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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

marvel

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Tim Story, #Marvel
Les 4 Fantastiques (Fantastic Four - Tim Story, 2005)

Une expédition spatiale qui tourne mal et les vies de Reed Richards (Ioan Gruffud), Susan Storm (Jessica Alba), Johnny Storm (Chris Evans) et Ben Grimm (Michael Chiklis) sont changées : ils ont maintenant des pouvoirs spéciaux (chacun le sien).

Mais si ces quatre-là s’en servent pour faire le bien, il n’en va pas de même pour le chef de l’expédition spatiale – Victor Von Doom (Julian McMahon) – qui passe du côté obscure et use ses pouvoirs – terrifiants – pour son propre intérêt.

 

Bien avant que les films de la franchise Marvel inonde le marché du cinéma, d’autres productions avaient été réalisées dès 2000 avec les deux premiers volets des X-Men, et donc ces 4 fantastiques, parmi lesquels on retrouve celui qui sera bientôt Captain America.

Bien sûr Stan Lee produit ce film, et comme à son habitude, il y apparaît (1).

Et déjà on y trouve ce qui fera la marque des films ultérieurs : des effets spéciaux à couper le souffle, de l’humour et un indispensable méchant aux prétentions un tantinet mégalomaniaques.

 

Déjà, on y trouve une réflexion sur l’utilisation de ces super pouvoirs, qui inquiètent leurs propriétaires, sauf Johnny qui se conduit comme un électron libre (jusqu’à un certain point) mais jouant d’un élément finalement pas toujours exploité dans les films ultérieurs : il trouve cela « cool ».

Dès lors, on assiste à des scènes absolument sans rapport avec le rôle qu’on attend des superhéros, Johnny utilisant ses facultés prodigieuses afin d’emballer des jeunes femmes.

 

Pour le reste, on assiste à une intrigue très classique – un méchant qu’il faut arrêter – où finalement la réflexion est peut-être aussi importante que l’action. En effet, tout comme le dit l’oncle Ben (2), Richard et Susan ont conscience de l’importance de leur rôle à venir, et ne prennent pas ce nouvel état à la légère. Mais si ces pouvoirs n’affectent pas leur apparence – sauf quand ils les usent – il n’en va pas de même de Ben/La Chose : son aspect repoussant permanent n’est pas là pour lui faciliter la vie.

Mais comme nous sommes aux Etats-Unis, ce problème trouvera sa solution : la beauté intérieure qui prend ici tout son sens.

Sans oublier que son aspect tranchant avec celui de Johnny amène un nouvel élément comique : il faut dire que le côté irresponsable de Johnny était déjà une source de conflit avant la mutation.

 

Bref, un film plaisant où le rythme n’est pas effréné, ce qui est une bonne chose, et qui ne dépare pas du reste de la production Marvel à venir.

Deux ans plus tard, une suite nous sera même proposée.

 

  1. Il s’appelle Willy.
  2. « avec de grands pouvoirs… »

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinema, #Anna Boden, #Ryan Fleck, #Marvel
Captain Marvel (Anna Boden & Ryan Fleck, 2019)

Et 1 de plus !

Les studios Marvel viennent de nous pondre une nouvelle entité supérieure : Captain Marvel (Brie Larson).

Et en plus c’est une femme ! Et ça, c’est une bonne nouvelle, parce que le panthéon Marvel est tout de même bien masculin : hormis la Veuve Noire (Scarlett Johansson) et Gamora (Zoe Saldana), il faut reconnaître que ça manque de femmes chez les super-héros (1).

Voici donc Captain Marvel, qui n’est jamais appelée ainsi pendant tout le film, et qui montre qu’elle est une super-héroïne extrêmement puissante.

Mais avec ce film, on nous ramène une vingtaine d’années en arrière : 1995. Et même 1989 pour les séquences les plus anciennes (2).

 

Reprenons : Vers (Brie Larson, donc) fait des cauchemars. Elle habite la planète Hala, habitée par les Krees qui se battent depuis de longues années (3) contre les Skrulls, qui ont la particularité de changer d’apparence et donc de personnifier n’importe qui.

Un jour, Vers est capturée par ces fâcheux qui lui révèlent des pans oubliés de sa mémoire.

La voilà alors sur Terre, découvrant alors ce qui fut sa vie d’avant, et surtout à la recherche de Wendy Larson (Annette Bening), une des clés de sa mémoire.

 

L’intrigue, encore une fois est un brin confuse, mais elle a tout de même l’intérêt de nous plonger dans le passé, et en particulier dans celui de Nicolas Joseph « Nick » Fury (Samuel L. Jackson). Ce dernier est un homme dans la force de l’âge possède deux yeux perçants, et travaille pour le SHIELD avec pour partenaire une jeune recrue : l’agent Coulson (Clark Gregg).

Nous allons donc assister à la genèse des Avengers, même si on ne parle pas encore d’eux. Et accessoirement, nous saurons pourquoi Fury  un bandeau sur l’œil gauche.

 

Pour le reste, rien de bien nouveau, si ce n’est quelques clins d’œil au cinéma : une séquence qui semble – encore une fois – sortie de Starwars, et un duel qui n’est pas sans rappeler certains westerns d’un réalisateur italien…

Sans oublier un rythme très (trop) soutenu qui enchaîne des plans innombrables en peu de temps, chose qui avait un peu tendance à s’estomper depuis quelques années.

La musique joue encore un rôle important et on y entend quelques standards de cette année-là, dont Come as you are (Nirvana) ou encore Man on the Moon (R.E.M.).

 

Et puis, il y a Stan Lee. Bien que ce grand monsieur soit mort, il avait tout de même participé aux derniers opus des studios M. Outre un hommage dans la présentation des studios (les pages qui sont feuilletées), où on le voit dans différents films de la licence, Captain Marvel fait (rapidement) sa connaissance dans un métro. Et, chose rare, elle lui sourit avec beaucoup de reconnaissance.

 

Une sorte d’hommage prémonitoire ?

 

  1. D’ailleurs, le film est coréalisé par Anna Boden, seule femme qui réalise un épisode de la saga à l’heure actuelle. Comme pour tous ses autres films, c’est avec Ryan Fleck qu’elle travaille.
  2. Hasard de l’intrigue ou du casting ? Il se trouve que la belle Brie est née en 1989…
  3. S’il y a une constante dans les films de sciences fiction, c’est la relativité du temps qui n’est pas perçu de la même manière selon les lieux et les espèces. Or, ici, il semble que le temps terrestre soit un temps universel. Certes, c’est une aberration scientifique, mais on s’en moque : au cinéma tout est possible.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Sam Raimi
Spider-Man 3 (Sam Raimi, 2007)

On ferme.

Troisième partie de la trilogie de Sam Raimi, ce film referme toutes les portes ouvertes lors des deux premiers épisodes.

La séquence de générique égrène les images des deux premiers films, résumant les deux intrigues, rafraîchissant ainsi la mémoire des spectateurs qui auraient pu oublier certains détails, au bout de trois ans d’absences : Peter (Tobey Maguire) est toujours étudiant en physique, Harry (James Franco) est toujours remonté contre Spider-Man, et la belle Mary Jane (Kirsten Dunst) est à l’affiche dans une comédie musicale.

 

Mais rapidement, les choses se gâtent. En effet, Harry a retrouvé la panoplie de son père et va affronter Spider-Man pour en finir une bonne fois pour toutes. Mais comme pour son père, ça ne se passe pas exactement comme prévu. De plus, la police a retrouvé le véritable meurtrier de l’oncle Ben (Cliff Robertson) : un prisonnier évadé nommé Flint Marko (Thomas Haden Church).

A cela s’ajoute un reporter peu scrupuleux et une créature venue de l’espace pendant la nuit des étoiles filantes…

Sans oublier une expérience scientifique qui transforme le même Marko en Homme-sable (1).

Bref, Spider-Man a du pain sur la planche !

 

C’est peut-être cette accumulation qui fait que ce film n’atteint pas le niveau des deux précédents. En effet, on sent que Sam Raimi n’est pas au maximum de ses possibilités.

Il faut dire que les fans du personnage et la production ont forcé Raimi à cet épisode, laissant de côté la dimension humaine et dubitative de Peter Parker/Spider-Man.

Alors oui, c’est toujours spectaculaire, mais on y croit moins. On ressort du film avec un sentiment mitigé, la résolution des différentes situations arrivant trop abruptement voire artificiellement. On n’a même pas le petit clin d’œil de Raimi à ses premières amours : aucun élément de peur « subite ».

 

On trouve quelques belles séquences dont la découverte de son nouvel état par Marko, et surtout on voit la transformation de Peter due à l’influence de la matière extraterrestre, le rendant égoïste, arrogant, – en  un mot imbuvable –, mais surtout très con. Heureusement ce n’est que passager, et on retrouve notre héros à son plus haut niveau pour un fin al spectaculaire mais un tantinet réchauffé : encore une fois c’est M.J. qui fait les frais de sa relation avec Peter.

 

Alors oui, c’est bien fait, mais cette fin est un tantinet convenue, les différentes sous-intrigues se résolvant un peu trop facilement, et surtout bien proprement : le cas de la mort de Ben en étant le point culminant.

Les ficelles sont trop grosses.

Dommage.

 

PS : Stan Lee est toujours là, et chose rarement vue par la suite, il s’adresse directement au personnage qu’il a créé avec Steve Ditko.

 

 

(1) La traduction passe à côté du double sens de Sandman : « homme-sable », certes, mais aussi « Marchand de sable », celui qui endort les petits enfants (et les autres). Pas étonnant alors qu’il aille voir sa fille pendant qu’elle dort…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Sam Raimi
Spider-Man 2 (Sam Raimi, 2004)

Deux ans après, il revient.

En deux ans, beaucoup de choses se sont passées : M.J. (Kirsten Dunst) perce dans le théâtre, Harry (James Franco) a repris la compagnie de son père, et Peter (Tobey Maguire) est à l’université.

Sauf que si pour M.J. et Harry, la vie semble sourire, il n’en va pas de même pour Peter, qui doit travailler pour étudier, ses efforts se ressentant sur ses résultats universitaires. Il faut dire qu’en plus de tout ça, il doit assurer son boulot de justicier.

Alors évidemment, à un moment ça casse.

 

Deuxième volet de la trilogie de Sam Raimi, ce film aborde un thème peu abordé dans les différents cycles proposés par les studios Marvel récemment : la double personnalité.

En effet, les paroles de l’oncle Ben (Cliff Robertson) résonne toujours dans la tête de Peter : « Avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités ».

Et ces paroles l’empêchent de vivre, mais surtout enrayent son super pouvoir. On assiste alors à des scènes terribles dans lesquelles Peter voit ses facultés disparaître, et sa vie redevenir normale.

Mais c’est surtout le rôle de Spider-Man, justicier masqué, qui est totalement remis en question : Peter ne peut pas avoir une vie normale avec cette activité.

On assiste alors à des scènes qui nous paraissent normales au vu du premier opus : Spider-Man se balade de building en building, mais tout à coup le fluide à toile s’épuise, amenant de terribles chutes à notre super-héros.
S’ajoute à cela une romance entre M.J. – lasse d’attendre – et le fils du directeur du journal où travaille sporadiquement Peter. Sans oublier ce même directeur (J.K. Simmons) qui veut la peau de l’Araignée, ni le professeur Octavius (Alfred Molina) qui, à l’instar de Norman Osborn (Willem Dafoe), se transforme en créature maléfique.

Et pour couronner le tout, Harry en veut toujours à « l’insecte » (en VO « the bug ») d’&avoir tué son père.

Bref, Peter n’est pas à la fête.

 

Pour le reste, Sam Raimi nous offre une deuxième partie magnifique, donnant donc à son personnage l’épaisseur qui manque à la nouvelle série (avec Tom Holland). C’est bien sûr une débauche d’effets numériques impressionnants et de cadrages toujours aussi décalés : il suit en cela la faculté naturelle d’une araignée à pouvoir se déplacer sur n’importe quel plan.

Si Octavius a une allure plutôt grand-guignolesque, ses affrontements avec Spider-Man sont tout de même spectaculaires. Surtout quand Tante May (Rosemary Harris) est capturée et ne se laisse pas faire.

Et encore une fois, il nous gratifie d’un clin d’œil aux films d’épouvante lors d’une apparition du même Octavius : on a beau s’y attendre, l’effet est garanti.

 

Mais surtout, dans ce film, Peter prend réellement conscience de son rôle (et ainsi des paroles de son oncle) et de la place de ses proches par rapport à ce rôle.

Il assume entièrement cette double personnalité et d’une certaine manière entre dans l’âge adulte : cet épisode est avant tout celui de la révélation. Mais bien sûr, cette révélation amène de nouveaux périls qui feront le troisième et dernier volet, trois ans plus tard.

 

A très bien tôt donc !

 

PS : Stan Lee est encore là, et si vous êtes bien attentifs, vous le verrez deux fois…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Sam Raimi
Spider-Man (Sam Raimi, 2002)

Avant que Marvel sorte l’artillerie lourde et produise la saga Avengers & C°, Sam Raimi s’était attaquée au personnage, délivrant une trilogie assez subtile menée tambour battant certes, mais tout de même bien ficelée.

 

Raimi reprend tout à la base. Ceux qui comme moi connaissaient Spider-Man par le dessin animé des années 1970s sont enfin comblés : on sait pourquoi – et comment – Peter Parker (Tobey Maguire) est devenu comme ça !

On en profite pour mettre les bases des deux autres films qui suivront : l’intrigue avec Harry (James Franco) et son père Norman Osborn (Willem Dafoe), qui se poursuivra jusqu’au dernier volet (2007).

Et n’oublions pas la belle Mary Jane « M.J. » Watson (Kirsten Dunst), que les garçons se disputent (1) et dont Peter est depuis longtemps amoureux (une dizaine d’années).

Et puis il y a le méchant : le Bouffon vert (2), créature créée involontairement (?) par le laboratoire d’Osborn.

Bref, tout est là pour nous faire passer un bon moment, même Stan Lee ! (3)

 

Ce fut une découverte pour beaucoup d’entre nous de voir Sam Raimi s’attaquer au héros légendaire de Stan Lee et Steve Ditko. En effet, Raimi était plutôt connu pour ses films d’horreur dont la série Evil Dead (1981-1993).

Et ce qu’on remarque tout de suite, c »’est qu’il s’en tire très bien, donnant une épaisseur au personnage de Parker qui fait défaut dans le film plus récent (2017).

On y trouve tout de même déjà l’humour estampillé Marvel, et on s’amuse des déboires initiaux qu’il peut rencontrer dans la création de son personnage.

 

Bien sûr, la technique numérique n’est pas au même niveau quinze ans plus tôt qu’elle l’est aujourd’hui, mais Raimi nous prouve qu’on peut faire un très bon film Marvel sans en envoyer plein la gu--- aux spectateurs.

De plus, le parti pris de transmettre une vision du monde du point de vue de Peter/Spider-Man amène des plans aussi impressionnants que les effets spéciaux. A de nombreuses reprises, le cadre pivote d’un côté ou de l’autre, suivant plus ou moins la reptation de Peter sur les murs de gratte-ciel.

Raimi se permet même un petit clin d’œil au genre qu’il avait laissé de côté pendant la réalisation de la trilogie : un plan subit et inattendu soulève le spectateur, soutenu par une bande-son un tantinet plus forte.

Ca ne sert à rien, comme les oiseaux qui s’envolent dans les films de John Glen : on sursaute et puis on passe à autre chose.

 

De plus, les acteurs choisis pour cette trilogie (certains ne reviendront pas dès le deuxième épisode) sont à la hauteur de l’enjeu. Bien sûr, Willem Dafoe est magnifique, mais on est un peu habitué, tandis que le trio Maguire-Duns-Franco éclate de justesse dans une histoire de qui semble de boulevard d’une certaine manière – un trio amoureux avec une femme pour deux hommes – mais se révèle plus dans le sens de la tragédie classique (j’espère que vous avez vu le film, sinon, revenez une autre fois) :

Sa situation finale est un véritable problème cornélien.

On a d’un côté Harry Osborn qui veut se venger de Spider-Man qui a tué son père (on sait que c’est faux, mais c’est comme ça) et qui annonce à Peter qu’il est un véritable frère pour lui et Peter qui a juré à Norman Osborn mourant qu’il ne révélerait pas les résultats des expérimentations de son père.

Et au milieu de tout cela, M.J. qui aime Peter, et ce dernier ne peut répondre à son amour autrement qu’en restant un « ami », soucieux de la protéger et d’en faire un moyen de pression contre lui-même, comme le fit le Bouffon Vert.

Et comme l’a dit l’oncle Ben (Cliff Robertson) : « de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. » (4)

 

 

  1. Plus ou moins, et d’ailleurs plutôt moins que plus…
  2. « Green Goblin », c’est tout de même beaucoup plus sérieux, non ?
  3. Très court plan de coupe, attention de ne pas le rater.
  4. « With great powers comes great reponsability. »

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Scott Derrickson
Doctor Strange (Scott Derrickson, 2016)sci

Le docteur Strange (Benedict Cumberbatch) est un neurochirurgien des plus habiles et expérimentés. Il en est d’ailleurs un tantinet suffisant, ce qui n’aide pas à pleinement l’apprécier.

Alors quand il a un accident de voitures (il roulait un petit peu trop vite…) et qu’il perd le plein usage de ses mains, sa vie bascule (1).

Le voilà incapable d’exercer son art et qui s’enferme petit à petit dans une dépression sévère.

Cette dépression toutefois l’emmène à Katmandou où il reçoit l’enseignement de l’Ancien (Tilda Swinton) qui lui révèle des pouvoirs auquel il n’a jamais crus et surtout qu’il n’aurait jamais imaginé.

Il devient alors un maître et doit repousser les attaques occultes de Dormammu et surtout de son serviteur le dangereux Kaecilius (Mads Mikkelsen).

 

Encore un héros Marvel ?

Ben oui.

Mais toutefois, ce personnage sort de l’ordinaire, et pas seulement pour ses super pouvoirs.

En effet, Strange est un personnage hors norme et ses pouvoirs n’ont absolument rien de scientifiques ou technologiques comme ses compagnons Avengers. Et s’il semble se ranger du côté de Thor (1), il n’en a pas l’essence divine.

C’est un personnage mystique qui évolue (dans tous les sens du terme) dans des univers mystiques absolument merveilleux, bien que hautement dangereux.

 

De plus, les différents affrontements ne restent pas physiques comme dans les autres films de la saga. L’utilisation des pouvoirs paranormaux donne une autre dimension (3) que ces combats ultra réalistes qui voient l’anéantissement d’une pléthore de méchants plus ou moins extraterrestres.

L’utilisation d’univers parallèle donne une impression surréaliste du monde environnant, jouant sur les reflets et la symétrie avec beaucoup de brio.

On passe d’une dimension à une autre, la hauteur devenant longueur ou inversement, déformant le monde alentour (réel) en un miroir déformant qui se brise, réfléchissant des éléments dans un univers distordu. Et sa première escapade dans ces mondes virtuels n’est pas sans rappeler le voyage vers l’infini qu’effectue Dave Bowman dans 2001, a space Odyssey.

En outre, ces univers parallèles permettent en outre une belle bagarre entre Strange et un des Zélotes ennemis à travers leurs corps astraux, la puissance des coups échangés remuant légèrement les objets qui eux sont restés bien physiques.

 

Alors oui, docteur Strange est un héros de plus dans l’univers Marvel, et le film de Scott Derrickson respecte le cahier des charges d’une telle production. Mais on ne peut sous-estimer la beauté des images qui nous sont proposées, donnant au film un aspect esthétique magnifique et on attend avec une certaine impatience le retour de ce héros atypique.

Surtout quand on a vu la séquence avec Thor, jouant sur les lieux et les objets avec beaucoup d’humour.

 

A suivre donc, et comment !  

 

 

  1. Comme on dit toujours dans ces cas-là.
  2. Séquence post générique qui sera reprise dans Thor : Ragnarök.
  3. C’est le cas de le dire…

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #James Gunn
Les Gardiens de la galaxie (Guardians of the Galaxy - James Gunn, 2014)

Et c’est reparti !

Les studios Marvel nous proposent une nouvelle équipe de super-héros : les Gardiens.

Ils sont cinq, tous plus différents les uns que les autres même s’ils possèdent tous une morphologie humanoïde.

Mais surtout, ils font écho aux critères du cinéma américain où on doit trouver différents genres de personnes.

Nous avons donc ici un homme – Peter Quill (Chris Pratt) – une femme – Gamora (Zoe Saldana) – un animal – Rocket (voix de Bradley Cooper) – un végétal – Groot (Voix de Vin Diesel) – et une brute – Drax (Dave Bautista).

Bien sûr, ces cinq personnages sont complémentaires et arrivent à déjouer les manigances d’un ennemi terrible : Ronan (Lee Pace)

Comme nous sommes chez Marvel, nous avons droit à toute une série d’images époustouflantes et l’inévitable humour de la saga, même si de ce côté, c’est un tantinet pauvre.

 

Si Chris Pratt est le chef de cette équipe, il n’en est pas le personnage le plus important : ce sont Rocket et Groot qui attirent l’attention du spectateur.

En effet, ce duo improbable d’une alliance animal/végétal est rarement utilisé dans les films de super-héros.

De plus, leur morphologie et leurs compétences sont une autre raison de les suivre.

Entre Rocket – une espèce de raton-laveur – au caractère difficile mais à l’ingéniosité débridée, et Groot – une espèce d’Ent qui répète à longueur de film la même phrase sur différents tons – on n’a pas le temps de s’ennuyer.

 

Mais pour le reste, rien de bien nouveau, et on peut s’ennuyer parfois malgré les péripéties spectaculaires qui nous sont proposées. C’est bien fait, mais après toutes les autres productions Marvel, on peut saturer un peu.

L’intérêt du film est surtout l’arrivée de Thanos (Josh Brolin) qu’on avait déjà aperçu précédemment aux côtés du Collectionneur (Benicio del Toro), mais qui ne recherche pas encore les pierres d’Infinité.


Encore une fois, une suite nous a été proposée, et ces cinq personnages rejoignent les autres héros Marvel dans The Avengers : Infinity War.

Et encore une fois, je me pose la question : était-ce bien nécessaire ?

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Shane Black
Iron Man 3 (Shane Black, 2013)

 

Iron Man : troisième – et dernier ? – chapitre.

Tony Stark (Robert Downey Jr.) est de retour, mais avec un gros coup de mou : il a des crises d’angoisse.

Et comme si cela ne suffisait pas, il doit affronter un adversaire plutôt coriace : Le Mandarin (Ben Kingsley).

Ce dernier n’est pas sans rappeler un leader terroriste célèbre responsable de la destruction des Tours Jumelles de New York.

Parallèlement à cela, Stark renoue avec de vieilles connaissances qui nous ramènent au premier de l’an 2000.

Y a-t-il lien entre ces deux parties ?

Bien sûr.

 

Jon Favreau abandonne la direction à Shane Black, conservant sa place dans la production et ainsi que son rôle de Happy, garde du corps fidèle de Stark.

Shane Black, dont ce n’est que le deuxième film réalisé, nous présente une aventure un tantinet à part dans la grande saga des super-héros Marvel.

En effet, chose étonnante, il n’y a pas d’intervention de Nick Fury , et ce, même dans la scène post-générique.

De plus, le ton employé par Black est franchement noir, les déboires de Tony Stark prenant un tour autrement plus sérieux et désespérant.


Certes, on retrouve le côté fantasque et égocentrique du milliardaire, mais c’est plus dans l’adversaire qu’il faut trouver cette origine un tantinet malsaine de l’intrigue.

En effet, le Mandarin entreprend des actions maléfiques d’une portée terrible, résonnant pleinement dans la situation internationale actuelle : ses exactions trouvent un écho très actuel quand on regarde les différents attentats terroristes de ces dernières années : si le 11 septembre 2001 a marqué les consciences et transparaît dans le film, on pense aux différents attentats qui oint suivi dans les années après la sortie du film, le rendant – malheureusement – très actuel.

 

D’un autre côté, on retrouve l’humour (Marvel) dans les mains d’un scénariste qui le manie aisément, comme il a pu le montrer dans son premier film (Kiss Kiss, Bang Bang), où jouait déjà Robert Downey.
De plus, Gwyneth Paltrow (Pepper Potts) prend un peu plus de place dans l’intrigue, ce qui n’est pas fait pour nous déplaire. Sa relation – forcément – compliquée avec son ex-boss nous donne quelques échanges comiques mais aussi une dose d’émotion bienvenue dans ce film un peu à part par rapport aux deux autres.

 

Et puis on retrouve Stan Lee, toujours présent, dans un plan de coupe toujours teintée de légèreté, mais faites attention tout de même, son apparition est très courte.

Quant à la question posée en introduction, tout semble montrer qu’Iron Man ne reviendra pas seul à l’avenir : le générique final nous montre quelques extraits des trois opus, et voilà maintenant cinq ans qu’il n’est plus apparu en solo.

Mais je ne serai tout de même pas catégorique, la franchise Iron Man est tout de même bien rentable pour les studios Marvel.

 

Alors, à suivre ?

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Taika Waititi
Thor : Ragnarök (Taika Waititi, 2017)

Après un poussif deuxième épisode, Thor nous revient en pleine forme, et sur l’affiche on s’aperçoit qu’il n’a plus les cheveux longs (1). Le réalisateur Taika Waititi a pris le contre-pied du film précédent en accentuant l’humour déjà présent et en faisant référence à différents films.

Mais reprenons.

 

Ragnarök, dans la mythologie nordique,  c’est le chaos total, la fin d’Asgard et du monde. Bref, c’est peu réjouissant.

Dans un premier temps, Thor empêche cet anéantissement, mais comme c’est une prophétie et qu’on est dans un univers merveilleux, cela arrivera (2).

Entretemps, on fera la connaissance de la fille aînée d’Odin (Anthony Hopkins), la belle et dangereuse Hela (Cate Blanchett), et on retrouvera un disparu de The Avengers: Age of Ultron, le sympathique mais brutal Bruce Banner/Hulk (Mark Ruffalo).

Mais surtout on va rencontrer un personnage complètement décalé, qui vit dans un endroit où se retrouvent les mal aimés (ou pas aimés du tout) : Sakaar.

CE personnage se nomme le Grand Maître et surtout, il est interprété par l’immense Jeff Goldblum, signifiant par là même que Thor est dans de beaux draps (3). Rassurez-vous, il s’en sort à la fin, reprenant un des attributs de son père.

 

Mais surtout, Sakaar est un univers formidablement ringard, avec d’un côté une décharge à perte de vue, et de l’autre une simili-ville bloqué dans les années 1980s où la musique varie entre le disco et la funk et où on s’y bat comme dans un jeu vidéo.

Cette séquence est bien entendue inspirée de Ready Player one, le design et la musique rappelant fortement la période des jeux Arcade.

L’autre référence de ce lieu et qui va se prolonger tout le long du film, c’est Starwars, avec ces vaisseaux qui se tirent dessus joyeusement avec la musique de Mark Mothersbaugh qui n’est pas sans rappeler celle de John Williams.

 

Bref, on s’amuse de bout en bout et on retrouve l’inévitable Stan Lee qui, en plus de parler, joue un (tout) petit rôle dans la vie de Thor. Je vous laisse bien sûr le plaisir de le découvrir, si ce n’est déjà fait.

Pour le reste, c’est du Marvel et les effets spéciaux sont à couper le souffle, et l’humour de ce film semble avoir récupéré celui qui manquait dans le précédent.

De plus, Cate Blanchett est magnifique et après avoir empoisonné l’existence d’Indiana Jones, elle s’occupe de Thor.

 

On s’amuse beaucoup, les acteurs aussi, et si l’introduction rappelle celle des deux premiers films, on passe rapidement à autre chose.

Sans oublier les des grands combats de Thor rythmés par la musique de Led Zeppelin et leur Immigrant Song.

Pourquoi cette chanson ? Elle se justifie rétrospectivement à mesure que la fin approche. Et même si Hela possède une espèce de gros chien/loup noir, ce n’est pas Black Dog !

 

Et comme je l’espérais à propos du film précédent : Thor s’est remis et on ne parle de plus de séquelle.

 

 

  1. Rassurez-vous, il n’est pas Samson et l’explication viendra en temps et en heure.
  2. Quel serait l’intérêt d’annoncer l’apocalypse en titre si elle n’a pas lieu ?
  3. Rappelez-vous La Mouche ou Jurassic Park, dès que Jeff Goldblum est là, il faut craindre le pire…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Marvel, #Alan Taylor
Thor : Le Royaume des Ténèbres (Thor: The Dark World - Alan Taylor, 2013)

Et de deux !

Thor (Chris Hemsworth) revient sur terre et auprès de Jane Foster (Natalie Portman), pour sauver le monde (encore une fois) ou plutôt LES mondes. En effet, une menace – les Elfes noirs – a l’intention de retrouver sa domination d’antan et donc amener le chaos et les ténèbres sur les neuf mondes que dirige le vieil Odin (Anthony Hopkins).

Bien entendu, il réussit.

 

Deux ans ont passé – dans le film tout comme dans la vraie vie et Kenneth Branagh a passé la main à Alan Taylor. Le résultat n’est pas au rendez-vous, cette suite ressemble beaucoup à une resucée de l’épisode précédent.

En effet, l’introduction voit Odin raconter les exploits passés de son père en lutte contre les Elfes noirs et leur chef Malekith (Christopher Eccleston). Nous savons tout de suite de quoi il va être question, et le film se déroule alors sans véritable surprise.

 

Certes, l’humour habituel est là, jouant des situations et des personnes, mais on aurait pu attendre quelque chose de différent pour cette nouvelle aventure.

Pourtant, encore une fois, les moyens techniques mis à disposition sont toujours à la hauteur et les images bien léchées. Le combat final (il y en a toujours un !) est très bien dirigé et l’utilisation des failles spatio-temporelles est l’une des bonnes surprises du film, amenant un montage rapide sans être toutefois étourdissant comme on a pu le voir dans d’autres films.

 

Mais on n’atteint pas le niveau du film précédent. Est-ce dû au réalisateur ? A l’intrigue ? Aux deux ?

Poser la question, c’est déjà y répondre : entre la similarité des intrigues et la caractérisation des personnages, on sort un peu déçu du film : il manque la touche britannique de Branagh qui amenait le petit plus dans les situations, pimentant le déroulement linéaire de l’intrigue.

 

Mais surtout, le personnage de Thor était beaucoup moins sérieux. Certes, la situation implique une note sérieuse, mais pas plus que la dernière fois. Chris Hemsworth sait très bien s’amuser de son physique et du côté grandiloquent de son personnage. Il est ici éclipsé par Darcy (Kat Dennings) qui prend une place un peu pus importante qu’avant, devenant le véritable personnage comique du film, surtout avec son « assistant » Ian (Jonathan Howard) aussi décalé qu’elle : leur histoire d’amour venant polluer – agréablement – le fameux combat final.

 

En anglais, une suite se dit « sequal ». Dans le cas de ce film, on pourrait facilement utiliser un mot de la même famille : séquelle (1).

 

 

PS : J’oubliais. Encore une fois, Stan Lee est là, dans une apparition encore une fois comique. Saurez-vous le retrouver ?

 

(1) En espérant que le troisième film verra une amélioration des symptômes…

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