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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

marvel

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Marvel, #Andy Serkis
Venom: Let there be Carnage (Andy Serkis, 2021)

Nous retrouvons Eddie Brock (Tom Hardy) après sa première aventure, accompagné de son drôle de monstre, Venom, pour une suite tout aussi décoiffante, même si, suite oblige, nous n’arrivons pas au sommet du premier opus.

En effet, il n’y a plus la découverte de ce personnage plus ou moins consistant, ni la même dose d’humour. C’est une série de séquences toutes plus spectaculaires les unes que les autres, la nouveauté en moins.

 

Donc Eddie est à nouveau un journaliste en vue – même si son domaine n’est pas très proche du NY Times – et cette fois-ci, accompagné de son doppelganger, il doit combattre un ennemi autrement plus redoutable que Riot (Riz Ahmed) : Carnage. Carnage c’est, comme il le dit lui-même, le fils de Venom. Il faut dire que ce dernier s’est énervé après le tueur en série Cletus Kasady (Woody Harrelson) lors d’une entrevue qui aurait due être finale : malheureusement, Kasady a mordu au sang Brock, récupérant alors un bout de Venom qui va cohabiter avec cet hôte prometteur.

Bien sûr, tout cela se règlera dans une confrontation finale entre les deux créatures. Et vous devinez aisément qui va l’emporter.

 

Bref, pas beaucoup d’originalité dans ce deuxième épisode : plutôt un vieux couple qui se chamaille avant de se retrouver pour joindre leurs forces contre un ennemi hautement redoutable. Et même si Andy « Gollum » Serkis s’en sort honorablement, on reste tout de même sur sa faim : seule les problèmes de couple entre Brock et Venom nous tirent un sourire (parfois), mais tout le reste semble tout de même un tantinet « déjà vu ». Même la relation entre Eddie et son ex Anne (Michelle Williams) n’arrive pas vraiment à faire pleinement décoller le film.

On est chez Marvel, mais on a du mal à distinguer ce film de la quantité d’autres qui ont été tournés depuis une vingtaine d’années. Là où Venom (2018) se distinguait par une certaine originalité, ce deuxième chapitre aurait tendance à rentrer dans le rang.

 

De plus, si Cletus Kasady est – grâce à sa créature – un terrible méchant, il manque tout de même d’une certaine épaisseur : entrevu en séquence finale (pendant les crédits de fin), on a très peu d’indication sur son personnage. E-t ce n’est pas la séquence d’introduction qui explique sa relation avec Shriek (Naomie « Moneypenny »  Harris) qui nous apporte beaucoup de précisions : seul une illustration dessinée nous fait entrevoir qui est ce personnage dangereux. Mais on aurait tout de même attendu un méchant plus significatif – ou out du moins voulu voir comment il en était arrivé dans le couloir de la mort, et surtout en Californie !

Et non. Nous avons seulement droit à un affrontement spectaculaire (quand même !) mais pas autre chose.

 

Mais il reste un espoir : la séquence (que tout le monde attend) en fin de film nous promet un troisième opus prometteur (1) avec ne chute des plus étonnantes. Mais c’est tout de même un peu décevant : difficile de son consoler avec une éventualité. On aurait préféré un contentement plein et surtout immédiat.

 

  1. Méfions-nous tout de même : on sait comment cela se passe la plupart du temps, ces séries…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Marvel, #Ang Lee
Hulk (Ang Lee, 2003)

Il faut bien un début.

Ang Lee signe donc là les débuts cinématographiques de Hulk (Eric Bana), créature verte gigantesque et primaire sinon primate, née d’un bombardement aux rayons gamma. La voie vers les Avengers (et tous les films s’y rapportant) est ouverte.

 

Bruce Banner (Eric Bana, donc) est chercheur en génétique, tout comme son père (Nick Nolte). Ce dernier a créé une mutation d’ADN qu’il s’est lui-même inoculé, la passant par la même occasion à son fils qui va naître. Cette mutation, va réagir anormalement aux rayons gamma lors d’une expérience qui aurait pu encore plus mal tourner : excité par une colère ou une quelconque blessure, il devient un colosse hors norme (pléonasme ? Oui, aussi) qui détruit tout ce qui se trouve à sa portée, afin d’exprimer pleinement cette colère.

Dès lors, sa différence en fait un danger public, que l’administration (militaire) américaine va essayer de détruire. Inutilement d’ailleurs, vous vous en doutez bien.

 

Ce film comporte aussi ce qui sera une des marques de fabrique de Marvel : l’apparition du grand Stan Lee, qui est ici  accompagné d’une autre personnalité notable, Lou Ferrigno, celui qui interpréta la créature pour la télévision dans les années 1970. Et d’une certaine manière, on retrouve un peu la même façon de filmer des séries de cette époque dans ce film, tout comme certains décors qui, s’ils se déroulent au début du XXIème siècle, rappellent cette époque antérieure : la base souterraine du général Ross (Sam Elliott) semble tout droit sortie d’un James Bond contemporain à cette période.

 

Et Ang Lee réussit ici une très belle synthèse entre le monde en papier d’où vient ce héros singulier, et le cinéma et toutes les possibilités qu’il offre pour le mettre en vie : il va régulièrement démultiplier l’écran, offrant plusieurs points de vue sur une même image, comme Jack Kirby (le dessinateur historique de Hulk) le faisait sur une planche de sa bande dessinée.

 

De plus, Ang Lee pose les bases cinématographiques de ce qui est – à mon humble avis – son chef-d’œuvre, L’Odyssée de Pi, travaillant sans relâche sur une esthétique incroyable est superbe. Bien sûr, le vert domine dans toutes les séquences, mais il y a un soin particulier pris pour effectuer les différentes transitions entre ces séquences, utilisant un détail ou une forme pour passer à autre chose. Parfois avec un peu moins de bonheur, mais très rarement.

 

Au final, Hulk apparaît plus comme un galop d’essai qu’autre chose du point de vue de Marvel, puisque cinq ans plus tard, il sera effectué une nouvelle version, avec Edward Norton dans le rôle titre, dirigé par un Louis Leterrier dont les objectifs cinématographiques sont tout de même bien différents de ceux de Lee.

Mais ceci est – vous vous en doutez – une autre histoire.

Encore que…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Ruben Fleischer
Venom (Ruben Fleischer, 2018)

Plaisant.

La dernière fois (et aussi la première d’ailleurs) qu’on avait vu Venom au cinéma, c’était dans le troisième opus de la trilogie Spider-Man de Sam Raimi. Venom (Topher Grace) était un être maléfique qui s’ajoutait aux ennemis (légions) de l’Araignée.

Ici, Venom n’est pas un véritable personnage maléfique, même si sa tendance le pousse à dévorer la tête de ses ennemis.

Mais reprenons.

 

Eddie Brock (Tom Hardy) est un super-reporter (1) qui se retrouve viré de la chaîne qui l’employait après une interviouve du docteur Carlton Drake (Riz Ahmed), génie de la génétique et visionnaire et milliardaire, qui a l’intention de coloniser l’espace. (2)

Une de ses fusées de prospection revient avec des échantillons de vie extraterrestres qu’il va exploiter pour ses projets expansionnistes.

Mais Eddie Brock est remis en selle par une collaboratrice du « génie » et s’introduit dans le complexe de recherche. (Mal)heureusement pour lui, il en ressort porteur d’une des entités extraterrestres, Venom.

La cohabitation est alors fort compliquée…

 

Oubliez donc tout ce que vous aviez vu chez Sam Raimi – dont le Venom était proche du personnage initial de chez Marvel – et acceptez Venom comme une nouvelle entité un brin déviante mais dont le rôle reste tout de même du bon côté, le côté obscur étant occupé par Drake/Riot (3), dans la lignée des autres super-méchants de la franchise.

On retrouve tout de même le côté peu scrupuleux de Brock ici puisque sa déchéance est avant tout due à une trahison envers sa petite amie, la belle Annie Weying (Michelle Williams).

Et le choix de Tom Hardy (qui est aussi producteur) se trouve judicieux au vu de la prestation de l’acteur, très à l’aise dans ce personnage un tantinet nonchalant, et surtout qui ne possède aucun aspect véritablement exceptionnel comme on peut le voir chez les différents Avengers déjà décrits ici.

 

Au final, nous avons un nouvel épisode Marvel avec son lot d’action, d’humour et de merveilleux, qui n’apporte certes pas grand-chose à l’univers déjà exposé depuis quelques décennies mais on passe tout de même un bon moment avec ce super-héros pas si super que ça.

Certes, l’aspect « méchant mais quand même gentil » de Venom peut lasser (4), et la poursuite en voiture, pour spectaculaire qu’elle soit, est un peu longuette et amène un sentiment de déjà vu.

Il n’empêche, on s’amuse bien et c’est bien là l’essentiel. On peut même se dire qu’on pourrait en rester là après cette aventure. Mais vous connaissez Marvel, et on ne va certainement pas passer à côté d’une trilogie comme chez les autres…

Et la séquence post-générique ne nous détrompe pas : Brock s’en va visiter la prison de San Quentin (CA), et en particulier un détenu qu’on est appelé à revoir, Cletus «  Carnage » Kasady (Woody Harrelson).

 

PS : Stan Lee était encore en vie quand le film a été tourné, alors évidemment, il intervient…

 

  1. Chez Marvel, il n’y a que des super-quelque chose.
  2. Toute ressemblance avec Elon Musk ne peut être que fortuite…
  3. Riot est l’autre entité E.T. qui va s’emparer du corps du milliardaire.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #X-Men, #Simon Kingberg
X-Men : Dark Phoenix (Simon Kinberg, 2019)

Vingt ans après Famke Janssen, c’est au tour de Sophie « Sansa » Turner d’interpréter le rôle terrible de Jean Grey, surnommée « Dark Phoenix », surtout après les terribles événements du X-Men III (2006), dont d’ailleurs on retrouve certains échos, ce qui me semble tout à fait normal.

On y retrouve aussi un mélange des personnages de la trilogie précédente (avec Xavier (James McAvoy) et Erik « Magneto » Lehnsherr (Michael Fassbender), mais aussi quelques vieilles connaissances de la trilogie « originale » entamée par Bryan Singer.

 

Mais c’est peut-être ce mélange qui mine ce film, confirmé par un succès des plus mitigés lors de son exploitation en salle (1).

En effet, on ne sait pas comment se positionner par rapport à ce  film et surtout par rapport à la place qu’il doit prendre dans la saga qui va fêter ses 20 ans.

En effet, si on retrouve certains personnages et ce malgré les décalages déjà visibles dans l’épisode précédent – X-Men : Apocalypse (2016) – un élément de l’intrigue chamboule tout ce que l’on sait : la mort de Raven/Mystique (Jennifer Lawrence).

Mais surtout, on a du mal à retrouver celle qui fut notre Jean Grey pendant les premières années : certes, elle a mal terminé, mais du fait des ses (trop) grands pouvoirs, c’était un mal nécessaire qu’elle-même reconnaissait.

 

Certes, Sophie Turner est une Jean Grey très appréciable et son expérience en tant que Sansa Stark dans Game of Thrones la prédisposait à un nouveau rôle de femme (très) forte, et de ce côté-là, pas de souci.

C’est plus dans l’intrigue que le malaise s’installe qui va d’une certaine façon déséquilibrer le film et l’emmener loin des préoccupations premières des X-Men et d’une certaine façon ce qui était leur raison d’être : la coexistence pacifique avec les non-mutants et la reconnaissance des mutants comme des citoyens à part entière dans la société (américaine, cela va de soi).

 

Et Simon Kinberg, qui réalise ici cet épisode, occulte cet aspect relationnel humain/mutant au profit du spectacle, tout comme l’avait fait en son temps Brett Ratner en tournant X-Men III, sur un scénario du même Simon Kinberg (tiens, tiens…).

Alors oui, des éléments se répondent entre ces deux films, mais là encore le visuel l’emporte sur le fond, la menace devenant ici des créatures venues d’ailleurs, menées par la belle et dangereuse Vuk (Jessica Chastain), en quête du pouvoir incommensurable de Jean Grey/Phoenix.

 

En effet, si la différence humains/mutants reparaît à un moment, ce  n’est pas vraiment cela qui intéresse Kinberg. Et on pourrait le comprendre au vu des très belles images qui nous sont proposées : l’affrontement final (il y en a toujours un, qu’on le veuille ou non) est époustouflant, le montage très (trop ?) dynamique accentuant la vitesse déjà présente du fait du train qui sert de décor à cette péripétie.

Bref, on en a plein les yeux, mais il manque tout de même cette dimension humaine qui était l’une des bases de films de Bryan Singer.

 

Alors, que X-Men : Apocalypse ait redistribué les cartes du fait du « paradoxe temporel » (2) passe encore, mais qu’on passe à la trappe la notion de différence plus ou moins assumée par les différents personnages a une petite tendance à me gêner.

Même notre ami Magneto a perdu de ses convictions un tantinet extrêmes – convictions qu’on retrouve grandissantes chez Raven/Mystique avant sa disparition, d’ailleurs – et perd par là-même un peu de sa consistance. Il est toujours aussi puissant, mais il lui manque ce qui faisait son identité propre : son engagement (physique et moral) un tantinet extrémiste comparé aux valeurs plus tolérantes de Charles.

 

Je terminerai en parlant de deux éléments qui font écho au fameux X-Men III et qui me semblent – au moins pour le premier – très pertinents quand on les ramène au niveau général de la saga :

 

[NB : si vous ne voulez pas connaître la fin du film, arrêtez tout de suite et revenez demain ; Les autres, suivez-moi !]

 

  • Alors que Jean et Vuk s’affrontent dans un combat qui verra avec la vainqueure la fin de notre monde (si c’est Vuk) ou la continuation (si c’est l’autre, donc), c’est l’amour qui va sauver le monde (3) : Jean va s’éloigner avec son adversaire afin de protéger (et sauver) ses amis, ou plus justement sa « famille ». C’était déjà ce qu’il s’était passé lors de XMen III : Wolverine fut le seul capable de résister à Dark Phoenix et donc la tuer. Et déjà là, c’était une histoire d’amour : la tuer, c’était avant tout la libérer d’une force qui la dépassait et la faisait souffrir, ne pouvant plus aimer les deux hommes de sa vie (Logan et Scott).
  • La fin (finale, après il n’y a plus rien) voit Charles et Erik commencer une partie d’échecs, à la terrasse d’un café parisien (4), tout comme Erik/Magneto s’était retrouvé seul devant un échiquier à la fin du film de 2006.

 

  1. 50 petits millions de bénéfices sur les 220 attendus…
  2. De plus, cela permet un « reboot » sans avoir à justifier quelque incohérence apparente de l’intrigue au vu de la saga dans son entier : « oui, Mystique ne mourait pas en 1992 (année de l’intrigue de ce film), mais comme Apocalypse a modifié le continuum espace-temps, tout devient  possible. » Même que Charles (Patrick Stewart) et Erik (Ian McKellen) n’aillent plus chercher Jean Grey, pendant qu’un des voisins arrose son jardin (Stan Lee dans X-Men III).
  3. Je sais, c’est un cliché on ne peut plus rebattu…
  4. Clin d’œil un tantinet mielleux pour les francophones et autres francophiles : le café est celui des « vieux amis », à l’angle de la Rue de la Paix. On ne peut pas faire plus clair, non ?

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #X-Men, #Brett Ratner
X-Men : L'Affrontement final (X-Men: The last Stand - Brett Ratner, 2006)

Et de trois ! (1)

Nous en étions restés à la fuite du barrage, les flots entraînant Jean Grey (Famke Janssen), laissant ces compagnons X-Men désemparés.

Mais comme le suggérait le plan final du second opus, elle n’est pas morte.

Par contre, si elle n’est pas morte, elle n’en devient pas moins redoutable, devenue la mutante la plus puissante, reléguant notre ami Eric « Magneto » Lehnsherr (Sir Ian McKellen) à un statut de curiosité de foire.

Et comme ce dernier l’annonçait et le souhaitait dans les deux premiers épisodes, la guerre entre les mutants et les hommes va avoir lieu.

 

C’est un véritable festival d’effets spéciaux numériques et pyrotechniques qui nous est offert pour ce dernier opus (2). On y retrouve les mêmes protagonistes, avec bien sûr une nouvelle brochette de mutants étonnants et plus ou moins dangereux.

Mais il y en a un qui manque à l’appel : Bryan Singer a été remplacé par Brett Ratner pour conclure cette épopée. On n’y trouve donc pas les transitions subtiles que Singer a coutume d’utiliser pendant ses films, amenant une agréable fluidité dans la narration.

De même, la dimension humaine et humaniste a complètement disparu, l’intrigue se resserrant sur l’affrontement promis par le titre.

 

En effet, alors que la base de cet affrontement est un traitement contre les gènes facteurs de la mutation, le scénario de Zak Penn et Simon Kinberg ne s’étendent pas beaucoup sur ces deux concepts de base : d’un côté le traitement qui considère intrinsèquement que la mutation est une maladie ; de l’autre cette négation d’humanité que confère cette même mutation pour ceux qui n’en sont pas porteurs.

Bref, on remet les discussions philosophiques aux calendes grecques et on s’embarque pour un affrontement final qui devrait voire le triomphe de l’un ou l’autre des camps, reprenant alors le concept manichéen initial et un tantinet réducteur.

 

Question action, on est donc servi, mais est-ce vraiment la seule chose qui importe ? Pour ma part, je trouve bien dommage qu’on n’ait pas développé tout ce pan de réflexion que pouvait amener l’intrigue, la réduisant à cet affrontement spectaculaire certes mais peut-être pas si indispensable que ça.

Mais comme dans le même temps nous perdons quelques personnages-phares de la série, cet affrontement qui aurait pu être évité ne l’est pas : le grand diplomate Charles Xavier (Sir Patrick Stewart) ne pourra donc pas empêcher la guerre de Magneto.

 

Je n’irai pas jusqu’à dire que ce troisième opus n’était pas nécessaire, mais je le trouve franchement un ou deux crans en dessous des deux précédents. La durée est aussi un des facteurs expliquant ce resserrage de l’intrigue autour de l’affrontement : on perd 30 minutes entre les deux épisodes, peut-être celles qui auraient pu développer les implications théoriques énoncées ci-dessus.

De même le personnage de Magneto perd de sa superbe, passant d’un rôle de meneur qui n’est pas sans rappeler d’aucun dictateur passé célèbre (3), à une sorte de petit vieux pleurnichard devant les dégâts qu’il a pu créer, aveuglé par sa propre haine des autres humains.

 

Alors oui, ce film clôt la série. Enfin, clôt provisoirement cette série puisque nous savons que d’autres épisodes ont été tournés depuis, avec bien sûr notre ami Stan Lee qui, en plus de produire, apparaît dans ce film comme dans les autres. Ici, il est en train d’arroser son jardin…

 

  1. Vous avez remarqué que toutes les productions Marvel des différents super-héros vont par trois ?
  2. De cette histoire, d’autres épisodes seront tournés) pour raconter le avant et même le après de cette fresque.
  3. Le passé de Magneto (voir la séquence d’ouverture de X-Men, 2003) ne le destine pas vraiment à ce rôle de chef tout puissant.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #X-Men, #Bryan Singer
X-Men 2 (X2 - Bryan Singer, 2003)

X2.

Ca se présente comme une formule de Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas comte de Champignac. Et si certains protagonistes ont une force surhumaine (comme avec le X1 du même savant), je vous rappelle que le X2 avait tendance à faire vieillir celui qui l’absorbait.

Et surtout, nous sommes bien loin de l’univers loufoque du grand André (1).

 

Ils sont donc de retour, mais avec quelques nouveaux venus : Pyro (Aaron Stanford) qui maîtrise le feu sans toutefois l’allumer (tout le monde n’est pas chanteur de rock) ; et l’étonnant Kurt Wagner, dit Nightcrawler (Alan Cumming), qui se téléporte à volonté.

Mais nous restons tout de même dans une dynamique manichéenne avec d’un côté les bons mutants – Logan/Wolverine (Hugh Jackman), Charles Xavier (Sir Patrick Stewart), Storm (Halle Berry), sans oublier Jean Grey (Famke Janssen), etc. – et de l’autre les Méchants – Magneto (Sir Ian McKellen) et sa fidèle Mystique (Rebecca Romijn-Stamos).

Mais entre ces deux forces vient se placer un troisième camp, en guerre ouverte contre les deux autres, dirigé par William Stryker (Brian Cox) et qui a l’intention de se débarrasser définitivement de tous ces mutants.

Nous assistons alors à une trêve puis une alliance afin de se débarrasser de cet importun.

 

On retrouve avec plaisir ces personnages hors du commun, trois ans après leur apparition au cinéma, et si Marie/Rogue (Anna Paquin) passe au second plan, Jean Gray va prendre sa place : sur l’écran et dans le cœur de Wolverine, réveillant un petit conflit entre ce dernier et le régulier de Jean, Cyclops (James Marsden).

Mais surtout, la situation va évoluer jusqu’à une sorte de cristallisation, les deux camps bien distincts, en marche route vers un affrontement inévitable.

 

On remarque dans la mise en scène de Bryan Singer une aisance qu’il n’y avait pas dans le premier opus. On sent qu’il cerne bien son sujet et de ce fait travaille beaucoup plus sur cette mise en scène et surtout a mise en image : les plans de transitions sont des plus soignés et surtout pertinents, j’en veux pour preuve la tête de loup qui se transforme en Wolverine, les yeux de l’un se plaçant au même endroit que ceux de l’autre.

On retrouve à nouveau, mais de façon moins appuyée la tentative d’ostracisation des mutants par les « normaux », les premiers étant essentiellement considérés comme des pestiférés, ou pire des dégénérés.

Si le premier film faisait référence au statut des Juifs, ici nous sommes dans une autre thématique : c’est Bobby/Ice Man (Shawn Ashmore) qui va annoncer à ses parents qu’il est un mutant, ce que ces derniers ignoraient, persuadés qu’ils étaient que leur enfant était dans une école pour surdoués ordinaire (2). L’annonce à la famille ressemble plus à un coming out : Sir Ian a d’ailleurs travaillé sur le scénario afin de donner à cette révélation cet aspect (3).

 

Pour le reste, on a droit encore à de superbes effets spéciaux numériques, donnant plus de poids à la narration, servant avec pertinence le scénario.

S’ajoute à nouveau le talent des différents interprètes et on a alors une suite qui ne dépare pas avec le premier opus, comme on aurait pu le craindre.

Et quand le film se termine, cette fois-si tout est prêt pour une conclusion qui s’annonce des plus explosives.

Une mention spéciale pour Famke Janssen qui interprète ce personnage des plus subtile mais certainement la mutante la plus évoluée et donc la plus puissante. D’ailleurs, on pourrait presque donner à cet épisode le sous-titre suivant : Jean Grey face à son Destin.

 

Suite et fin trois ans plus tard…

 

  1. Franquin (1924-1997).
  2. Si ce genre d’école peut être considérée comme « ordinaire ».
  3. Ian McKellen est aussi un homme actif au sein des combats pour les droits des LGBT.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #X-Men, #Bryan Singer
X-Men (Bryan Singer, 2000)

Dans un futur proche, l’humanité a commencé une nouvelle mutation, amenant des personnes à devenir fortement différente : des mutants.

Et comme d’habitude, quand quelque chose est nouveau et surtout différent, les hommes sont méfiants voire agressifs sinon plus.

Alors ces mutants capables de traverser les murs, lire dans les esprits ou encore s’auto-régénérer sont montrés du doigt par les politiques – dont le sénateur Kelly (Bruce Davison) – affirmant qu’il devient urgent de légiférer à propos de ces nouveaux « dégénérés ».

Mais qui sont ces nouveaux mutants, Des amis ? Des ennemis ? Les deux ?

 

Malgré les différentes adaptations antérieures (jeux vidéo, dessins animés…) il s’agit réellement de la première au cinéma, reprenant les personnages de Stan Lee et Jack Kirby dans une histoire originale, nous présentant progressivement ces nouveaux super-héros, dont Logan/Wolverine (Hugh Jackman) est le principal.

Qui sont les X-Men ? Des mutants donc mais qui ont réussi à maîtrisé leur mutation pour la mettre au service du Bien (1) – Ororo Munroe/Storm (Halle Berry ; Scott Summers/Cyclops (James Marsden) ; Dr Jean Grey (Famke Janssen) – sous la direction du professeur Charles Xavier (Sir Patrick « Picard » Stewart).

Et s’il y a le Bien, c’est qu’il y a le Mal : certains de ces mutants n’ont pas tous des intentions honorables, et c’est le cas d’Eric Lehnsherr/Magneto (Sir Ian « Gandalf » McKellen), secondé par la troublante Mystique (Rebecca Romijn-Stamos).

 

On connaissait Brian Synger pour son mémorable Usual Suspects, et maintenant, on ne peut négliger l’impact qu’a eu ce film dans le développement de la franchise Marvel au cinéma. Certes, ce n’est pas encore la lourde machine Avengers & C°, mais là encore, on a de quoi se régaler dans cette histoire qui, à première vue nous raconte une énième rencontre entre le Bien et le Mal, mais avec une teinte particulière qui est exposée dès la séquence d’introduction.

En effet, alors que nous voyons des Juifs dans un camp de concentration allemand être « sélectionnés » par leurs bourreaux (2), nous découvrons en même temps un jeune garçon séparé de ses parents qui, tenaillé par le désespoir et la tristesse fera se plier les grilles de séparations par sa seule force mentale.

L’analogie est alors claire, et quand l’intrigue principale (presque contemporaine) s’ouvre sur une séance du Sénat à propos du statut des mutants, on se dit alors que le cauchemar va pouvoir recommencer.

Mais heureusement les X-Men veillent, et ce nouveau « statut » n’est pas encore au programme, mais pour combien de temps ?

 

Il y a dans ce X-Men un souffle frais qui s’étend sur le cinéma américain, utilisant à bon escient les effets spéciaux numériques pour donner à ces différents personnages hors du commun une touche réaliste bienvenue. De plus, si le manichéisme est très présent, les personnages n’en sont tout de même pas tous blancs ou noirs, et le Wolverine en est l’illustration la plus évidente : Logan n’est pas un être social et sociable, sa longévité (3) l’ayant peut-être contraint à ne pas trop s’attacher aux autres.

Et c’est sa différence par rapports aux « vrais » X-Men qui fait tout le charme de ce personnage.

Sans oublier que Hugh Jackman a profité de ce rôle pour se retrouver sur le devant de la scène, lui qui n’était pas très célèbre avant.

Et j’avoue que Logan est un de mes personnages préféré dans cette nouvelle saga.

 

Nouvelle saga ? Bien sûr, la fin ne laisse aucun doute là-dessus, tout comme l’affrontement qui est inévitable pour Magneto malgré les bons sentiments de Xavier.

Et la suite lui donnera raison. Mais nous n’en sommes pas encore là, et vous le savez bien : ceci est une autre histoire…

 

  1. Oui, le manichéisme est bien là.
  2. D’un côté ceux qui vont (sur)vivre, et de l’autre ceux qui vont mourir : l’ellipse est très habile, nous montrant une immense cheminée dont nous ne voyons pas le sommet. Nul besoin d’insister en montrant une fumée s’en échapper, il s’agit bien d’un four crématoire.
  3. Il est fait référence au fait qu’il pût être plus âgé que Xavier.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Jon Watts, #Marvel
Spider-Man: Far from Home (Jon Watts, 2019)

Deux ans et quelques intrigues résolues plus tard, revoici l’Homme-Araignée pour ce qui ressemble à la deuxième partie d’une trilogie, comme avant lui nous avions eu avec Iron Man, Thor et Captain America, les grandes stars de chez Marvel.

La suite est inévitable, l’avant-dernière séquence (1) ne laisse aucun doute là-dessus.

De plus, alors que Michael Keaton nous offrait un méchant intéressant, celui qui nous est présenté ici est plus sournois certes, mais tout de même moins digne d’intérêt.

 

Nous sommes donc au lendemain (2) de Avengers : Endgame, et Peter Parker (Tom Holland) part en voyage avec sa classe (d’où le titre : Loin de chez soi) et surtout son copain Ned (Jacob Batalon), ainsi que MJ (Zendaya), et l’insupportable Flash (Tony Revolori).

Ce voyage est l’occasion de l’éveil à l’amour des deux compères : Ned avec Betty (Angourie Rice), une jeune fille blonde qui craque pour le geek ; et Peter avec MJ, courtisée en même temps par une troisième partie, le beau Brad (Remy Lii) qui a pris cinq ans de plus que les autres puisqu’il n’a pas été éliminé par Thanos à la fin d’Infinity War.

Mais ce voyage est surtout l’occasion pour le SHIELD de Nick Fury (Samuel L. Jackson) de lutter contre des créatures élémentaires redoutables, avec toutefois l’aide de Mysterio (Jake Gyllenhaal), sorte de cousin d’Iron Man.

 

Autant le dire tout de suite, ce qui faisait le charme du premier opus a disparu, le scénario insistant sur deux points : l’héritage de Tony Stark (Robert Downey, Jr.) et l’adolescence.

Et là, je trouve qu’on s’enlise et qu’on alourdit le propos.

Si on ne comprend pas que Spider-Man est l’Elu, fils spirituel d’Iron Man, c’est qu’on a dormi (3) pendant la plus grande partie du film.

Quant à l’adolescence, on assiste aux premiers émois et autres péripéties qui deviennent de plus en plus lourds à mesure que le film avance.

L’accent étant un peu trop mis sur cette tranche d’âge, qui devient en plus d’être le thème de l’intrigue la cible privilégiée chez les spectateurs.

Ce qui aurait pu donner quelque chose de subtile – voir pour cela la trilogie de Sam Raimi – devient un tantinet poussif ici.

Et même ma fille qui fait partie de cette tranche d’âge n’est pas loin de penser la même chose que moi.

 

De plus, si les effets spéciaux sont encore une fois à couper le souffle (normal, on est chez Marvel), la mise en abîme (4) qui promettait – encore une fois – de la subtilité, s’étire jusqu’à l’épuisement, ou tout du moins la lassitude : c’est beaucoup trop.

 

Dommage.

 

 

PS : A noter la présence de J.K. Simmons dans le même rôle qu’il tenait dans la trilogie de Raimi, celle de J. Jonah Jameson, directeur de presse recyclé dans l’info (douteuse) sur le net.

  1. En plein milieu des crédits de fin, cette séquence – courte – ouvre vers une suite. La dernière séquence, celle à la toute fin des listes qui citent tous ceux qui ont travaillé sur le film, a plus une vocation comique.
  2. Pas exactement le lendemain, mais dans les semaines qui suivent.
  3. Ce qui n’est pas impossible, même avec le volume sonore du film.
  4. Je n’explique pas, si vous voulez savoir de quoi je parle, allez voir le film, ou demandez à quelqu’un d’autre de vous raconter.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Anthony & Joe Russo, #Avengers
Avengers: Endgame (Anthony & Joe Russo, 2019)

Il fallait bien que cela se termine. C’est fait. Les Avengers ont été.

Comme le laissait entendre Infinity War, Thanos (Josh Brolin) allait revenir et les autres aussi. Enfin seulement ceux qui avaient terminé.

Le film commence à peu près là où on avait laissé l’action voilà quasiment un an jour pour jour : la moitié de toutes les espèces vivantes sur terre a disparu. Nous retrouvons d’ailleurs deux personnages qui n’apparaissaient pas dans le premier volet : Clint « Hawkeye/Ronin » Barton (Jeremy Renner) et Scott « Antman » Lang (Paul Rutt).

C’est d’ailleurs ce dernier qui trouve le moyen de sauver la journée (comme disent les Anglo-saxons) : le voyage dans le temps.

 

Bien sûr, le tournant dans l’épisode premier sous-entendait cette éventualité, surtout une fois que Steven « Doctor » Strange a cédé la Pierre du Temps à l’omnipotent Thanos.

Les Studios Marvel vont donc utiliser le voyage dans le temps et les paradoxes qui en découlent : comment modifier le passé sans vraiment altérer le présent, sachant que malgré tout il sera altéré. C’est bien compliqué tout ça et heureusement qu’Antman, Bruce « Hulk » Banner (Mark Ruffalo) et Tony « Ironman » Stark s’y connaissent un tantinet en physique quantique et toute cette sorte de choses…

Et bien entendu, le monde sera sauvé et les disparus reviendront. Mais ce n’est pas si simple que ça.

 

C’est une véritable apothéose qui nous est offerte ici, rassemblant tous les personnages qui ont participé à cette épopée gigantesque. Outre les Avengers, on retrouve aussi certains personnages plus ou moins oubliés et surtout le voyage dans le temps nous amènent de curieux paradoxes quand d’une façon ou d’une autre les voyageurs spatio-temporels (les Avengers, quoi) se retrouvent confronté à leur passé mais surtout eux-mêmes…

C’est d’ailleurs lors de l’un de ces voyages qu’apparaît l’incontournable Stan Lee, que je vous laisse chercher par vous-mêmes.

 

Bien sûr, ce sont ces voyages qui nous intéressent le plus, même si nous assistons à un  affrontement inévitable et absolument grandiose.

Mais surtout, on voit enfin la formation à l’intérieur de ce monde de justiciers d’une escouade de type Girl Power, avec tout ce que compte les éléments féminins du groupe (1) : Pepper Potts (Gwyneth Paltrow), Nébula (Karen Gillian), Gamora (Zoe Saldana), Okoye (Danai Gurira), Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), Hope « The Wasp » van Dyne (Evangeline Lilly), Mantis (Pom Klementieff), Valkyrie (Tessa Thompson), Ramonda (Angela Bassett), Shuri (Letitia Right) et Ancient One (Tilda Swinton) sans oublier la nouvelle venue décisive, Carol « Captain Marvel » Danvers (Brie Larson).


Encore une fois, le cahier des charges est rempli et les frères Russo terminent ce qu’ils avaient commencé avec un film peut-être en-dessous du précédent. Mais on y retrouve tout de même avec beaucoup de plaisir des personnages un tantinet oublié depuis Ironman, le premier d’une série de 22 films.

Et si Chris Evans avait annoncé que c’était sa dernière apparition en Captain America, il n’est pas le seul à disparaître de la série. Là encore, je vous laisse découvrir qui ne sera plus là.

Toujours est-il que celui qui était apparu à la toute fin du précédent est encore là au même moment.


L’une des plus grandes réjouissances du film, c’est bien sûr Thor (Chris Hemsworth) : le « bellâtre » se joue encore une fois de son physique pour notre pus grand plaisir. Décidément, j’aime beaucoup cet acteur capable de se moquer ouvertement de lui, comme ce fut aussi le cas dans Ghostbusters (2016) où il interprète un secrétaire/standardiste assez réussi…

 

La boucle est bouclée, et les Avengers disparaissent presque en même temps que leur créateur (scénario) aux apparitions très attendues : Stan Lee.

 

PS : Qu’on se rassure, certaines séries commencées vont nous revenir…

 

(1) Ayant déjà regretté la faible proportion de femmes de la série, je me devais de les citer (presque) toutes. Je présente mes excuses aux oubliées. Mais vous pouvez passer directement au paragraphe suivant.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Tim Story
Les 4 fantastiques et le Surfer d'argent (Fantastic 4: Rise of the silver Surfer - Tim Story, 2007)

Deux ans plus tard, ils ont de retour !

Les 4 Fantastiques ont passé ces deux dernières années à sauver le monde et surtout l’Amérique et le temps semble être aux bilans : il est temps de prendre ses responsabilités.

C’est pour Johnny (Chris Evans) que c’est le plus difficile, il est resté un grand adolescent qui ne pense qu’à l’argent et aux filles. Pour Reed (Ioan Gruffud) et Susan (Jessica Alba), il est temps de se marier, mais à chaque fois, la date est postposée, Reed ayant du mal à lâcher son activité. Et Ben « La Chose » Grimm (Michael Chiklis) me direz-vous ? Il file le parfait amour avec la belle Alicia (Kerry Washington).

Toujours est-il que pendant la cérémonie du mariage, un événement terrible arrive : le Surfer d’Argent (Doug Jones, voix de Laurence Fishburn) intervient, amenant avec lui Galactus, entité qui se nourrit des planètes qu’il visite et ainsi détruit.

 

Encore une fois, nous avons droit à une suite qui, si elle est plaisante à regarder, ne se hisse pas au niveau du premier opus. Certes, on s’amuse un peu des pouvoirs de ces surperhéros, mais le côté sérieux l’emporte et donne une gravité inutile. Les personnages se prennent alors un peu trop au sérieux et l’intérêt du film en pâtit.

De plus, notre ami Victor Von Doom (Julian McMahon) fait son grand retour, même si sa réapparition est fort discutable du point de vue réaliste.

Quant à l’intrigue autour du Surfer, elle est on ne peut plus convenue, et diffère énormément de la bande dessinée.

 

Le seul point intéressant et malheureusement peu développé est la célébrité acquise par nos quatre héros et surtout les retombées plus ou moins agréable qu’elle leur amène.

D’un côté on a Johnny fidèle à lui-même, jouisseur invétéré, et de l’autre le couple qui n’assume pas totalement cette réputation : le court extrait d’une émission de télé-poubelle est d’ailleurs caractéristique. Sans oublier la couverture médiatique du mariage, qui atteint des sommets royaux : « le mariage du siècle » est-il mentionné.

En fin de compte, nous sommes bien loin de ce qui faisait le charme du premier épisode.

 

Bref, cette suite était-elle nécessaire ? Peut-être pas. Surtout que les studios Marvel ont montré depuis qu’on pouvait avoir des suites de meilleures factures.

 

Alors à voir, ou pas.

 

 

PS : Une petite consolation tout de même, la présence de Stan Lee dans son propre rôle…

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