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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

dc comics

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Christopher Nolan, #Morgan Freeman, #DC Comics, #Batman
Batman begins (Christopher Nolan, 2005)

On prend les mêmes et on recommence.

Seize ans après Tim Burton, Christopher Nolan reprend le super héros à son compte.

Bruce Wayne (Christian Bale) est en prison, quelque part en Chine. Il se souvient de comment on en est arrivé là : de la mort de ses parents, l’arrestation et le procès de l’agresseur, sa colère devant la relaxe, son départ vers l’Orient. Il s’évade.

Puis vient son initiation aux arts martiaux. Enfin, il est prêt.

Prêt à affronter le crime dans sa bonne vieille ville de Gotham City, pour laquelle les Wayne ont beaucoup fait. Se basant sur sa propre peur, il choisit d’être l’homme chauve-souris (en vo « batman »…) et d’enrayer le crime de Gotham.

Vaste programme, surtout quand un super méchant - Ra's al Ghul (Ken Watanabe ? Liam Neeson ?) – s’en mêle…

 

Avec cet trilogie qui commence (on ne le sait pas encore en 2005), Nolan revient aux sources du personnage : on y trouve son amie d’enfance Rachel Dawes (Katie Holmes) et Lucius Fox (Morgan Freeman), mais aussi, bien entendu, le serviteur Alfred (Michael Caine), le policier Jim Gordon (Gary Oldman) et bien d’autres. Les deux absents du film de Burton sont Harvey Dent et bien entendu, le Joker. Mais cette absence sera bientôt comblée…

En reprenant l’histoire au début et en utilisant les personnages initiaux, Nolan se donne une caution morale : attention, voici la véritable histoire du Batman.

Et de fait, il n’y a pas le côté délirant de Burton. Le maître mot du film est le réalisme (si tant est que le Batman est un personnage réaliste !).

On suit alors l’évolution du personnage : élaboration du costume, mise en place des gadgets, et bien entendu, la Batmobile ! Et puis la mise en situation réelle, avec ses petites erreurs qui pourraient être lourdes de conséquence. Mais heureusement, il s’en sort et corrige. D’un autre côté, on n’imagine pas Batman se faire flinguer à la sauvette dans une rue sombre, et le mot « fin » apparaître…

C’est pendant cette période que se développe une intrigue mineur mais qui se rattache à la principale : celle mettant en scène le Dr. Crane (Cillian  Murphy).

Bref, tout se met en place, en attendant l’arrivée du premier grand méchant : Ra's al Ghul.

 

C’est du grand spectacle. Ca bouge de partout, ça flingue à tout va, il y a des poursuites en voiture. Bref, de l’action à volonté. Mais, comme nous ne sommes pas dix ans plus tard, le flot des images est supportable. Même dans les moments les plus rapides, Nolan prend le temps de montrer ce qui se passe.

Mais si le film fonctionne bien, c’est aussi grâce à l’entourage de Bruce Wayne : Rachel, Lucius et l’incontournable Alfred. Et les acteurs choisis pour les interpréter sont à la hauteur, Michael Caine, bien évidemment, en tête. Ils représentent un véritable pendant à Wayne-Batman, personnage plutôt uniforme et lisse. En effet, Wayne, de par sa double identité ne peut pas être trop complexe : il doit pouvoir passer d’un personnage à l’autre sans difficulté.

 

Enfin, une fois les intrigues résolues, l’ouverture vers un volet inévitable : l’introduction du Joker à travers – seulement – sa carte de visite…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Zack Snyder, #Ben Affleck, #Batman, #DC Comics
Batman Vs Superman : L'Aube de la justice (Batman Vs Superman: Dawn of Justice - Zack Snyder, 2016)

Après Tim Burton (1988), Joel Schumacher (1995) et Christopher Nolan (2005), c’est au tour de Zack Snyder de se frotter à la Chauve-souris !
Mais cette fois-ci, il emmène son dernier super héros : Superman (celui de 2013).

Et en chemin, on fait la connaissance d’une belle jeune femme au passé troublant : Diana Prince (Gal Gadot), alias Wonder Woman.

Bref, que de la très bonne compagnie.

 

Mais si Superman (Henry Cavill) est le même qu’en 2013, il n’en va pas de même pour Batman. C’est Ben Affleck qui s’y colle. Un nouveau Batman, donc, mais plus âgé. Peut-être aussi plus sage. Par contre, il conserve son serviteur britannique. Et c’est l’immense Jeremy Irons qui succède au non moins talentueux Michael Caine.
Même s’il s’agit d’une nouvelle mouture de Batman, on part du principe que l’histoire développée da   ns Batman Begins est satisfaisante, et les flashes que Bruce Wayne éprouve vont dans ce sens.

Mais l’intérêt – comme la vérité pour Mulder et Scully – est ailleurs : c’est la rencontre des deux vedettes phares des éditions DC Comics, Batman et Superman.

Là encore, pour Superman, on part du principe que les spectateurs connaissent bien le personnage. En effet, la référence à la kryptonite, affaiblissant le héros est considérée comme acquise. Tout comme sa difficulté à lire à travers le plomb. Mais qu’importe, le divertissement est là.

Et on en profite. Mais il y a un tournant dans le ton du film : alors que chez les trois précédents réalisateurs, Batman maîtrisait ses ennemis par ses seules force et adresse, ici, il n’hésite pas à tuer ses ennemis. Oui, ce sont des super méchants (normal, quand on est un super héros, on a des ennemis super méchants !), mais tout de même, ce changement de ton peut étonner.

 

Et puis il y a Wonder Woman. Tout d’abord, elle est super belle (pléonasme ?). Enfin c’est mon avis, mais tout de même. Avec Wonder Woman, c’est l’ouverture vers une nouvelle dimension : un groupement de super héros, unis pour lutter contre le Mal. Une espèce de « dream team » chapeautée par un super héros multimillionnaire. Ca vous rappelle quelque chose ? Stark Enterprise ?

 

Enfin, il y a le méchant absolu qui se révèle enfin : il n’était pas là lors du Man of Steel, alors nous le découvrons.

Pas de crâne rasé comme nous le connaissions - Gene Hackman (1978) puis Kevin Spacey (2006) – mais surtout, c’est un jeune criminel qu’on nous propose. C’est un jeune héritier – on peut se demander de quoi est mort son père, d’ailleurs – qui contrôle tout : il sait qui est qui (les véritables identités des super héros) et surtout, il a une parenté évidente avec le Joker de Nolan (The dark Knight), la froideur en moins.

Mais surtout, et c’est là qu’est la grande différence entre les éditions DC Comics et Marvel, c’est la nature du mal que les héros doivent affronter.

Il y a chez DC Comics un côté mystique, voire religieux, chez les DC. En effet, Luthor se revendique du Diable, tout comme le fera Luddendorf dans Wonder Woman (2017). L’hologramme de la créature affrontée dans le combat final – ô combien tragique – ne laisse aucun doute là-dessus.
 

De là à en conclure que Batman et Superman sont au service de Dieu, voilà un raccourci que je ne me permettrai pas d’emprunter…

 

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