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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Planète des Singes, #Don Taylor
Les Evadés de la Planète des Singes (Escape from the Planet of the Apes - Don Taylor, 1971)

Ces évadés sont de vieilles connaissances : Zira (Kim Hunter), Cornelius (Roddy McDowall, disponible cette fois-ci). Seul le troisième évadé,  Milo (Sal « Plato » Mineo, bien entendu méconnaissable), apparaît pour la première fois, mais de toute façon, il va vite disparaître.

Rappelez-vous la dernière fois : Zira et Cornelius s’étaient enfuis alors que le cataclysme nucléaire avait lieu, réduisant à néant la Terre et l’espèce humaine par conséquent(et les autres semble-t-il), confirmant que cette race incongrue était la seule capable de s’autodétruire.

Nous sommes donc cette fois-ci à notre époque (1) où ce sont les trois chimpanzés qui viennent d’arriver. Ils sont très bien accueillis, mais rapidement vont représenter une menace pour l’espèce humaine : les singes allant prendre le pouvoir dans un futur plutôt lointain, ne seraient-ils pas une menace pour l’avenir de l’homme ? Auquel cas se débarrasser d’eux ne serait-il pas la solution pour modifier le futur et donc sauver l’humanité ?

 

C’est une intrigue habile que nous livre ici Don Taylor où les rôles sont inversés, les chimpanzés devenant les sujets d’étude des humains. Mais Taylor accélère les choses et fait très rapidement parler les singes, amenant des situations pas toujours tragiques, surtout grâce à la verve de Zira. Il y a aussi comme un écho du Tarzan in New York avec ces personnages absolument pas dans leur décor, mais là encore très rapidement l’aspect tragique s’impose et les sourires disparaissent.

Il faut dire que le personnage de Hasslein (Eric Braeden) amène cette dimension tragique : faussement perçu comme du côté des visiteurs, il n’est rien d’autre qu’un vil salaud qui ira jusqu’au bout pour se débarrasser de ces étranges invités. Il y a d’ailleurs un élément peu relevé autour de ce personnage de Hasslein dont le prénom souligne son origine germanique, Otto. Et cet élément accentue l’aspect raciste dénoncé par Taylor et son scénariste, Paul Dehn.

On peut se demander ce qu’un certain Otto Hasslein, sommité scientifique, peut faire autour d’un président des Etats-Unis (William Windom). Et on songe alors à la période qui a suivi la seconde guerre mondiale qui vit des scientifiques de haute volée être recrutés par certaines administrations (américaines ou/et russes),malgré leur récent passé peu glorieux. Et le président va sous-entendre cette origine quand il va intimer à Hasslein de ne pas tuer ces deux chimpanzés. Mais ceci reste une supputation on ne peut plus subjective.

 

Pour le reste, si les différents interprètes s’en sortent plutôt bien (pour le duo Hunter/McDowall, ce n’est pas une surprise), on appréciera à sa juste mesure les prestations entre autres d’Eric Braeden comme expliqué plus haut, mais aussi celle de Ricardo Montalban (Armando, directeur de cirque), véritable porte-parole du réalisateur.

Malheureusement, la réalisation a tendance à souffrir d’un budget plutôt serré pour ce genre de production. La technique montre plusieurs fois ses limites, comme le dernier plan qui ouvre vers cet avenir inévitable d’où viennent Zira et Cornelius.

Cette faiblesse technique plombe le film et le réduit à une série de bonnes intentions.

Mais encore une fois, cela ne suffit pas pour faire un bon film.

 

  1. Enfin, un futur très proche du temps de sortie du film : 1973. On retrouve le décalage institué par le premier film de la série.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Film noir, #Policier, #Otto Preminger
Crime passionnel (Fallen Angel - Otto Preminger, 1945)

Eric Stanton débarque (1) à Walton (Californie), avec un seul dollar en poche.

Une semaine plus tard, il a séduit Stella (Linda Darnell), la belle serveuse de chez Pop (Percy Kilbridge), et épousé la non moins belle June Mills (Alice Faye), malgré l’avis de sa sœur Clara (Anne Revere).

Son secret : il sait parler, et encore mieux aux femmes. Mais derrière son discours envoûtant, qui est cet aventurier, avant tout intéressé par l’argent de June, et qui rêve de partir avec Stella ?

Mais ce succès est de courte durée : Stella est retrouvée mort, assassinée. Et Stanton se retrouve rapidement en tête des suspects.

 

C’est un film très subtil que nous propose là Otto Preminger, un an après son phénoménal Laura. Il y retrouve d’ailleurs Dana Andrews, cette fois-ci dans le rôle du personnage mystérieux. C’est lui l’ange déchu du titre original : il n’a plus rien et échoue lamentablement dans cette petite ville. Et Preminger nous emmène dans cette histoire émaillée de fausses pistes où son héros désarçonne le spectateur : Stanton n’est pas un personnage bien clair, toujours sur le fil du rasoir, embobinant plus qu’il ne convainc ceux qui l’approchent. A l’instar du véritable « Ange déchu » (Lucifer), Stanton possède la même séduction diabolique, se fichant des convenances – il veut toujours partir avec Stella alors qu’il est marié avec June – amenant un certain désordre dans une petite ville bien tranquille – malgré ses petites histoires inévitables.

Et l’ambiguïté de ce personnage est accentuée par l’aspect noir du film : de par son sujet mais aussi sa plastique, véritable jeu d’ombres et de lumières.

 

En effet, et c’est un des paradoxes du film, c’est de l’ombre que vient la lumière : que ce soit la part d’ombre personnelle que chacun renferme en soi, ou cette ombre propice à (se) cacher. Je m’explique : C’est tapie dans l’ombre que Clara saura à quoi s’en tenir à propos de celui qui vient d’épouser sa sœur. C’est en restant dans l’ombre que le policier Judd (Charles Bickford) aura la révélation de la relation existante entre Stanton et Stella.

Et c’est d’ailleurs la part d’ombre d’un de ces personnages qui permettra la résolution de l’intrigue et nous indiquera le nom de l’assassin de Stella.


Et que les fans de Dana Andrews (dont je fais partie) se rassurent : le grand Dana n’est pas le coupable ! Mais son jeu ambigu s’accorde tout à fait avec le style adopté par Preminger, laissant planer le doute sur son personnage jusqu’à la dernière limite : il faut attendre les cinq dernières minutes du film pour avoir – enfin – le fin mot de l’histoire.

Alors certes, la fin est un tantinet entendue, mais elle pèse vraiment peu à côté de tout le cheminement qui nous y amené, servi par une distribution à la hauteur du cinéaste (2).


Un film à (re)découvrir de toute urgence !

 

  1. Au vu de sa situation pécuniaire, il est plus juste de dire qu’il est débarqué.
  2. D’ailleurs, beaucoup, à part Alice Faye, ont récidivé avec lui, malgré son attitude autoritaire (euphémisme…).

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #David Robert Mitchell
Under the silver Lake (David Robert Mitchell, 2018)

Ce « Silver Lake » dont il est question, c’est le réservoir de Los Angeles, à deux pas d’Hollywood, dénominateur commun du film, de par son emplacement et ses nombreuses références.

Mais qu’y a-t-il donc sous ce lac d’argent qui fait courir Sam (Andrew « Spider-Man » Garfield), à la recherche de Sarah (Riley Keough) une jeune femme croisée une seule fois et dont il est fatalement tombé amoureux, et qu’il devait retrouver avant qu’elle ne disparaisse ?

La réponse viendra, mais d’une manière inattendue, laissant le spectateur autant que Sam dans une attitude mêlant la fatalité et la perplexité : ce voyage était-il vraiment nécessaire ?

 

Parce qu’il s’agit avant tout d’une odyssée plus ou moins intérieure tant le réalisateur ne nous donne pas toutes les clés de son intrigue. Très peu de repères de temps, encore moins de repères d’action : on ne sait jamais si ce que nous voyons est vrai ou issu de l’imagination (féconde) de Sam. Même ce qui nous semble acquis est remis en cause par ce qui va suivre (la couverture du Playboy que Sam aurait volé à son père).

Reste donc ce voyage dans l’une des villes les plus célèbres au monde et les références inévitables : Rear Window (Sam espionne ses voisines à la jumelles, surtout celle qui se promène les seins à l’air (Wendy Vanden Heuvel) et bien sûr Sarah que la tenue de bain ne laisse pas indifférent.

C’est aussi Citizen Kane, avec ce compositeur isolé (Jeremy Bob), dont la maison (le palais ?) renferme de très nombreux objets d’art (musicaux, cela va de soi), et bien sûr le Seventh Heaven de Frank Borzage, nous permettant de revoir la formidable Janet Gaynor, référence prédominante du film (au moins trois éléments). J’oubliais Comment épouser un Millionnaire avec le trio féminin (Bacall, Grable & Monroe), trio qui se répétera à l’envi tout au long du film (1).

 

Mais, et c’est à mon avis le plus gênant, ce film est difficilement compréhensible (je ne suis pas une lumière, certes, mais tout de même !) : doit-on y chercher, à l’instar de Sam, des détails nous ouvrant sur autre chose ? Certains le pensent. Pour ma part, cet aspect théorie du complot a tendance à me lasser, même si – c’est normal, nous sommes au cinéma – Sam arrive à quelque chose : il y a un message caché dans ce qu’il voit et entend.

Mais avec un sceptique comme moi, ça ne prend que difficilement.

 

Au final, de belles images et des interprètes convaincants et justes, avec en tête Andrew Garfield qui n’hésite pas à casser son image de Spider-Man (encore une fois) pour le rôle de ce zonard friand de sexe (avec une partenaire ou tout seul), assumant les différents clins d’œil dont celui concernant son personnage de chez Marvel (2). Mais est-ce bien suffisant ?

 

Inclassable.

A voir.

Ou pas.

 

  1. Les trois escort girls, les choristes de Jesus (Luke Baines), les trois femmes avec dans la cabane…
  2. Que je vous laisse découvrir…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Musical, #Drame, #Robert Wise
West Side Story (Robert Wise, 1961)

Etonnamment, ce texte s'était « perdu dans le tri » et aurait dû être publié l'an passé. Soit bien avant  le film de Spielberg...

 

Plus de 60 ans se sont écoulés depuis la sortie du film, et ce dernier garde toujours sa force intacte. Robert Wise aidé de Jerome Robbins dirige cette tragédie avec brio, modernisant comme c’était prévu la pièce de Shakespeare.

La musique de Leonard Bernstein n’a pas pris une ride, enchaînant ce qui sont des classiques plus de soixante ans après la présentation à Broadway (1957).

On vibre toujours autant à cette histoire d’amour impossible entre deux jeunes gens qui ne sont pas de la même « espèce » (1).

On frémit devant cette violence annoncée et on se dit que la vie n’est pas juste et qu’il aurait suffi d’un tout petit coup de pouce du Destin dans l’autre sens pour que cette histoire se termine bien.

Parce qu’elle se termine mal. Très mal. Et les plus pessimistes – dont il m’arrive de faire partie – diront que cette histoire, sur le fond n’est pas près de se finir.

 

Leonard Bernstein (musique) et  Stephen Sondheim (paroles) – sur un livret d’Arthur Laurents – ont su adapter cette histoire d’amour absolue, remplaçant les deux familles par deux gangs issus de l’immigration : les Jets et les Sharks.

La différence qu’il existe entre eux ? La couleur tout d’abord, et la période d’arrivée aux Etats-Unis.

Et les Sharks, d’origine portoricaine ont le désavantage d’être plus foncés et arrivés récemment.

Parce que les Jets, eux aussi, ne sont pas ce qu’on peut appeler des Américains « pur souche », pour reprendre une expression nauséabonde qui est malheureusement toujours d’actualité. Ils sont arrivés – ou plutôt, leurs ancêtres – bien avant, s’intégrant petit à petit dans ce grand pays de la Liberté…

En effet, Tony (Richard Beymer) est d’origine polonaise et s’appelle en réalité Anton, Action a des ascendants italiens, d’autres irlandais…

Ils forment tous ce creuset (2) dans lequel se mélangent ceux qui sont venus en quête d’une meilleure vie, loin des persécutions et de la misère.

Mais tous ces ados n’ont pas connu cette misère que leurs parents ont dû fuir, et maintenant se comportent comme tous les autres, ceux arrivés avant eux, voire ceux qui ont fondé ce pays.

Pire, ils se décident supérieurs à ceux qui leur sont différents.

Ce sont avant tout des ados qui comme leurs aînés, s’expriment par cette violence et ce désir de domination. Ils ne sont pas loin de Johnny Strabler (Marlon Brando) dans The wild One (1953) ou évidemment Jim Stark (James Dean) (3). Eux aussi avaient cette même haine qui les animait, comme elle anime les ados aujourd’hui. Malheureusement encore, ce sera la même chose demain.

Mais heureusement, au milieu de ce monde de violence et de haine, il y a Maria (Natalie Wood) et Tony. Tony est un ancien Jet, et Maria la sœur de Bernardo (George Chakiris), le chef des Sharks.

Et puisque tout les sépare, ils vont se trouver, s’aimer, et rêver qu’il existe quelque part un endroit pour eux (4).

Mais comme pour leurs prédécesseurs shakespeariens, il n’en est rien, la mort est au bout du chemin.

 

Autant vous le dire tout de suite, je ne peux pas regarder ce film sans finir les larmes aux yeux tellement l’histoire, la musique et les interprètes sont prenants. J’ai beau avoir passé des heures à écouter la BO du film, quand Maria (Marni Nixon) et Tony (Jimmy Bryant) chantent Tonight (fin de la première partie), j’ai des frissons. Rien que d’en parler, ça me reprend.

Il faut dire qu’il s’agit peut-être du plus grand film musical qui ait été tourné.

Mais il n’y a pas que la musique. Il y a la danse qui a une place très importante et qui est absolument magnifique. Au premier abord, cela peut paraître étonnant de voir des ados qui jouent aux durs en train de danser, mais très rapidement on entre dans cet univers où la danse est une autre façon d’exprimer la violence qui est en eux.

Et le travail chorégraphique de Jerome Robbins, après la scène de Broadway, s’accorde parfaitement avec les différents points de vue dirigés par Wise et photographiés par Daniel L. Fapp. Sans oublier non plus les montages visuel (Thomas Standford) et sonore (Gilbert D. Marchant) qui donnent au film son rythme (5).

 

Parce que les plans et les différents filtres utilisés sont là encore en totale adéquation avec l’histoire.

La rencontre de Maria et Tony, pendant le bal est on ne peut plus pertinente. Tony aperçoit Maria qui en fait de même et tout autour est flou, seuls eux deux existent : c’est normal, « les amoureux sont seuls au monde », comme dans le film de Decoin (1948).

En plus, la musique ralentit qui leur permet de faire quelques pas de danse avant de s’étreindre. Le temps semble s’être arrêté. Jusqu’au moment où la musique accélère et la réalité les rattrape, les séparant.

Autre élément visuel important, la couleur : le bleu de Maria, qui lui donne une allure de Madone et qui se transformera malheureusement en Mater Dolorosa.

Et le rouge surtout, symbole du sang, messager la mort. Pas étonnant donc que Bernardo soit en rouge.

Tout comme la partie Quintet, chantée par tous les protagonistes, en groupes – Jets et Sharks – ou en individuels – Maria, Tony, Anita – et annonçant les événements de la nuit. Wise a choisi un filtre rouge des plus agressifs, se reflétant sur les lieux et surtout sur les visages, même celui d’Anita.

 

Et puis il y a la fin. Cette fin en demi-teinte, où finalement personne n’est sauvé. Les Jets et les Sharks repartent, emportant le corps de Tony, réassemblés temporairement par cette mort encore plus terrible que celles de Bernardo et Riff (Russ Tamblyn), parce que voulue.

C’est une sorte d’union sacrée qui fait s’en aller les jeunes gens, mais on sait que cette union n’aura qu’un temps et que finalement, ça recommencera. Peut-être pas dans le West Side, il suffit de regarder autour de nous pour comprendre que ça ne s’est jamais arrêté.

Hélas.

 

  1. « stick to your own kind », chante Anita à Maria (deuxième partie).
  2. Le fameux Melting-pot.
  3. James Dean était pressenti pour le rôle de Tony à Broadway, mais il mourut avant les auditions. A noter la présence (déjà) de Natalie Wood à ses côtés dans le film de Nicholas Ray.
  4. There’s a Place for us (deuxième partie) chanté par Maria et Tony.
  5. Terme on ne peut plus adéquat.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Musical, #Drame, #Steven Spielberg
West Side Story (Steven Spielberg, 2021)

Soixante ans se sont écoulés, et l’histoire n’a pas pris une ride. C’était déjà le cas en 1961 d’ailleurs, quand Wise a sorti son propre film : le thème de Roméo & Juliette (publié en 1597 d’après une histoire encore plus ancienne…) reste indémodable : cet amour fou qui se termine (très) mal continue d’émouvoir les spectateurs, dont votre serviteur (1).

Donc, dans le New York de la fin des années1950, deux bandes rivales se disputent le territoire du West Side (2) : les Jets et les Sharks. La seule différence entre ces deux bandes rivales : la couleur de la peau. En effet, les Sharks ont le teint plus halé puisqu’ils viennent de Porto Rico. Les autres ont le teint plus clair, puisqu’ils descendent pour la plupart des colons européens : mais tous ont un véritable point en commun : ils ne sont pas les véritables indigènes de ce grand pays.

A côté de ces deux bandes de voyous qui passent leur temps à se chercher, se développe un amour entre une fille de Porto Rico – Maria (Rachel Zegler) – et un de ces descendants de colons blancs – Anton « Tony » (Ansel Egort).

Mais bien sûr, cet amour n’est pas possible.

 

La première question qui me vint à l’esprit quand le film est sorti fut la suivante : un tel film était-il nécessaire ? Même si c’est Spielberg… Bien sûr que non (3), mais on en va pas bouder son plaisir pour autant ! Parce que ce film, s’il n’est pas « nécessaire », reste tout de même un très beau moment de cinéma comme sait (toujours ou presque) le faire Steven Spielberg. Certes, on n’imagine pas une issue différentes de l’intrigue, et donc pour une fois, cela se termine mal (4), et puisque l’intrigue est rebattue, encore une fois, c’est la façon de faire qui prime. Et là, on est servi !

 

Suivant la pratique actuelle qui veut que tous les écrits viennent en fin de film, Spielberg entre tout de suite dans le sujet, évitant l’Ouverture initialement prévue, celle qui annonçait clairement les différents thèmes qu’on allait trouver tout au long de l’histoire. C’est un quartier désolé qui nous est montré, attaqué par les boules de chantier qui détruisent ce qui furent des taudis, en attendant l’expulsion totale des différents habitants afin de créer un nouveau West Side, plus conforme à l’air du temps. Alors les bisbilles entre les deux bandes rivales semblent tout à coup bien mesquines : si un des deux clans l’emporte, des toute façon, ils seront tous envoyés ailleurs…

 

Mais c’est cet aspect bien petit par rapport à cette immense ville en mutation qui va donner cette dimension grandiose à cet amour tragique : certes, ces deux jeunes gens ne pèsent pas bien lourd face à cette transformation, mais le seul fait qu’ils existent les rend uniques et de ce fait dignes d’attention.

Et Spielberg réussit là où Wise s’était arrêté : ses acteurs ont une apparence plus jeune, comme si Spielberg avait restauré cette histoire, lui redonnant toute la jeunesse des protagonistes (5), bien qu’Ansel Elgort soit plus âgé que Richard Beymer quand il a interprété Tony en 1961 ! Et cela peut s’expliquer par un élément « signe des temps » :les jeunes gens de 1960 étaient plus mûrs que ceux de 2020. Et puis n’oublions pas non plus les effets du maquillage conjugués à ceux du numérique.

 

Et au final, ce nouveau West Side Story est une très belle surprise :non seulement Spielberg nous confirme qu’il est un très grand réalisateur, mais surtout, il donne une teinte colorée et brillante qui rehausse cette intrigue sombre, donnant, malgré l’artificialité des pas de danse un certain réalisme qui s’exprime dans les différentes séquences de violence : il réussit la synthèse adéquate entre les ballets de Wise et ceux de Kubrick dans Orange Mécanique ! (Musique : la Pile voleuse).

Et tout cela avec une profusion de couleurs qui teintent chaque moment du film : entre les tenues des protagonistes, les tentures ou même les projections solaires des vitraux, tout donne un aspect plus chatoyant que dans le premier film. A cela s’ajoute un jeu de lumières pertinent où c’est la multiplication des sources lumineuses qui accentue le grandiose de cette petite histoire, illustrant avec beaucoup de subtilité les paroles de Tonight, la chanson de la scène du balcon :

      « Tonight, tonight, the world is full of light (Ce soir, ce soir, le monde est rempli de lumières)

         with suns and moons all over the place. » (avec partout des soleils et des lunes)

Même la séquence de combat qui voit Mercutio (Riff – Mike Faist) être tué par Thibault (Bernardo – David Alvarez), lui-même tué par Roméo (Tony) reste lumineuse, et ce malgré les lumière éteintes (pour faire plus discret).

 

Et bien sûr, l’interprétation est à la hauteur de l’enjeu. Les différents interprètes sont des artistes complets : ils jouent, ils dansent et ils chantent (6). Même Rita Moreno (Valentina) peut enfin faire entendre sa voix. Elle qui fut une inoubliable Anita nous démontre pourquoi on ne pouvait pas l’entendre chanter en 1961 : sa tessiture est trop haute !

Et puisqu’on parle d’Anita, elle est ici interprétée avec brio par Ariana de Bose, formidable en tout point dans ce rôle difficile parce que déjà interprété avec beaucoup de brio…

Et si Ansel Elgort est un Tony un peu plus dégourdi que ne l’était Beymer, on notera la très belle prestation (encore une) de Rachel Zegler encore plus Maria que ne l’était l’irrésistible Natalie Wood (c’est dire !).

 

Alors oui, précipitez-vous sur cette nouvelle version, pour toutes ces qualités visuelles, mais aussi pour la musique éternelle de Leonard Bernstein !

 

  1. Je n’arrive pas à ne pas verser une larme à la fin. C’est mon côté midinette…
  2. Ce n’est pas loin de chez Aloysius Pendergast.
  3. Poser la question, c’est déjà y répondre.
  4. Ca reste rare, chez Spielberg, une fin tragique.
  5. Roméo & Juliette sont des adolescents, ne l’oublions pas.
  6. Natalie Wood (Maria) et Richard Beymer étaient doublés (7).
  7. J’espère que vous ne vous lassez pas des notes de bas de page…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Policier, #Kenneth Branagh
Mort dur le Nil (Death on the Nile - Kenneth Branagh, 2022)

Hercule Poirot (Kenneth Branagh) revient et il est bien dépité : son ami Bouc (Tim Bateman) a été tué alors qu’il allait révéler qui avait tué la servante Louise Bourget (Rose « Ygrid » Leslie), qui avait vu l’assassin de Linnet Doyle (Gale Gadot), jeune héritière qui a chipé à Jacqueline de Bellefort (Emma Mackey) Simon Doyle (Armie Hammer) son amoureux pour l’épouser.

Et tout cela lors d’une croisière sur cet extraordinaire fleuve qu’est le Nil (d’où le titre)…

 

Cette nouvelle version (1) du roman d’Agatha Christie était-elle nécessaire ?
Encore une fois, poser la question, c’est presque y répondre : non. Les deux versions précédentes se suffisaient, adaptant avec délicatesse cet incontournable de la littérature policière britannique. Mais, fort du succès (relatif) de son Crime de l’Orient Express, Kenneth Branagh a donc remis le couvert, interprétant à nouveau ce drôle de (petit) détective aux moustaches superlatives.

Mais si le film précédent gardait un côté agréable et malgré tout fidèle au personnage et à l’intrigue, on ne peut pas vraiment dire la même chose ici.

 

Esthétiquement, c’est très beau : les paysages égyptiens sont soignés et superbes, même si on ne passe pas à côté de l’aspect « carte postale » (le crocodile qui dévore un ibis). Mais on découvre aussi rapidement les limites de cette croisière qui est aussi temporelle : nous sommes en 1937 (c’est ce qui est annoncé au début) et le paysage « nilien » (nilesque ?) n’est plus le même d’où un recours (obligé) aux images de synthèse pour recréer ce qu’il devait être. Et l’aspect artificiel n’en est que trop évident, gâchant tout de même le plaisir du spectateur.

 

Mais cette artificialité a tout de même tendance à gangrener le film en entier. Outre les libertés prises par rapport à l’intrigue originale (2), on note l’influence du cinéma américain sur une intrigue très marquée : elle se passe dans les milieux riches britanniques où tout est feutré et resserré autour de ce microcosme où Poirot n’est accepté que de par son activité caractéristique. D’où l’incongruité des deux Otterbourn (Sophie Okonedo & Letitia Wright) : il est difficile d’imaginer que ces riches oisifs auraient laissé une telle place à deux femmes noires.

De la même façon, je ne vois pas l’apport de la relation homosexuelle entre Marie van Schuyler (Jennifer Saunders) et Mrs. Bowers (Dawn French), si ce n’est ajouter un élément « dans l’air du temps » : le seul plaisir qu’on éprouve (enfin pour moi), c’est de retrouver le duo French & Saunders, même si ce n’est qu’épisodiquement. Heureusement, Poirot est belge et donc ne condamne pas cette relation comme le faisaient les contemporains de 1937.

Et puisqu’on en était à une réécriture de l’intrigue initiale, pourquoi ne pas l’avoir déplacé dans le temps afin d’en faire une version « moderne » comme ce fut le cas avec la série Sherlock : la relation entre van Schuyler & Bowers, tout comme l’amitié entre Linnet et Rose n’aurait souffert d’aucune restriction. Sans toutefois influer sur l’intrigue.

 

Mais je crois que la plus grande faute de Branagh dans ce film fut de créer à Poirot un passé réécrit : non, Poirot n’a jamais participé à la Première Guerre Mondiale si ce n’est en tant que réfugié belge en Angleterre. Quant à la raison de l’apparition de ses moustaches, elle ne colle pas vraiment avec le personnage tel que nous le connaissons : égoïste, orgueilleux et imbu de lui-même.

Je répète assez qu’un film n’est pas un roman, même s’il s’en inspire. Mais un personnage tel que Poirot ne donne que très peu de marge de manœuvre, et là, je pense que Branagh est allé trop loin. Et de la même façon, Poirot perd en épaisseur de personnage ce qu’il a gagné en attribut capillaire : où sont passées ses petites cellule grises qui font (avec les poils susmentionnés) la réputation du détective ? Dans le film précédent, la séquence d’introduction nous faisait admirer le cheminement intellectuel du détective. Ici, on a beaucoup de mal à suivre son enquête, et si on ne connaît pas l’histoire, de quoi être surpris par ses conclusions.

 

Dommage.

 

RENDEZ-NOUS LE VRAI POIROT !

 

  1. La troisième en comptant le film de John Guillermin (1978) avec Peter Ustinov et celle pour ITV (2004) avec David Suchet.
  2. La notoriété du roman n’engage pas à sortir du cadre établi, même si nous sommes au cinéma et que tout est possible…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Denis Villeneuve
Dune (Denis Villeneuve, 2021)

Il aura donc fallu attendre trente-sept ans pour avoir enfin une adaptation de Dune digne de ce nom !

En effet, après le pensum empesé de David Lynch, personne ne s’était risqué à reprendre le flambeau. Mais maintenant que les effets numériques sont là – et bien là – la donne a changé et comme c’est en plus Denis Villeneuve qui est aux commandes, il n’y a aucun »e raison d’avoir peur !

Certes, vous me direz qu’il y a Blade Runner 2049 (2017).

Oui. C’est un bon argument. Mais je vous réponds alors qu’il y a eu juste avant Arrival (2016) et là, le débat est clos.

 

Nous sommes donc de retour sur Arrakis et nous y retrouvons Paul Atreides (Timothée Chalamet qui semble plus dans l’âge de son personnage) et ses parents Leto (Oscar « Poe » Isaac) et Lady Jessica (Rebecca Ferguson), les méchants Harkonnen – Vladimir (Stellan Skarsgård) et Rabban (David « Drax » Bautista), et bien sûr les Fremens et leurs vers.

Et encore une fois, il est question d’épice, de guerre et d’un Messie qui ne dit pas son nom.

Mais à la différence de Lynch, Villeneuve prend son temps et en prenant vingt minutes de plus, il va beaucoup moins loin que son aîné, expliquant sans assommer le spectateur, évitant les personnages inutiles (1).

 

Mais Dune 2021, c’est avant tout une fantastique épopée menée tambour battant par un maître du cinéma. Dès les premières images, on pense à Lynch puisque c’est une voix féminine que nous entendons et qui nous introduit dans ce monde : il s’agit de Chani (Zendaya «MJ »), une Fremen mais qui aura elle, un rôle important dans ce film (et la suite). Certes, on y retrouve des épisodes communs avec la précédentes version, mais là s’arrête la comparaison. Villeneuve nous gratifie ici d’un chef-d’œuvre, et puis c’est tout. Enfin presque tout.

Parce qu’on ne peut pas passer à côté d’un tel moment de cinéma. C’est absolument magnifique. On reste cloué à son siège du début à la fin du film, savourant avec régal un immense moment de plaisir.

 

En effet, Denis Villeneuve nous montre qu’on peut lancer une épopée spatiale compliquée (2) avec clarté et maîtrise technique, tout en intégrant des scènes de bataille spectaculaire sans pour autant passer à 24 plans par seconde ni asséner les images au spectateur. Parce que ce qui marque, c’est le rythme du film qui n’est que très rarement soutenu : Villeneuve (grâce à Greig Fraser son chef-op’) prend le temps de soigner chaque plan, laissant le temps au spectateur d’apprécier ce qu’il se passe, sans pour autant tomber dans quelconque piège godardien qui nous aurait vite englués…

 

On retrouve dans ce Dune la façon de filmer d’Arrival, démontrant que l’on peut arriver à un résultat spectaculaire sans pour autant essayer d’entrer dans le Livre Guinness des records. La technique est au service de l’intrigue – et non le contraire une intrigue prétexte à des effets toujours plus époustouflants – et ce parti pris de prendre son temps permet avant tout au spectateur de bien intégrer ce qu’il voit, et surtout de l’apprécier à sa juste valeur. Depuis l’arrivée des effets numériques – et je l’ai déjà écrit ici – nous assistons à une surenchère constante dans tout ce qui est proposé, avec des résultats pus ou  moins satisfaisants (3). Alors que depuis que le cinéma existe, on a pu voir nombre de films extrêmement spectaculaires sans pour autant être enivré par un tourbillon d’images agressives.

 

L’autre grande différence d’avec le film de Lynch tient aussi au traitement de l’intrigue. A aucun moment Villeneuve ne tente de racoler le spectateur avec des images plus ou moins choc (le Baron Harkonnen n’a plus rien à voir avec le pantin pathétique interprété par Kenneth McMillan), et surtout, malgré la somme d’information qui passe tout au long du film, on n’y trouve nulle part cette impression de bavardage (plus ou moins intempestif) constant qui lasse.

Non, Villeneuve déroule son intrigue comme un conteur son histoire, les mots étant remplacés par les images : mais sans parasite, ni superflu voire gratuité. Il rejoint en ça une longue lignée de réalisateurs américains qui sav(ai)ent raconter des histoires (4).

Et ça, c’est franchement rassurant pour le cinéma !

 

Et quand le film se termine, on n’a qu’un envie : qu’il recommence, puisqu’il faut attendre (hélas) pour avoir la suite !

 

J’oubliais la grande surprise du film : Jason Momoa (Duncan Idaho) n’a plus de barbe !

 

  1. J’avais oublié de parler de la princesse Irulan (Virginia Madsen) qui servait de narratrice à Lynch mais dont le rôle n’avait alors aucune importance. Elle était très belle mais n’avait aucune influence sur l’intrigue. Une voix off aurait suffi.
  2. N’ayant – depuis l’article précédent sur le film Lynch – toujours pas lu le roman de Frank Herbert, je me fie à ce que j’ai pu entendre un peu partout…
  3. Heureusement, certains ont su maîtriser ces effets sans pour autant tomber dans ce piège.
  4. Certains d’ailleurs le prolongeant à propos de leur propre vie…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Denys de la Patellière
Retour de Manivelle (Denys de laPatellière, 1957)

Robert Montillon (Daniel Gélin), jeune homme « disponible » empêche l’homme d’affaire Eric Fréminger (Peter van Eyck), ivre, de se faire écraser. Entre eux deux se crée un lien : Eric propose à Robert d’être son « secrétaire ».

La vie de Robert vient de basculer.

Très peu de temps après, Eric annonce à son épouse Hélène (Michèle Morgan) qu’il va se suicider et qu’elle va toucher le gros lot de l’assurance-vie. Sauf que cette même assurance-vie a une clause rédhibitoire : le suicide est exclus pour toucher le jackpot.

Il va falloir maquiller cela en meurtre.

 

Pendant que la Nouvelle Vague (hum !) s’installe (1), le « cinéma de papa » continue de bien se porter, mettant en vedettes des valeurs sûres (Morgan, Gélin, Blier) dans une intrigue empruntée à James Hadley Chase qui ne manque ni de subtilité ni de piquant. On retient bien sûr l’aspect amoral du challenge que doivent relever Hélène et Robert : faire passer un suicide pour un meurtre n’est pas une mince affaire, surtout quand on se fait prendre.

Parce que bien sûr, ça ne peut pas marcher : nous sommes encore dans les années 1950 et il n’est certainement pas question de faire réussir un tel projet.

 

Et c’est aussi là tout l’intérêt du film : comment vont-ils se faire prendre ? J’espère ne rien révéler d’important en l’écrivant, le titre me semblait tout à fait éloquent : si l’appât du gain – les 300.000.000 de Francs (toujours plus impressionnant en chiffres !) de l’assurance-vie – est somme toute naturel, il y aura obligatoirement un prix à payer qui se traduit par ce « retour de manivelle ». Et croyez-moi, il est à la hauteur des espérances du spectateur.

Et à l’instar du Taxi pour Tobrouk qu’il réalisera quatre ans plus tard, Denys de la Patellière émaille son film à tendance sérieuse d’un humour de bon aloi, accentué par le « retour de manivelle » (encore lui), basculement final qui scelle définitivement les différents destins (2).

 

Avec ce film, Denys de la Patellière commence véritablement à se faire un nom dans le cinéma français : son film est un succès (mérité), interprété par un duo de qualité. Michèle Morgan se retrouve dans un rôle un tantinet décalé par rapport à ce qu’on a connu auparavant, bien loin de la jeune Nelly du Quai des Brumes qui l’avait révélée. Rassurez-vous, elle possède toujours, vingt ans après, le même pouvoir de séduction, mais elle possède une autre dimension qu’on ne devinait pas alors. Normal, elle a mûri. Daniel Gélin, de son côté, est le héros chasien par excellence : il interprète avec beaucoup de justesse ce personnage sans le sou qui se retrouve mêlé à une histoire de cadavre sans l’avoir cherché.

Et puis il y a Blier : il est le commissaire important qui va résoudre l’affaire. Enfin, c’est sa version : le spectateur sait lui, ce qu’il s’est vraiment passé et se moque bien des déductions de ce policier somme toute ridicule, pour qui les évidences sont des preuves.

 

Bref, on s’amuse, on a plaisir à suivre cette intrigue – improbable, nous sommes au cinéma que diable ! – menée de main de maître avec un souci du détail que ne renierait pas Hitchcock (la prise de courant), jouant aussi avec l’éclairage de façon pertinente.

Bref, du cinéma comme je l’aime.

Et quand le film se termine, une question me vient tout naturellement : les gesticulations de quelques critiques de cinéma plus ou moins frustrés étaient-elles vraiment nécessaires ? (3)

 

J’allais oublier : ce sont les débuts de Michèle « Angélique » Mercier (Jeanne). Et d’ailleurs Michel Audiard la gâte :

Robert : vous êtes jeune et jolie, je ne suis sûrement pas le premier à vous le dire.

Jeanne : On me le dit à chaque coup.
Robert : Ah !

Jeanne : Je veux dire à chaque fois.

 

  1. Le film sort en août et Françoise Giroud parlera de ce mouvement en octobre.
  2. Ne comptez pas sur moi pour vous révéler quoi que ce soit.
  3. Oui, j’ai beaucoup de mal avec la Nouvelle Vague qui est au cinéma ce que la Nouvelle Cuisine est à cet autre art : c’est peut-être beau et fin, mais à l’arrivée, on retourne vers des valeurs sûres et plus consistantes.

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