt autrefois.

Alors Craig demande à Matt de laisser son fils, en souvenir du passé. Mais Matt n’est pas d’accord. Evidemment.

 

Nous sommes dans une superbe tragédie classique, respectant avec maîtrise les trois unités – temps (moins d’une journée), lieu (Gun Hill), et action (amener Rick au train coûte que coûte, qui à en mourir) – servie par du beau monde : entre Sturges à la réalisation, Douglas et Quinn en frères ennemis et Carolyn «  Morticia Adams » Jones (la belle Linda) en arbitre de ce duel inévitable.

Et ça marche. Il faut croire d’ailleurs que c’est l’année qui veut cela puisque dans le même temps, Howard Hawks signait son phénoménal Rio Bravo, reprenant lui aussi ces trois unités, avec un résultat au moins similaire. Là encore, le membre d'une famille essayait de sauver un autre de la justice, malgré ses turpitudes.

 

Mais à la différence de chez Hawks, il y a un lien qui unit Morgan à Belden, et ce lien est très fort : Morgan doit la vie à son ancien complice. Son attitude par rapport à lui devient alors un problème cornélien, ce qui nous ramène à la tragédie classique. Et ce lien est une des clés de la réussite du film. A nouveau, le fils n’est qu’un prétexte, et si Belden ameute ses hommes pour le récupérer, on sent chez lui une sorte de lassitude : c’est parce » qu’il est son fils qu’il veut le sauver, mais il n’accepte pas pour autant ses exactions.

 

Et si Mrs. Morgan est morte de la faute de Rick et Lee, c’est peut-être la faute à pas de chance, mais c’est avant tout une attitude raciste qui justifie alors de s’en prendre à des êtres jugés inférieur : les Indiens. Et preuve que les choses sont en train de bouger (lentement), cet argument est d’emblée balayé par Belden (père) qui chasse Lee. Il ne peut en faire autant avec son fils, mais on sent bien que ce n’est pas l’envie qui lui manque (1).

Et devant ce face à face inévitablement tragique, on trouve un grand nombre de spectateurs : essentiellement les habitants de Gun Hill qui attendent l’issue fatale (pour Matt) avec un brin d’anxiété, mais surtout une grande dose de lâcheté.

 

Et la seule personne qui va s’élever contre la domination de Belden, c’est une femme. Et pas n’importe laquelle : Linda, celle qui a été un temps la compagne de Craig, avant de le quitter, lasse de sa violence et de sa préférence pour ce fils indigne qui est devenu l’enjeu de cette intrigue.

Ce n’est pas la première venue et on sent qu’elle est de la même veine que les deux hommes qui doivent s’affronter malgré eux. Et qu’on le veuille ou non, c’est sa connaissance des hommes et de ceux qui sont concernés par cette affaire qui va amener le dénouement tragique. Elle choisit le camp de Morgan (comme nous spectateurs) et va favoriser de deux manières sa réussite (2) là aussi inévitable : la Loi l’emporte toujours.

 

Autre signe des temps, le monologue de Matt envers Rick sur sa façon lente de le tuer : alors que le père de la jeune Indienne avait l’intention de le tuer lentement (lui aussi) à l’Indienne, Morgan va lui expliquer ce qui l’attend à l’autre bout de la ligne de chemin de fer. Un jugement et surtout une sentence définitive. Mais c’est l’exécution de cette sentence qui est le plus important dans ce monologue. Et quand on sait que c’est Dalton Trumbo (dans la clandestinité, bien sûr) qui signe les dialogues, alors on ne s’étonne pas de la teinte abolitionniste de ce que dit Matt. Nous sommes bien loin de la vengeance habituelle qu'on trouve dans d’autres westerns précédents. L’accent est mis avant tout sur l’aspect désagréable (et réaliste) de cette mise à mort légale qui était encore pratiquée aux Etats-unis en 1959 (3).

 

Quoi qu’il en soit, Sturges signe ici un magnifique western, possédant les ingrédients habituels avec duel final (obligatoire) qui est, d’une certaine façon la dernière forme de l’amitié qui lie les deux hommes, que cette malheureuse affaire a fait à nouveau se rencontrer.

Une dernière question me brûle les lèvres : si Katherine n’avait pas été la femme de Morgan, serait-il allé chercher ses meurtriers avec tous les risques encourus ?

Je n’ose imaginer une réponse négative.

 

  1. Ayez des enfants…
  2. Non, je ne vous les indiquerai pas.
  3. La dernière pendaison remonte à 1996.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Tobe Hooper
Massacre à la Tronçonneuse (The Texas chain saw Massacre - Tobe Hooper, 1974)

C’est bien entendu au Texas (1) – à Austin – que fut projeté pour la première fois ce film qui, ne nous y trompons pas, fait date dans le genre horreur.

Mais l’aura de ce film doit aussi beaucoup à son interdiction prolongée (8 ans en France) dans les salles.
Il faut dire que Tobe Hooper ne fait vraiment pas dans la dentelle. Même s’il faut attendre la quarantième minute du film pour que le titre soit pleinement justifié, le résultat est là : le sang est (presque) omniprésent, amené par une violence assumée.

 

Cinq jeunes gens – Sally Hardesty (Marilyn Burns) et son frère hémiplégique Franklin (Paul A. Partain), Kirk (William Vail), Pam (Teri McMinn) et Jerry (Allen Danziger) – se rendent à al frontière du Texas et de la Louisiane où un cimetière a été profané où se trouve la tombe du grand-père Hardesty. Ils en profitent pour pousser jusqu’à son ancienne maison – abandonnée depuis longtemps et décident d’y passer la nuit. Mais cette maison a des voisins bien mystérieux, collectionnant les crânes et autres os d’animaux et d’humains… Parmi eux, un colosse qu’on appelle Leatherface (Gunnar Hansen), parce qu’il porte un masque constitué de peau humaine cousue. C’est bien sûr ce dernier qui utilise l’engin meurtrier.

 

Si on comprend aisément l’interdiction qui a frappé ce film pendant toutes ces années, on a le droit, près de cinquante ans après sa sortie, de le trouver « pas si terrible que ça ».  En effet, depuis, les effets sanguinolents ont énormément évolué, accumulant toujours plus d’hémoglobine à mesure que la censure reculait. Il suffit de voir un épisode de la série Saw (2004-2021 pour l’instant) pour s’en convaincre, mais il existe d’autres exemples.

Et même, on peut parler d’archétype de film d’horreur tant sont rassemblés des éléments qui vont perdurer dans les années suivantes : un groupe de jeunes gens insouciants ; des décors inquiétants et mortifères ; un meurtrier (psychopathe, cela va de soi) qui porte un masque et massacre à bras raccourcis les victimes qui tombent à sa portée ; et bien sûr une tension qui ne fait que monter, amenant le spectateur à sursauter quand Leatherface apparaît.

Bref, tout est là pour avoir envie d’avoir peur !

 

De plus, la façon de filmer se rapproche des techniques documentaires, au plus près de l’action, annonçant là aussi le film de Ruggero Deodato Cannibal Holocaust, encore plus sanglant. Mais cette façon de filmer va aussi montrer ses limites quand les personnages principaux (gentils) vont s’approcher de la maison de l’horreur : la caméra, remuant les herbes folles (et hautes) pour nous montrer leur arrivée donne une impression de caméra subjective erronée : personne n’est là à épier ce qu’il se passe.

 

Bien sûr, cette intrigue improbable (encore que) est plus un prétexte à ce massacre annoncé, mais il faut tout de même avouer que la première apparition de Leatherface est impressionnante : sa stature colossale et son masque malsain font de lui aussi un archétype de méchant (hautement) meurtrier qui en inspirera d’autres, et parmi eux Jason Vorhees (suites Vendredi 13) ou Michael Myers (Halloween & ses suites).

Le film d’horreur entre donc dans une nouvelle ère, toujours plus sanguinolente et violente, rendant dérisoire la publicité qui fut faite autour de la sortie de Frankenstein une quarantaine d’années plus tôt.

 

Et puis il y a la tronçonneuse. Accessoire indispensable du film, elle n’apparaît que vers le milieu du film, maniée avec beaucoup de dextérité par Leatherface comme le prouve la dernière séquence. Bien sûr, Hooper nous montre (presque) les effets de cet engin maléfique : les corps sont découpés avec une certaine frénésie (celui de Franklin surtout) amenant les cris d’horreur inévitables de la jeune femme (Sally) presque pure. Mais à la différence de ce qu’on pourra voir plus tard, aucun membre ne se détache sous nos yeux pour s’écraser tragiquement sur le sol comme on pourra le voir dans d’autres productions du même acabit. Et si ce massacre « à la tronçonneuse » est terrible, il l’est plus par la suggestion que par la quantité de sang qu’il génère : il y aura plus de sang sur la tenue de Sally qu’ailleurs. Sans oublier le bruit du moteur qui participe grandement au climat d’angoisse.

 

Au final, Hooper pose des bases qui seront utilisées dans les années suivantes renouvelant – radicalement – le genre né une dizaine d’années auparavant (2). Mais une question s’impose tout de même au spectateur : une tronçonneuse thermique qui démarre aussi facilement, c’est quelle marque ?

 

  1. Cet état américain du titre original disparaît dans la traduction française.
  2. Blood Feast (Herschell Gordon Lewis, 1963)

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Penelope SPheeris
Wayne's World (Penelope Spheeris, 1992)

Foutraque. Absolument foutraque. Mais drôle. Très drôle.

Wayne Campbell (Mike « Austin Powers » Myers) et son complice Garth (Dana Carvey) animent une émission vespérale sur la 10ème chaîne de Chicago, en direct d’Aurora : Wayne’s World.

Le jeune producteur Benjamin Kane (Rob Lowe) tombe dessus par hasard et y voit une source évidente de revenus : il va proposer au duo de faire leur travail sur une grande chaîne de télévision. Et pour de l’argent !

Mais Wayne n’est pas très au courant des pratiques de ce milieu et bien sûr, rien ne se passe comme prévu. Encore que : du point de vue du spectateur et d’après ce qu’on a aperçu des deux zozos, il n’y a rien d’étonnant qui se passe…

 

Trente ans déjà, que ce film est sorti, révélant au niveau international Mike Myers et cette adaptation de ses interventions lors de l’incontournable Saturday Night Live. C’est absolument dingo, complètement déjanté et follement drôle (comme annoncé plus haut), ce duo improbable (encore que) aux cheveux longs et à la tenue grunge fait souffler un vent frais sur la comédie américaine. Il faut dire que ces deux drôles de héros sont de véritables adolescents attardés, sans cesse à la recherche d’une bonne répartie, accumulant les bons et les mauvais moments et surtout proposant une émission d’un degré de nullité assez efficace.

Mais ce duo ne serait rien sans les autres membres de leur émission, au même look et à la bêtise aussi crasse.

 

Et bien sûr, Mike Myers emporte (déjà) tout sur son passage, flanqué d’un Dana Carvey absolument irrésistible : si vous ne le croyez pas, regardez la fille avec laquelle il termine !

D’une manière générale, d’ailleurs, les « filles » du film sont toutes belles ! On retrouve ici l’un des préceptes de Harvey Kurtzman (1) à propos des parodies : ou bien les filles sont très moches, ou bien elles sont très belles. Il n’y a pas de milieu possible.

Pour le reste, c’est absolument zinzin, Myers et Carvey ne reculant devant rien pour faire rire. Ca marche et c’est le plus important.

 

Bien évidemment, ce n’est pas toujours très distingué et l’interview de Noah (Brian Doyle-Murray) en est l’illustration parfaite : il n’y a rien de sérieux là-dedans, et même la fin n’est pas définitive. On nous en propose même trois dont une inspirée de Scoobidoo, ce qui indique le niveau mental et culturel de ces deux zigotos.

Mais on s’amuse. Beaucoup. Et c’est ça le plus important, non ?

 

J’oubliais, attendez la toute fin du générique, on ne sait jamais, il peut se passer quelque chose !

 

  1. Cf. Julius Caesar!, véritable guide de la parodie.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Marvel, #Ang Lee
Hulk (Ang Lee, 2003)

Il faut bien un début.

Ang Lee signe donc là les débuts cinématographiques de Hulk (Eric Bana), créature verte gigantesque et primaire sinon primate, née d’un bombardement aux rayons gamma. La voie vers les Avengers (et tous les films s’y rapportant) est ouverte.

 

Bruce Banner (Eric Bana, donc) est chercheur en génétique, tout comme son père (Nick Nolte). Ce dernier a créé une mutation d’ADN qu’il s’est lui-même inoculé, la passant par la même occasion à son fils qui va naître. Cette mutation, va réagir anormalement aux rayons gamma lors d’une expérience qui aurait pu encore plus mal tourner : excité par une colère ou une quelconque blessure, il devient un colosse hors norme (pléonasme ? Oui, aussi) qui détruit tout ce qui se trouve à sa portée, afin d’exprimer pleinement cette colère.

Dès lors, sa différence en fait un danger public, que l’administration (militaire) américaine va essayer de détruire. Inutilement d’ailleurs, vous vous en doutez bien.

 

Ce film comporte aussi ce qui sera une des marques de fabrique de Marvel : l’apparition du grand Stan Lee, qui est ici  accompagné d’une autre personnalité notable, Lou Ferrigno, celui qui interpréta la créature pour la télévision dans les années 1970. Et d’une certaine manière, on retrouve un peu la même façon de filmer des séries de cette époque dans ce film, tout comme certains décors qui, s’ils se déroulent au début du XXIème siècle, rappellent cette époque antérieure : la base souterraine du général Ross (Sam Elliott) semble tout droit sortie d’un James Bond contemporain à cette période.

 

Et Ang Lee réussit ici une très belle synthèse entre le monde en papier d’où vient ce héros singulier, et le cinéma et toutes les possibilités qu’il offre pour le mettre en vie : il va régulièrement démultiplier l’écran, offrant plusieurs points de vue sur une même image, comme Jack Kirby (le dessinateur historique de Hulk) le faisait sur une planche de sa bande dessinée.

 

De plus, Ang Lee pose les bases cinématographiques de ce qui est – à mon humble avis – son chef-d’œuvre, L’Odyssée de Pi, travaillant sans relâche sur une esthétique incroyable est superbe. Bien sûr, le vert domine dans toutes les séquences, mais il y a un soin particulier pris pour effectuer les différentes transitions entre ces séquences, utilisant un détail ou une forme pour passer à autre chose. Parfois avec un peu moins de bonheur, mais très rarement.

 

Au final, Hulk apparaît plus comme un galop d’essai qu’autre chose du point de vue de Marvel, puisque cinq ans plus tard, il sera effectué une nouvelle version, avec Edward Norton dans le rôle titre, dirigé par un Louis Leterrier dont les objectifs cinématographiques sont tout de même bien différents de ceux de Lee.

Mais ceci est – vous vous en doutez – une autre histoire.

Encore que…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie dramatique, #Joel Coen, #Ethan Coen, #Steve Buscemi
Barton Fink (Joel & Ethan Coen, 1991)

1941.

Barton Fink (John « Jesus » Turturro) triomphe à New York (Broadway) pour sa pièce qui donne la parole aux petites gens. Il tape donc dans l’œil de Jack Lipnick (Michael Lerner), producteur à Hollywood. Ce dernier fait venir Barton pour qu’il lui ponde un scénario de la même verve, pour un film de lutte avec Wallace Beery.

Barton se retrouve donc seul dans la Babylone de l’Ouest, dans un hôtel minable, dans une chambre miteuse où le papier peint se décolle avec la chaleur.
Sans oublier son voisin, Charlie Meadows (John « Walter » Goodman), représentant en assurances qui apporte, comme il dit, un peu de paix à ses clients.

Cette paix se révèlera un tantinet éternelle…

 

Encore une fois, les frères Coen nous proposent un personnage qui n’est pas le maître de son destin, jouet involontaire d’un monde qui n’est pas le sien. Mais avec encore une fois une bonne dose d’absurde, marque de fabrique de ce duo fraternel. Et c’est à nouveau John Turturro qui a été choisi pour interpréter ce pion, un an après Miller’s Crossing. Et ce choix est absolument payant, Turturro interprétant ici un écrivain en proie à l’angoisse de la page blanche, accentué par une apparence qui dénote sa non appartenance à ce monde particulier qu’est le cinéma : lunettes et surtout tignasse fournie font de lui un magnifique ahuri.

 

Dix ans plus tard, les Coen vont réaliser The Barber : l’Homme qui n’était pas là. Pour paraphraser ce titre, on pourrait ajouter au titre ici « l’Homme qui n’aurait pas dû être là » tant  Barton n’est pas à sa place dans ce monde si versatile. IL suffit de voir les différentes interventions de Lipnick pour mesurer le décalage énorme qu’il y a entre cet auteur « pur » et ce monde corrompu, essentiellement par l’alcool : sa rencontre avec un de ses auteurs préférés, W.P. Mayhew (John Mahoney) dans les toilettes d’un restaurant marque définitivement l différence entre les deux hommes, l’un néophyte, l’autre absorbé par le système.

 

Mais si le milieu est celui du cinéma (une petite mise en abyme), il ne s’agit aucunement d’une critique de ce milieu. Ce sont avant tout les rapports humains qui prédominent : les échanges entre Barton et son entourage, qu’il soit professionnel (Lipnick, Mayhew), amoureux (Audrey Taylor, interprétée par la délicieuse Judy Davis), ou personnel (Meadows).

C’(est d’ailleurs ce dernier aspect de cette vie hollywoodienne qui fait tout le sel de ce film, John Goodman (qui retrouve les Coen quatre ans après Arizona Junior) interprétant un voisin très singulier : outre sa stature imposante, il est un voisin un tantinet encombrant, s’invitant chez Barton sans crier gare, intervenant alors quand il ne faut pas.

 

Mais Meadows est aussi le révélateur du film, faisant passer celui-ci dans une dimension (presque) fantastique, comme en témoigne la dernière séquence qui se déroule dans le couloir en feu de l’hôtel, couloir qui n’est pas sans rappeler celui de l’hôtel Overlook (1) : immense et oppressant malgré l’éclairage, on s’attend presque à y rencontrer des jumelles qui se tiennent la main. Bien sûr, on pense aussi à Hitchcock tant cette atmosphère de l’hôtel est pesante et certains extérieurs rappellent les films du maître.
 

Mais malgré tout cela, nous sommes bel et bien chez les frères Coen, dans un film encore une fois formidable, mêlant avec bonheur la maîtrise technique (sans Barry Sonnenfeld derrière l’œil de la caméra, mais qui y fait tout de même une apparition) et cet humour chargé d’absurde qui émaille leur cinéma.

Une réussite.

 

  1. Cet hôtel, dans le roman de King est entièrement détruit par l’explosion de la chaudière.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Jerzy Skolimowski
Le Bateau-phare (The Lightship - Jerzy Skolimowski, 1985)

Le capitaine Miller (Klaus Maria Brandauer) est le maître à bord d’un bateau-phare qui mouille au large des côtes de Norfolk (Virginie). Inlassablement, il empêche les autres navires de venir s’échouer sur les récifs. UN jour, une chaloupe est repérée. A son bord, trois hommes : le docteur Caspary (Robert Duvall) et les frères Waxler, Eugene (William Forsythe) et Eddie (Arliss Howard).

Ces trois hommes sont tout sauf amicaux : ils vont prendre en main le bateau, menaçant tous ses occupants de leurs armes.

C’est cette situation qui va caractériser les retrouvailles de Miller et son fils Alex (Michael Lyndon), qui lui a été remis par la police.

 

Jerzy Skolimowski est alors en exil aux Etats-Unis quand il tourne ce film, après un passage en Grande-Bretagne, et c’est une nouvelle expérience de huis clos qu’il nous propose ici : à partir du moment où Alex (le narrateur) va monter sur le bateau de son père, il n’y aura plus d’autre lieu envisagé. Tout va se dérouler en mer : donc ce ne sera pas un huis clos étouffant, encore que la promiscuité sur un bateau au large est une réalité. Mais pas celle du film.

Par contre, Skolimowski va progressivement mettre en place et développer une tension qui ne va se résoudre qu’une fois les dés jetés et la « prise d’otages » terminée : il est évident qu’une telle situation ne peut pas tourner à l’avantage des trois méchants.

 

Et cette tension est bien sûr nourrie par la rencontre au sommet entre Robert Duvall et Klaus-Maria Brandauer, acteurs la plupart du temps secondaires mais qui montrent ici toute l’étendue de leur talent. D’un côté un homme intègre, victime de ses origines (1), et qui porte un lourd passé pendant le conflit précédent. De l’autre un monsieur portant chapeau blanc (panama) et fine moustache, exhibant une forme d’éducation sophistiquée, mais qui n’est rien d’autre qu’un bandit, assisté de deux abrutis à la gâchette facile.

 

Et au milieu, on trouve donc Alex qui se retrouve tiraillé entre ce père qu’il n’aime pas vraiment et ce faux aristocrate fascinant. Mais cette fascination ne va pas durer : il sait que ces trois hommes ne sont pas ceux qu’il faut suivre. Et si son père n’est pas le héros qu’il aurait pu souhaiter, il ne va tout de même pas basculer vers ces truands. Surtout quand il apprend quel est ce terrible passé que son père porte en lui.

 

ATTENTION : LA SUITE REVELE DES ELEMENTS DE RESOLUTION DE L’INTRIGUE !

 

Et c’est aussi avec cette révélation que le film va basculer du côté américain : Skolimowski introduit cet ingrédient (presque) indispensable qu’est la rédemption. En effet, il y a cette idée de salut qui va poindre et s’imposer, pour le père et pour le fils : celui de l’un amenant celui de l’autre, dans la plus pure tradition hollywoodienne.

Mais sans pour autant quelque dimension pathétique ou larmoyante : c’est en sauvant son fils qu’il va enfin lui montrer qu’il est son père et être accepté comme tel par ce fils si différent (au final pas tant que çà). Mais ce sera sa dernière intervention et il mourra dans les bras de ce fils qu’il aimait.

 

J’oubliais : le jeune Michael Lyndon, dont ce sont les débuts, n’est autre que Michal Skolimowski, le fils de Jerzy.

 

  1. Miller est d’origine allemande ce qui n’a pas dû toujours être un atout une dizaine d’années plus tôt, pendant la seconde guerre mondiale (nous sommes dix ans après).

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Charles Chaplin, #Henry Lehrman
Charlot est content de lui (Kid auto Races at Venice - Henry Lehrman & Charles Chaplin, 1914)

Venice (Californie) accueille une rencontre de voiture pour enfants, qu’on a tendance à appeler « caisse à savon ». C’est donc un reportage de cette manifestation qui est ici proposée, avec ces différents bolides plus ou moins rapides qui offrent un spectacle couru. Les actualités sont là par l’intermédiaire d’une caméra qui prend différents points du circuit.

Seulement voilà, un homme indéfini, au chapeau melon (usé) et habit qui fut un jour neuf ne cesse de monopoliser le champ de la caméra, posant inlassablement pendant que le directeur de ce reportage (Henry Lehrman) ne cesse de le repousser hors du cadre. Cet homme, aux allures de vagabond, c’est bien entendu Charles Chaplin, affublé (déjà) de la tenue qui le rendra célèbre.

 

Déjà, parce que ce n’est que son second film et qu’il a trouvé ce qui va faire cette allure reconnaissable entre toute, et encore plus d’un siècle plus tard. Il a donc son melon, sa canne, sa moustache sous le nez (finies les bacchantes tombantes !), et il envahit l’écran. A tel point que le journaliste est sans cesse obligé de le repousser, gentiment au début puis de plus en plus violemment.

Bien sûr, c’est cette insistance qui amène le rire : ce ne sont qu’inventions plus ou moins pertinentes pour se placer devant la caméra et y prendre des poses plus ou moins naturelles. Avec en évidence, un gros plan sur son visage à quelques centimètres de l’objectif de la caméra prise pour cible.

 

Ce qui était une tendance dans le film précédent devient la règle ici : il occupe la place et quoi qu’on tente pour l’en déloger, il y revient, faisant même quelques émules. Emules qu’il doit lui-même écarter : ces émules sont d’autant plus faciles à écarter que ce sont des enfants !

Mais il faut avouer que cette recherche effrénée de la place d’honneur a tendance à durer et ce qui sauve le film, c’est sa brièveté.

Quoi qu’il en soit, on sourit (1) facilement devant les facéties de ce « troll » antédiluvien : un personnage est né et il va tenir le haut de l’affiche pendant un peu plus de vingt ans.
 

Le Vagabond. (2)

 

  1. Voire plus
  2. Il n’a pas de nom, seul le public non américain (essentiellement européen, à l’époque) lui en a donné un : Charlot ou tout simplement Charlie.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Gangsters, #Shane Black
Kiss kiss bang bang (Shane Black, 2005)

Harry Lockhart (Robert Downey Jr.) est un raté. Il a tout raté : son boulot (il est cambrioleur à la petite semaine), son mariage, sa vie. Il le dit lui-même : il n’est jamais allé au bout de ce qu’il entreprenait.

Déjà, jeune, il avait proposé un numéro de magie qui ne s’était pas passé idéalement.

Mais il est maintenant à Hollywood, où il retrouve son amour de jeunesse (non partagé : Harmony Faith Lane (Michelle Monaghan). Amour en sens unique, malheureusement pour lui. Mais à défaut des rôles attendus (1), ce sont les cadavres qui s’accumulent autour de lui. Cadavres dont on va même essayer de lui faire porter la responsabilité.

Heureusement, « Gay » Perry van Shrike (Val Kilmer), un détective privé homosexuel, veille.

 

Difficile de résumer cette intrigue formidable de Shane Black. Après environ vingt ans passés à écrire pour les autres, Shane Black se retrouve derrière la caméra – il faut dire que peu de gens voulaient de son scénario – et signe une magnifique comédie à l’humour noir assumé. Comme l’indique le titre, ça flingue à tout va et ça s’embrasse, même si ce n’est pas toujours la bonne personne : tout est une question de point de vue.

Oui, c’est le film qui va relancer – définitivement – la carrière de Robert Downey Jr. qui sort d’une mauvaise passe, qui interprète ici un personnage d’une grande bêtise, avec tout de même quelques éclairs d’intelligence et tout de même une grande dose de sympathie qui rattrape tout.

 

Parce que malgré les cadavres qui s’accumulent (13 au final), on s’amuse beaucoup avec cette comédie singulière – un autre ton, une autre façon de faire – de Shane Black qui a bien fait de passer de l’autre côté du miroir : on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Et Comme Black est avant tout un scénariste, son intrigue est tarabiscotée juste comme il faut, et sa narration visuelle  va de pair.

Comme de nombreux (bons) films noirs, c’est un narrateur qui introduit l’histoire et intervient régulièrement pour expliquer si nécessaire. Sauf qu’ici, le narrateur, c’est Lockhart alors parfois, ça déraille et il faut réajuster certains éléments (2). Mais à aucun moment cela ne se prend au sérieux : cette intrigue est hautement improbable – même si certains éléments rappellent ceux des films du genre (3) – et c’est avant tout la narration et l’interprétation qui lui donnent tout son intérêt.

 

Et Robert Downey Jr. est absolument phénoménal, personnifiant un imbécile magnifique, soutenu par un Val Kilmer en grande forme, interprétant un personnage décalé : le détective privé, un dur avec un gros flingue (cher, offert par sa maman !) est un homosexuel notoire !

Bien sûr, Michelle Monaghan a fort à faire avec ces deux-là, mais elle s’en sort elle aussi avec les honneurs, créant une relation amoureuse particulière entre son personnage et Lockhart, tels deux aimants qui s’attirent et se repoussent continuellement. Mais pas indéfiniment, nous sommes dans une comédie.

Et comme nous sommes dans une comédie, rien n’est sérieux. Surtout pas cette fin qui voit Lockhart s’adresser directement au spectateur : les personnages semblent conserver le contrôle sur ce qui vient de se passer. Si c’est le cas pour Perry, on peut fortement en douter pour Lockhart, même si c’est ce dernier qui a l’air de mener les débats.

 

Un film ô combien réjouissant !

 

  1. C’est un raté, ne l’oubliez pas.
  2. La pellicule saute et se remet en place… C’est magnifique !
  3. Film noir (avec détective privé en voix off).

 

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