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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #James Bond, #John Glen
Octopussy (John Glen, 1983)

Et de 13 !

Pendant que dans le même temps sortait une resucée de Thunderball – dont je vous laisse le plaisir de lire l’article très intéressant de mon ami le professeur Allen John ici – Salzman Broccoli et consort proposait ce énième épisode de l’agent secret le plus célèbre du cinéma, à nouveau avec Roger Moore pour l’incarner et John Glen – encore lui – pour la réalisation.

Et puisqu’on en est aux répétitions, on remarquera le retour de la belle Maud Adams qui interprète le rôle-titre, devenant à ce jour la seule James Bond Girl à l’être deux fois.

 

Après une séquence d’introduction toujours aussi haletante et spectaculaire, nous entrons dans le vif du sujet : Octopussy s’inscrit dans le temps en faisant référence aux diverses négociations entre les USA et l’URSS afin de désarmer un peu la planète.

Ce désarmement est alors le prétexte pour un général russe un tantinet paranoïaque – Orlov (Steven Berkoff) – de déclencher une guerre nucléaire afin d’imposer le modèle soviétique.

Mais James Bond veille et comme de bien entendu, il n’en sera rien.

S’ajoute à cela un personnage trouble et bassement mercantile, Kemal Khan (Louis Jourdan), véritable méchant du film.

 

Si le film se laisse voir avec beaucoup de plaisir, malgré la marque inévitable du temps (1), on sent tout de même que la fin du chemin est proche pour Roger Moore. Il a 55 ans quand le film sort, et sa première apparition ne lui fait pas honneur : habillé en gentleman farmer avec casquette, il ressemble plus à un papy à casquette qu’à un irrésistible agent secret, fût-il 007.

Mais une fois ce détail passé, John Glen nous installe dans une intrigue aussi haletante que l’introduction, avec nombre de méchants fort dangereux (2), et surtout une myriade de jolies filles (outre Maud Adams) dont Magda (Kristina Wayborn) est une représentante fort pertinente.


Bref, c’est du James Bond, de bonne facture, surtout avec la présence de Steve Berkoff, méchant patenté de la décennie. Et surtout, on retrouve le marivaudage entre Bond et Moneypenny (Lois Maxwell, toujours là !), les prises de bec avec Q (Desmond Llewelyn) ainsi que les répliques ironiques teintées d’humour noir.

A noter la présence du joueur de tennis Vijay Amritraj, dans le rôle de Vijay (ça ne s’invente pas), factotum de Bond à Agra, l’aidant à s’en sortir après une attaque d’enturbannés fort peu civils. Sa façon de se défendre est elle aussi pertinente, vous en jugerez par vous-même (si ce n’est déjà fait).

 

Que dire de plus ?

Rien. On s’installe, on ouvre les yeux, et on savoure…
Qui a dit que le 13 portait malheur ?

 

PS : la marque de John Glen (ce n’est que son deuxième film complet) s’installe durablement dans ses films. Ici, c’est dans le palais de l’infâme Kemal Khan.

  1. Placer une intrigue dans un contexte proche du temps de tournage implique une forme de vieillissement anticipé par rapport aux intrigues mettant en scène le SPECTRE, organisme autonome et donc rattaché à aucune puissance.
  2. Le tueur au yoyo/scie circulaire est vraiment bien trouvé !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Brian G. Hutton, #Clint Eastwood, #Guerre
De l'Or pour les braves (Kelly's Heroes - Brian G. Hutton, 1970)

France (environs de Nancy), 1944 (?).

En pleine nuit et sous une pluie battante, Kelly (Clint Eastwood) accompagne un officier allemand vers son peloton, dirigé par Big Joe (Telly Savalas).

Dans la serviette de l’Allemand, une barre de plomb, censée alourdir le cartable en cas de besoin de le couler.

Mais cette barre est seulement peinte et en dessous, le jaune brille : un chargement de 14.000 lingots attend preneur dans la banque de Clermont.

Après tractations, Kelly emmène toute son escouade vers ce butin, aidé des tanks Sherman d’Oddball (Donald Sutherland) et ses hommes.

 

Jouissif.

Brian G. Hutton réussit à mêler avec bonheur le film de guerre, la comédie et quelques éléments du western. De plus, la distribution - les trois acteurs cités plus hauts auxquels se mêlent quelques seconds rôles formidables (Don Rickles, Gavin « Captain Stubing » McLeod ou encore Harry Dean Stanton) – est impeccable, proposant quelques personnages gratinés du plus bel effet.

Bref, on s’amuse beaucoup, même si la guerre reste la guerre, et certains protagonistes ne se relèveront pas.

 

Dès l’ouverture, la musique – du grand Lalo Schiffrin – donne le ton : pas de musique grandiloquente avec forces trompettes et tambours, mais une formation qui chante comme on le faisait au moment du tournage une mélodie très flower power, en totale contradiction avec le genre du film.

De plus, l’intrigue détonne encore plus avec celles qu’on connaît pour les grands films du genre (Le Jour le plus long, La grande Evasion…) où les faits d’arme sont glorieux et les différents soldats héroïques : il s’agit tout simplement du pillage d’une banque.

Ici, ce sont des héros (1), mais à leur manière : le casse qu’ils vont monter et exécuter ne va pas se faire sans mal, mais surtout en plein milieu de la guerre, à quelques dizaines de kilomètres du front, derrière les lignes allemandes !

 

Alors pour une fois, ce n’est pas le casse en lui-même qui nous intéresse, mais le lent et difficile parcours pour y arriver. L’intendance, organisée par Crapgame (Don Rickles), le tir de barrage par Mulligan (George Savalas, le frère de), et le pont temporaire ne sont que les éléments qui facilitent l’opération, mais il en va différemment une fois les lignes franchies : les premiers morts furent allemands, mais les héros vont aussi payer leur tribut à cette guerre.

Mais malgré toutes ces difficultés, la comédie ne faiblit pas.

 

Et quand arrive le final, le côté western s’installe définitivement, Schiffrin parodiant en plus Ennio Morricone, et la présence de Clint Eastwood nous enfonce encore plus dans ce genre : le duel final – Kelly, Big Joe, Oddball d’un côté et le commandant du tank de l’autre (Karl-Otto Alberty, spécialiste des rôles d’allemands dans d’autres films de guerre, dont ceux cités plus haut) – rappelle forcément le Bon, la brute et le truand, puisqu’il est question de récupérer un magot pendant que la guerre fait rage alentour.

 

Si Eastwood et Savalas sont complètement dans le ton de l’époque filmée, il n’en va pas de même pour Sutherland. Oddball est un drôle de soldat : compté comme disparu avec ses trois machines, son attitude n’a pas grand-chose à voir avec l’époque de la guerre mais plus avec celle du tournage. En effet, il ne parle que de bonnes ou mauvaises ondes, de musique (Battle Hymn of the Republic, par exemple) jouée pendant l’assaut, ainsi que de bombes remplies de peintures pour donner un bel effet lors des combats.

Bref, c’est un hippie avant la lettre, mais que la possibilité de s’enrichir ne dérange absolument pas, bien au contraire.

 

Alors on s’amuse de ces héros malgré eux, célébrés par un général aussi incompétent que son état-major (Carroll O’Connor), mais tout de même emmenés par un trio de choc des plus formidables.

 

 

(1) Le titre original signifie « Les Héros de Kelly ».

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Nimród Antal
Predators (Nimród Antal, 2010)

C’est un homme (Adrien Brody) qui tombe - mais que ne répète pas « jusqu’ici, tout va bien » - ce qui est tout à fait normal parce que sa situation se dégrade à mesure que le temps passe : il est en chute libre, harnaché d’un parachute qui ne s’ouvre pas.

Heureusement il s’ouvre et notre homme réussit à survivre à ce premier écueil d’une longue suite. Il n’est pas seul au monde, sept autres personnes ont atterri avec lui, presque tous armés jusqu’aux dents.

 

Donc, ils sont de retour. Harrigan (Danny Glover) avait raison.

Enfin, après le deuxième volet plus ou moins abouti, on retrouve nos joyeux drilles pour un troisième opus qui reprend les bases du premier (1) : nous sommes à nouveau dans la jungle, et les différents protagonistes sont une nouvelle fois le gibier de ces drôles d’extraterrestres.

Entretemps (20 ans), Kevin Peter Hall, qui était le Predator original, est décédé peu de temps après l’opus précédent (1991).

Mais la grande différence d’avec les deux autres films, c’est l’utilisation des effets numériques, accentuant alors le côté réaliste du scénario.

 

Côté scénario, d’ailleurs, on assiste une nouvelle fois à un commando qui tente de survivre, perdant régulièrement ses membres à mesure que le danger s’accentue et que les fameux Predators deviennent de plus en plus habiles.

Mais heureusement, à la fin, il en reste (je vous laisse découvrir le nombre), si on peut vraiment parler de fin : du film ou/et de la saga. En effet, le film laisse entrevoir que tout n’est pas vraiment fini, et Shane Black a réalisé à son tour une suite en 2018.

 

D’une manière générale, le film se laisse regarder sans déplaisir, même si on peut continuer à préférer la version John McTiernan. Mais la présence d’Adrien Brody est tout de même un atout : sa participation aux différents films dans lesquels il a tourné nous assure un minimum de qualité.

Autour de lui, outre la belle Alice Braga qui interprète la seule femme du film (il y en a toujours une !), on peut retrouver un méchant patenté du cinéma en la présence de Danny Trejo (2), habitué des films de Robert Rodriguez qui est l’un des producteurs du film. Si son (court) rôle se situe du bon côté, il n’en demeure pas moins un (ex-)tueur des cartels de la drogue d’Amérique du Sud.

D’une manière générale, on retrouve dans l’équipée des personnages de couleurs  (Mahershala Ali, Louis Ozawa Changchien) voire de nationalités différentes  (la Brésilienne Alice Braga, le Russe Oleg Taktarov de Russie, ou encore le même Changchien à la fois taïwanais et japonais) : ces différences qui sont souvent antagonistes dans d’autres films, donnent ici une universalité à l’intrigue, au-delà des barrières habituelles.

Mais on a tout de même au moins un Américain qui survit à la fin…

 

PS : Les deux films intermédiaires (Aliens VS Predators et sa suite) n’ont aucun lien scénaristiques, se contentant de reprendre deux monstres mortifères du cinéma.

 

PPS : tout comme Harrigan dans Predator 2, nous avons l’intervention d’un personnage qui rappelle le super-héros qui sauve des victimes plus ou moins potentielles. Cette fois-ci, c’est Ronald Noland (Laurence « Morpheus » Fishburne ) dont le patronyme (littéralement « sans terre ») accentue l’aspect déraciné (et pour cause !) des différents survivants de cette jungle on ne peut plus dangereuse…

 

  1. On a même droit à un rapide résumé du premier film qui permet aux néophytes d’être au même niveau que les autres.
  2. Dans le film précédent, c’était Gary Busey.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Stephen Hopkins, #Science-Fiction
Predator 2 (Stephen Hopkins, 1990)

Trois ans après le film de John McTiernan, c’est au tour de Stephen Hopkins de nous proposer son Predator, avec l’aide de John et Jim Thomas qui avaient déjà écrit le scénario du premier film, et avec Danny « Murtaugh » Glover à la place de Schwarzy.

Nous faisons donc un bond dans le temps (nous sommes en 1997), et aussi dans l’espace puisque le Predator (Kevin Peter Hall, toujours lui) délaisse la jungle d’Amérique Centrale pour celle de la ville de Los Angeles.

Et question jungle, la première séquence nous en offre un échantillon plutôt pertinent.

 

Nous sommes donc en 1997 et c’est la guerre de rue entre la police et les trafiquants de drogue puisque nous assistons à une bataille rangée impliquant les deux groupes. C’est un carnage jusqu’à l’arrivée de Zorro, ou plutôt Michael Harrigan (Danny Glover, donc) qui précipite les choses et surtout sauve la journée.

Sauf que…

Sauf qu’on retrouve des dealers écorchés et suspendus par les pieds, telles des carcasses de viande sur des crochets de boucher.

De plus, en plein échange de politesses (ou plutôt de balles pas toujours perdues pour tout le monde), on aperçoit une forme qui distord l’image : ceux qui étaient là pour voir le film de McTiernan ont reconnu tout de suite la présence de notre Predator. Surtout qu’on a droit en même temps à quelques plans en caméra subjectives (pour ce même Predator) qui font l’effet d’une caméra thermique.

Et si d’une certaine façon ce Predator aide la police en éliminant les criminels, ces messieurs-dame (Maria Conchita Alonso) de la force ne sont pas spécialement convaincus par le procédé et changent de cible, malgré l’intervention du FBI (rien que ça) et leur responsable Peter Keyes (Gary Busey).

 

Etait-il nécessaire de faire une suite au premier film ? Bien sûr que non, parce que ce qui faisait le sel du premier épisode est tout de suite éventé, sauf pour les néophytes qui s’étaient engouffré&s dans les salles obscures par choix ou pour éviter la pluie (le film est sorti en novembre aux Etats-Unis). Et alors que McTiernan retardait au maximum l’apparition de notre monstre extraterrestre, Hopkins n’a pas d’autre choix que de nous le (re)montrer puisque le scénario présuppose que ceux qui sont venus voir le film avaient aimé le premier volet.

 

Mais si la transposition semble pertinente, le résultat n’est pas à la hauteur du premier opus.

Certes, Danny Glover joue mieux que Schwarzenegger, mais la présence du colosse amenait un second degré qui n’apparaît à aucun moment dans ce film. Et si Gary Busey dans un rôle un tantinet plus positif (1) il n’en conserve pas moins un côté désagréable indispensable pour la réputation de cet acteur.

On retrouve donc l’affrontement duel comme dans le premier film, mais sans le côté système D utilisé par le bel Arnold.

 

Quant à la résolution inévitable de l’intrigue – avec entre autres la mort du Predator – on a le droit d’être déçu, la logique n’étant pas spécialement présente : Harrigan s’en sort, et lui autant que les spectateurs, se demande pourquoi.

La réponse vient tout de même au final : l’une des dernières répliques – sinon la dernière – de Harrigan laisse présager qu’une suite est déjà prévue.

 

Alors à suivre.

Ou pas.

 

PS : parmi les trophées de notre Predator, une pièce qui n’est pas sans nous rappeler un autre extraterrestre redoutable…

 

  1. Il retrouve d’ailleurs Danny Glover avec qui il avait tourné dans Leathal Weapon pendant que Schwarzy et McTiernan posaient les bases de la franchise Predator. A ce propos, on notera aussi la présence de Steve Kahan dans la séquence d’ouverture, ce dernier étant le supérieur de Murtaugh/Glover dans ce même film.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Casse, #Gangsters, #Gary Ross, #Steven Soderbergh
Ocean's Eight (Gary Ross, 2018)

Danny Ocean (George Clooney) n’est plus. Sa sœur Debbie (Sandra Bullock) va se recueillir près de son columbarium alors qu’elle sort après 5 années de prison.

Et tout comme son frère au début de la trilogie de Steven Soderbergh (1), elle a déjà songé à son coup suivant. Il faut dire que son désœuvrement forcé y fut pour beaucoup.

Alors avec l’aide de si antres jeunes femmes, elle va monter un coup fumant : le vol du Toussaint, une rivière de diamant estimée à près de 150 millions de dollars.

Et comme son frère, elle va réussir son coup.

 

Vous excuserez cette révélation, mais je ne pense pas violer un secret d’état en annonçant que le coup va marcher : c’est ce que nous sommes venus voir, et comme toujours dans ces cas-là, c’est le comment du coup qui est le plus intéressant.

Et Gary Ross reprend la formule qui réussit à Soderbergh, élaborant en plus le scénario avec Olivia Milch.

 

Il était un peu osé de s’attaquer à la trilogie antérieure sans prendre un risque : celui de filmer une resucée, voire un digest des trois films. Et On ne peut s’empêcher tout de même » d’y penser, surtout que Ross a fait appel à Elliott Gould (Reuben) qui apparaît dans la séquence de columbarium.

Un autre membre des 11, 12 et 13 est aussi présent dans le film, et je vous laisserai le découvrir, afin de ne pas non plus tout vous dévoiler.

 

Quoi qu’il en soit, on passe un bon moment avec toutes ces femmes peu communes, chacune experte dans son domaine : informatique (« Nine Ball » / Rihanna), pickpocket (Constance / Awkwafina), DRH (Tammy / Sarah Paulson), orfèvrerie (Amita / Mindy Kaling). Sans oublier la direction des opérations supervisée par Debbie et Lou (Cate Blanchett), ni la formidable styliste (Rose Weil / Helena Bonham Carter).

Ca manque d’hommes pourrait-on dire, mais ce n’est absolument pas mon avis, même s’il en faut tout de même : le bellâtre Claude Becker (Richard « Thorin Oakenshield » Armiutage), ex-escroc mâtiné d’une bonne dose de rouerie ; et James Corden en expert d’assurance, sorte de membre – malgré lui – de la famille Ocean.

Quoi qu’il en soit, à 8 (2), elles sont tout de même beaucoup plus efficaces que les 11, 12 ou 3 ci-dessus mentionnés.

 

Et tout comme chez Soderbergh, nous avons droit à une sorte de basculement final qui permet de remplir les éventuels trous du plan (ou/et du scénario).

On s’amuse beaucoup de ce casse très habile, mais on peut tout de même faire quelques reproches à ce côté déjà vu qui baigne toute l’opération.

Et heureusement pour nous, les différentes interprètes sont à la hauteur, et qui plus est très jolies, ce qui ne gâte rien.

 

Tout de même.

On a du mal à accepter que Danny Ocean soit mort à 53 ans…

 

 

  1. Qui produit le film.
  2. Cherchez-là.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Harry O. Hoyt, #Bessie Love
Le Monde perdu (The lost World - Harry O. Hoyt, 1925)

Soixante-dix ans avant Spielberg, Harry O. Hoyt proposait déjà un film où on découvrait un monde perdu peuplé de dinosaures. Certes, les effets spéciaux étaient beaucoup plus rudimentaires, mais on ne peut rester insensible à ce qui fut les prémices de King Kong dix ans plus tard (1).

Ce parallèle est des plus pertinents quand on sait que celui qui avait en charge la partie animation du film – de longues séquences – n’est autre que Willis O’Brien qui aura le même rôle dans le même King Kong.

L’intrigue elle-même n’’est pas sans annoncer l’autre film : Cooper & Schoedsack ont immanquablement vu de film à grand spectacle où par contre l’héroïne ne crie pas beaucoup (2).

 

Le professeur Challenger (Wallace Beery) revient d’une expédition où il a découvert une région étonnante : on peut y voir des dinosaures malgré que cette espèce ait disparu depuis quelques millions d’années. Malheureusement, il n’a pas pu ramener de preuves de ce qu’il annonçait : on le considère comme un menteur et un affabulateur.

Mais sous l’impulsion du reporter Ed Malone (Lloyd Hughes), il va monter une expédition qui va essayer de sauver un savant qui se retrouva piégé dans cette région mystérieuse, le père de la belle Paula White (Bessie Love). Ils sont accompagnés par un entomologiste sceptique (Arthur Hoyt, le grand frère d’Harry), et un chasseur, Sir John Roxton (Lewis Stone).

 

Bien sûr, ce sont les séquences animées qui retiennent notre attention. Il y a chez Willis O’Brien un souci de naturel des plus développés. La première créature qu’on voit – un ptéranodon, malgré qu’il soit appelé ptérodactyle – donne le ton de ce qui va suivre : cet oiseau mange une de ses proies comme peut le faire n’importe quel oiseau prédateur dans un film documentaire.

Ensuite, nous aurons droit à divers combats menés par des allosaures, dont les issues ne leur seront pas très favorables.

Et dans l’ensemble, on retrouve une fibre documentaire dans les différentes séquences présentant ces géants, avec une prédominance des brontosaures.

 

Ces différentes parties ont été tournées en amont de l’intrigue principale, et à l’inverse des films actuels, ce sont les séquences modernes qui feront office de postproduction. Hoyt utilise à l’envie les incrustations, mêlant avec beaucoup de bonheur (3) ces différentes séquences, faisant interagir les acteurs et les figurants avec les monstres du jurassique.

De plus, il y a un soin impressionnant mis dans les décors : encore une fois Hoyt mélange les deux éléments de l’intrigue avec beaucoup de maîtrise, le tout sur une copie teintée de très grande qualité.

 

Si les animaux préhistoriques sont les plus importants du film, il ne faut pas non plus négliger les différents protagonistes, interprétés par quelques têtes d’affiche de très grande qualité : le trio Beery-Love-Stone est formidable, de même que Hughes dans son rôle de jeune premier et Hoyt comme élément comique : ses différentes tentatives d’observation des insectes amène régulièrement le sourire.

Bien sûr, Wallace Beery interprète un personnage (4) sur mesure pour lui : C’est un scientifique à la barbe un tantinet hirsute (la barbe amenant une dimension sérieuse et réfléchie) et au tempérament des plus forts : les différents journalistes qui ont voulu l’interviewer ayant été chassés violemment par ce chercheur impulsif.

Lewis Stone est encore une fois un personnage très digne : un chasseur certes, mais un homme de grande qualité, sachant s’effacer quand l’occasion le demande : amoureux de la belle Paula, il comprend qu’il doit s’effacer devant la jeunesse (5).

Le dernier intertitre à double sens est des plus subtiles : il est malheureusement difficile à traduire sans utiliser une périphrase.

 

Bref, le film de Hoyt est un petit bijou de fantastique où les différentes séquences animalières sont de toute beauté, et l’intrigue de Marion Fairfax annonce énormément celle du film de 1933, en atténuant d’ailleurs un peu l’impact : on peut aussi y voir un dinosaure se baladant – déjà – dans les rues d’une grande ville, Londres.


Un film à découvrir, voire revoir...

 

 

PS : n’oublions pas non plus Marcel Delgado qui créa les différents dinosaures pendant de longs mois.

PPS : on y détruit déjà un peu le Tower Bridge !

 

  1. Le film de Cooper & Schoedsack sortira 8 ans seulement après celui-ci ? Mais la pré-production dura plus d’un an, ce qui amène le début de la réalisation à 1923, soit 10 ans auparavant.
  2. Certes le film est muet, mais on n’aperçoit pas Bessie Love toujours la bouche ouverte. D’un autre côté, elle n’est pas enlevée par un des monstres qu’’on rencontre…
  3. Oui. Nous voyons bien la différence, nous spectateurs du 21ème siècle, mais n’oubliez pas que tout ceci fut tourné il y a plus de 90 ans.
  4. Son patronyme – Challenger – annonce dès le début ce qui sera l’intrigue du film : il relève le défi de ramener des preuves de ce qu’il avance.
  5. Non, je ne vous raconte pas la fin, que les deux jeunes gens terminent ensemble n’a rien de bien original.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinema, #Biopic, #Monty Python, #Bill Jones, #Jeff Simpson, #Ben Timlett
A liar's Autobiography: the untrue Story of Monty Python's Graham Chapman (Bill Jones, Jeff Simpson & Ben Timlett, 2012)

Le 4 octobre prochain, ce sera le trentième anniversaire de la mort de Graham Chapman.

Avec sa mort, c’est une partie de l’humour britannique qui disparaît, et surtout les Monty Python qui pleurent un des leurs.

Il se trouve que presque dix ans avant sa mort, il fit publier son autobiographie – celle d’un menteur – racontant comment il avait pu en arriver là, voire comment il n’a pas pu en arriver là.

Derrière ces mensonges annoncés, bien sûr, se cache une vérité : Graham Chapman était un homme d’une grande sensibilité et d’une grande gentillesse, toujours médecin malgré qu’il fût comique, avec ses périodes de bonheur et celles beaucoup moins reluisantes.

 

Il est difficile de résumer cette vie qui nous est montrée à travers différentes séquences animées de différents styles, le tout monte comme des souvenirs qui vont et viennent dans l’esprit de celui qui parle, dans un ordre pas toujours chronologique.

Tout commence – comme dans le livre – par un sketch mettant en scène Graham (John Cleese, Michael Palin et Terry Jones. Et Graham s’arrête de parler : il ne connaît plus son texte.

C’est le début du voyage dans ce qui fut (?) sa vie, marquée par la révélation de sa vie d’adulte : son homosexualité. Autre élément important de sa vie : l’alcool.

 

Adapter ce livre dans lequel le spectateur se demande parfois où est la vérité (1), désarçonné par ce titre qui permet tout. Et c’est ce tout que Bill Jones (le fils de Terry), Jeff Simpson et Ben Timlett ont certainement réussi à saisir. On y trouve les extravagances de Graham, ainsi que le côté brut de ce qu’il pouvait penser ou dire. Et ce qu’on pourrait reprocher, c’est de ne pas avoir assez mis en valeur un côté sensible, souvent en rapport avec son « vrai » métier, celui de docteur.

 

Mais dans l’ensemble, on retrouve les grands moments de sa vie, et spécialement ce qui tourne autour des Monty Python, sans pour autant être une compilation de leurs sketches.

On y retrouve tout ce qui concerne sa sexualité, et son alcoolisme, ainsi que les nombreuses personnes qu’il a pu côtoyer, dont certains plus que d’autres (John Cleese, Keith Moon et surtout son compagnon David Sherlock).

 

Et la très bonne idée des trois réalisateurs, ce fut d’avoir confié les différents moments de cette vie plus ou moins vécue à différents styles d’animation mêlant judicieusement dessins et photos ou vidéos. Le tout parsemé d’images d’archives, où on retrouve Graham lui-même lors d’interviews ou de travail pour la BBC. De plus, l’animation permet plus facilement de mettre en scène l’effet de l’alcool sur le cerveau (et les sens) de Graham, pendant cette période des plus destructrices (2).

Il manquerait peut-être l’arrivée d’un fils âgé qui grandit avec ses deux « nouveaux » papas, à une époque où l’adoption d’enfants par des homosexuels n’était pas vraiment monnaie courante. Bien au contraire.

 

De plus, on retrouve dans la forme du film un parfum pythonien inévitable, avec quelques liens qui ne sont pas sans rappeler ceux utilisés par le groupe des 6 pendant leur période à la BBC.

En prime, nous avons un extrait de l’oraison funèbre que fit John Cleese à ses obsèques, amenant inévitablement le rire dans l’assemblée et chez ses anciens partenaires.

Il était absolument inimaginable de ne pas rire à l’enterrement de ce grand personnage.

 

Un seul mot me vient à l’esprit pour qualifier ce film : « Splonge ».

 

 

PS : En 1986, Graham Chapman avait enregistré sur cassette ce qui sert de narration au film, ce qui nous permet de l’entendre une dernière fois…

 

  1. Ce titre fut certainement l’un des plus brillants traits de génie de Chapman.
  2. C’est pourtant un cancer de la gorge (ainsi que la moelle épinière) qui l’emporta.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #John Carpenter, #Policier
Assaut (Assault on Precinct 13 - John Carpenter, 1976)

Quatre jeunes hommes font un pacte de sang pour venger des camarades qui ont été tués par la police alors qu’ils voulaient voler des armes.

Un père (Martin West) et sa fille se rendent chez la nourrice de celle-ci.

Ethan Bishop (Austin Stoker) se rend à sa nouvelle affectation : un commissariat en cours de déménagement où il doit assurer la nuit : un boulot pépère pour ses débuts.

Sauf que…

  • la fille de Lawson est sauvagement et gratuitement assassiné presque sous ses yeux, alors il tue son assassin et va se réfugier dans le commissariat le plus proche : celui de Bishop ;
  • entretemps, trois condamnés à de lourdes peines sont accueillis dans ce même commissariat le temps qu’on puisse soigner l’un d’entre eux.

Alors évidemment, les lignes se brouillent quand le gang veut venger leur mort : le commissariat (1) est alors pris d’assaut, liant les condamnés et la police, et entraînant un carnage.

 

Il s’agit du deuxième film de John Carpenter, et encore une fois, il n’a pas seulement réalisé le film : il a écrit le scénario (sans David Bannon qui collabora avec lui sur son film précédent), a élaboré le montage et même écrit la musique (ce qu’il fera presque toujours dans ses films).

Bref c’est un film purement Carpenter.

Et donc un film où une personne – ou une poignée de personnes comme c’est ici le cas – va se retrouver dans une situation plutôt extrême, prise au piège et devant assurer sa survie. Ici, ils sont 5 : Bishop donc, Napoleon Wilson (Darwin Joston) un condamné à mort, Leigh (Laurie Zimmer) une secrétaire de police, Wells (Tony Burton) un autre condamné, et Lawson, encore sonné par son expérience traumatisante antérieure.

 

Tout commence (presque) comme un film policier, un peu du style Dirty Harry, mais rapidement, cela tourne au western. Bishop, pour son baptême du feu (c’est vraiment le cas de le dire), se retrouve obligé de défendre sa position : ses collègues d’abord et les prisonniers aussi. Ca vous rappelle quelque chose ?

Bien sûr, on ne peut que penser à Rio Bravo (2), d’autant plus que John Carpenter a signé le montage en utilisant le pseudonyme de John T. Chance, le nom de John Wayne dans le film de Hawks.

Mais les adversaires de Bishop sont autrement plus dangereux que les hommes de Nathan Burdette (John Russell).

 

Ce film fut un échec aux Etats-Unis, mais son succès en Europe l’a réévalué jusqu’à être considéré comme l’un des meilleurs de Carpenter. Ce qui est justice tant il maîtrise son sujet et dirige avec pertinence ses acteurs dans un huis-clos qui n’a rien d’étouffant, alternant le rythme entre les différentes phases du siège, jusqu’au dénouement heureux tout de même, malgré les pertes.

 

Carpenter, après ce film peut donc être considéré comme un réalisateur à part entière, maîtrisant complètement ses films, et le suivant sur sa liste le portera au sommet de l’affiche : Halloween (1978).

 

PS : une question reste tout de même en suspend : pourquoi Napoleon ?

 

 

  1. Le commissariat n’est pas le 13 mais le 9, dans la Division 13.
  2. La Nuit des morts-vivants aussi semble avoir influencé Carpenter pour ce film, mais Bishop s’en tire mieux que Ben (Duane Jones).

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #John McTiernan, #Science-Fiction
Predator (John McTiernan, 1987)

Avec John McTiernan, on est toujours sûr de ne pas s’ennuyer.

Et ici encore, on est comblé. D’autant plus que c’est Arnold Schwarzenegger qui tient le haut de l’affiche, fort de ses deux rôles devenus depuis mythiques : Conan et Terminator T-800 (modèle 1-01).

N’attendez pas trop de finesse, il faut que ça pète et surtout que ce soit spectaculaire.

 

L’intrigue n’est pas des plus compliquées : un commando est chargé de récupérer des otages dans la jungle guatémaltèque. Son leader : Dutch (Schwarzy), ancien du Viet Nam et de l’Afghanistan (1). Son commanditaire est un ancien ami qui travaille maintenant à la CIA : George Dillon (Carl « Apollo Creed » Weathers).

Tout se passe relativement bien : les ravisseurs, aidés d’un consultant russe (2), sont éliminés avec explosions diverses et mitraillages en règle.

Mais, et sans le mais pas de film, sur le chemin ils découvrent les vestiges d’un précédent commando, éliminés jusqu’au dernier par une créature étrange et difficile à distinguer : le Predator du titre, interprété par Kevin Peter Hall, qui interprète aussi le rôle d’un pilote d’hélicoptère, ce qui nous permet de mettre réellement un visage sur son nom.

 

Il faut dire que ce personnage d’origine extra-terrestre (3) n’a d’humain que la forme générale du squelette, ayant même des mains à cinq doigts ! Il porte une combinaison qui n’est pas sans rappeler n’importe quel film qui se déroule dans l’espace, porte ce qui ressemble à une perruque reggae et un masque qui tient plus du casque qu’autre chose.

Mais là où est l’intérêt du scénario, c’est la non-matérialisation de cet individu. En effet, sa combinaison lui permet un camouflage parfait qui fait dire à la première personne qui l’aperçoit que c’est comme si la nature bougeait.

Et McTiernan joue sur le mystère qui entoure cette créature en ne révélant sa réelle apparence qu’à la moitié du film. Quant au véritable visage (gueule ? museau ?) de cet ET, il faut attendre la toute fin pour apprécier le superbe travail de Scott H. Eddo et son équipe. Mais je vous laisse juge de l’effet.

 

Bref, cette créature va éliminer tous les membres du commando jusqu’à ce que Dutch en ait assez et prenne les choses en main, passant du statut de gibier à celui – à son tour – de prédateur.

Parce qu’en fait, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une grande partie de chasse. Alors on pense (presque) tout de suite – enfin je pense – à The most dangerous Game (Schoedsack & Pinchel) 55 ans plus tôt. On y retrouve en plus un arbre enjambant une dépression (en moins grand bien sûr), mais sans les cris de Fay Wray.

Certes, le charme du Comte Zaroff n’est pas là, mais le spectacle est tout autant assuré, jusqu’au feu d’artifice final (au propre comme au figuré) qui amène la destruction de ce déplaisant personnage.

 

On a de l’action, du spectacle et un peu d’humour (un tantinet lourdingue) et quelques habitués de ce genre de production, Bill Duke (Mac) en tête. A noter aussi la présence de Shane Black (un des premiers membres du commando à disparaître) qui réalisera le quatrième opus (4) tiré de ce personnage de Predator inventé par Stan Winston (1946-2008), grand spécialiste du maquillage et des créatures au cinéma.

 

Alors laissez-vous faire… Ou passez votre chemin.

 

 

  1. Qu’y a-t-il donc fait ?
  2. En 1987, nous sommes en pleine Guerre froide, ne l’oubliez pas.
  3. La séquence d’ouverture voit un vaisseau spatial larguer une capsule qui va s’écraser sur terre. Bien sûr, ce vaisseau est aussi silencieux que ceux de Starwars
  4. Eh oui, quand on a un film à grand succès, il y a aussi des suites…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guillermo del Toro, #Science-Fiction
Pacific Rim (Guillermo del Toro, 2013)

Des monstres sortis tout droits de la mythologie japonaise, des géants de métal qui ne sont pas sans rappeler (vaguement) Goldorak, et Ron Perlman, autre monstre : sacré celui-là.

 

Une brèche s’est ouverte dans l’Océan Pacifique, libérant des créatures monstrueuses, sortes de dragons encore plus terribles qu’on pourrait imaginer : des Kaijus.

Ils arrivent de plus en plus souvent, de plus en plus énormes, et surtout de plus en plus nombreux.

 

C’est ici une superproduction (euphémisme) que nous donne Guillermo del Toro, avec effets spéciaux des plus époustouflants, avec tout de même quelque chose qui va plus loin que ce que l’on voit et qu’on retrouve dans ses autres films.

Certes, ce n’est pas toujours très subtil, et les nombreux combats de titans prennent beaucoup de place dans ces 131 minutes (crédits de fin compris).

Mais malgré tout, et comme souvent chez del Toro, un facteur d’humanité est très présent dans ces créatures de métal.

 

Tout d’bord, on y trouve une notion de dualité qui baigne le film. En effet, les Jaegers, ces immenses robots de combat, sont contrôlés par deux personnes en phase totalement : dans les gestes comme dans la pensée. Et bien sûr, plus le lien est fort entre les eux pilotes (?), plus le robot est efficace. Ces deux personnes sont d’ailleurs définies comme des hémisphères d’un cerveau, avec les notions intrinsèques.

Et cette association duelle arrive à son apogée avec le Jaeger Gipsy Danger commandé par le vétéran Raleigh Beckett (Charlie Hunnam) et la belle et redoutable Mako Mori (Rinko Kikuchi) : un homme et une femme.

Mais cette association amène aussi une dichotomie un tantinet ironique qui implique que l’hémisphère gauche, souvent considéré comme « dominant », est commandé par la femme !

 

Toujours est-il que c’est bien cette association qui va l’emporter sur les affreux et terribles Kaijus, symbolisant aussi l’union des deux continent séparés par le Pacifique : l’Asie et l’Amérique. Pour une fois, d’ailleurs, tout ne se joue pas sur le sol américain. Mais c’est tout de même un militaire américain – Stacker Pentecost (Idris Elba) (1) – qui assure la direction  des opérations impliquant les Jaegers.

 

On peut préférer les autres réalisations de Guillermo del Toro, et considérer ce film comme une sorte de récréation, dans laquelle il s’est très certainement fait plaisir, l’action prenant le pas sur la réflexion, avec en prime quelques personnages un tantinet brutaux, dans le sens premier du terme.

Quant à Ron Perlman, son rôle tient plus du copinage que d’autre chose, n’oublions pas qu’il fut deux fois le Hellboy de Del Toro dans ses films précédents.

 

On notera aussi la présence dans les remerciements de trois grands du cinéma : David Cronenberg, Alfonso Cuarón et James Cameron. Et aussi une dédicace pour deux géants de l’animation au cinéma : Ishirô Honda (Godzilla) et Ray Harryhausen (The 7th Voyage of Sinbad, Jason & the Argonautes…).

Terminons enfin par un élément récurrent : les chaussures. Elles sont deux, découvrez donc à qui elles appartiennent.

 

 

(1) La référence chrétienne - Pentecôte - est totalement dans la dimension humaine de l’histoire. En effet, tel l’Esprit Saint descendant sur les apôtres de Jésus Christ, les différents combattants habitent les têtes de Jaeger, leur insufflant la vie et guidant leur évolution.

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