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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

zombies

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Marc Forster, #Zombies
World War Z (Marc Forster, 2013)

Haletant.

La première séquence, celle du générique d’introduction, nous propose un florilège d’informations télévisées et d’images d’une nature parfois violente, parlant de rage ou de quelque chose qui s’y apparente.

Et puis le film commence vraiment.

 

Ca commence comme un film familial : des enfants – deux filles – qui vont réveiller leurs parents avant de se préparer partir. Rien de bien transcendant, si ce n’est l’expression « Lois Martiales » qui sort de la télévision.

Ensuite c’est un embouteillage dans Philadelphie. Du normal, quoi. Jusqu’au basculement : une explosion qui rappelle le 11 septembre et une panique inexpliquée, jusqu’à l’irruption d’une foule enragée qui se rue sur ceux qui s’enfuient. Gerry (Brad Pitt), Karin (Mireille Enos) et leurs deux filles (Sterling Jerins & Abigail Hargrove) doivent fuir devant ces enragés. Ils iront à Newark puis seront évacués vers un porte-avion en plein Atlantique.

Que s’est-il passé ? Il semble qu’une bactérie soit à l’origine d’une épidémie encore plus forte que la Grippe Espagnole (1920).

Mais il reste un espoir : Gerry est un ancien de l’ONU qui va sauver la situation.

Ou pas.

 

Brad Pitt et David Morse sur une même affiche et une histoire de virus ? Non, ce n’est pas l’Armée des 12 Singes, mais l’analogie est pertinente.

D’un côté Brad Pitt est sain d’esprit, mais on ne peut pas en dire autant de Morse. On pourrait presque croire que nous assistons à l’expansion de cette maladie fatale dont James Cole essayait de trouver la source.

Mais là s’arrête l’analogie.

 

C’est un vrai film à grand spectacle (euphémisme dans le cas présent) que nous propose Marc Forster avec casting international et effets spéciaux « époustouflants » - comme dirait Marc Isaïe (1) – dans la lignée des films survivalistes où l’humanité est confrontée à une menace plus ou moins naturelle qui éradique pratiquement totalement la population.

Bien entendu – j’aurais pu dire « comme d’habitude » - les Américains sont les grands sauveurs de ce qu’il reste d’humanité, mais ce n’est pourtant pas le plus intéressant du film.

Et si la morale est un tantinet convenue voire gnangnan, il n’en demeure pas moins que ce film est magnifiquement tourné, avec des acteurs convaincus et surtout convaincants : du grand spectacle, donc, comme je l’ai écrit plus haut.

Mais le plus formidable dans ce film, c’est la solution du problème.

Je vais donc vous annoncer une grande partie de la fin, alors si vous ne voulez pas le savoir, je vous retrouve demain pour un nouveau film ou alors vous allez directement au dernier paragraphe…

 

Vous êtes toujours là ? Soit vous avez vu le film, soit vous ne vous souciez pas trop de l’intrigue. Dommage, elle n’est pas si mal que ça…

 

Il y a un véritable paradoxe dans cette résolution. En effet, alors que le péril est sauvage et plus ou moins mortifère, c’est de la mort que vient la vie.

En effet, les hordes de sauvages qui pullulent et se reproduisent par « simple » morsure (au sang, tout de même !) s’écartent étonnement de deux personnes lors de la séquence de panique dans Jérusalem emmurée : un vieillard, et un jeune garçon chauve.

Bien sûr, notre ami Gerry, qui a bien écouté le docteur Fassbach (Elyes Gabel) du début, repère que ces deux personnes sont en phase terminale de cancers, dans des corps donc peu propices au développement de notre virulent virus (je sais, je pléonasme !). Eh oui…

 

Quoi qu’il en soit – vous êtes de retour ? – toute l’épopée survivaliste de Gerry avec Karine puis avec la soldate Segen (Daniella Kertesz) est menée tambour battant, dans un rythme effréné et haletant comme annoncé au début de l’article.

Et si on a pu qualifier ce film – un peu trop vite à mon avis, mais ça ne regarde que moi – de « familial », il vaut mieux avoir des enfants relativement âgés tant les images sont fortes, mais tellement bien réalisées.

Mais le spectacle vaut le coup quand même.

 

  1. Célèbre animateur et directeur de la non moins célèbre radio belge Classic 21, grand amateur de ce qualificatif…
  2. Et tant pis pour les pisse-vinaigre peu impressionnables !

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