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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Frank Borzage
Humoresque (Frank Borzage, 1920)

Humoresque, c’est une pièce de l’immense Anton Dvořák (1). C’est une œuvre qui allie la gaité et la tristesse, parce que les pleurs peuvent masquer le rire comme le rire peut dissimuler les pleurs…C’est comme ça que l’envisage Mama Kantor (Vera Gordon), quand son fils – préféré – Leon (Gaston Glass) part pour la guerre en Europe (nous sommes en 1917).

 

Reprenons. Brooklyn (New York) début du XXème siècle.

Dans le quartier juif (2), nous suivons la vie des Kantor, émigré russes suite aux pogroms de la fin du XIXème qui les ont touchés : leur fils aîné  Mannie (Sidney Carlyle) (3) a toujours les mêmes réactions qu’à sa naissance, son esprit n’ayant pas évolué.

Dans ce même quartier vit la petite Gina Ginsberg (Miriam Battista, 7 ans), orpheline de mère et qui a recueilli un petit chat… Mort.
Dans ce quartier, Leon (Bobby Connelly) (4) est souvent la cible des autres enfants, mais quand ces derniers s’en prennent à Gina, il s’empresse de la défendre.

L’intrigue commence le jour de l’anniversaire de Léon : encouragé par Mama Kantor, il reçoit ce dont il rêve, un violon.

A 23 ans, Leon est devenu un virtuose, mais il s’engage dans la première Guerre mondiale et revient avec un bras blessé : il ne pourra plus jouer.

 

Ne nous y trompons pas, la Guerre n’intervient qu’à la fin et les complications qui en découlent n’occupent qu’une toute petite partie du film.

Car si Leon est le héros du film, il n’est pas pour autant le personnage principal : c’est Mama Kantor qui tient le film d’un bout à l’autre. C’est elle qui croit en ses enfants, même si pour Mannie, la situation est désespérée. Et Vera Gordon est une mère formidable. Sans tomber dans la caricature de la mère juive, elle interprète tout de même un archétype : elle est douce et aimante comme elle peut se fâcher si on ne lui obéit pas. C’est elle qui donne le véritable sens du titre du film (voir plus haut), pleurant le départ de son fils, mais déclarant qu’elle pleure de rire, pour cacher sa fierté. C’est d’ailleurs un grand moment que la séquence des adieux, où Leon leur joue à tous une dernière fois Humoresque (3) avant de partir. Même Mannie réagit à cette musique entraînante où point tout de même un soupçon de mélancolie.

 

On a raison de dire que Frank Borzage est l’un des meilleurs cinéastes de mélodrames. Cette histoire le prouve encore une fois. On y trouve aussi son thème de prédilection, la solitude.

Solitude de Leon de Gina face aux autres enfants, solitude de Mama Kantor qui doit s’occuper seule de sa maisonnée ; solitude de Leon revenu invalide de la Guerre et de Gina (encore) rejetée par ce même Leon…

 

Ce film est une très belle peinture de ce que pouvait être la vie au début du XXème siècle à New York dans ce quartier de Brooklyn dont on nous montre quelques images (ré&elles) en ouverture. Mais si la vie n’est pas facile pour tous ces gens, on assiste tout de même à une élévation de leur niveau de vie, presque 15 ans après : Leon est adulé par le public et le père de Gina a réussi dans ses affaires.

Si Mama Kantor est le personnage central de cette belle histoire, il ne faut pas oublier son mari Abrahm (Dore Davidson), véritable caricature d’un négociant juif, obnubilé par l’argent. De plus, il a une certaine tendance à l’avarice. Mais il n’y a pas de charge contre ce personnage qui, au bout du compte est plus humain qu’il veut le montrer. Il est très fier de la réussite de son fils (et pas seulement financière), et son départ l’affecte tout autant que son épouse.

 

 

(1) Composée en 1894

(2) Les intertitres vont même jusqu’à parler de « Ghetto ».

(3) Il est très rare de voir représenté ainsi un enfant, puis un adulte handicapé dans les films de cette période.

(4) 10 ans pendant le tournage, il meurt en 1922 (hypertrophie du cœur + bronchite).

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Roscoe Arbuckle, #Buster Keaton
Fatty Garçon boucher (The butcher Boy - Roscoe Arbuckle, 1917)

Le garçon boucher est donc Fatty, le personnage créé par Roscoe Arbuckle quelques années plus tôt pour la compagnie Keystone de Mack Sennett.

Quand le film sort, c’est donc Arbuckle la vedette attendue des spectateurs ainsi que dans une moindre mesure son complice – et neveu – Al St. John (Slim).

Mais ce que nous retenons, nous spectateurs cent ans après, c’est bien entendu la présence (pour la première fois à l’écran) de Joseph Frank Keaton Jr. aussi appelé « Buster ».

 

Il est clair que le terme de garçon boucher est un prétexte pour commencer l’intrigue dans un magasin où Arbuckle manie le couteau de boucher avec une grande virtuosité : l’instrument virevolte et termine inlassablement planté sur l’étal sans jamais blesser quiconque. Cette séquence est fascinante pour cela.

En plus de son adresse, Arbuckle était un homme très souple et nous le voyons bien dans ce film sauter, danser (etc.) avec une grâce qu’on n’attendait pas d’un tel gabarit.

Il faut dire que l’intrigue est prétexte à de nombreux rebondissements (physiques) et autres acrobaties déchaînées qui resteront la marque des films de Keaton tout au long de sa carrière.

 

Le film comporte deux parties : une dans le magasin de Mr Grouch* (Arthur Earle), où travaillent les deux compères et où Buster Keaton est seulement client ; l’autre dans le pensionnat de jeunes filles de Miss Teachem** (Agnes Neilson).

 

La première partie est très certainement la plus drôle des deux, Keaton intervenant pour la première fois à l’écran et rentrant avec bonheur dans le jeu de Roscoe. La preuve ? Il est présent à l’image  plus longtemps que St. John.

Cette première partie est aussi prétexte à jouer avec la nourriture : la farine tout d’abord entre Slim et Fatty, et rapidement le patron du magasin et Keaton qui revient, utilisant le premier une tarte bien sucrée…

On arrive à une situation inextricable où les protagonistes se perdent dans un nuage de farine… Magnifique !

 

Puis Amanda (Josephine Stevens), la fille du patron, pour ne plus subir la mauvaise influence de Fatty et Slim (qui sont tous deux amoureux d’elle) s’en va vivre dans le pensionnat où Fatty et Slim (ce dernier aidé de Buster) vont s’introduire pour pouvoir continuer à la côtoyer.

Ils se griment tous les deux en jeune fille, leur différente stature amenant un contraste comique obligatoire. Ce n’est ni la première ni la dernière fois qu'Arbuckle se déguise en femme, donnant étrangement une subtilité à son personnage (voir plus haut).

Cette seconde partie est plus centrée sur la souplesse des personnages avec une tentative d’enlèvement de Slim qui se solde, encore une fois dans un chahut général, encore une fois très réjouissant.

 

Les débuts de Keaton sont magnifiques : dès ce film, son personnage possède déjà les caractéristiques qui ne changeront pas dans le reste de sa carrière comique : chapeau plat et impassibilité.

 

 

* Grouch = grognon

** Teach ‘em = Enseignez-les !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Fred Guiol, #Laurel & Hardy
Scandale à Hollywood (45 Minutes from Hollywood - Fred Guiol, 1926)

Une famille qui habite à « 45 minutes de Hollywood » (d’où le titre original) : le grand-père (Jack Rube Clifford) ; la mère (Charlotte Mineau) ; la fille (Sally O’Neil) ; et bien sûr le fils Orville (Glenn Tryon).

Que vient faire cette famille dans ce haut lieu du cinéma ?

Ils doivent y payer leur loyer sous peine d’expulsion.

 

On a tendance à résumer ce film comme l’une des toutes premières collaborations entre Laurel et Hardy. Mais ce n’est pas exactement ça.

Tout comme dans The lucky Dog cinq ans plus tôt, les deux comiques participent au film mais ne forment pas encore le duo que nous connaissons.

De plus, cette fois-ci, c’est Hardy qui a un rôle plus prépondérant, en étant toutefois qu’un second rôle, la vedette restant Glenn Tryon.

 

Nous assistons donc à l’expédition de la famille (moins la mère) vers Hollywood, en vélo tout d’abord et en train (brièvement).

La course à vélo jusqu’à l’arrivée du train est très réjouissante, les inconvénients, source de comique, sont bien là. Bref, on est dans du connu.

Puis vient la visite de Hollywood, prétexte à inclure des rushes d’autres films présentant entre autre Theda Bara ou les membres de Our Gang.

 

Le scénario est assez confus quand on y réfléchit, mais c’est son exploitation qui est magnifique. C’est une suite d’effets spéciaux formidables, parfois un peu gros mais c’est voulu, autour d’une intrigue de femme jalouse et un tantinet violente (celle du détective de l’hôtel Oliver Hardy*) et de braqueurs de banque qui prétexte un faux tournage pour dévaliser un de ces établissements.

Et c’est à cause de ce faux tournage que le jeune Orville est embarqué dans cette histoire.

Alors que The Lucky Dog mettait en vedette Laurel, ici on ne l’aperçoit que très peu, portant – comme son futur comparse – une grosse moustache.

Et pas une seule fois les deux acteurs n’apparaissent dans un même plan : la situation la plus proche a lieu quand le détective veut enfoncer la porte la chambre où réside Laurel.

 

Mais si les deux complices ne se croisent pas, les gags s’enchaînent sur un rythme soutenu et nous passons un bon moment à regarder ces péripéties invraisemblables.

 

Invraisemblables ? Normal, nous sommes au cinéma…

 

 

* Une situation qui se produira souvent dans les films suivants de nos deux compères.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Musical, #Ken Russel
Tommy (Ken Russell, 1975)

Sept ans après la sortie de l’album, Ken Russell adapte le fabuleux (le mot est faible) « opéra-rock » de Pete Townshend.

Bien entendu, le 4 membres des Who sont aussi parties prenantes de la distribution.

Si Roger Daltrey endosse tout naturellement le rôle-titre, seul  Keith Moon interprète un rôle pertinent. John Entwistle et Pete Townshend se cantonnant à quelques apparitions en tant que musiciens et rien d’autres.

Tommy est – à peu près – le premier album-concept du rock’n’roll, ce que le générique appelle un « opéra rock ».

Il n’est pas question ici de définir ce qu’est un « opéra rock » et les constantes de l’opéra qu’on doit trouver dans le rock. Bref, la terminologie ne nous intéresse pas.

Il s’agit avant tout de raconter l’histoire de Tommy, jeune homme qui, dans son enfance, a dû faire avec de sacrés traumatismes :

  • Son père (Robert Powell) est mort à la guerre ;
  • En fait, il n’est pas vraiment mort, et il revient chez lui, découvrant sa femme (Ann-Margret) dans les bras (et le lit) d’un autre homme (Oliver Reed) ;
  • Comme Frank (l’amant) tue le père de Tommy sous les yeux de ce dernier, sa maman et son beau-père lui font comprendre qu’il ne doit garder aucun souvenir de cette scène lamentable.

Non seulement Tommy accepte, mais il en profite pour être aveugle, sourd et muet, et doit affronter le monde ainsi.

 

On pouvait attendre de la part de Ken Russell un « opéra rock » flamboyant, avec force scènes de décadence et moult scènes choquantes. Et étrangement, il n’en est rien.

 

C’est un festival d’images fortes mais au bout du compte assez « soft », comme disent nos amis britanniques. Les seules femmes nues qu’on peut voir sont des affiches d’un commerce que tient le beau (?) Frank. Pour le reste, si Ann-Margret est très belle (euphémisme) elle reste dans les limites de la décence (est-ce vraiment un bien ?).

Bref, on aurait pu attendre un peu plus de la rencontre entre les Who et Ken Russell.

Il n’en est rien.

 

Toutefois, les images qui nous sont proposées ne sont tout de même pas si édulcorées que ça.

On pourrait même (presque) qualifier ce film de « surréaliste » tant les plans qui nous sont proposés relèvent avant tout du rêve (Tommy) que du fantasme (sa mère).

Avec un point culminant quand la télé explose, lâchant une mousse savonneuse puis un déluge de haricots qu’on croirait tout droit sortis d’un tableau d’Andy Warhol ainsi qu’une dernière matière que même moi, daltonien notoire, ai du mal à ne pas prendre pour ce qu’elle est.

 

Et puis, il y a – surtout – la musique.

On retrouve l’album, un tantinet chamboulé mais toutes les chansons sont là, interprétées parfois par quelques pointures – Eric Clapton, Tina Turner ou Elton John – des stars qui sauront revenir au concert spécial que les Who donneront à la fin des années 1980s.

Tout de même, l’actualisation (i.e. : utiliser les sonorités de la décennie suivante) ne fut pas une bonne idée.

Non seulement la musique y acquière une marque temporelle, mais en plus, ça n’y apporte rien de transcendant (autre chose qu’on pouvait attendre).
 

Oui, on peut voir le film pour ce qu’il est : une adaptation soft de Ken Russell. Mais il faut avant tout se concentrer sur la musique originale de l’immense Pete Townshend, un chef-d’œuvre de musique rock : l'album original !

Et puis c’est tout.

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Frank Darabont, #Prison, #Morgan Freeman
Les Evadés (The Shawshank Redemption - Frank Darabont, 1994)

La bâtisse de Crookshank (1) est une véritable beauté architecturale, une espèce de croisement entre un manoir victorien et un château fort.

Mais ça, ce n’est que la façade, parce que, avant tout, Shawshank est une prison.

Elle est dirigée par Samuel Norton (Bob Gunton), un directeur sévère et empreint de la Bible, et surveillée par le chef Hadley (Clancy Brown) et ses hommes.

En 1947, Ellis « Red » Boyd Redding (Morgan Freeman) voit une deuxième fois sa conditionnelle rejetée. Le même jour, un nouveau convoi de prisonnier arrive, avec parmi eux Andy Dufresne (Tim Robbins). Il aurait tué sa femme et l’amant de celle-ci.

 

Depuis Paul Muni dans I’m a Fugitive from a chain gang, les films au thème carcéral ont toujours exercé une fascination sur le public qui, dans la très grande majorité, ne connaît pas – fort heureusement – cet univers. Le deuxième point qui accroche le public, c’est une évasion. Et ça tombe bien, parce que le titre français nous en promet une (2).

Autre atout : l’innocence clamée par Andy, malgré que Red lui rappelle que « tout le monde est innocent ici. »

Dernier argument : la violence normale du chef Hadley, approuvée et couverte par le directeur, aux dépens des prisonniers – dont Andy – finit de nous ranger de son côté.

 

Il s’agit autrement d’un film carcéral tout à fait classique avec ses éléments indispensables : la camaraderie, la violence et le sadisme, l’homosexualité, ou encore la débrouillardise.

La différence fondamentale avec les autres films de ce genre, c’est avant tout la présence de Tim Robbins. Si la narration nous est rapportée par Red, le principal protagoniste est avant tout Andy.

Il est différent : très grand et avec un sourire (presque) constant dans un univers qui ne  s’y prête pas beaucoup. Et avant tout, il est humain : quand un détenu fraîchement arrivé meurt, il est le seul à s’inquiéter de son nom. De même que chaque demande qu’il tente va dans le sens du bien-être de ses camarades.

Alors comme Red a ses petites habitudes (20 ans d’ancienneté quand Andy arrive), Andy va progressivement les chambouler et lui rendre ce qu’il a perdu pendant tout ce temps : l’espoir.

Et ce duo donne la couleur du film : deux hommes différents qui se rencontrent et s’apprécient : chacun apportant à l’autre ce qu’il lui manque.

Le tandem Robbins-Freeman est d'une justesse magnifique (comme toujours chez ces deux acteurs).

 

Et puis il y a l’émotion. Deux moments du film nous amènent de véritables bouffées d’émotion.

  • La libération de Brooks (James Whitfmore)  et sa solitude, mêlée de peur qu’il éprouve quand il est livré à luimême, ainsi qu’il l’explique dans une lettre envoyée à ceux qui sont toujours dedans.
  • Le disque qu’Andy passe sur les hautparleurs de la prison, amenant avec les accords et les voix des Noces de Figaro (3). C’est un pur moment de grâce où l’espace d’un instant le temps s’arrête, et comme le dit Red, un sentiment de liberté se répand dans la prison où chaque prisonnier s’est arrêté, intrigué pour fixer ces hautparleurs qui n’aboient pas les ordres habituels. Un grand moment du film.

 

Un dernier mot sur les méchants.

Outre Bogs (Mark Rolston, encore une fois du mauvais côté), le chef des « sodomites » (comme le dit le directeur), on trouve une paire absolument complémentaire : Norton & Hadley.

Norton est, par son statut, la tête pensante.

Il se réfugie derrière la Bible pour mieux justifier ses écarts, annonçant cette rédemption annoncée par le titre original. Son hypocrisie va de paire avec sa cruauté, éliminant ceux qui se mettent sur son passage ou remettent en cause le système qu’il a patiemment établi.

 Hadley est, bien entendu, l’exécuteur des basses œuvres. Il frappe et, à l’occasion, tue. Il est ce qu’on pourrait appeler la « Main du Roi » Norton, tant il s’acquitte de son devoir avec un professionnalisme empreint de sadisme. Mais il sait aussi voir où est son intérêt, protégeant Andy quand nécessaire (i.e. quand c’est à son avantage).

 

(1) Prononcer : « Chaud Chaink »

(2) Pour une fois, le titre original est plus obscur et semblerait avoir réfréné les spectateurs.

(3) Sull’aria… che soave zeffiretto (W.A. Mozart)

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Charles Chaplin
Charlot apprenti (Work - Charles Chaplin, 1915)

Chez les Ford, Américains plutôt aisés.

 

Pendant que Monsieur (Billy Armstrong) veut prendre son petit déjeuner, Madame (Marta Golden) explique à deux tapissiers ce qu’elle attend d’eux.

Plus tard, l’amant de Madame (Leo White) arrive, ajoutant au désordre ambiant.

Outre le couple propriétaire, la maison renferme une bonne : Edna Purviance.

 

On retrouve ici le personnage qui ressemble au vagabond (Charles Chaplin), véritable bête de somme de son patron (Charles Inslee) : c’est lui qui tire leur voiture à bras, remplie d’outils et autres objets hétéroclites, guidé par ce même patron, et même cravaché quand il ne va pas assez vite.

 

Cette première partie joue sur les difficultés rencontrées pour amener la voiture à bon port : pente raide avec peau de banane au sommet amenant une inévitable – et très attendue – descente du chargement, ainsi qu’une bouche d’égout malencontreusement (pas pour nous, bien sûr) ouverte, amenant une nouvelle difficulté, sans parler de passager supplémentaire (Paddy McGuire) aussi exigeant que l’autre.

 

Dans la seconde partie, par contre, nous sommes en intérieur et on assiste à la destruction – systématique chez Chaplin – de l’intérieur (bourgeois, bien sûr) des Ford par ces deux travailleurs peu efficaces. Aux travaux de tapisserie s’ajoute l’arrivée de l’amant de madame, ajoutant à la joyeuse confusion qui s’installe.

Mais s’il n’est qu’employé, c’est bien notre héros qui mène le bal. Et personne n’est épargné par son pinceau à colle : même la douce Edna y a droit, et même plus.

 

Oui, certaines scènes sont drôles, mais on se languit tout de même de cette accumulation de désordre qui amène l’explosion finale (dans tous les sens du terme cette fois). Mais on peut regretter certaines longueurs – les glissades dans la colle – alors que de nombreux éléments du décor sont peu ou pas utilisés.

Il en va de même pour la relation entre notre et la belle soubrette, trop peu exploitée à côté de ce qu’on a pu voir dans les films précédents, dont l’incontournable Le Vagabond.

 

Encore une fois, Chaplin essaie des choses, étire à l’envi un scénario – assez pauvre d’ailleurs – avec de temps en temps de bons gags qui font mouche : le pinceau – qu’on retrouvera dans Le Cirque – ou la statuette d’une femme dénudée qui monopolise beaucoup l’attention du jeune homme – on retrouvera d’ailleurs cet intérêt fripon et un tantinet hypocrite avec une statue en vitrine, autrement plus grande mais surtout plus dénudée, dans Les Lumières de la ville.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #Drame, #Frank Borzage
L'Adieu aux armes (A Farewell to arms - Frank Borzage, 1932)

Les cloches de l’Armistice résonnent pendant que le jeune homme porte sa femme. Morte (1).

 

C’est une fin d’une tristesse absolue, mais c’est avant tout une magnifique histoire d’amour que nous propose Frank Borzage.

Ce sont encore deux personnes très différentes qui rencontrent. Et qui au final ne sont pas si différentes que ça. Ce sont à nouveau deux solitaires qui évoluent devant nos yeux dans cette adaptation – un tantinet libre (2) – du roman d’Hemingway.

Catherine (Helen Hayes) et Frederic (Gary Cooper) ne sont pas très différents des autres grands personnages de Borzage. Ce sont des gens seuls qui se rencontrent et se trouvent. Mais si Angela et Gino (Street Angel) ou Tim et Mary (The lucky Star) peuvent vivre leur amour, il n’en est rien pour Catherine et Frederic.

 

Tout les sépare : la vie, mais surtout la guerre. Il est soldat-ambulancier sur le front italien pendant qu’elle soigne les blessés qu’il lui ramène.

Mais cette guerre omniprésente ne nous est jamais présentée comme telle : aucune charge, aucun combat ne nous est présenté. Ce sont essentiellement des bombardements ou des foules qui fuient l’enfer guerrier. Même la blessure de Frederic n’est pas une vraie blessure de guerre : pas d’acte d’héroïsme, juste de la malchance. Mais est-ce vraiment de la malchance ?

 

Cette blessure va rapprocher les amoureux et déterminer cette fin tragique annoncée.

C’est à l’hôpital que tout se joue : leur véritable rencontre, débarrassée des vapeurs de l’alcool ingurgité par Frederic ; leur alliance (morale) pendant la convalescence de ce même Frederic.

Et c’est cette réunion, sous les yeux de l’aumônier (Jack La Rue), qui nous amène l’une des plus belles séquences du film.

On y ressent tout le poids et l’inquiétude générée par la guerre qui oblige les amoureux à vivre intensément leurs différentes rencontres : à chaque fois, c’est peut-être la dernière. Et l’action de l’aumônier va dans ce sens, même s’il sait que religieusement parlant, ce n’est pas très orthodoxe

Cet acte – une bénédiction nuptiale – est le ferment de leur amour, celui qui altère et grandit leur relation.

Dès lors, leur sort est scellé, la tragédie peut se mettre en place : de cette union s’ensuit une situation incompatible pour une infirmière de guerre, célibataire et qui plus est en Italie.

 

Mais malgré tout, ces barrières qui se dressent devant ces deux amants seront éliminées et ils se retrouveront. Trop tard, bien entendu, c’était trop beau : une infirmière fautive et un déserteur ne peuvent pas gagner sur la vie.

Alors on espère un dernier sursaut, une dernière étincelle de bonheur : une ultime rencontre. Elle se fera, mais tout de même, quel gâchis !

 

En plus des personnages qui appartiennent sans hésitation au monde de Borzage, on retrouve sa manière de filmer avec de constantes utilisations de la lumière et bien évidemment de l’ombre, la nuit prenant progressivement le contrôle de l’écran, s’installant pendant que les amoureux, séparés, entrent dans la nuit de leur amour. Le jour ne reviendra que quand ils se retrouveront, mais pour tellement peu de temps.

Qu’importe le temps. Ces deux-là ne le vivent pas de façon ordinaire. Les rares moments où ils furent réunis furent tellement intenses qu’au final, ils ont vécu un amour extraordinaire, plus fort que tout, réussissant presque à repousser la mort.

 

Dernière chose enfin. Il y a un traitement de la guerre très particulier dans ce film. En effet, outre l’absence des combats, elle nous est toujours présentée selon le point de vue de Frederic (3). Sa désertion se combine à un raid aérien particulièrement meurtrier où de nombreuses victimes s’effondrent, pendant qu’il traverse tant bien que mal les lieux. Mais ces attaques ne paraissent pas réelles. Elles n’atteignent pas Frederic, alors que les autres personnes, si.

Cette vision distordue s’explique par ce point de vue énoncé plus haut : Frederic vient d’annoncer à son ami, le Major Rinaldi (Adolphe Menjou superbement humain) que la guerre n’avait plus de réalité pour lui. Il nie totalement cette guerre, ce qui explique sa progression, indemne au milieu des cadavres qui s’accumulent.

Brillant.

 

 

(1) désolé d’avoir gâché votre surprise, mais, si comme moi vous avez lu le livre, vous n’avez aucune raison d’être surpris. De toute façon, ce n’est pas l’issue malheureuse qui importe, c’est comment elle est mise en images…

 

(2) Rappelez-vous, nous sommes au cinéma !

 

(3) A propos de son point de vue, on assiste à deux très belles séquences de caméra subjective quand Frederic est dans l’hôpital, blessé.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Brian Klugman, #Lee Sternthal
The Words (Brian Klugman/Lee Sternthal, 2012)

Un homme qui raconte l’histoire d’un homme qui raconte l’histoire d’un autre homme.

On pourrait simplifier ainsi l’intrigue de ce film, et on passerait tout de même çà côté d’une histoire de plagiat absolu.

 

Le premier homme, c’est Clay Hammond (Dennis Quaid), auteur célèbre qui fait une lecture publique de son dernier livre : The Words.

The Words raconte l’histoire du deuxième homme, Rory Jansen (Bradley Cooper), qui a une immense passion pour Hemingway et voudrait devenir écrivain.

Lors d’un séjour à Paris avec son épouse Dora (Zoe Saldana), il acquiert une vieille serviette dans une boutique d’antiquités.

Dans cette serviette est caché (involontairement) une histoire, celle du troisième homme : un soldat américain qui a combattu en France, y a découvert l’Amour auprès de Célia (Nora Arzeneder) et est revenu après le conflit pour vivre cet amour. Tragique, bien entendu.

 

Puis c’est l’histoire de l’engrenage : il y met un doigt et le bras commence à partir : il recopie le texte, Dora le lit et l’encourage à le publier, ce qu’il fait et tout s’enchaîne très vite : un vieil homme (Jeremy Irons) entre en contact avec lui : c’est lui le troisième homme, celui qui a écrit cette histoire.


En une demi-heure, tout est (presque) plié : les débuts difficiles où il faut quémander une aide parentale ; l’ascension lente mais tout à coup fulgurante ; le désenchantement après la rencontre avec le vieil homme.

Et toujours, au milieu des images qui nous racontent cette histoire insolite, les mots. Ceux qui sont responsables de tout. Ces mots qui, une fois lâchés, ne peuvent plus être rattrapés.

Ni par Rory qui les a exploités, ni le vieil homme qui les avait perdus.

Quant à Clay, il déroule le fil de son histoire, poursuivant la magnifique mise en abîme qu’il étire à l’envi pour le plus grand plaisir de ses spectateurs et de ceux du film : nous.

 

Ce film en trois parties – une pour chacun des trois hommes – prend toute sa saveur quand les mots racontent, glanés au détour d’une page entrevue, et illustrés par des images plus ou moins passées en fonction de la période dont il est question. L’histoire initiale, perdue puis retrouvée, se développant sur des images qui rappelleraient un Technicolor un peu passé comme on en trouvait au cinéma de cette époque (les années 1940s).

 

J’émets un petit bémol toutefois à propos de la troisième partie, la seule qui soit actuelle, voire réelle*. Dennis Quaid est impeccable, comme toujours, en écrivain sur le retour, conscient de ses limites et surtout de son âge, en face de Daniella (Olivia Wilde) une (très) jeune femme (comparée à lui) qui s’offre : à la recherche d’un secret, d’une explication, ou tout simplement d’un bout de la célébrité de cet homme malgré tout fascinant.

 

Et quand le film se termine –  une fin prévisible à mon avis, quoi que – on repense alors à la toute première réplique du film qui prend toute la saveur de son acception.

 

Pas mal du tout.

 

 

* Quel est la vérité ? Où commence-t-elle ? Où se termine-t-elle ?

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Western, #Raoul Walsh
In old Arizona (Raoul Walsh - Irving Cummings, 1928)

Le Cisco Kid est de retour* !

Le Cisco Kid (Warner Baxter) , c’est un bandit de grand chemin d’origine portugaise (il a fui quand il était enfant). Sa cible de prédilection : les diligences. Et comme il l’explique à une jeune femme : il ne dérobe jamais les gens. D’ailleurs il paye le bijou qu’il lui prend, afin de l’offrir à la femme de sa vie : Tonia Maria (Dorothy Burgess).

En face de lui, il trouve le représentant de la Loi qui doit l’interpeller : le sergent Mickey Dunn (Edmund Lowe).

Non seulement ces deux-là vont s’affronter dans leur métier – un hors-la-loi contre celui qui doit l’arrêter) mais en plus, ils seront aussi en concurrence pour la jeune femme.

 

Ce film est devenu mythique pour différentes raisons.

Tout d’abord, il s’agit du premier film parlant en extérieur et surtout totalement parlant !

Mais ce qui a fait  aussi – et malheureusement – sa notoriété, c’est l’accident qu’eut Raoul Walsh pendant le tournage : il en perdra son œil et portera alors son célèbre bandeau. Il est des publicités dont on se passerait.

 

C’est donc le premier film totalement sonorisé. Et ça se voit. En effet, tous les éléments de son qui ont été expérimentés depuis le Chanteur de Jazz se retrouvent dans le film. On y parle – un peu trop à mon goût – on y chante avec ou sans accompagnement ; l’accompagnement est présent hors champ comme sur l’écran (les mariachi du début)  et le reste suit : on entend la diligence arriver, les coups de feu retentir et toute cette sorte de choses…

Mais l’influence du cinéma muet reste encore prégnante, même si elle a tendance à disparaître.

 

Pour le reste, nous assistons à une belle histoire d’amour et de trahison, l’un allant rarement sans l’autre au cinéma (sinon où serait l’histoire ?). Et surtout, nous suivons avec délectation les aventures du Cisco Kid, un bandit pas si terrible que ça. Il sait parler aux femmes, et même son « ennemi » (Dunn) est séduit par sa prestance.

Il faut dire qu’Edmund Lowe, avec sa fine moustache et son sourire enjôleur est très séduisant. Il a un je-ne-sais-quoi de Douglas Fairbanks, les ressorts en moins.

Raoul Walsh, en plus de réaliser devait interpréter ce rôle, qui fut donc réécrit. On ne peut que le deviner maintenant, sur les plans éloignés.

Mais un Cisco Kid aux yeux bleus aurait certainement eu son charme, il suffit de voir Sadie Thompson pour s’en persuader.

 

Il est bien dommage que les paroles ont une fâcheuse tendance à éclipser l’action. En effet, un petit peu moins de dialogue n’aurait pas nui. Mais ne boudons pas notre plaisir. Le Cisco Kid fait partie de ces brigands bien-aimés, et pour une raison plus légitime que Jesse James.

Mais si nous avons l’habitude des westerns flamboyants et se terminant bien, ici la nuit est un élément important de l’intrigue. Quant à la fin, elle est plus en demi-teinte, mais tout de même dans la lignée du manichéisme habituel. Et si Cisco Kid survit, c’est avant tout parce qu’il est un personnage bien. Même Dunn pourrait le reconnaître.

 

Quoi qu’il en soit, ce western assez plaisant et bien filmé en annonce un autre qui sortira deux ans plus tard, et pas n’importe lequel : The big Trail !

 

 

* Il s’agit du troisième film avec ce personnage. Il y en aura quatre autres dont le suivant – The Cisco Kid (1931) – à nouveau dirigé par Irving Cummings et avec les deux mêmes protagonistes mâles.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Steven Spielberg
The Sugarland Express (Steven Spielberg, 1974)

Deux jeunes gens, désespérés, traversent le Texas pour retrouver leur fils.

Sauf que pour ça, elle l’a fait évader de prison et ils ont pris en otage un policier.

Dans ces cas-là, le chemin est tout tracé vers une issue fatale.

Et c’est ce qui arrive.

 

Trois ans après Duel, Spielberg explore un autre aspect du road movie : la poursuite de criminels. Si dans le film précédent, le personnage principal était poursuivi, ce n’était pas de son propre fait ; c’était un homme plutôt déséquilibré qui l’avait pris en chasse.

Ici, les poursuivis sont les responsable de la poursuite.

Pourquoi ? Parce que les autorités ont considéré que Lou Jean (la belle Goldie Hawn, formidable) n’était pas une mère acceptable. Il faut dire qu’elle a tiré 8 mois de prison pour de petits larcins et que Clovis (William Atherton dans un rôle sympathique, ça fait du bien aussi) vient de s’évader.

 

Depuis Intolérance, on a appris à se méfier, au cinéma, des personnes qui savent mieux qui est qualifié pour élever un enfant. Alors évidemment, nous, spectateurs plus ou moins cinéphiles (pas besoin d’avoir vu le film de 1916), prenons tout de suite parti pour ce couple désespéré. Parce que cette poursuite d’un bonheur illusoire est leur dernière chance de revoir leur fils (Harrison Zanuck, fils de Richard et petit-fils de Darryl F.).

Il faut dire que tout est là pour nous les faire aimer : ils sont désespérés (on commence à le savoir), mais surtout, ils ont un bon fond. Ce ne sont pas Bonnie & Clyde qui écument les routes et les banques. Ils n’ont rien à perdre, et à tout prendre, leur cause est juste.

Juste peut-être, mais il ne faut pas oublier toutes les effractions commises pour en arriver là, comme le rappelle le Maxwel Slide (Michael Sacks), le policier retenu en otage.

 

Spielberg s’est inspiré d’une histoire vraie, ce qui est annoncé au début du film et confirmé à la fin, amenant « l’après » qui peut parfois frustrer le spectateur quand il n’y en a pas.

Mais au-delà de cette chasse à l’homme (au couple pour être plus précis), c’est un instantané du Texas au début des années 1970s qui nous est proposé. Et ce Texas n’est pas obligatoirement un état de ploucs chatouilleux de la gâchette comme on peut l’entendre dire. Les policiers font d’ailleurs peu usage de leurs armes. La seule frénésie d’armes à feu qui nous est proposée par deux Texans qui eux cadrent tout à fait avec le stéréotype ci-dessus.

 

Presque jusqu’au bout, Spielberg nous tient en haleine et veut nous persuader qu’ils vont réussir. Mais c’est quand le sort en est jeté et l’espoir définitivement éteint qu’il est question d’avenir. Tout le long du chemin, l’objectif est de récupérer le gamin. Mais c’est quand cet objectif semble réalisable (pour Lou Jean et Clovis) et impossible pour leurs poursuivants que le futur – hypothétique voire illusoire, donc – est débattu.

Normal, tout comme le Capitaine Tanner (Ben Johnson), nous savons qu’il n’y a plus d’espoir, alors cet échange devient pure rhétorique, histoire de parler et d’amener l’issue le plus facilement possible.

 

Mais cette poursuite qui sort de l’ordinaire est en plus piratée par le facteur humain. En effet, l’intervention des deux chasseurs-justiciers n’est rien à côté de la foule des Texans qui prennent fait et cause pour Lou Jean et Clovis. La route est alors jonchée de sympathisant, rendant la tâche on ne peut plus difficile pour la police. Sans parler de Slide qui se range d’une certaine façon du côté des deux jeunes gens.

 

Et c’est bien normal, car malgré la barrière de la loi, ils sont tous les trois du même âge (ou presque). Le transfert habituel ravisseur-otage se fait alors d’autant plus facilement. Finalement, ces trois-là ont encore un pied dans l’adolescence : car il faut tout de même un certain degré d’insouciance pour entreprendre une telle expédition.

 

Mais à aucun moment, la police n’est montrée sous un mauvais jour. Tanner fait son boulot jusqu’au bout. Il sait qu’il y aura de la casse, même s’il veut l’éviter à tout prix. Ce n’est pas une exécution rageuse comme pour Bonnie & Clyde (150 impacts !), mais une exécution tout de même, les deux Rangers tireurs d’élite ayant été appelés dans ce but.

On arrive alors à une résolution en demi-teinte, une espèce de compromis entre la police et les deux jeunes gens.

Une dernière tractation tacite : vous récupérez l’enfant, d’accord, mais pas tous les deux.

 

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