Délaissant Annabelle qui a fait parler d’elle après le premier opus, James Wan se penche sur un nouveau cas élucidé par les Warren (Vera Farmiga & Patrick Wilson) : la maison des Hodgson dans le comté d’Enfield, partie septentrionale du Grand Londres.
Nous sommes en 1977, et Janet et ses quatre enfants – encore de nombreux enfants ! – ont remarqué des phénomènes étranges dans la maison qu’ils occupent.
A un moment, une seule solution s’impose : l’intervention des deux démonologues.
Et ça tombe bien, parce que Ed et Lorraine sont le jouet d’une apparition récurrente : une nonne (Bonnie Aarons) inquiétante (euphémisme).
Ca tombe bien, parce que c’est cette même nonne qui tourmente les Hodgson. Lorraine et Ed se rendent donc en Angleterre…
On prend les mêmes, et on recommence. Enfin le même duo vedette et une grande partie de l’équipe technique. Pour le reste, beaucoup de nouveaux, surtout dans la distribution des rôles, ce qui est logique. Nous sommes à nouveau aux prises du Mal, personnifié par deux protagonistes très réussi : la nonne donc, mais aussi l’Homme Tordu (1) – « The crooked Man » (Javier Botet) – qui personnalisent ce Mal envahissant.
Mais, hélas, nous sommes dans une suite, et n’est pas Irving Kershner ou Francis Ford Coppola qui veut : le film de James Wan est à nouveau très bien léché, mais on y ressent une baisse d’intensité. Ce qui faisait la force de l’opus s’est émoussé et on frissonne beaucoup moins. Nous avons droit aux mêmes ressorts dramatiques – laideur des monstres, lévitation, phénomènes paranormaux (etc.) – mais on y croit moins.
Il faut dire que Wan avait fait très fort trois ans plus tôt et il était difficile de reprendre tout ce qui faisait le sel de la première intrigue sans tomber dans une espèce de répétition, évidemment lourdingue. Un point tout de même a été changé : l’exorcisme (un tantinet empesé la fois précédente) – inévitable – est expédié rapidement, avec toutefois le même effet : le monstre retourne d’où il vient, libérant à la fois la maison anglaise et les esprits des deux personnages principaux.
Mais si l’introduction précise que l’intrigue s’inspire d’une histoire vraie, on a du mal à pleinement entrer dedans. Même la musique de Joseph Bishara, qui avait beaucoup d’importance dans le premier film a tendance à seulement accompagner ce qu’il se passe, comme reléguée au second plan. Pire : on ne sent aucune tension dramatique dans sa présence – ou son absence.
Et c’est peut-être là qu’il faut chercher cette baisse générale de l’intensité du film.
Quoi qu’il en soit, on suit tout de même avec intérêt –moindre, donc – cette histoire de possession, encadrée tout de même par quelques fugaces clins d’œil à des éléments antérieurs :
La séquence d’ouverture se situe dans une maison aux fenêtres en forme de quarts de disque (eh oui, Amityville…) ; quand Ed dépose son trophée parmi ceux de ses chasses précédentes, on retrouve la boîte à musique de l’épisode 1, et bien sûr, fidèle au poste dans sa cage de verre, la terrible Annabelle, et sourire figé plus qu’énigmatique !
PS : Aïe, aïe, aïe, ils ont tourné un troisième opus…
- « Tordu » physiquement et moralement.
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