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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

epouvante

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Epouvante, #Thriller, #James Wan
Conjuring 2 : Le Cas Enfied (Conjuring 2 - James Wan, 2026)

Délaissant Annabelle qui a fait parler d’elle après le premier opus, James Wan se penche sur un nouveau cas élucidé par les Warren (Vera Farmiga & Patrick Wilson) : la maison des Hodgson dans le comté d’Enfield, partie septentrionale du Grand Londres.

Nous sommes en 1977, et Janet et ses quatre enfants – encore de nombreux enfants ! – ont remarqué des phénomènes étranges dans la maison qu’ils occupent.

A un moment, une seule solution s’impose : l’intervention des deux démonologues.

Et ça tombe bien, parce que Ed et Lorraine sont le jouet d’une apparition récurrente : une nonne (Bonnie Aarons) inquiétante (euphémisme).

Ca tombe bien, parce que c’est cette même nonne qui tourmente les Hodgson. Lorraine et Ed se rendent donc en Angleterre…

 

On prend les mêmes, et on recommence. Enfin le même duo vedette et une grande partie de l’équipe technique. Pour le reste, beaucoup de nouveaux, surtout dans la distribution des rôles, ce qui est logique. Nous sommes à nouveau aux prises du Mal, personnifié par deux protagonistes très réussi : la nonne donc, mais aussi l’Homme Tordu (1) – « The crooked Man » (Javier Botet) – qui personnalisent ce Mal envahissant.

Mais, hélas, nous sommes dans une suite, et n’est pas Irving Kershner ou Francis Ford Coppola qui veut : le film de James Wan est à nouveau très bien léché, mais on y ressent une baisse d’intensité. Ce qui faisait la force de l’opus s’est émoussé et on frissonne beaucoup moins. Nous avons droit aux mêmes ressorts dramatiques – laideur des monstres, lévitation, phénomènes paranormaux (etc.) – mais on y croit moins.

 

Il faut dire que Wan avait fait très fort trois ans plus tôt et il était difficile de reprendre tout ce qui faisait le sel de la première intrigue sans tomber dans une espèce de répétition, évidemment lourdingue. Un point tout de même a été changé : l’exorcisme (un tantinet empesé la fois précédente) – inévitable – est expédié rapidement, avec toutefois le même effet : le monstre retourne d’où il vient, libérant à la fois la maison anglaise et les esprits des deux personnages principaux.

Mais si l’introduction précise que l’intrigue s’inspire d’une histoire vraie, on a du mal à pleinement entrer dedans. Même la musique de Joseph Bishara, qui avait beaucoup d’importance dans le premier film a tendance à seulement accompagner ce qu’il se passe, comme reléguée au second plan. Pire : on ne sent aucune tension dramatique dans sa présence – ou son absence.

Et c’est peut-être là qu’il faut chercher cette baisse générale de l’intensité du film.

 

Quoi qu’il en soit, on suit tout de même avec intérêt –moindre, donc – cette histoire de possession, encadrée tout de même par quelques fugaces clins d’œil à des éléments antérieurs :

La séquence d’ouverture se situe dans une maison aux fenêtres en forme de quarts de disque (eh oui, Amityville…) ; quand Ed dépose son trophée parmi ceux de ses chasses précédentes, on retrouve la boîte à musique de l’épisode 1, et bien sûr, fidèle au poste dans sa cage de verre, la terrible Annabelle, et sourire figé plus qu’énigmatique !

 

PS : Aïe, aïe, aïe, ils ont tourné un troisième opus…

 

  1. « Tordu » physiquement et moralement.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Epouvante, #Thriller, #James Wan
Conjuring : Les Dossiers Warren (The Conjuring - James Wan, 2013)

Avant Annabelle, donc, il y avait déjà Annabelle. C’est elle qui ouvre le film, dans une histoire à vous dresser les cheveux sur la tête : deux jeunes femmes ont autorisé sa possession spirituelle. Depuis, c’est un enfer qu’elles vivent.

Heureusement, Ed (Patrick Wilson) et Lorraine Warren (Vera Farmiga) sont intervenus pour les débarrasser de cette poupée maléfique.

Mais une autre tâche attend ce couple hors du commun : la maison des Perron.

Roger (Ron Livingston), Carolyn (Lili Taylor) et leurs cinq filles viennent d’emménager dans une maison isolée du Rhode Island. Ce sont des gens tout ce qu’il y a d’ordinaire, comme toujours. Par contre, la maison l’est beaucoup moins : une entité y séjourne, faisant de ce foyer (doux foyer…) un véritable enfer. Normal, elle en vient. Elle s’appelle Bathsheba (Bethsabée), et n’a absolument rien à voir avec celle du roi David…

 

Il y a eu l’Exorciste, puis Amityville : La Maison du diable, Evil Dead, et toute cette sorte de choses. Alors oubliez tout ce que vous avez vu et plongez-vous dans les dossiers du couple Warren. Enfin surtout celui qui concerne cette famille américaine. C’est absolument magnifique. Certes, ce n’est pas pour tous publics, mais si, comme moi, vous aimez frissonner de temps en temps, vous allez être servi(e) !

Nous avons la maison isolée d’Evil Dead, elle est habitée par une créature démoniaque comme dans Amityville, et nous avons droit à un exorcisme de toute beauté, pratiqué – pour la première fois – par Ed, faute de temps avant l’arrivée du père Gordon (Steve Coutler), le seul habilité dans ce domaine.

Et comme nous sommes dans l’ère numérique, les effets spéciaux sont encore plus époustouflants, donnant à ce film une qualité supérieure pas très loin derrière celle du film de Friedkin…

 

Il faut dire que James Wan est dans son élément (pas aquatique…), lui qui a lancé la phénoménale série des films Saw… Mais alors que le sang y était omniprésent, nous en avons beaucoup moins ici. De toute façon, pas besoin d’hémoglobine pour faire frissonner son public, ce qu’il réussit fort bien. Bien sûr, le choix d’une telle maison nous nous indique tout de suite que des choses peu naturelles vont s’y passer. Mais, et c’est là qu’est le talent de ce réalisateur, il réussit malgré tout à nous surprendre, et même nous faire sourire (1) !

Et surtout, il n’a pas une bande d’adolescents désœuvrés qui passent leur temps à se séparer au lieu de rester groupés pour affronter ensemble le Mal(éfice). (2)

Par contre, l’utilisation des différentes portes est toujours très pertinente, et avec la musique (angoissante, évidemment !) de Joseph Bishara, cela devient grandiose. Surtout que l’absence de musique joue son rôle à fond, avant les cris perçants attendus. Attendus mais là encore très bine placés !

 

Seul l’exorcisme n’atteint pas le haut niveau du reste : difficile de faire mieux que Friedkin. D’ailleurs, il ne dure pas trop longtemps et ne nous fait pas oublier pour autant le reste. Il est là parce qu’inévitable dans l’intrigue.

Pour le reste, les interprètes sont réellement à la hauteur de l’enjeu, les Warren, bien sûr, mais surtout Lily Taylor, elle aussi une habituée du genre. Même les cinq (jeunes) filles de la maison sont impeccables, dans cette histoire qui ne semble pourtant pas de leur âge ! Surtout April (Kyla Deaver), la plus jeune, qui a un rôle assez intéressant, et permet )à Wan de jouer avec les nerfs du spectateur. De toute façon, comme il le fait à longueur de film…

Pas sûre que la petite Kyla l’ait vu à sa sortie…

 

Au fait, vous avez repéré la véritable Lorraine Warren (86 ans quand le film sort) ?

 

PS : quand la famille Perron s’installe dans sa nouvelle maison, nous avons droit à la chanson Time of the Season, écrite et interprétée par… The Zombies ! Ca ne s’invente pas... Ca se provoque !

 

  1. Un petit peu de détente ne nuit pas… Surtout dans une telle intrigue !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Epouvante, #Thriller, #John R. Leonetti
Annabelle (John R. Leonetti, 2014)

Quand une intrigue fonctionne à Hollywood (et aussi ailleurs…), on la décline sous toutes ses formes, usant la trame jusqu’à la corde, cela va de soi. C’est donc le cas pour cette Annabelle, poupée maléfique, qui entre dans la vie de Mia (Annabelle Wallis) et John (Ward Horton), un beau jour de 1967.

Mia est enceinte et John lui offre une poupée de porcelaine pour compléter sa collection, cadeau de premier enfant. Bien évidemment, Mia est comblée et cette poupée prend immédiatement une place privilégiée dans la collection.

A partir de ce jour, des choses étranges vont se produire, toujours plus terribles les unes des autres…

 

D’abord, il y avait Conjuring : Les Dossiers Warren  (2013), qui relatait l’histoire des époux Warren, chasseurs de démons. Mais ne l’ayant vu, je passe. Annabelle est donc une poupée que ces deux personnes ont enfermée dans une prison de verre, prison n’étant pas un terme usurpé tant elle présente une dose maléfique. C’est une histoire de cette poupée que John R. Leonetti avec l’aide de Gary Dauberman au scénario, a choisi de nous présenter.

Et progressivement, ils vont créer l’atmosphère nécessaire de ce thriller, soutenu par une musique originale de Joseph Bishara, qui tranche avec son absence : Leonetti fait alterner comme il se doit les moments sans musique afin d’augmenter le suspense indispensable à ce genre de film.

 

Nous sommes ici essentiellement dans l’épouvante, une sorte de super thriller, où la présence d’un être inanimé va concentrer toute l’attention du spectateur, l’absence normale d’émotion sur le visage figé de la poupée la rendant d’autant plus effrayante qu’elle est souvent cadrée en gros plan, avec parfois une goutte de sang (comme sur l’affiche originale).

Et cette menace représentée par cette poupée va grandissante, à mesure que le film avance, amenant inévitablement le frisson (en anglais, « thrill ») attendu.

Mais, et c’est très certainement le véritable intérêt du film, cette poupée est immobile. Ce n’est pas Chucky qui, en plus d’un visage disgracieux, se meut dans son univers : Annabelle est toujours figée. Par contre, on a beau essayer de s’en débarrasser ou la changer d’endroit, elle revient toujours et se déplace à sa guise quand on a le dos tourné.

 

Bien entendu, on est obligé de songer au Rosemary’s Baby de Polanski, surtout que les actualités télévisées parlent de la Famille Manson qui va assassiner la femme de ce dernier, Sharon Tate, alors qu’elle était enceinte, comme Mia. Bref, la référence est posée dès le début. Mais si le bébé de Rosemary est l’enfant du Diable, la petite Leah qui va naître n’en a aucun attribut. Par contre, elle va devenir, malgré elle, évidemment, l’enjeu de ce démon bien singulier. Parce que le doute n’est pas possible : la poupée est démoniaque.

Bien entendu la comparaison avec le film de Polanski s’arrête là, Leonetti se contentant de faire le job : l’atmosphère est là, les frissons aussi.

 

C’est tout ce que demandent les habitués du genre, et ils ne sont pas déçus.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Epouvante, #William Castle
Le Désosseur de cadavres (The Tingler - William Castle, 1959)

Encore une fois, nous avons droit à un titre français on ne peut plus racoleur. Cadavre est sûr de faire vendre, quant à désosseur, c’est tout un programme. Mais en est-ce vraiment le cas ici ?

Si ce « tingler » désossait les cadavres, je serai le premier d’accord. Sauf que ce n’est absolument pas le cas. Ce « tingler »  est une espèce de crustacé cousin du homard (sans les pinces) dont la morsure est fatale, si on se tait. Et William Castle nous prévient en préambule ; si nous sommes victime de cette bête terrible, une seule chose peut nous sauver : crier. D’ailleurs, ce sont des visages hurlants qui ouvrent le film, histoire de rassurer ceux qui n’oseraient le faire par pudeur, fierté voire orgueil.

 

Warren Chapin (Vincent Price) est un médecin légiste. Avec David Morris (Darryl Hickman), ils étudient la peur. Physiquement. Ils manquent de matière pour démontrer que la peur aide à mourir : en effet, certains condamnés à mort meurent avec la colonne vertébrale brisée, ce qui n’est pas du ressort de la décharge électrique reçue.

En fait, il s’agit de ce tingler qui donne son titre (original) au film (voir plus haut) qui, quand on le laisse faire saisit le système vital jusqu’à la limite vitale : si on crie, il lâche sa prise.

Jusqu’ici, tout va bien. Sauf que Mrs. Higgins (Judith Evelyn) est sourde et muette. De quoui développer cette créature fatale…

 

Voilà plus de 35 ans que je n‘avais pas vu ce film, et ce que je peux dire c’est que l’intérêt n’a pas faibli. Il faut dire que l’intrigue est formidable : une espèce de créature qui s’attaque à la première créature vivante qu’elle croise et la serre jusqu’à la mort. Et Castle en use (et abuse).

En effet, il n’hésite pas à interrompre le film (écran noir) en plein émoi pour prévenir les spectateurs que ce même tingler n’est pas seulement un phantasme cinématographique mais une réalité : il faut crier !

 

Et ce qui est remarquable, c’est que pour la première fois, un cinéaste nous montre une drogue qui aura son importance à la fin de la décennie suivante : le LSD. Et En plus de montrer les effets possibles de ce psychotrope, il en use pour nous guider sur une fausse piste : si Chapin a été capable d’essayer cette drogue sur lui-même, comment n’aurait-il pas pu le faire sur une de ses patientes (Mrs. Higgins) afin de corroborer ses conclusions. ?

Surtout que Price/Chapin nous a déjà menés en bateau (brillamment) avec son épouse (Patricia Cutts).

Mais cette fois-ci, c’est autrement dangereux parce que les victimes collatérales n’ont absolument rien à voir avec cette chose (2).

Et en plus, Castle avait mis en place un système pour électrifier les sièges : tout était là pour le succès du film. Alors quand il s’interrompt pour prévenir les spectateurs, encore une fois, on se dit que c’est vraiment bien joué.

 

Bref, nous sommes dans un de ces films d’épouvante de série B qui mérite (à mon avis) un A, avec un Vincent Price au top (sommet de son art, si vous préférez…).

Un film qui se laisse revoir avec toujours autant de plaisir.

 

 

  1. Acide Lysergique Diéthylamide, ce qui a aidé à la chute de Syd Barrett.
  2. Et en plus elles sont venues voir un film muet : Tol’able David (Henry King, 1921). Que des gens bien, quoi.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Epouvante, #Drame, #Jacques Tourneur
L'Homme léopard (The leopard Man - Jacques Tourneur, 1943)

Décidément, les spectateurs n’ont qu’à peine le temps de se remettre de la sortie de Vaudou que déjà Tourneur récidive : en moins de six mois, ce sont trois films de ce réalisateur qui sont présentés coup sur coup, et ce dernier à peine plus d’un mois après le précédent (1). Et encore une fois, il faut avoir les nerfs solides pour aller contempler cette nouvelle intrigue qui les met à rude épreuve.

 

Kiki Walker (Jean Brooks), danseuse, et Jerry Manning (Dennis O’Keefe), son manager, ont été embauchés dans le cabaret d’une petite ville du Nouveau-Mexique. Afin qu’on parle d’elle, Jerry imagine un formidable coup de publicité : il loue un léopard à Charlie How-Come (Abner Biberman), un artiste ambulant qui présente un numéro d’homme-léopard (2). Malheureusement, l’animal, apeuré par la foule et le  bruit, s’échappe et sème la terreur dans la petite ville.

C’est d’abord la jeune Teresa (Margaret Landry) qui est tuée sur le pas de sa porte, alors qu’elle tentait d’échapper au fauve. Une battue s’organise mais malgré cela, deux autres femmes sont à nouveau tuées.

Et le léopard reste toujours introuvable…

 

Tourné trois mois et demi après le film précédent, le film souffre peut-être  de cette rapidité de travail, mais il n’en demeure pas moins un film fort dans la liste der ceux de son réalisateur. Il faut dire que son équipe a peu été modifiée, ce qui permet tout de même une meilleure efficacité. Et cette fois, c’est James Bell (Dr. Galbraith) qui se retrouve à nouveau dans l’interprétation, lui qui fut déjà un autre docteur dans Vaudou (Dr. Maxwell). Seul changement notable, la présence de Robert de Grasse (frère de Joseph et neveu de Sam) en lieu et place de J. Roy Hunt, derrière la caméra. Et c’est peut-être aussi ce qui fait la différence avec le film précédent : certes Tourneur joue avec l’éclairage, mais il manque un petit quelque chose pour le hisser au niveau de ces prédécesseurs.

 

Quoi qu’il en soit, on frissonne à nouveau, de peur et de plaisir face à ce monstre – animal, humain, ou les deux ? – qui terrorise cette petite ville sans histoire. Et encore une fois, Tourneur joue sur la superstition locale, ainsi que sur un passé tragique. Dans Vaudou, c’était le passé négrier de l’île qui était (plus qu’) évoqué, ici, c’est l’annihilation du village originel qui est évoqué à travers une commémoration annuelle qui n’est pas sans rappeler les processions espagnoles avec personnages encagoulés.

A nouveau, Tourneur fait référence à l’idée de l’étranger – « alien », disent-ils là-bas – comme ce fut le cas avec La Féline (Irena était serbe) et Vaudou (la famille Rand-Holland était colonisatrice). Pas étonnant de la part d’un réalisateur partagé entre le pays qui l’a vu naître ainsi que sa famille, et le pays qui l’a accueilli et lui a permis d’exercer son art : il est lui-même une sorte d’étranger à Hollywood.

 

Mais pour le reste, le spectacle est au rendez-vous, et si la caméra de De Grasse n’est pas autant au rendez-vous que dans les deux films précédents – encore que – c’est la musique de Roy Webb qui fait tout, le sel du film. Et surtout son absence qui est – à chaque fois – synonyme funeste : en effet, pour chaque nouvelle victime, la musique s’efface pour nous permettre d’appréhender « encore plus le sentiment d’effroi de la (future) victime : un silence de plus en plus inquiétant que certains bruits habituellement considérés comme naturels, deviennent synonyme d’angoisse et de malheur.

Et ça ne rate pas ! Même la dernière victime – celle qui permet (ou qui suit) la résolution de l’intrigue – est emportée alors que la vie continue pour le reste du monde et que la procession s’engage vers son but, le tout sans accord ajouté : la musique ne revient que progressivement une fois que la dernière réplique est prononcée et que la fin s’affiche.

Magistral. (3)

 

  1. Vaudou est sorti le 8 avril alors que L’Homme léopard est présenté le 19 mai.
  2. D’où le titre. Mais pas que.
  3. Quand même !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Epouvante, #Drame, #Jacques Tourneur
Vaudou (I walked with a Zombie - Jacques Tourneur, 1943)

Betsy Connell (Frances Dee) est une jeune infirmière rationnelle, alors quand on lui propose d’aller travailler aux Antilles elle n’hésite pas une seconde. Par contre, quand on lui demande si elle croit à la sorcellerie, elle a un doute.

Il faut dire que la femme dont elle doit s’occuper ne bouge pas et ne parle pas, restant immobile toute la journée. Mais la nuit…

Bref, Jessica Holland (Christine Gordon) est une zombi. Et cela depuis que son mari Paul (Tom Conway) et son demi-frère Wesley Rand (James Ellison) ont eu un différent la concernant : elle devait quitter l’un pour partir avec l’autre.

La présence de Betsy va-t-elle permettre à Jessica de sortir de sa torpeur ?

 

Jacques tourneur enchaîne : cinq mois (et trois jours) après sa magnifique Féline, sort ce nouvel opus de cinéma d’épouvante. Et à nouveau, il fait mouche. On suit avec intérêt et beaucoup de curiosité cette aventure exotique singulière, basée sur les superstitions antillaises. Et malgré le peu de temps qui sépare les deux films, force est de reconnaître que le niveau cinématographique du film est à nouveau élevé.

Encore une fois, il joue avec les ombres et la lumière – sur les ombres, la plupart du temps l’action se situe la nuit – et l’ambiance qu’il en tire, rythmée par la musique encore une fois) de Roy Webb. Il faut dire que hormis J. Roy Hunt qui tient à son tour la caméra, les cadres du film précédent sont là, ce qui assure tout de même une cohérence dans le travail. Même Tom Conway est de retour, campant un Paul Holland énigmatique totalement pertinent.

 

Et Tourneur nous envoie sur différentes pistes pour l’état de santé (maladie ? possession ? envoûtement ? autre ?) de Jessica tout au long du film, alors qu’avec Betsy nous apprenons petit à petit ce qu’il s’est passé : et quelle que soit la raison invoquée, on en revient toujours au vaudou local, omniprésent par les tambours qui résonnent dans la nuit.

Et quand la rationnelle Betsy cède à la tentation, son parcours pour arriver au temple (« Houmphort »), alors  tout le savoir faire du réalisateur se présente à nous :

  • bien sûr, c’est la nuit ;
  • le chemin est jonché d’éléments étranges, voire malsains : animaux sacrifiés, crâne (…) ;
  • le gardien du croisement (Darby Jones, effrayant à souhait) se nomme Carrefour, comme un fait exprès, et son immobilité pourrait faire croire qu’il n’est pas réel ;
  • la cérémonie, à laquelle assistent Betsy & Jessica, nous montre des personnes en transe, accentuant l’impression surnaturelle qui nous accompagne.

 

C’est donc un exotisme inquiétant qui nous est proposé, mais Tourneur – grâce à ses scénaristes – nous avait prévenu : Paul, dès sa rencontre avec Betsy, nous prévient (en même temps qu’elle) : la beauté apparente cache derrière elle une réalité beaucoup moins esthétique, voire l’omniprésence de la mort. Et on ne peut pas lui donner totalement tort, au vu de ce qu’il va se passer.

Quoi qu’il en soit, c’est absolument fabuleux. Tourneur a peut-être la réputation d’avoir tourné des séries B, il n’en demeure pas moins un très grand cinéaste, et ce film en est encore une illustration.

 

PS : on notera la présence d’un certain Sir Lancelot qui interprète la chanson Fort Holland Calypso Song, qui sera reprise quelques années plus tard (avec d’autres paroles) : Shame and Scandal in the family (Wau Wau - Lord Melody, 1962)

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Epouvante, #Drame, #Jacques Tourneur
La Féline (Cat People - Jacques Tourneur, 1942)

Cette « Féline », c’est Irena Dubrovna (Simone « Séverine » Simon). Jeune styliste au charme indiscutable, elle tape dans l’œil d’Oliver Reed (Kent Smith), alors qu’elle essaie vainement de dessiner la panthère du zoo de New York.

Rapidement, ils tombent amoureux l’un de l’autre et se marient. Mais Oliver n’avait pas envisagé une telle distance entre lui et son épouse : Irena a peur. Peur d’une malédiction qui vient de son pays d’origine (Serbie) qui dit que certaines femmes sont issues de félins, eux-mêmes issus de sorcières (1)… Et qu’elle a peur de venir elle-même une panthère si elle s’approche trop de son mari.

Bien sûr, ce ne sont que croyances qui remontent à l’enfance et son pays natal… Pourtant, un soir qu’elle rentre chez elle, Alice Moore (Jane Randolph) entend les pas précipités d’une femme qui la suit. Puis plus rien.

Rien ? Pour Alice, non. Mais pour le zoo, quelques moutons sont retrouvés égorgés, près des empreintes d’un fauve…

 

Etre le « fils de » n’est pas toujours un atout. Et Jacques Tourneur en a certainement fait l’expérience, lui qui a commencé en montant les films de son père, Maurice. Mais il faut reconnaître qu’avec cette Féline, le petit Jacques est devenu grand, et même un très grand dans le domaine du film d’épouvante. Mais pas seulement. Parce que Jacques Tourneur joue avec beaucoup d’habileté sur la lumière et le son, nous offrant un film qui, malgré le genre parfois déprécié voire méprisé (2), est un pur chef-d’œuvre cinématographique. Tellement qu’on va retrouver dans des films ultérieurs ce même savoir faire out tout du moins quelque chose qui s’en approche, sans obligatoirement le même talent.

 

Deux séquences à elles seules montrent la maîtrise de Tourneur quant au suspense et bien sûr la suggestion : à aucun moment, pourtant, nous n’avons droit à une quelconque transformation comme c’était le cas des différentes versions de Dr. Jekyll & Mr. Hyde. Et jusqu’au bout le doute va subsister jusqu’à la résolution finale, qui ne peut être autre.

Tourneur va utiliser l’opposition ombre/lumière avec beaucoup de brio, aidé en cela par la caméra de Nicholas Musuraca et surtout l’éclairage (et le non éclairage) qui donnent un aspect fantastique au film.

Dans la première séquence, Alice est poursuivie par Irena, donc, mais les pas de cette dernière cessent brusquement et Alice se retrouve seule dans une rue partiellement éclairée. Déjà, l’opposition ombre/lumière est source de tension, mais sur ces images un tantinet angoissante, il n’y a aucun bruit et surtout aucune musique. La tension arrive à un paroxysme qui sera déchiré par l’arrivée d’un bus.

Autre exemple de ce savoir faire, la piscine. A nouveau, Alice rentre chez elle et avant de s’enfermer dans son appartement, elle veut se délasser dans la piscine. Elle est seule et – malheureusement ? – n’a pas allumé la pièce. L’eau va capter quelques éléments lumineux et les réverbérer sur le plafond, amenant à nouveau une sensation de malaise, accentuée cette fois-ci par une ombre on ne peut plus menaçante (3).

 

Mais ces deux séquences n’arrivent pas par hasard, ni seulement pour effrayer (ou faire sursauter) le spectateur : Tourneur, grâce au scénario subtile de DeWitt Bodeen, va progressivement amener les éléments indispensables pour créer le suspense et favoriser un sentiment d’insécurité chez ses personnages : la rencontre devant la cage de la panthère noire ; le chaton ; la visite dans l’animalerie… Sans oublier le décor monomaniaque dans l’appartement d’Irena.

Bien sûr, nous avons droit à une séquence plutôt fantastique : le rêve que fait Irena, synthèse de ses pulsions et de ce qu’elle prouve. Mais c’est ailleurs qu’est le véritable ressort « épouvantable » (au sens premier du terme), dans ce jeu d’ombres et de lumières, ainsi que son adjonction ou non de musique que Tourneur maîtrise à la perfection (ou presque), donnant à son film une dimension supérieure.

 

  1. Les « cat people » du titre original.
  2. L’épouvante n’a pas toujours le vent en poupe chez les historiens du cinéma…
  3. Je ne vous dis pas ce que c’est. Allez voir vous-même…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Epouvante, #Jennifer Kent
Mister Babadook (The Babadook - Jennifer Kent, 2014)

Mister Babadook est le personnage d’un livre. Pour enfants. Enfin c’est comme ça qu’il s’introduit dans la maison d’Amelia (Essie Davis) et Samuel (Noah Wiseman). Ils y vivent ensemble depuis la mort d’Oskar (Ben Winspear), le père de Samuel, dans un accident de voiture sur la route de la maternité.

Un jour, peu avant les 7 ans de Samuel, ce dernier trouve donc le livre qu’il fait lire à sa maman. Et là, le cauchemar commence. Enfin pour Amelia, parce que voilà bien longtemps que le petit garçon se réveille la nuit parce qu’il y a un monstre dans sa chambre.

Un monstre terrifiant. Vraiment.

 

Et il est d’autant plus terrifiant qu’on ne l’aperçoit jamais vraiment. Et Jennifer Kent a bien compris qu’une menace qu’on ne voit pas est beaucoup plus effrayante qu’un monstre identifié. Parce que la terreur de ce personnage est très communicative : c’est donc un film très réussi !

On tremble sans vraiment rire comme dans certains films d’horreur habituels et les rapports entre la mère et le fils contribuent à ce climat de terreur : on aime ça ! Enfin c’est mon cas… Et le parti pris de tourner dans une atmosphère en noir et blanc – les couleurs des décors – accentuent le mystère et l’aspect fantastique du film. En effet, peu de véritables couleurs sont visibles tout au long du film : à part les cheveux blonds d’Amelia et la chemise à carreaux (en partie noire) de Samuel, c’est très sombre.

 

Bien sûr, on pense à d’autres films du genre, mais c’est surtout The Shining qui se rappelle à nous. Certes, le père est mort mais on retrouve ce couple mère-fils qui tente d’échapper à une force maléfique qui veut les détruire. Autre film reconnaissable : Nosferatu. Et ce n’est certainement pas par hasard que les seules visions que nous avons du monstre qui nous intéresse ici se retrouvent dans des films muets qu’Amelia regarde plus ou moins afin de lutter contre le sommeil qui lui fait peur : dans des extraits de Méliès, on aperçoit donc le Babadook qui se présente tel Nosferatu de Murnau, ses longs doigts effilés étant par contre noirs.

 

C’est un formidable cauchemar qui nous est proposé ici, dirigé d’une main de maîtresse par Jennifer Kent qui signe par ailleurs son premier long-métrage. Bien sûr, cette réussite « est aussi due à l’interprétation phénoménale d’Essie Davis (qui sera justement récompensée) et Noah Wiseman. Ils interprètent avec beaucoup de justesse cette relation ambiguë : est-ce parce que le père est mort que le fils est vivant ? Quel est le degré de responsabilité de Samuel dans sa mort ? Bref, cette relation déjà fragile ne s’améliore pas avec un tel personnage malfaisant qui intervient.

De plus, l’aspect cheap du film (1) lui donne encore plus de valeur : le spectateur se concentre alors pleinement sur le film en lui-même sans s’extasier sur la splendeur des effets numériques.

 

Bref, c’est ici un grand film d’épouvante qu’a réalisé Jennifer Kent, déjà inspirée par sa créature lors d’un précédent court-métrage (Monster, 2005). Mais rassurez-vous (?), il n’y en aura pas d’autre : comme elle a écrit le scénario, elle en a l’exclusivité et n’a certainement pas l’intention de céder à la tentation !

 

  1. Pas d’effets spéciaux grandiloquents, casting principal très resserré, lieux de tournages peu nombreux...

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Epouvante, #Paul Leni
La Volonté du mort (The Cat and the canary - Paul Leni, 1927)

 

Cyrus West, un riche excentrique pressé par des héritiers avides, décède. Mais il émet une condition pour que ces gens touchent quelque chose : vingt ans doivent passer avant l’ouverture du testament.

Vingt ans après, ils sont six à répondre à l’appel de maître Crosby (Tully Marshall) qui doit ouvrir le coffre renfermant le nom de l’heureux élu qui en plus aura droit aux fameux diamants West : ses neveux Harry (Arthur Edmund Carewe) et Charles (Forrest Stanley), sa sœur Susan (Flora Finch), sa nièce Cecily (Gertrude Astor), son autre neveu Paul Jones (Creighton Hale) et sa petite-nièce Annabelle (Laura La Plante). Et tout ce petit monde est sous la surveillance de Mammy Pleasant (Martha Mattox).

 

Le titre (original) tout d’abord : la référence au chat et au canari s’explique par la position intenable de Cyrus West vis-à-vis de ses héritiers : il est cerné et enfermé dans une cage (virtuelle), ce qui le fait mourir à petit feu. Cette métaphore sera reprise par Crosby à l’adresse de la nouvelle héritière. Nous sommes bien d’accord que la traduction française rejette cette image, mais le rapport avec le film reste tout de même pertinent.

 

Quoi qu’il en soit, nous assistons ici aux débuts de Paul Leni à Hollywood. Fort de son magnifique Cabinet des Figures de cire trois ans plus tôt, il commence sa carrière américaine par un coup de maître : non seulement le film est parfait, mais en plus il ouvre la voie au cinéma d’épouvante qui va s’épanouir dan la décennie qui approche. D’ailleurs, Frank R. Strayer s’inspirera beaucoup de ce film quand il réalisera The Monster walks cinq ans plus tard. Mais n’est pas Paul Leni qui veut et son film n’atteindra jamais le niveau de celui du réalisateur allemand.

 

Tout d’abord parce que Leni est allemand. Et cela se ressent dans sa façon de filmer ainsi que dans les décors (1). On retrouve le même genre de plan que dans son long métrage précédent (Le Cabinet), et la demeure (immense) de Cyrus West nous est présentée comme un bâtiment tout droit sorti de cette période post-expressionniste dans laquelle s’inscrit la production germanique. On y retrouve même la menace chère à Siegfried Kracauer à travers ces grandes mains poilues aux ongles longs et affûtés. Mais ne nous y trompons pas : nous sommes ici dans une comédie et si menace il y a, elle concerne surtout l’héritière qui emporte la mise : Annabelle (2).

 

Oui, il s’agit d’une comédie, et de haute volée, Leni réussissant admirablement à nous faire frissonner et rire en même temps. Il faut dire qu’il joue avec bonheur avec les éléments à sa disposition. Ses décors sont angoissants, enrobés de toiles d’araignée (indispensable) et fouettés par un vent violent qui fait voler les rideaux des fenêtres ouvertes. De plus, l’utilisation de plans très rapprochés voire très gros, accentue la tension qui ne fait que monter, à mesure que l’intrigue s’embrouille : un cadavre qui disparaît, des mains qui sortent du mur, comment ne pas de venir folle ? (3)

Mais l’angoisse qui se dégage est sans cesse tempérée par le ton comique résolument voulu par le réalisateur. Et le ressort comique, c’est Creighton Hale. Dès son apparition à l’entrée du manoir, on a le sourire aux lèvres qui ne nous quittera qu’un instant, quand il rencontrera le spectre qui mène la danse (j’y reviendrai plus bas). D’ailleurs, Annabelle enfonce le clou en rappelant que la dernière fois qu’elle l’a vu (20 ans plus tôt donc), la nurse l’avait fait tomber sur la tête…

Autre personnage comique : la tante Susan. C’est comme de bien entendu l’archétype de la vieille tante acariâtre, sans cesse distillant son fiel, mais qui reste surtout très ridicule. Autre archétype, la servante qui en plus de s’appeler Pleasant (« agréable », comme on dit par chez nous) a tout d’une vieille fille sèche, de type Frau Blücher (4), les hennissements en moins, bien sûr.

Et puis il y a le méchant (je ne vous dirai pas qui c’est). C’est le plus longtemps possible qu’une paire de main qui sort vraiment du mur, jusqu’à son apparition dans les souterrains de la demeure (qui ont aux aussi leurs toiles d’araignées) garnis de couloirs et d’escaliers : œil de verre et dents proéminentes, il est lugubre et surtout inquiétant à souhait.

 

Au final, c’est un film magnifique qui nous est proposé là, alliant la maîtrise technique à une interprétation irréprochable : Leni, pour son premier film américain, confirme qu’il est un très grand. Et son émigration hollywoodienne n’a en rien altéré son savoir faire : entre les décors et surtout l’utilisation de l’ombre (et DES ombres) et de la lumière, son film s’inscrit totalement dans le courant cinématographique allemand de la période de Weimar (1919-1933).

Un chef-d’œuvre à (re)voir absolument !

 

  1. Leni est entré au cinéma par le département décor.
  2. Oui, je révèle. Mais pas tant que ça, surtout que Laura La Plante est en haut de l’affiche, devant Creighton Hale.
  3. Autre clause du testament : l’héritière doit attester de sa bonne santé mentale, ce qui n’est pas gagné au vu de l’intrigue.
  4. Young Frankenstein (Mel Brooks, 1974)

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Frank Marshall, #Epouvante
Arachnophobia (Frank Marshall, 1990)

Des fois, les producteurs se disent qu’ils devraient passer de l’autre côté et diriger un film.

C’est le cas de Frank Marshall – grand producteur de Spielberg avec sa complice  Kathleen Kennedy – qui nous propose donc ce film exorcisant à propos d’une phobie on  ne peut plus commune : celle des araignées. Mais si Frank Marshall n’est pas au premier abord un réalisateur, son parcours professionnel lui assure pas mal de soutien : Kathleen Kennedy et Stephen Spielberg le produisent.

Il s’agit donc du premier film de Marshall, et le sujet est des plus porteurs auprès du public.

 

Les Jennings viennent de déménager de Frisco vers une petite localité rurale où le médecin du coin (Henry Jones) a décidé de prendre sa retraite (enfin pas totalement) pour laisser la place à son plus jeune collègue Ross (Jeff Daniels) un arachnophobe confirmé ;

Bien sûr, dans le même temps, un photographe issu de ce même microcosme (Mak L. Taylor) succombe à une morsure d’araignée particulièrement agressive dans le bassin amazonien (ou quelque part qui s’y rapproche).

 

Ne vous attendez pas à un film extraordinaire. Non.

Mais sachez qu’il atteint soin but en vous donnant juste ce qu’il faut de frissons pour vous faire dresser les poils, surtout ceux du dos. Les différentes interventions arachnides se chargeant du travail.

Bien évidemment, dans le même temps les choses évoluent, mais pas assez pour nous éviter les frissons annoncés. D’autant plus que parmi les personnes qui ont une solution (ils sont très rares), on trouve le formidable John Goodman, dans un rôle d’exterminateur d’insecte : sa dernière intervention est on ne peut plus savoureuse au vu et au su de l’intrigue.

 

J’ai oublié de vous dire : Ross Jennings est arachnophobe, ce qui met un peu plus de piment dans cette intrigue qui n’en avait pas spécialement besoin.

A cela s’ajoute le docteur (d’un point de vue universitaire) qui a organisé l’expédition sud-américaine, et qui n’est pas sans rappeler un autre docteur – en archéologie – lui aussi célèbre, et vous aves un thriller (le terme n’est absolument pas usurpé) qui tient ses promesses.

Certes, Frank Marshall n’est pas un réalisateur chevronné, mais quelle importance : on frissonne à cette invasion ‘araignées qui ne nous évite même pas une scène de douche. Bien sûr on ne voit rien qui puisse choquer les âmes prudes, mais cette séquence est tout de même là.

 

Alors laissez-vous faire par ce (petit) film d’un producteur éclairé, le premier d’une série, qui aura au moins l’avantage d’atteindre l’effet escompté (1).

 

 

(1) Tout le monde ne peut pas toujours en dire autant…

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