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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

marvel

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Kenneth Branagh
Thor (Kenneth Branagh, 2011)

Après une palanquée de super-héros humains, Marvel s’occupe maintenant de héros un cran au-dessus : les dieux.

Celui qui nous intéresse ici est issu tout droit de la mythologie scandinave : Thor (Chris Hemsworth), fils d’Odin (Anthony Hopkins) et de Frigga (Rene Russo), et bien sûr frère de Loki (Tom Hiddleston).

Nous voici donc dans l’univers d’Asgard, un des 9 royaumes (1).

Et comme dans tous les autres royaumes, nous assistons à des jeux de pouvoirs, de trahisons et toute cette sorte de choses…

Toujours est-il que Thor est banni d’Asgard et est envoyé sur terre ainsi que Mjalnir, son marteau (2).

 

C’est Kenneth Branagh qui signe l’ouverture de la série Thor (deux autres épisodes, sans compter les Avengers), ce qui peut sembler curieux vu ses films précédents. Mais au final, le résultat est là, on a eu ce qu’on attendait : un nouveau super-héros divin avec des péripéties plus spectaculaires les unes que les autres. Bref, nous sommes bien chez Marvel.

Et au cas où vous l’auriez oublié, on a même droit à Stan Lee dans une apparition amusante, comme c’est souvent le cas (3).

 

Pour le reste, rien de bien nouveau, si ce n’est les personnages. Thor est l’archétype du héros scandinave, pour ne pas dire aryen. Mais heureusement, on n’entre pas dans un débat idéologique, ce n’est pas sa place. Et Chris Hemsworth possède le recul nécessaire pour ne pas se laisser emporter par ce héros si parfait : de toute façon, s’il était parfait, il n’y aurait pas de film, et surtout, on s’ennuierait.

Hemsworth a montré depuis qu’il savait être autre chose qu’un beau et grand guerrier blond : son rôle de secrétaire dans le dernier Ghostbusters est absolument savoureux.

 

Comme nous chez Marvel, le SHIELD se rappelle à notre souvenir. En effet, cet organisme intervient peu de temps après l’apparition de Thor sur terre, confisquant tout le matériel de Jane Foster (Natalie Portman), une scientifique qui se trouvait au mauvais endroit et au mauvais moment : celui de l’atterrissage du guerrier. C’est Coulson qui mène la danse et dirige les études scientifiques, mais on y retrouve Nick Fury (Samuel L. Jackson) et un petit nouveau apparaît : l’Agent Jasper Sitwell (Maximiliano Hernández), qui reviendra dans Captain America : the Winter Soldier.

Sans oublier le savant Erik Selvig (Stellan Skarsgård), qu’on retrouvera dans d’autres films.

 

Et puis il y a le méchant. Ils sont deux, don l’un plus fort que l’autre.

Le premier est le géant des glaces Laufey (Colm Feore), du royaume de Jötunheim (un des 9), qu’Odin avait vaincu une première fois et qui revient une fois le vieux dieu endormi, alors qu’il est remplacé par son deuxième fils Loki.
Et c’est là qu’intervient le deuxième (et plus dangereux) méchant : Loki.

Il est magicien et très fort dans son domaine, pétri d’une haine envers Thor due à une jalousie exacerbée envers ce même frère. Bref, un méchant bien identifié et dangereux à souhait, comme on les aime, et qui ferait la fortune d’une psychanalyste.

 

Je terminerai en vous disant que le film renferme la dose habituelle d’humour et que l’arrivée des copains de Thor (dont Ray « Titus Poulo » Stevenson en Volstagg) n’est pas sans rappeler Superman 2 des deux Richard : Donner et Lester.

Et bien sûr, une suite est annoncée en toute fin, avant la scène post-générique habituelle.

 

  1. La Terre en est un autre, ce qui justifie son arrivée.
  2. La fin d’Iron Man 2 nous annonçait le film : on y voyait un cratère au Nouveau-Mexique, et surtout le marteau.
  3. Vous chercherez.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Anthony Russo, #Joe Russo, #Marvel
Captain America: Civil War (Anthony & Joe Russo, 2016)

Et on repart dans la série Captain America.

On retrouve son ami/ennemi Bucky Barnes (Sebastian Stan), ainsi qu’une grande partie des Avengers : Hulk (Mark Ruffalo) et Thor (Chris Hemsworth) s’étant absentés, ils seront de retour dans Infinity War, avec quelques autres.

Cette guerre civil dont parle le titre n’en est pas à proprement parler une : il s’agit essentiellement d’une forme de sécession qui s’opère entre Iron Man (Robert Downey Jr.) et ses copains d’un côté, et Captain America (Chris Evans) et les siens de l’autre.

C’est aussi l’occasion de découvrir un nouveau personnage : Spider Man (Tom Holland), un jeune super-héros un tantinet bavard (pas autant que Dead Pool tout de même).

 

Si les termes « Civil War » font référence à ce que nous francophones appelons la Guerre de Sécession (1861-1865), dans le cas qui nous concerne, cette traduction n’est pas déplacée. En effet, Captain America est le chef de files des Avengers qui refusent une « (inter)nationalisation » de ces mêmes Avengers.

En effet, suite aux précédents épisodes, les nations en ont assez de voir la liste des victimes collatérales s’allonger : sauver la terre, oui, mais pas à n’importe quel prix.

La séquence de Lagos étant la goutte d’eau qui fait déborder le vase : on a éliminé un méchant, mais de (très) nombreuses victimes absolument étrangères à ces enjeux sont çà déplorer.

 

Pour le reste, la recette est la même : le cahier des charges est rempli. Avec une grande différence tout de même : cet épisode contient une noirceur tangible voire palpable.

Il faut dire que le méchant estampillé – celui qui est à l’origine de cette noirceur n’est pas un super-héros engagé du côté obscure.

En effet, Zemo (Daniel Brühl) est un homme ordinaire, doté tout de même d’une intelligence supérieure qui lui permet d’arriver (presque) à son but : opposer Iron Man et Captain America. Presque parce que si la confrontation a lieu, elle n’arrive pas à la disparition de l’un ou/et l’autre.

 

Mais le mal est tout de même fait : les deux géants sont fâchés et il va falloir du temps pour les rabibocher.

C’est pourquoi avec cet épisode, les studios Marvel se donne une ouverture pour laisser le temps passer. La fin – la vraie, celle qui suit tous les génériques et qui fait partie du cahier des charges (voir plus haut) annonce que c’est Spider-Man qui reviendra et non les Avengers ou même Captain America : ce sera Spider-Man – Home Coming.

Mais l’autre ouverture concerne l’arrivée de T’Challa/Black Panther (Chadwick Boseman) : il est le fils du roi du Wakanda (pays imaginaire, bien sûr) qui a été tué dans un attentat perpétré par le méchant Zema.

C’est encore une fois une séquence additionnelle – pendant le générique de fin – qui nous fait deviner qu’il aura bientôt son film : le dernier plan de cette séquence représente une immense panthère noire…

 

Cet épisode est riche en péripéties et informations. Certes, mais on en arrive tout de même à un trop plain qui a tendance à un moment à étourdir. Il est difficile de suivre cet épisode sans avoir vu les précédents. En effet, de très nombreuses références antérieures viennent parasiter la bonne compréhension de l’intrigue.

On avale toutes ces données certes, mais on frise tout de même l’indigestion.

 

Mais heureusement, on retrouve Stan Lee, fidèle au poste, cette fois-ci dans le rôle – amusant – d’un livreur d’une grosse firme de livraison.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Anthony Russo, #Joe Russo, #Marvel, #Robert Redford
Captain America : Le Soldat de l'hiver (Captain America: The winter Soldier - Anthony & Joe Russo, 2014)

Il revient (encore), et cette fois-ci, c’est pour combattre son vieil ami : James Buchanan « Bucky » Barnes (Sebastian Stan) aussi connu sous le nom de Soldat de l’Hiver.

On avait laissé ce dernier lors d’une chute mémorable vers un gouffre infini, un peu comme on en trouve dans Beep-Beep et le Coyote.

Mais c’est bien lui, et cette fois-ci, il ne marche plus pour l’Oncle Sam, mais pour Hydra.

Qui est ce « Il » qui revient ? Mais c’est Captain America (Chris Evans), bien sûr.

 

Avec Bucky, c’est le premier épisode qui se rappelle à nous – ainsi qu’à Steve Rogers – plus de 70 ans plus tôt.

Entre temps, Rogers a vécu d’autres aventures dont nous reparlerons plus tard.

Cette fois-ci, c’est S.HI.E.L.D. (1) qui est au centre de l’intrigue, et d’une certaine façon le futur des Avengers.

 

On retrouve donc Nick Fury en très mauvaise posture et l’organisation citée plus haut dans une véritable machination, orchestrée par un nouveau visage (2), ami de ce même Nick : Alexander Pierce (Robert Redford).

Qui dit Hydra, dit retour du Dr. Zola (Toby Jones), et pour l’anecdote Johann « Red Skull » Schmidt (Hugo Weaving).

 

Aux côtés de notre Captain, on retrouve la Natasha « Black Widow » Romanoff (Scarlett Johansson) et un nouveau venu bien utile en cas de pépin : Sam « Falcon » Wilson (Anthony Mackie) et sa paire d’ailes.

Face à lui, c’est toute une partie de SHIELD qui se rebelle et va rejoindre Hydra, dont le gros méchant Brock Murlow (Frank Grillo).

 

Pour le reste, c’est encore du très grand spectacle mais il manque cruellement l’humour de Joe Johnston qui donnait un ton plus plaisant à la série (il semble que Spielberg ait un peu déteint sur lui).

Alors c’est efficace, mais ça manque tout de même d’humour.

D’un autre côté, l’intrigue est plutôt sombre : il s’agit de flinguer 20.000.000 (3) de personnes pour sauver les autres milliards d’individus, avec en prime un héritage conséquent de Hydra : le retour à la paix et l’ordre.

Comme souvent, dès qu’il y a quelque chose qui met en péril la Liberté, ce sont les nazis qui s’y collent (voir OSS 117 : Le Caire, Nid d’espions).

 

Alors on suit cette histoire spectaculaire mais un cran au-dessous du premier opus, et jusqu’au bout pour ne pas rater les deux séquences additionnelles, en se demandant bien où s’est caché Stan Lee, le véritable « Charlie » de la série.

Je l’ai trouvé, fidèle au poste (4)…

 

  1. Strategic Homeland Intervention Enforcement Logistics Division, vous chercherez la traduction, les initiales signifiant « bouclier ».
  2. Dans le sens qu’on ne l’a pas encore vu dans la série, pour le reste, notre homme a quelques dizaines de films à son actif.
  3. C’est toujours plus impressionnant en chiffres !
  4. Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais vous le dire !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Jon Favreau
Iron Man 2 (Jon Favreau, 2010)

Il revient.

Et comme on dit aujourd’hui : il fait le buzz.

Qui ? Iron Man, bien sûr.

Tony Stark (Robert Downey Jr.) a annoncé à la fin du film précédent qu’il était Iron Man. Mais le gouvernement américain ne voit pas d’un bon œil ce super-héros indépendant. Et surtout, ils aimeraient bien pouvoir jouir (1) de cette technologie.

A cela s’ajoute une teinte financière avec un autre pourvoyeur d’outils mortifères : son concurrent Justin Hammer (Sam Rockwell), qui est loin d’avoir le niveau des Stark (père et fils).

A cela s’ajoute l’apparition d’un certain Ivan Vanko (Mickey Rourke) pendant le Grand Prix de Monaco dans le but évident de se débarrasser définitivement de Stark.

L’association de ces deux personnages plutôt maléfiques est alors inévitable.

 

Jon Favreau reprend la même équipe, à un détail près : Don Cheadle a remplacé Terrence Howard dans le rôle de James « Rhodey » Rhodes.

On assiste à une intrigue qui suit de près la fin du film précédent, et en plus nous présente trois nouveaux personnages de la série. Le premier, c’est Rhodey, qu’on connaît déjà mais qui va prendre à son compte une deuxième combinaison d’Iron Man et l’adapter à ses compétences : les armes. On a alors un nouveau super-héros qui utilise des flingues de différentes tailles ainsi qu’un missile de poche de destruction aussi massive que sa taille est petite.

La deuxième recrue de la série, c’est Natalie Rushman, alias Natasha Romanoff, alias Black Widow (Scarlett Johansson). C’est semble-t-il une combattante redoutable qui s’épanouit dans la grande séquence d’affrontement finale.

Et le troisième est un personnage que ceux qui avaient attendu la toute fin du film précédent reconnaissent : Nick Fury (Samuel L. Jackson). Nick est le personnage-clé de la série : ce n’est plus un combattant mais une espèce de directeur des ressources humaines, ou plutôt surhumaines. Surhumaines parce que le débat du surhomme est toujours d’actualité dans cet univers. Iron Man, qu’on le veuille ou non, est le soldat absolu, l’arme fatale comme dirait Richard Donner. Même si Iron Man – ou Captain America – se battent du bon côté (celui des gentils Américains), on ne peut pas ignorer une certaine connotation nietzschéenne voire nazie autour de cet être d’exception (2).

 

Mais nous sommes avant tout dans le divertissement et le spectacle, et encore une fois, Jon Favreau est à l’aise pour nous proposer des scènes bien envolées avec des effets spéciaux à couper le souffle (encore une fois).

Il y a en plus dans ce film un double méchant. D’un côté un génie solitaire, fils d’un autre génie, rongé par la haine et le désir de vengeance ; de l’autre un personnage beaucoup moins intelligent, à l’égo presque aussi développé que Stark et extrêmement bavard, jaloux et surtout ringard. Evidemment, ces deux-là étaient faits pour s’entendre, encore que…

 

Bref, tout est prévu pour nous faire vivre un bon moment, et, cerise sur le gâteau, un développement réjouissant de la relation entre Stark et Pepper Potts (Gwyneth Paltrow), véritable patronne de Stark Industries (avec ou sans le titre).

Leur relation proche du marivaudage s’épanouit jusqu’à – enfin – l’engagement : on attendait ça depuis le début du film précédent !

 

Et Stan Lee ? Il est toujours là. Après Hugh Hefner, Stark le confond avec Larry King…

 

PS : Doit-on voir le « 1969 » sur les phalanges de Mickey Rourke comme un écho de l’IRA provisoire dont il fait partie dans le film L’Irlandais (1987) ?

 

  1. Vu que les intéressés sont surtout les militaires, on peut entendre le terme jouir dans toutes ses acceptions.
  2. Merci Professeur Allen John, d’avoir soulevé cette réflexion.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Jon Favreau
Iron Man (Jon Favreau, 2008)

Tony Stark (Robert Downey Jr.) est riche.

Tony Stark est très riche.

En fait, Tony Stark est trop riche. Trop riche pour se soucier réellement de ses affaires, collectionnant les femmes dans son lit et vantant les mérites de sa holding : Stark Industries.

Sauf que Stark Industries construit et exporte des armes.

Le jour où Tony s’aperçoit que les armes qu’il a fait construire se retournent contre lui, il décide de changer.

Il va concentrer les technologies de sa firme pour mettre au point un prototype très particulier. Il s’agit d’une combinaison métallique dans laquelle un homme peut accomplir des prouesses extraordinaires, l’arme absolue.

Mais il n’est pas question de l’utiliser à des fins militaires, plutôt afin de redresser quelques injustices.

Il devient donc Iron Man.

 

Tout comme pour Captain America trois ans plus tard, nous assistons à la genèse d’un super-héros (1). Mais si Captain America s’est illustré pendant la deuxième guerre mondiale, Iron Man est en plein dans l’actualité, même dix ans après sa sortie.

Le déclencheur du changement de Stark est sa prise en otage par des guerriers afghans (2), alors qu’il remarque que ses armes servent à détruire ceux qu’elles devaient protéger.

Si cette expérience terrible va lui ouvrir les yeux, elle va aussi lui permettre de réaliser une première ébauche de ce qui va devenir le célèbre Iron Man, et en prime lui permettre de s’échapper.

 

Comme toujours dans un film de super-héros, il faut un adversaire à sa mesure, voire un  tantinet plus fort afin de justifier son statut. Alors qu’on pouvait penser que les soldats de la séquence d’ouverture feraient de bons ennemis, l’intrigue nous en propose un encore plus méchant : Obadiah Stane (Jeff « The Dude » Bridges), alias Iron Monger.

Un vrai méchant comme on les aime, un associé – voire un père putatif – qui ourdit dans l’ombre quelque projet avant de se révéler.

Bref, on n’est pas déçu par ce personnage.

 

Et puis il y a la femme. Si Stark collectionne les conquêtes féminines – dans un but exclusivement sexuel – il en est une qui ne le laisse pas indifférent : Miss Pepper Pots (Gwyneth Paltrow), sa femme de confiance.

Si à l’origine Pepper Potts est seulement secrétaire de Stark, elle est ici sa femme à tout faire, un pendant féminin d’Alfred chez Batman.

Mais si Alfred est avant tout un majordome et surtout un homme, Pepper Potts est plus qu’une servante : en plus d’être une femme, elle ne laisse pas le nouveau Stark indifférent.

Bref, il manquait une dimension romantique à l’histoire, elle est tout trouvée.

 

Avec ce film, Jon Favreau met en place progressivement la saga qui dure depuis dix ans, avec toutes ses ramifications et surtout l’apparition de la fameuse organisation S.H.I.E.L.D. qui va fédérer les super-héros.

En plus des scènes spectaculaires, l’intrigue est parsemée d’humour dont Robert Downey Jr. est un très bon vecteur. On s’amuse autant que ceux qui ont fait le film, en se disant que cette série part sur de bonnes bases.

Sans oublier bien sûr l’apparition de Stan Lee, confondu par Stark (?) avec Hugh Hefner, le patron de Playboy.

 

Et, encore une fois, il ne faut pas partir avant la toute fin du film : une dernière séquence nous présente un personnage central de la série, que je vous laisse donc découvrir…

 

  1. Créé par le duo mythique Jack Kirby et Stan Lee, Kirby laissant rapidement la place à Don Heck.
  2. Toute ressemblance avec des groupes armés d’Al-Qaeda ou de Daesh est loin d’être fortuite.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Joe Johnston
Captain America: First Avenger (Joe Johnston, 2011)

Une expédition polaire met à jour une curieuse structure métallique : c’est une sorte de vaisseau mâtiné d’un bombardier qui renferme à son bord un homme congelé : Steve Rogers (Chris Evans).

Voilà près de 70 ans qu’il est prisonnier des glaces.

Steve Rogers était alors connu sous une autre identité : Captain America.
Tout a commencé en 1942, alors que les Etats-Unis enrôlaient à tour de bras des jeunes hommes pour aller casser du nazi.

Parmi eux, un avorton : Steve Rogers.

 

Captain America est un personnage de l’univers Marvel qui fut avant tout créé en vue d’une propagande antinazie dès décembre 1940 (1), d’où cette intrigue en plein cœur de la deuxième Guerre Mondiale, à un moment où le rapport de forces est en train de s’inverser.

Il est clair qu’un cinéaste comme Joe Johnston – élevé au Starwars et Indiana Jones en passant par Jurassic Park III – ne peut que s’épanouir dans ce genre de film. Et c’est ce qui se passe.

Reprenant le personnage dès le début, il nous propose de solides bases pour ce personnage d’Avenger (vengeur) – le premier, nous dit le titre, mais c’est faux – aux valeurs nobles et américaines.

 

La première partie du film est à mon avis la plus réjouissante : Chris Evans, qui a abandonné sa combinaison de quatrième fantastique (la Torche Humaine) nous apparaît comme un homme et, comme chantait Renaud, « épais comme un sandwich SNCF » (Marche à l’Ombre). Il a toute l’apparence d’un petit garçon dans un monde – hostile, bien entendu – de grands. Même l’agent Carter (Hayley Atwell) le dépasse largement !

Evidemment, son enfance est rythmée par les raclées qu’il dut subir par ses pairs autrement plus forts que lui.

Bien sûr, le peu d’entraînement que nous voyons n’est pas à son avantage, mais ses qualités n’en demeurent pas moins essentielles : une intelligence contrebalançant sa faiblesse physique ainsi qu’une grandeur d’âme augmentée d’un sens du sacrifice, deux qualités qui lui vaudront d’être désigné par le docteur Erskine (Stanley Tucci), inventeur d’un sérum qui décuple les aptitudes physiques et intellectuelles.

Mais si ce sérum rend le gentil Steve invulnérable et brillant, un personnage mauvais et un peu dérangé mentalement en deviendrait un Méchant superlatif.

Et c’est là qu’intervient le docteur Johann Schmidt (Hugo Weaving), alias Red Skull (Crâne rouge).

 

Red Skull est un méchant magnifique : intelligent et cruel appartenant aux terribles armées nazies, mais à l’ambition surdimensionnée : pourquoi se contenter de l’Europe quand on peut conquérir le monde ?

Hugo Weaving endosse à nouveau le rôle du méchant, et chose amusante, le nom de Schmidt est le pendant allemand de Smith, comme le nom d’un autre méchant qu’il interpréta à trois reprises dans la trilogie Matrix.

 

Avec ce film, Johnston nous propose la genèse de ce super-héros ultra américain dont la combinaison un tantinet ridicule est aussi prétexte à gags, surtout dans la première partie du film qui le voit encourager les Américains à acheter les fameux Bons de la Défense : il ne faut surtout pas oublier l’humour inhérent aux films estampillés Marvel.

Même si la deuxième partie du film – les missions – est un ton en dessous, le déroulement des différentes péripéties est mené tambour battant avec une superbe débauche d’effets spéciaux. Un vrai régal.
Et quand le film se termine, nous faisons la connaissance d’un personnage-clé dans les futures aventures des Avengers (Steve Rogers et les autres), un homme borgne avec ce qui ressemble à un bandeau de pirate (ou de Moshe Dayan, si vous voyez qui je veux dire) : Nick Fury (Samuel L. Jackson).

Et plus important encore (?), parmi les scientifiques des Alliés, on trouve Howard Stark (Dominic Cooper), père de Tony, déjà patron de Stark Industries.

 

Et comme on est chez Marvel, si on attend patiemment la fin du générique, on a droit à une séquence supplémentaire, annonçant le prochain film…

 

 

PS : En prime, une référence anachronique à Indiana Jones. Saurez-vous la retrouver ?

 

  1. Dessiné par Jack Kirby et scénarisé par Joe Simon, arrêté après la guerre avant d’être repris par le même Kirby et Stan Lee dans les années 1960. On peut – encore une fois – apercevoir ce même Stan Lee dans le film, cherchez bien…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Anthony & Joe Russo, #Avengers, #Marvel
Avengers : Infinity War (Anthony and Joe Russo, 2018)

Avengers III : le retour de la revanche du fantôme du fils maudit de…

Non. Avengers III est un épisode particulier. Que les gavés de Marvel passent leur chemin, je m’adresse aux autres (1).

Cette fois-ci, nous sommes à un tournant.

Je ne vous résumerai pas l’intrigue, elle est trop complexe.

Sachez tout de même que nous entrons dans le Cercle Rouge (2) cher à Jean-Pierre Melville.

 

En effet, presque tous les héros des franchises Marvel sont là (préparez-vous, ça va être long : Iron-Man (Robert Downey Jr.) ; Thor (Chris Hemsworth) ; Star-Lord (Chris Pratt) ; Natasha Romanoff (Scarlett Johansson) ; Hulk (Mark Ruffalo) ; Spider-Man (Tom Holland) ; Dr. Strange (Benedict Cumberbatch) ; Captain America (Chris Evans) ; je continue ? Bref, les Avengers et les Gardiens de la galaxie, rien que ça. Et bien sûr, l’inévitable Stan Lee…

Il ne manque à cette réunion que les X-Men, mais ne mélangeons pas les torchons et les serviettes, c’est déjà assez compliqué comme ça.

Et pour rassembler les Avengers et les Gardiens de la Galaxie, il fallait un méchant au-delà des super-méchants habituels. Il s’appelle Thanos (Josh Brolin qui est en plus à l’affiche de Deadpool 2 qui sort bientôt), et il est extraordinaire. C’est une espèce d’archange suprême du Mal, un diable plus fort que le Diable.

Et en plus, ce n’est pas un être insensible, malgré ce qu’on pourrait croire. Mais disons qu’il a ses priorités : il veut rétablir l’équilibre dans l’univers. Alors il envahit les planètes les unes après les autres et il élimine la moitié des habitants à chaque fois, aléatoirement : les riches comme les pauvres, les beaux comme les laids sont éliminés physiquement.

Et tout ça pour que les survivants puissent vivre en harmonie.

C’est un point de vue.

 

Et ce n’est certainement pas celui des Avengers quand Thanos décide de venir sur la Terre.

Sauf que les Avengers sont séparés, alors évidemment, ça pose des problèmes. Mais dans l’adversité, tout le monde s’unit, on oublie les vieilles querelles.

Sauf que là, le Méchant (notez la majuscule) est vraiment le plus fort. C’est comme ça. Et même Thor – qui est quand même un dieu, ce n’est pas rien – n’y pourra rien.

Et après avoir tué » Wolverine, les films Marvel s’attaquent à d’autres super-héros. Je ne vous dis pas lesquels, vous découvrirez par vous-même.

Mais on était prévenu dès le début : Thanos élimine la moitié de la population, sans distinction de race, de classe, de superpouvoirs ou non…

 

Il y a un véritable changement de ton dans l’univers Marvel des Avengers. L’humour qui pimentait les différentes péripéties a tendance à se raréfier, même s’il reste tout de même présent. Mais on sent qu’avec Thanos, les choses sont différentes. Le sauvetage in extremis de la Terre, qui arrive (presque) à chaque fois, se fait attendre. Et même…

 

Après on aime, ou on n’aime pas. Mais le spectacle est au rendez-vous, et la dimension religieuse introduite par le personnage de Thanos est un point qui relance intelligemment la série et l’empêche de tourner en rond avec les ficelles habituelles.

Je ne vous dirai pas comment ça finit – surtout parce qu’il est prévu une suite (3) – mais c’est un peu comme si Sauron réussissait à récupérer son Anneau (4)…

 

A suivre, donc.

 

(1) Non, je rigole, vous pouvez continuer à me lire, je vous aime…

(2) « Quand les hommes, même s’ils s’ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d’entre eux, et ils peuvent suivre des chemins divergents ; au jour dit, inexorablement, ils seront réunis dans le cercle rouge. » (Siddhârta)

(3) Pertinente, ça dépend de votre point de vue

(4) L’analogie, par contre, est pertinente.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Joss Whedon, #Avengers, #Marvel
Avengers : L'Ere d'Ultron (The Avengers: Age of Ultron - Joss Whedon, 2015)

Ils sont de retour et pas un ne manque à l’appel. On a même le droit de voir quelques nouvelles têtes : Rhodes/War Machine (Don Cheadle) ou encore Wilson/Falcon (Anthony Mackie) qui font quelques apparitions plus ou moins décisives.

 

Pour le reste, on prend les mêmes et on recommence. C’est un festival de combats plus dantesques les uns que les autres, avec pléthore d’effets spéciaux caractéristiques pour chaque super-héros.

Mais une autre dimension se développe dans le film : l’humanité.

En effet, chacun, à force d’être extraordinaire, n’est-il pas de moins en moins humain et de plus en plus « Avenger » avant tout ?

On découvre alors que Barton (Jeremy Renner) est marié& et a des enfants, ce que Natasha Romanoff (Scarlett Johansson) savait, et que cette dernière est irrésistiblement attirée vers le gros homme vert, surtout quand il ne l’est plus (vert). Alors ça amène des doutes et des questionnements…

Et cette dimension humaine qui s’efface n’est-elle pas en train de les affaiblir, voire les pervertir ?

 

C’est en fait le créneau dans lequel évolue le super-méchant de l’intrigue*. Parce que cette fois-ci, le méchant n’est pas humain, mais encore prie : il n’est pas organique. C’est Ultron, une intelligence artificielle à côté de laquelle Jarvis n’est qu’un apprenti. Ou le croit-on…

Bref, nous nageons (presque) dans la métaphysique. Mais heureusement pour nos neurones, l’action prend le pas sur la réflexion, et Captain America en profite pour jurer…

 

Mais l’action a un peu tendance à prendre trop le pas sur le reste, et à certains moments, on a du mal à se repérer tant les plans se succèdent à un rythme effréné et les androïdes se multiplier dans un combat sur un lopin de terre (une petite ville, tout de même) en apesanteur.

Et c’est là que le spectateur féru de bandes dessinées se réveille : quelques arpents de terre qui flottent dans l’air… Et en plus, ça se passe dans une obscure de l’Europe de l’Est...

Bon sang, mais c’est bien sûr : Un Empire des dix arpents de Will, Delporte et Franquin (1978)…

 

Autre clin d’œil**. Un immense vaisseau qui vient sauver les habitants de la ville flottante, dont le commandant (capitaine ?) Nick Fury (Samuel L. Jackson) est borgne, ça ne vous rappelle rien ? Mais si, rappelez-vous, un dessin animé japonais, à la fin des années 1970s…

 

En attendant, ce deuxième opus ne se termine pas exactement comme prévu, et le troisième épisode – Avengers : Infinity War - devrait remettre certaines choses en ordre.

 

Alors, à suivre ?

 

 

* C’est bien connu : à super-héros, super-méchant !

** Hommage, emprunt, pillage (quand même pas ?)…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Tim Miller
Deadpool (Tim Miller, 2016)

On l’avait aperçu dans X-Men Origins: Wolverine, et c’était déjà Ryan Reynolds qui interprétait Wade Wilson alias Deadpool.

Depuis La dernière Cible, nous savons tous ce qu’est un dead pool : un groupe de personnes parie sur des morts éventuelles de personnalités.

Ici, Wilson est l’une d’elles dans le bar de son ami Weasel (T.J. Miller). Son implication dans les commandos est la raison principale de sa présence dans ce jeu…

 

Si Wilson/Deadpool était déjà ce qu’on appelle une « grande gueule » dans le film de 2009, ce n’est rien à côté de ce qu’il nous propose ici. C’est une bouche sans cesse ouverte qui commente tout ce qui se passe et s’essaie, avec plus ou moins de réussite, à l’humour.

Alors oui, à un moment, ça lasse.

Mais ce qui d’un côté alourdit le film (son débit continu) est aussi une espèce de pied de nez à ce qu’on entend d’habitude, devenant alors l’un des atouts du film. Rien ne nous est épargné et sa logorrhée se situe carrément dans le registre adulte.

Mais à un moment tout de même, on comprend que Francis/Ajax en ait marre. Moi aussi.

 

Par contre, s’il ne fait (presque) que parler, il possède surtout un détachement salutaire par rapport à l’intrigue. Il ne peut s’empêcher de commenter ce qui se passe, s’adressant directement au spectateur, lui faisant remarquer les faiblesses de la production, voire les autres productions Marvel (et même DC Comics) : deux X-men patentés* seulement, un portrait peu flatteur de Charles Xavier, sans parler des références aux autres super-héros du même style. Bref, on résiste difficilement à ces interventions complètement décalées voire hors de propos.

 

Pour le reste, on retrouve une production estampillée Marvel qui, même avec le dé&calage déjà évoqué, accumule les scènes d’actions plus spectaculaires les unes que les autres, le tout avec en prime l’apparition traditionnelle du grand Stan Lee, que je vous laisse découvrir si ce n’est déjà fait.

 

Deadpool, c’est avant tout un personnage à part dans l’univers des X-Men. En effet, outre son élocution, ses réflexions ne sont pas celles qu’on s’attend à voir d’un personnage aussi américain : même Wolverine, marginal notoire, n’arrive pas à son niveau de « politiquement incorrect »…

 

Un météore, qui va repasser bientôt, dans cet univers somme toute bien aseptisé…

 

 

* Dont l’un, Colossus (André Tricoteux, Greg LaSalle & Stefan Kapičić – ça en fait du monde pour un seul bonhomme, aussi gros soit-il !) est aussi fort physiquement qu’il est faible moralement : il ne supporte pas que Deadpool élimine définitivement un de ses adversaires.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Peyton Reed
Ant-Man (Peyton Reed, 2015)

Après Superman, Batman, Ironman (...), voici Ant-man (Paul Rudd), l'homme-fourmi.

Ca ressemble à une plaisanterie, mais ça n'en est pas une. Le professeur Pym (Michael Douglas) a trouvé un procédé de réduction de la matière. Organique et non-organique. Le procédé dont tous les méchants et autres savants fous ont cherché toute leur vie depuis bien des décennies.

Et évidemment, un gros méchant, Darren Cross (Corey Stoll), a l'intention de vendre cette découverte à des fins militaires.

Bref, le monde est en danger et le tout petit Ant-Man va essayer de le sauver. Que dis-je essayer, réussir ! [NB : « essayer tu ne dois pas, réussir tu dois » ]

 

Encore un super-héros Marvel sur le marché ! Mais celui-ci ne vient pas d'une autre planète ni est un riche oisif. C'est un type normal. Comme vous et moi. Enfin presque : il le serait s'il ne sortait pas de prison ! Parce que Scott Lang (le vrai nom d'Ant-man) est avant tout un cambrioleur. Difficile donc d'en faire un justicier. Surtout qu'il traîne avec une superbe bande de bras-cassés, menée par Luis (Michael Peña)...

Mais c'est sans compter sur Pym et son adorable fille Hope (Evangeline Lilly).

Nous assistons alors à un film où le héros fait sans cesse des aller et retour entre le monde normal et celui à échelle d'insecte. Magnifique. Et drôle en plus. Parce que, comme toujours ce super-héros malgré lui n'est pas (encore) infaillible.

Mais surtout, ce passage du normal au très petit (et inversement) amène un combat titanesque entre Ant-man et son double maléfique Yellowjacket où les bruits de bataille sont accentués par l'échelle de perception. Le gentil petit train électrique devient une véritable machine dangereuse dont les wagons servent de projectiles entre les deux protagonistes. Mais ce ne sont que des jouets que ces deux-là s'envoient à la figure. Alors évidemment, quand ils tombent par terre, à notre niveau, ils ne font qu'un bruit de plastique qui tombe...

Bref, un film qui repose sur ce décalage d'échelle. Une autre façon d'appréhender la relativité...

Et puis c'est un produit Marvel, alors, depuis la constitution des Avengers au cinéma (2012), il est normal d'y faire référence dans un produit de la licence. Non seulement il est fait référence à Stark, mais en plus, Sam Wilson (le Faucon) intervient !

Et cerise sur le gâteau : la participation de Stan «the Man » Lee (le créateur mythique, entre autres, de Spiderman, Hulk, X-men...) dans une deuxième belle séquence de doublage.

 

Alors savourons ce film comme il se doit : avec gourmandise. C'est le genre de friandise qui vous ferait presque oublier qu'elle vient de chez Marvel...

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