Une maison hantée.
Une jeune fille qui tombe d’un balcon.
Une séance de spiritisme.
Un détective semble-t-il abusé.
Nous sommes bien chez Agatha Christie.
Et ce détective, c’est le célèbre Hercule Poirot (Kenneth Branagh) qui nous revient sur les écrans.
Après une croisière sur le Nil un tantinet décalée de l’œuvre christienne, Branagh se reprend et nous rend notre Poirot perdu !
Les moustaches sont là, les cellules grises, si elles ne sont pas mentionnées, fonctionnent à plein régime, et ce malgré les coups pendables de la personne coupable de meurtres.
Mais reprenons.
Une maison vénitienne (un palazzo) a été le cadre d’abominations faites sur des enfants et depuis, leurs fantômes se vengent des infirmières et docteurs qui y séjournent. Mais un an auparavant, une jeune femme est tombée du balcon, harcelée par ces mêmes fantômes. Mais était-ce un suicide ?
Une séance de spiritisme est organisée à la fin de laquelle, la victime annonce avoir été tuée. Peu de temps après la séance, la medium (Michelle Yeoh) est retrouvée morte. Chose curieuse, c’est une ancienne infirmière…
A son tour, Poirot est victime d’une tentative d’assassinat.
Et quels sont ces bruits qui ressemblent à des voix d’enfants que lui seul peut entendre ?
Heureusement, Poirot est un rationnel, alors le mystère n’en sera bientôt plus un…
Comme je l’ai dit en préambule, Poirot (le vrai) est de retour ! Certes, Branagh s’inspire – par l’intermédiaire de son scénariste Michael Green – du roman La Fête du potiron mais très librement, conservant le temps du roman (Halloween) ainsi que le jeu de la pomme dans l’eau. Mais qu’importe, comme dans les deux premiers films, nous retrouvons le huis clos cher à notre héros, dans une Venise sous la pluie. Certes, transposer l’intrigue à Venise n’apporte pas grand-chose mais elle justifie la volonté de retraite du détective qui cultive ses cucurbitacées – comme dans Le Meurtre de Roger Ackroyd. Cela n’empêche pas de nombreuses personnes à le relancer pour profiter de son éclairage…
Mais bien sûr, Poirot reste Poirot et quand le mystère surgit, il est là !
Et question mystère, Branagh s’est surpassé. Ajoutant à cette intrigue criminelle une dose d’ésotérisme – souvent présente chez Christie, ne l’oublions pas – il réalise un film qui flirte avec l’épouvante, faisant apparaître – ou non ? – des revenants là où le petit détective ne les attend pas (ni le spectateur d’ailleurs…).
Cela donne à l’arrivée une dimension gothique à cette enquête, accentuée par le déchaînement des éléments jusqu’à l’explication finale tant attendue, qui va faire la lumière sur l’enquête et dans le même temps chasser les tempêtes : celle qui se déroule dans les canaux et voit les gondoles livrées à elles-mêmes heurter les parois du palazzo, et celle intérieure où chacun est soupçonné par le petit Belge, donnant au lieu une tension qui va amener un autre chaos.
Rassurez-vous, à la fin, le beau temps revient et Poirot a encore réussi !
Il peut donc retourner planter ses légumes. Mais pas longtemps, parce que les solliciteurs sont toujours là, et les affaires reprennent…
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