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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

horreur

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Gary Dauberman, #James Wan
Annabelle : La Maison du mal (Annabelle comes Home - Gary Dauberman, 2019)

Et de trois (pour Annabelle) !

Après une suite très moyenne, Annabelle nous revient, avec celui qui est à son origine : Gary Dauberman. Lui qui avait surfé – scénaristiquement parlant – sur l’histoire de cette poupée, passe derrière la caméra et, avec l’aide de James Wan (celui des deux premiers Conjuring), relance l’intrigue, mais en mêlant directement les deux univers (somme toute proches).

 

Nous sommes chez les Warren et ces derniers se sont absentés, laissant leur fille Judy (Mckenna Grace) avec Mary Ellen (Madison Iseman), sa baby-sitter attitrée. Alors qu’elles préparent un gâteau, arrive une amie de Mary Ellen, Daniela (Katie Sarife). Cette dernière vient de perdre son père et va profiter de sa présence chez les deux parapsychologues pour essayer de rentrer en contact avec lui.

Mais – heureusement pour le spectateur – elle ouvre la cage de verre de la poupée, libérant de nombreux esprits maléfiques, amenant dans la maison une situation apocalyptique avec toutes sortes de phénomènes surnaturels…

Et les Warren qui ne rentrent pas !

 

Il s’agit, d’une certaine façon, d’un film très convenu : on ne s’improvise pas réalisateur comme ça, et Dauberman, s’il réussit à peu près son intrigue, ne fait qu’en chaîner les effets maintes fois éprouvés.

  • c’est la nuit ;
  • des jeunes filles sont livrées à elles-mêmes ;
  • les esprits attaquent ;
  • Annabelle est toujours là.

 

Bref, rien de bien original et les occasions de sursauter sont bien rares et, elles aussi très convenues.

Bref, pas de réelle nouveauté, si ce n’est un plus grand télescopage entre les deux « franchises, Annabelle & Conjuring. Mais Dauberman privilégie les poncifs et écarte très rapidement les deux scientifiques pour se concentrer sur les effets visuels pas toujours convaincants : « déjà vu », comme disent les anglophones…

Et James Wan a beau être crédité pour l’histoire, rien n’y fait, Annabelle n’atteint pas le niveau du premier film de la série (2013).

 

Dommage ?

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #T. Hayes Hunter
Le Fantôme vivant (The Ghoul - T. Hayes Hunter, 1933)

 

Le professeur Morlant (Boris Karloff) est mourant. Il a tout préparé& pour son passage dans un autre monde. A moins que ce soit un retour dans celui-ci : converti au culte des dieux de l’Egypte ancienne, il compte revenir à la pleine lune.

Mais ses héritiers, Ralph Morlant (Anthony Bushell) et Betty Harlon (Dorothy Hyson) sont deux variables qui n’étaient pas prévues pour ce retour. De même que son notaire, Broughton (Cedric « Séthi » Hardwicke), le pasteur Hartley (Ralph Richardson) ou encore l’Egyptien Aga Ben Dragore (Harold Huth)…

Bref, Morlant ne peut pas ressusciter en paix…

 

La vague d’épouvante a donc déferlé sur la vieille Angleterre, et qui mieux que Boris Karloff pouvait participer cela ? Et à nouveau, il interprète un personnage maléfique mâtiné de surnaturel. Bien sûr, on pense à La Momie qui est sortie l’année précédente,  pour l’aspect égyptien de l’intrigue, mais c’est surtout – encore une fois – son maquillage qui nous impressionne. Karloff était le digne héritier de Lon Chaney, et le maquillage de Morlant est dans la lignée de ceux du maître : un visage défiguré par le feu ou l’acide (les deux ?), et des yeux qui n’ont plus grand-chose d’humain. Un autre monstre !

 

Mais Karloff se fait désirer et n’apparaît pas tant que ça au final, les autres personnages prenant le contrôle de l’intrigue, le reléguant au second plan. Par contre, quand il est là, on en profite à fond, tant son personnage est aussi mauvais intérieurement qu’il est laid extérieurement.

Mais il n’est pas le seul : presque tous les protagonistes ont une part sombre : seuls Betty et Ralph y échappent. Il faut bien quelques personnages positifs.

Et puis il y a Kaney (Kathleen Harrison).

 

Rarement un personnage n’aura porté le qualificatif de soulagement comique (1). Ce n’est pas son action – déterminante, pourtant – qu’on retient de sa performance mais bien sûr les différentes situations amusantes qu’elle développe à son insu.

Même quand Morlant (le vieux) la rencontre, on ne peut s’empêcher de sourire.

Bien sûr, c’est son attirance pour Ben Dragore qui est l’élément dominant de cet aspect comique : elle est séduite par ce prince oriental qui ne rêve que d’une chose, se débarrasser d’elle !

Et au final, on en vient à préférer ses apparitions à celles de Karloff (enfin presque !).

 

Il faut dire que T. Hayes Hunter n’est pas James Whale et la présence de ce même Karloff ne suffit pas à donner la dimension nécessaire à ce genre de film. Certes, certaines situations sont pleinement dans le genre, mais il manque un petit quelque chose pour en faire un véritable film d’horreur, comme chez Whale, voire Browning. De plus, son retour à la vie n’a pas la dimension nécessaire par rapport à un tel événement.

De plus, il manque une véritable tension dans cette intrigue, malgré toutes les occasions offertes : encore une fois, on ne fait pas un grand film avec seulement des bonnes intentions.

 

Et c’est bien dommage, parce que tout était réuni pour cela.

 

  1. En VO : « Comic relief ». Personnage qui est là pour apporter un peu de légèreté dans un film qui en manque au premier abord…

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Alex Garland
Men (Alex Garland, 2022)

Une jeune femme qui saigne du nez. Elle regarde par la fenêtre. Un reflet. Elle crie.

La jeune femme, c’est Harper Marlowe (Jessie Buckley), elle s’est rendue dans la campagne (4 heures de Londres) pour se ressourcer, loin de tout et surtout de la mort de son mari, James (Paapa Essiedu). Ce dernier serait tombé du balcon des voisins : accident ou suicide ? Il faut dire que James avait prévenu qu’il se suiciderait si elle le quittait…

C’est cela qui ronge Harper dans cette campagne si verte et si tranquille. Enfin pas si tranquille que ça puisqu’un homme nu se balade alentour.

Et il va même essayer d’entrer dans la maison de Harper. Mais la police veille et le danger est – momentanément – écarté.

 

J’avais beaucoup aimé Ex Machina, le premier film d’Alex Garland et me réjouissais de cette nouvelle œuvre (1), mais je dois avouer que je suis resté sur ma faim. A nouveau on retrouve une solitude, et à nouveau Garland fait monter progressivement la tension, mais alors que son premier film avait un scénario solide, ici on ne peut pas vraiment en dire autant. Certes, le film est très beau, la première heure étant une véritable féerie visuelle qui magnifie la campagne anglaise.

Dans cette première heure d’ailleurs, Alex Garland prend le temps de mettre en place son histoire, amenant une progression régulière de la tension jusqu’au basculement : on y découvre de rares personnages : Geoffrey (Rory Kinnear), le propriétaire qui loue la maison à Harper ; Sam (Zak Rothera-Oxley) un jeune garçon à la figure d’homme mûr ; et un vicaire (Rory Kinnear) on ne peut plus troublant.

 

L’isolation du personnage principal combinée à la nuit va laisser la place à un véritable cauchemar dont les différents éléments sont à retrouver dans la Bible ou la mythologie grecque, avec comme élément central mythologique : un pommier dont Harper a cueilli et croqué une pomme dès son arrivée.

Et si Geoffrey s’en amuse, citant « le fruit défendu », cette référence n’est certainement pas anodine. En effet, en pénétrant dans ce qui semblait être un véritable petit paradis (2), c’est tout naturellement qu’elle est attirée par ce pommier et ses fruits. On ne la verra d’ailleurs mordre qu’une seule fois dans la pomme qui terminera sur la table, non finie, comme celle d’Adam & Eve avant d’être chassés du Jardin d’Eden. La présence de l’homme nu près de ce même pommier renforce cette idée de faute à partir de laquelle rien ne va plus.

 

Mais malgré tout, et surtout le superbe maquillage de Sara Fagan et son équipe, on se sent un tantinet floué quand la dernière image disparaît pour laisser place au générique de fin. Il manque quelque chose et je n’ai pas envie, en tant que spectateur, de trouver ce que c’est. C’est peut-être de la paresse mais je trouve dommage que Garland n’ai pas fait une véritable fin (3).

L’ambiance est là, les images sont belles, la musique et d’une manière générale la bande-son est elle aussi magistrale, mais, à mon avis, cela ne suffit pas.

 

Dommage.

 

  1. Non, je n’ai pas (encore) vu Annihilation.
  2. C’est ce que pense son amie Riley (Gayle Rankin).
  3. D’un autre côté, il ne nous a pas fait le truc facile du rêve…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Science-Fiction, #David Cronenberg
Les Crimes du futur (Crimes of the Future - David Cronenberg, 2022)

Cronenberg est de retour ! Et de quelle façon !

C’est le grand retour de l’horreur de science-fiction comme il l’a déjà pratiquée par le passé. C’est sanguinolent à souhait, dans un décor futuriste où, la douleur a disparu, évolution oblige.

Encore que. Comme le dit Wippet (Don McKellar), la douleur n’est-elle pas un élément humain qui permet au corps de signaler un dysfonctionnement ? Donc un humain qui n’a plus mal est-il encore un humain ?

 

Reprenons.

Nous sommes donc dans un futur plutôt proche où la technologie de pointe concerne la chirurgie. A tel point qu’une opération est devenu un happening artistique, une performance très courue. Sans anesthésie, cela va de soi, puisque les humains (ou réputés tels) sont insensibles à la douleur.

Saul Tenser (Viggo Mortensen) et Caprice (Léa Seydoux) sont deux partenaires qui enchaînent les ablations artistiques : Saul secrète régulièrement de nouvelles tumeurs qui se révèlent être des organes nouveaux. Caprice opère en direct et devant caméras ces nouvelles protubérances dans un appareil incroyable : le Sark. Comme la destination première de cet appareil était l’autopsie, on propose au duo l’autopsie d’un petit garçon, tué par sa mère.

 

Bien sûr, ce film est dérangeant et parfois à la limite du supportable, mais après avoir vu Videodrome (1983) ou encore Dead Ringers (1988), je ne risquais plus grand-chose. Encore une fois, nous retrouvons des personnages torturés, voire inadaptés au monde qui les entoure, ce qui est d’autant plus vrai qu’on parle de mutation plus ou moins génétique. Mais qu’on ne s’y trompe pas, nous ne sommes certainement pas dans le monde des X-Men. A la limite, dans celui de Logan, et encore. Ce qui fait une grande différence avec l’univers Marvel, outre le fait que c’est Cronenberg qui est aux commandes, c’est l’aspect réaliste du film.

 

Pourtant, il n’y a aucune indication de date, seul le titre nous annonce que ce sont des lendemains qui déchantent que nous allons voir. Et même, on notera que ce futur est bien archaïque : les objets du quotidien n’ont rien d’ultramoderne, et outre l’anneau-caméra de Caprice, les autres appareils que possèdent les spectateurs (voyeurs ?) sont franchement vieillots ! Mais ces objets nous ramènent au quotidien des spectateurs, ainsi qu’à l’évolution actuelle de notre monde et surtout sa destruction progressive du fait de la pollution.

Autre élément futuriste, la faune.

Nous ne voyons que des humains. Pas de chat (comme dans Alien) ou autre chien…Un univers à la Delicatessen (1991). Et l’analogie avec le film de Caro et Jeunet se poursuit dans les décors tout aussi mieux (les intérieurs des différents appartements ne sont là encore pas très reluisants).

 

Mais si nous ne voyons que des humains, c’est l’absence de foule qui est la plus flagrante. On ne voit que très peu de gens dehors et on ne sent aucune activité plus ou moins fébrile autre que celles effectuées par les différents artistes corporels.

Ces différents artistes vont jusqu’aux limites du supportable dans leurs différentes mutilations qui nous sont montrées plutôt crûment. Et la question de Timlin (Kristen Stewart) sur une quelconque (façon de parler) substitution prend toute sa saveur quand on assiste aux différentes performances qui nous sont montrées (1).

 

  1. Je vous laisse découvrir cette question. Pour les autres qui ont vu le film, je ne ferai qu’une remarque : « nous sachons ! »

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Robert Wise
Le Récupérateur de cadavres (The body Snatcher - Robert Wise, 1945)

Décidément, tout le monde veut voir le docteur MacFarlane (Henry « Garbitsch » Daniell) !

Quand ce n’est pas le jeune (apprenti) docteur Fettes (Russell Wade) qui vient apprendre sous ses ordres, c’est la jeune madame Marsh (Rita Corday) et sa petite fille Georgina (Sharyn Moffett) qui est paraplégique et espère que ce bon docteur pourra la guérir.

Mais une fois la nuit tombée, c’est un autre genre d’individu qui vient lui rendre visite : le mystérieux et un tantinet inquiétant John Gray (Boris « the Beast » Karloff) arrive avec sa carriole, tirée par son cheval blanc, et vient déposer sa cargaison lugubre.
Gray fournit le dispensaire de MacFarlane en cadavres que ce dernier va disséquer avec ses étudiants afin de tout connaître de l’anatomie humaine.

Le premier arrivage, c’est un jeune homme qu’on vient d’enterrer et que Gray s’est empressé de déterrer. Le second, c’est une chanteuse des rues (Donna Lee), qui n’avait pas prévu de mourir prématurément.

Fettes s’inquiète de ces livraisons, tout comme Joseph (Béla « Dracula » Lugosi) qui s’en va trouver Gray afin de le faire chanter…

 

NB : si vous ne voulez pas savoir comment se termine ce film, je vous conseille de revenir plus tard : quand vous l’aurez vu, ou quand vous en aurez assez d’attendre de le voir…

 

Il s’agit ici de la dernière confrontation entre Karloff et Lugosi (la 8ème) et si Lugosi peut, d’une certaine manière, sembler inquiétant, il reste loin derrière son partenaire qui tient le rôle-titre. Encore que. Si Gray déterre bel et bien les cadavres, c’est avant tout pour fournir le docteur MacFarlane qui devient alors un peu plus qu’un complice. Karloff est encore une fois magistral, sans maquillage outrancier mais surtout avec une voix normale, voire douce. Donc en opposition à son personnage. En face de lui, c’est vers Henry Daniell qu’il faut se tourner pour trouver un adversaire à sa hauteur. Daniell était d’ailleurs un tel acteur que même Karloff n’était pas serein en face de lui : la peur de mal jouer. Parce que MacFarlane est un personnage complexe, tiraillé entre son besoin de découvrir de nouvelles choses anatomiquement parlant, mais en même temps (1) il ne veut plus avoir à faire avec cet homme inquiétant.

 

Bien sûr, il y aura une explication entre ces deux hommes qui ne pourra pas se terminer bien, pour l’un ou pour l’autre. Ou plutôt pour l’un et pour l’autre ! Et Wise conclut cet affrontement – et son film par la même occasion – avec toute sa maîtrise et surtout dans la plus grande veine hollywoodienne du genre, avec nuit pluvieuse et revenants : il faut voir MacFarlane hanté – une dernière fois – par Gray alors qu’il revient d’avoir récupérer un ultime cadavre, entendant sa voix qui se répète, tel le cœur révélateur de ce cher Edgar Poe, jusqu’à l’apparition finale de Karloff, torse nu et très pâle, qui va entraîner la fin funeste prévisible et inévitable. C’est un final haut en couleurs (bien qu’en noir et blanc) qui est la dernière bonne raison de voir ce film.

 

Malgré tout, Robert Wise n’est pas vraiment un cinéaste d’horreur, tout juste d’épouvante : son « truc qui fait sursauter » n’est pas très convaincant, peut-être (déjà) éculé… Surtout plus de 75 ans après.

 

Il n’empêche que ce Récupérateur de Cadavres tient ses promesses. On en redemande !

 

  1. Comme ils disent…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Horreur, #Sidney Salkow, #Ubaldo Ragona
Je suis une Légende (The last Man on Earth - Sidney Salkow & Ubaldo Ragona, 1964)

La légende du titre, c’est le docteur Robert Morgan (Vincent Price). Il est docteur en chimie cellulaire et s’est retrouvé confronté – ainsi que le reste de l’humanité – à un virus très dangereux qui affectaient les humains : ils se transformaient en vampires !

Cela peut paraître un tantinet exagéré, mais les malades ne sortaient plus le jour, ne pouvaient se regarder dans un miroir ni ne supportaient la présence de l’ail.

Tout le monde, semble-t-il, a succombé à ce virus et Morgan vit seul, cloîtré la nuit, à la recherche du repaire de ces vampires le jour, détruisant ceux qui lui tombent sous la main à l’aide de pieux de bois.

Un jour, il aperçoit un chien. Puis une jeune femme, Ruth Collins (Franca Bettoja).

Il n’est plus seul…

 

Voilà 10 ans que Richard Matheson a publié son roman (1), et on comprend que les producteurs aient voulu un titre plus accrocheur : « le dernier Homme sur Terre » incite plus à venir voir de quoi il en retourne que la traduction littérale.

Et dès l’ouverture, le ton est donné : un désert urbain. Des habitations sans vie, des voitures abandonnées… Et puis les premiers corps étendus sur le sol, n’importe où, abandonnés.

Et les deux réalisateurs ajoutent une note presque ironique avec un affichage d’église : « la fin est arrivée » peut-on  lire.

Puis c’est au tour de Morgan, qui est lui aussi allongé (on le voit à travers un carreau cassé). Mais le réveil sonne et notre homme se réveille et effectue un rituel bien établi. Ce rituel, c’est la première des trois parties du film : la seconde (après 28 minutes) va nous expliquer comment nous en sommes arrivés là ; la troisième (après 55 minutes) commence avec l’apparition du chien, puis de la jeune femme. Cette séquence de découverte du personnage nous permet aussi de donner une date : nous sommes le 5 septembre 1968 quand Morgan se réveille.

 

Bien sûr, nous sommes dans une de ces séries B qui foisonnaient à l’époque, mais la présence de Richard Matheson à l’écriture nous promet une intrigue solide, ce qui est le cas. Par contre, comme toutes les séries B, la production souffre de moyens et outre Vincent Price, la distribution est italienne (2). Mais on prend tout de même plaisir à suivre cette histoire improbable, et on n’a le droit de ne pas être d’accord avec Matheson qui regrettait le choix de Vincent Price. Ce dernier est encore une fois impeccable, dernier véritable humain comme il l’explique. Cette idée d’humanité est d’ailleurs un des éléments du film qui oppose cet homme encore vivant, face à ces vampires qui reviennent inlassablement chez lui tous les soirs pour essayer de le tuer. Ces derniers ont d’ailleurs l’aspect de zombis, et auront une grande influence sur le film de Romero : La Nuit des morts-vivants.(4)

 

Autres signes d’une série B, les nombreuses erreurs de raccord qui émaillent le film. Celle des deux cadavres que Morgan place dans l’auto est la plus flagrante, pour les autres, allez sur les sites spécialisés. Ces nombreuses erreurs ont permis à Charlton Heston de trouver le film « incroyablement bâclé, absolument pas effrayant, mal interprété, peu soigné dans l’écriture et la photographie. »

S’il a raison sur quelques points, cela lui a permis de justifier le remake dans lequel il jouait sept ans plus tard. Mais il faut tout de même reconnaître une chose : l’adaptation de 1964 est la plus fidèle au livre.

 

Une quarantaine d’années plus tard (2007), une nouvelle adaptation est sortie, avec une amélioration notable par rapport aux deux premières versions : la révolution numérique est passée par là.

Mais ceci est, encore une fois, une autre histoire. Enfin, façon de parler...

 

PS : Les distributeurs, à l’instar de certains traducteurs que je fustige régulièrement ici ne se sont pas encombrés de principes pour mettre en valeur le film. Il suffit de voir l’affiche ci-dessous pour s’en convaincre : ils (ab)usent de la carrière de Price dans le cinéma d’horreur pour vanter le film, et montrent un manoir (3) que je n’ai pas réussi à apercevoir dans le film…

 

  1. I am Legend : d’où le titre français, pour une fois moins accrocheur que l’original.
  2. Le film a d’ailleurs été tourné en Italie, budget serré oblige.
  3. Qui a quelque ressemblance avec celui des Bates ou la maison de la famille Adams
  4. Qui sort en 1968 ! (clin d’œil, clin d’œil…)
  5. “Incredibly botched, totally unfrightening, ill-acted, sloppily written and photographed.”
Je suis une Légende (The last Man on Earth - Sidney Salkow & Ubaldo Ragona, 1964)

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Scream, #Matt Bettinelli-Olpin, #Tyler Gillett
Scream (Matt Bettinelli-Olpin & Tyler Gillett, 2022)

Et c’est reparti.

Après dix ans de silence, et surtout la disparition de Wes Craven (en 2015), voici le retour de Scream. N’ayant pas été complètement emballé par l’épisode précédent, je me suis longuement demandé s’il fallait voir cette (énième) suite. La réponse est oui. Mais…

 

Tara (Jenna « Wedneday » Ortega) est seule à la maison quand le téléphone sonne. Rapidement, la discussion dévie vers le cinéma et un film d’horreur en particulier : Stab.(1) Film qu’elle n’a pas vu, préférant d’autres réalisations du même genre. Bien entendu, l’autre interlocuteur est un tueur en série : celle qui commence par le meurtre de Tara.

Bon, elle ne meurt pas à ce coup-là, mais cela fait venir auprès d’elle, sa sœur aînée qui était partie quelques années plus tôt, Samantha (Melissa Barrera). Sam avait quitté la maison porteuse d’un secret effroyable : elle est la fille de Bill Loomis (Skeet Ulrich), le tueur (un des deux) du premier Scream.

Quoi qu’il en soit, les victimes suivantes ne se relèveront pas toutes…

J’ai oublié de préciser : l’action se déroule, encore une fois, à Woodsboro, comme vingt-cinq ans plus tôt…

 

Alors, dans l’ensemble, c’est plutôt bien ficelé et on retrouve beaucoup du tout premier opus, avec des situations qui sont carrément calquées sur les premières – la bière qu’il faut aller chercher, la personne qui regarde un film et qui annonce à l’écran de regarder derrière elle, etc. – ainsi que quelques éléments en rapport avec Wes Craven lui-même : deux fois il est écrit « To Wes », et la seconde est sans équivoque (2). On remarquera aussi le nom de la rue dans laquelle s’engage la voiture de Sam pour aller voir sa sœur à l’hôpital.

S’il y a de grandes similitudes avec l’intrigue initiale (de 1996), on y retrouve aussi les quelques personnages survivants des épisodes précédents : Sidney Prescott (Neve Campbell), Gale Weathers (Courteney Cox) et Dewey Riley (David Arquette), bien entendu, qui sont là pour la cinquième fois, mais aussi deux autres personnages (parfois très) secondaires : Martha Meeks (Heather Matarazzo), la mère des jumeaux Mindy (Jasmin Savoy Brown) et Chad (Mason Gooding) mais surtout la sœur de Randy (Jamie Kennedy) ; ainsi que Judy Hicks (Marley Shelton), qui est maintenant la shérif de Woodsboro et aussi la mère de l’autre Wes.

 

Bref, nous sommes en bonne compagnie et le duo Matt Bettinelli & Tyler Gillett) s’en tirent honorablement, réussissant un nouvel opus très regardable, même si la résolution finale manque tout de même d’un petit quelque chose de plus soutenu. Il est clair que les précédents épisodes ont eu tendance à élimer la trame de base, ne laissant pas beaucoup de place à l’originalité. C’était d’ailleurs le défaut de l’œuvre précédente.

Mais comme Craven, les deux réalisateurs jouent sur les réminiscences avec habileté, multipliant les portes à longueur de film, qu’on ouvre et qu’on ferme avec la possibilité de voir apparaître le tueur au masque (voix de Roger L. Jackson).

Sans oublier non plus la musique de Brian Tyler, de circonstance et qui joue là aussi habilement avec les temps de silence indispensable à la montée du suspense. (3)

 

On se retrouve dans une dizaine d’années ?

 

  1. Stab est le film dans le film : il raconte l’épisode 1 de la série Scream et est projeté dans le film Scream 2. Vous me suivez ?
  2. La première concerne surtout un personnage, Wes Hicks (Dylan Minnette), qui n’a bien sûr pas été prénommé par hasard.
    Si on ne sursaute pas dans Scream, ce n’est plus Scream

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Joe Dante
Hurlements (The Howling - Joe Dante, 1981)

Karen White (Dee Wallace) a vécu une expérience traumatisante: sa rencontre avec le tueur en série Eddie Quist (Robert Picardo) s’est terminé par la mort de ce dernier, tué par un policier alors qu’il tentait d’agresser la jeune femme.

Choquée, elle est envoyée à la Colonie du Dr. Waggner (Patrick Mcnee), afin de soigner ses nerfs et retrouver une vie normale. Les différents résidents ont quelque chose d’étrange, et surtout, on entend des hurlements la nuit : de ceux qui ont un très (trop ?) lointain rapport avec ceux d’un chien.

Il faut dire que cette colonie est très particulière : chacun de ses occupants n’est rien d’autre qu’un loup-garou.

Pendant ce temps, en ville, le corps d’Eddie Quist a disparu…

 

Retour à l’horreur pour Joe Dante après sa contribution (non créditée) dans Rock’n’roll high School. Et encore une fois, il nous montre qu’il connaît son sujet, réalisant un film qui restera dans les mémoires, maîtrisant avec brio cette histoire de transformation particulière. Il faut croire d’ailleurs que 1981 fut une grande année pour les loups-garous puisque John Landis (autre grand réalisateur) a sorti quelques mois plus tard son Loup-Garou de Londres, lui aussi resté dans les annales (certains le préfèrent). Mais restons avec Dante.

C’est encore une fois un film fantastique à tout point de vue, que ce soit le genre ou la façon de le qualifier. Dante a bien compris comment fonctionnait les films d’horreur et il s’en donne à cœur joie : on tremble et on sursaute, à des moments bien précis et balisés, soutenus par une musique adéquate signée, encore une fois, Pino Donaggio.

 

Certes, on n’échappe pas à quelques scènes un tantinet racoleuses offrant quelques jeunes femmes nues, dont la belle Elisabeth Brooks (Marsha Quist)qui ne s’attendait pas à ce que sa nudité soit autant révélée : Dante lui avait annoncé qu’il y aurait de la fumée pour voiler son intimité… Eton remarque que la séquence qui la voit faire l’amour avec Bill Neill (Christopher Stone, qui épousera après le film Dee Wallace) est l’une des rares qui se passe la nuit sans quelque brume…Mais encore une fois, passons.

Et venons-en au sujet en lui-même : les loups-garous.

 

Bien entendu, la grande référence du film est celui de Waggner (1941) qui donnera son nom au personnage (1) de Patrick Mcnee), où Lon Chaney Jr. tait la seule victime de lycanthropie. Ici, les hommes-loups sont nombreux et surtout très réussis ! Il faut dire que le maquillage de Rob Bottin est absolument extraordinaire. Quant aux effets spéciaux, ils sont époustouflants, et ce quinze ans (environ) avant l’explosion numérique de la décennie suivantes. Nous sommes bien loin des transformations du même Lon Chaney Jr. quarante ans plus tôt !

 

Bref, un film qui se laisse voir et revoir avec beaucoup de plaisir, avec un sourire en coin. On y retrouve quelques visages rencontrés dans plusieurs films de Dante : outre Robert Picardo, on reconnaît Kevin McCarthy (Fred Francis) et l'inévitable Dick Miller (Walter Paisley)… Sans oublier le plaisir de revoir le grand John Carradine (Erle Kenton).

 

  1. Le scénario de John Sayles (qui apparaît dans le film : il travaille à la morgue) et Terence H. Winkless reprend d’autres noms de réalisateurs de cinéma d’horreur antérieurs : cherchez-les...

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Edgar Wright
Last Nigth in Soho (Edgar Wright, 2021)

Eloise « Ellie » Turner (Thomasin McKenzie) a été reçue à l’école de design de Londres. Elle se retrouve en plein cœur de Soho, dans une chambre qui fleure bon les années1960, qu’elle loue à la vieille Miss Collins (Diana Rigg). Ca tombe bien, c’est une période qu’elle adore, à cause de sa grand-mère (Rita Tushingham).

Mais cette atmosphère très sixties va déteindre dans sa vie personnelle : elle est transportée dans ces années-là et y fait la connaissance de son alter ego, Sandie (Anya Taylor-Joy), qui est montée à la capitale pour être chanteuse. Mais si elle a pu se produire sur une scène, c’est surtout vers la coulisse que se passait la plupart de son activité : elle recevait des hommes, sous l’impulsion de Jack (Matt Smith), son « agent ». En clair, son souteneur.

Et tout ça jusqu’à ce que Sandie soit sauvagement assassinée par ce même Jack.

 

Bien sûr, on retiendra de ce film que c’est la dernière apparition de l’immense Diana Rigg, dans un rôle de son âge, une vieille logeuse un tantinet portée sur la morale. Mais le film, sous couvert d’une intrigue d’épouvante est aussi un très bel hommage à cette grande actrice : les deux rôles principaux  étant presque un condensé de sa carrière. En effet, Diana Rigg est d’une certaine façon une icône des sixties comme pourrait l’être la très belle Sandie – au moins pour la télévision sinon plus – et on retrouve l’aspect vestimentaire sur lequel travaille Ellie dans les tenues diverses et élégantes d’Emma Peel à chaque épisode de la série The Avengers. (1)

 

Mais ce n’est pas de mode qu’il est vraiment question ici, et Edgar Wright qui s’est (encore une fois) beaucoup investi dans ce film. Outre la réalisation, il est à la production et au scénario, d’après une histoire… de lui-même !

Et comme il nous avait montré qu’il était capable de faire un film d’horreur (pour rire) avec Shaun of the Dead, cette fois-ci il en fait une pour de vrai, avec frissons garantis. Sans oublier les références hitchcockiennes (Psycho), cela va de soi (2).

Et ça marche, l’errance de cette jeune femme qui a des apparitions – sa mère (Aimee Cassettari) puis Sandie – dans les différents reflets qu’elle approche, est suffisamment angoissante, transformant un lieu et une période mythiques – le swinging London – en un cauchemar effrayant. Même les plans de Soho pendant le générique final ont cet aspect inquiétant qui a baigné le film : des lieux vides et sombres (c’est la nuit), bien loin des clichés de la période.

 

Et bien entendu, c’est le rapport entre les deux jeunes femmes qui fait tout le sel du film, Wright utilisant avec beaucoup de bonheur les différentes reflets qui s’offrent à lui, mais pas que : on passe d’une jeune femme à l’autre (3), surtout pendant la première escapade temporelle, sans que les reflets soient obligatoirement coordonnés. D’une certaine façon, cela illustre la maîtrise d’Ellie sur son voyage, et sa désapprobation quant à la conduite – plus ou moins volontaire – de Sandie.

Et puis il y a ces revenants dont la grande force est le floutage des visages, loin des zombis de Shaun of the Dead, mais surtout autrement plus effrayants : seul le meurtre de Sandie par Jack est sanguinolent (indispensable dans ce genre de film), pour le reste, tout est affaire d’atmosphère et de suggestion.


Bref, Wright réussit son pari et nous propose un film d’atmosphère, certes, mais surtout d’épouvante qui n’a pas à rougir face à ses aînés : il a trouvé le juste équilibre pour atteindre les effets désirés, sans tomber dans un excès somme toute facile.

Vivement son prochain film !

 

  1. A des années-lumière de ceux de Marvel
  2. On est british ou on ne l’est pas !
  3. Quand elles dansent avec Jack, par exemple.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #Tobe Hooper
Massacre à la Tronçonneuse (The Texas chain saw Massacre - Tobe Hooper, 1974)

C’est bien entendu au Texas (1) – à Austin – que fut projeté pour la première fois ce film qui, ne nous y trompons pas, fait date dans le genre horreur.

Mais l’aura de ce film doit aussi beaucoup à son interdiction prolongée (8 ans en France) dans les salles.
Il faut dire que Tobe Hooper ne fait vraiment pas dans la dentelle. Même s’il faut attendre la quarantième minute du film pour que le titre soit pleinement justifié, le résultat est là : le sang est (presque) omniprésent, amené par une violence assumée.

 

Cinq jeunes gens – Sally Hardesty (Marilyn Burns) et son frère hémiplégique Franklin (Paul A. Partain), Kirk (William Vail), Pam (Teri McMinn) et Jerry (Allen Danziger) – se rendent à al frontière du Texas et de la Louisiane où un cimetière a été profané où se trouve la tombe du grand-père Hardesty. Ils en profitent pour pousser jusqu’à son ancienne maison – abandonnée depuis longtemps et décident d’y passer la nuit. Mais cette maison a des voisins bien mystérieux, collectionnant les crânes et autres os d’animaux et d’humains… Parmi eux, un colosse qu’on appelle Leatherface (Gunnar Hansen), parce qu’il porte un masque constitué de peau humaine cousue. C’est bien sûr ce dernier qui utilise l’engin meurtrier.

 

Si on comprend aisément l’interdiction qui a frappé ce film pendant toutes ces années, on a le droit, près de cinquante ans après sa sortie, de le trouver « pas si terrible que ça ».  En effet, depuis, les effets sanguinolents ont énormément évolué, accumulant toujours plus d’hémoglobine à mesure que la censure reculait. Il suffit de voir un épisode de la série Saw (2004-2021 pour l’instant) pour s’en convaincre, mais il existe d’autres exemples.

Et même, on peut parler d’archétype de film d’horreur tant sont rassemblés des éléments qui vont perdurer dans les années suivantes : un groupe de jeunes gens insouciants ; des décors inquiétants et mortifères ; un meurtrier (psychopathe, cela va de soi) qui porte un masque et massacre à bras raccourcis les victimes qui tombent à sa portée ; et bien sûr une tension qui ne fait que monter, amenant le spectateur à sursauter quand Leatherface apparaît.

Bref, tout est là pour avoir envie d’avoir peur !

 

De plus, la façon de filmer se rapproche des techniques documentaires, au plus près de l’action, annonçant là aussi le film de Ruggero Deodato Cannibal Holocaust, encore plus sanglant. Mais cette façon de filmer va aussi montrer ses limites quand les personnages principaux (gentils) vont s’approcher de la maison de l’horreur : la caméra, remuant les herbes folles (et hautes) pour nous montrer leur arrivée donne une impression de caméra subjective erronée : personne n’est là à épier ce qu’il se passe.

 

Bien sûr, cette intrigue improbable (encore que) est plus un prétexte à ce massacre annoncé, mais il faut tout de même avouer que la première apparition de Leatherface est impressionnante : sa stature colossale et son masque malsain font de lui aussi un archétype de méchant (hautement) meurtrier qui en inspirera d’autres, et parmi eux Jason Vorhees (suites Vendredi 13) ou Michael Myers (Halloween & ses suites).

Le film d’horreur entre donc dans une nouvelle ère, toujours plus sanguinolente et violente, rendant dérisoire la publicité qui fut faite autour de la sortie de Frankenstein une quarantaine d’années plus tôt.

 

Et puis il y a la tronçonneuse. Accessoire indispensable du film, elle n’apparaît que vers le milieu du film, maniée avec beaucoup de dextérité par Leatherface comme le prouve la dernière séquence. Bien sûr, Hooper nous montre (presque) les effets de cet engin maléfique : les corps sont découpés avec une certaine frénésie (celui de Franklin surtout) amenant les cris d’horreur inévitables de la jeune femme (Sally) presque pure. Mais à la différence de ce qu’on pourra voir plus tard, aucun membre ne se détache sous nos yeux pour s’écraser tragiquement sur le sol comme on pourra le voir dans d’autres productions du même acabit. Et si ce massacre « à la tronçonneuse » est terrible, il l’est plus par la suggestion que par la quantité de sang qu’il génère : il y aura plus de sang sur la tenue de Sally qu’ailleurs. Sans oublier le bruit du moteur qui participe grandement au climat d’angoisse.

 

Au final, Hooper pose des bases qui seront utilisées dans les années suivantes renouvelant – radicalement – le genre né une dizaine d’années auparavant (2). Mais une question s’impose tout de même au spectateur : une tronçonneuse thermique qui démarre aussi facilement, c’est quelle marque ?

 

  1. Cet état américain du titre original disparaît dans la traduction française.
  2. Blood Feast (Herschell Gordon Lewis, 1963)

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