Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

dc comics

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #DC Comics, #Drame, #Todd Phillips
Joker: Folie à deux (Todd Phillips, 2024)

Arthur Fleck (Joaquin Phoenix) est en prison depuis deux ans. Il est temps qu’il soit jugé.

Jugé pour cinq meurtres (dont deux avec préméditation), commis en novembre 1981.

L’opinion publique est partagée :

  • d’un côté c’est un criminel qui doit être puni (de mort), comme le pense le procureur Harvey Dent (Harry Lawty) ;
  • de l’autre c’est un schizophrène qui est dominé par son double sombre : le Joker ? C’est ce que veut montrer son avocate Maryanne Stewart (Catherine Keener).

Mais que pense donc Arthur Fleck, de ce procès, et surtout de ce qu’on pense de lui ? Est-il réellement ce malade ou joue-t-il la comédie ?

 

Il est clair que la fabuleuse performance d’Heath Ledger dans le film de Christopher Nolan (The dark Knight) a fait du tort (rétrospectivement) au deuxième opus de Todd Phillips. En effet, Ledger avait réussi à donner à son personnage une méchanceté exacerbée doublée d’une froideur adéquate : de l’essence de méchanceté.

Alors quand Joaquin Phoenix apparaît, amaigri et voûté, on ne retrouve aucune dose de la superbe attendue de ce personnage. Mais quand on voit le sort qui lui est réservé par les gardiens – dont l’ignoble Jackie Sullivan (Brendan Gleeson) – on en devrait pas être très étonné de le voir ainsi : la prison détruit les êtres. Et il ne reste plus grand chose de celui qui fit trembler Gotham City.

 

Mais surtout, le Joker n’est rien d’autre qu’un type minable qui a voulu attirer l’attention sur lui, avoir son quart d’heure de célébrité warholienne. Et ça a tellement bien marché que soin procès à venir est qualifié « du siècle » : un moment historique.

Un moment historique pour un homme qui n’est rien d’autre qu’un pauvre type. Mais malgré tout, pas n’importe quel pauvre type : il est bien clair qu’il n’est pas normal. Et son rire – inextinguible – en est une preuve absolue.

 

Et Todd Phillips ne perd jamais de vue l’aspect mineur de son personnage, tout en le filmant en ayant toujours en tête la chanson de Que le Spectacle commence (The band Wagon – Vincente Minelli, 1953) : That’s Entertainment. Nous en avons d’ailleurs droit à une diffusion télévisuelle dans ce film, dès le début, afin que le spectateur n’oublie jamais cet élément.

Dès lors, tout, pour Fleck, sera prétexte à un spectacle, jusqu’à son procès où, après un coup de théâtre, il va se défendre lui-même, maquillé comme il se doit. Ce procès devient alors un véritable spectacle, surtout qu’il est diffusé – là encore – en direct à la télévision : encore une fois, une tribune pour notre personnage.

 

Et cette référence est aussi reprise dans la forme du film qui devient donc une tragédie musicale, ou tout du moins un drame musical, avec les références obligées au genre hollywoodien. Après Jacques Audiard, c’est donc Todd Phillips  qui s’essaie au genre, et qui, à son tour s’en sort plus qu’honorablement. La musique habite le film autant que les deux personnages principaux, voire le gardien Sullivan : c’est lui qui favoriser la rencontre entre les deux principaux protagonistes en inscrivant Fleck à la chorale de l’établissement psychiatrique et pénitentiaire. Mais il nous y prépare avec la première séquence qui voit Fleck aller voir son avocate. Un plan en vue du dessus nous prévient : les parapluies (1) noirs des gardiens ont chacun pris une couleur pendant que Fleck se gorge de la pluie, seul élément extérieur qui lui est alors permis.

 

Et nous allons continuer à faire des aller-retour dans cette tête cassée (moralement), qu’il soit seul ou en couple, avec celle qu’il a rencontrée en allant chanter : (Har)Lee Quinzel (Lady Gaga). L’alchimie fonctionne (presque) tout de suite, et amène les seuls moments de joie du film : leur vie devient un véritable spectacle et Phillips accentue cet aspect jusqu’au bout.

L’arrivée de Fleck au procès est une véritable entrée en scène avec des projecteurs directement braqués sur lui. De la même façon, une émeute dans le réfectoire amène une procédure d’alarme où les gardiens, sans le vouloir, mettent plein feu sur les prisonniers, surtout que certains d’entre eux sont debout sur les tables, donnant la dimension show de cet incident violent.

Et la dernière rencontre entre Lee et Arthur est très certainement la plus belle et la plus spectaculaire, scellant définitivement le destin de ces deux personnages hors du commun.

 

Dès lors, la fin nous ramène au début : Arthur Fleck a toujours été un minable et le restera jusqu’au bout.

 

  1. Chantons sous la Pluie, encore et toujours !

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #DC Comics, #Patty Jenkins
Wonder Woman 1984 (Patty Jenkins, 2020)

 

On prend (presque) les mêmes et on recommence.

Si les spectateurs ont vieilli de trois ans quand sort le film, Diane Prince (Gal Gadot) a fait un bond en avant d’environ 65 ans puisque nous débarquons en 1984, où elle travaille pour le prestigieux Institut Smithsonian (Washington D.C.). Mais malgré tout, elle reste toujours aussi jeune et fraîche : être une super-héroïne a ses avantages…

Nous sommes donc en pleine Guerre Froide, mais la menace qui se profile reste surnaturelle : une pierre magique qui réalise tous les souhaits de la personne qui l’utilise. Avec un revers bien sûr : pendant qu’elle réalise un souhait, elle prend à son utilisateur ce qui lui tient le plus à cœur.

Et celui qui a l’idée de s’en servir pour obtenir un pouvoir absolu, n’est pas spécialement le personnage idéal : Maxwell « Max » Lord (Pedro Pascal) est un escroc à la petite semaine.

La menace apocalyptique n’en devient alors que plus grande…

 

Pas si mal. Le film fut beaucoup décrié par son propos et son esthétique, certaines personnes étant incapables de faire un saut « moral » dans le temps : nous sommes en 1984 avec ce que cela signifie en termes de comportements, habillement, voire coiffures… Pourtant le générique d’ouverture donne le ton avec ces titres qui rappellent les télévisions de l’époque et leurs images pas toujours très nettes. Pour le reste, on retrouve cette époque (que je n’aime pas beaucoup) où régnaient ceux qu’on va appeler yuppies, prêts à tout pour se faire de l’argent, comme Lord le démontre magnifiquement.

On y retrouve un président américain – Reagan ? (Stuart Milligan) – obsédé parles missiles nucléaires et un Moyen-Orient en ébullition. Bref, on s’y croirait.

 

Et notre Wonder Woman, là-dedans ? Elle n’a pas oublié le beau Steve (Chris Pine) et succombe au pouvoir de la pierre : il revient ! Mais bien sûr, il y a une contrepartie : elle s’affaiblit, et n’est même plus capable de crocheter (détruire serait plus juste) un pauvre cadenas ! Bien évidemment, avec son apparition, l’intrigue devient encore plus improbable mais qu’importe, nous sommes au cinéma, alors profitons-en puisque tout devient possible. Et WW le comprend puisqu’elle acquiert un nouveau superpouvoir que je vous laisse découvrir si ce n’est déjà fait. Et bien entendu, à la fin elle triomphe et le Bien l’emporte (comme toujours).

C’est d’ailleurs la fin qui me satisfait le moins puisqu’elle est un tantinet bourrée de bons sentiments et de morale, mais là encore, les superpouvoirs amènent aussi de super-sentiments…

 

Par contre, je ne suis pas convaincu par la séquence d’ouverture qui nous montre la jeune Diana (Lily Aspell) participer à une course qui relève plus du parcours du combattant que du 100 mètres plat. Le seul avantage que j’y trouve, c’est de revoir Robin « Buttercup » Wright, toujours aussi belle. Pour le reste, la pertinence de cette séquence est des plus légères, même si elle est spectaculaire.

Autre élément en défaveur du film, comme déjà exprimé dans l’opus précédent : son aspect austère qui détone complètement avec l’autre franchise de superhéros (Marvel). Encore une fois,tout cela manque cruellement d’humour, même si on sourit aux différentes tenues qu’enfile Steve avant de sortir de « chez lui » (1)…

 

PS : ne manquez pas la séquence post-générique qui aurait certainement fait plaisir à M. Hubert Mounier (Affaire Louis Trio)

  1. Comme Steve a « emprunté » le corps d’un autre (« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » - Lavoisier)

 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #DC Comics, #Batman, #Tim Burton, #Danny DeVito
Batman : Le Défi (Batman returns - Tim Burton, 1992)

Trois ans ont passé depuis que Tim Burton a renvoyé Batman sur les grands écrans : Gotham est toujours une ville gangrenée par le crime, Batman (Michael Keaton) doit toujours intervenir pour assurer la sécurité de ses concitoyens, et surtout, Vicky Vale (Kim Basinger) est partie !

Mais heureusement (pour nous) de nouveaux méchants sont arrivés : Max Schreck (Christopher Walken), homme d’affaires (très) louche qui veut mettre Gotham sous sa coupe (malfaisante) et un curieux personnage handicapé qui répond au nom d’Oswald Cobblepot, mais qu’on connaît surtout sous le pseudonyme du Pingouin (Danny DeVito).

 

Et autant vous le dire tout de suite, c’est bien le Pingouin qui attire toute l’attention, campé par un Danny DeVito en grande forme, maquillé avec brio par Shane Mahan (d’après la conception de Mark McCreety) et est presque méconnaissable (1). C’est en outre la première de plusieurs collaborations entre  lui et le réalisateur, avec à chaque fois des créatures différentes, qu’on n’appelle plus des « monstres ».

Et la grande différence avec le premier opus, c’est l’appropriation de l’univers de Bob Kane (2) par un réalisateur obsédé par la différence. La séquence d’introduction qui voit l’arrivée à la vie du Pingouin est dans la plus pure veine burtonienne : un décor gothique, des personnages au physique particulier (les parents d’Oswald : Diane Salinger & Paul Reubens) et qu’on enferme dans une cage. Quand à la demeure qu’ils habitent, elle n’est pas sans rappeler celle de La Famille Adams que Barry Sonnenfeld a porté à l’écran l’année précédente.

 

Mais (parce qu’il y a toujours un mais, c’est aussi là que le bât blesse : à force de s’approprier ce monde et d’en faire un univers burtonien, on arrive à un excès qui se traduit par certains jeux un tantinet outrancier : si le Pingouin est par essence exubérant, le personnage de Catwoman (Michelle Pfeiffer) en devient insupportable, et on préfère largement la (belle) prestation qu’en fera Zoë Kravitz trente ans plus tard.

Et dans l’ensemble, la bonne impression qu’avait laissé le premier film s’estompe : on ne retrouve pas la même atmosphère ni les mêmes références. Disparue la référence à Fritz Lang et son Metropolis : Gotham nous apparaît artificielle, voire en carton-pâte.

Et pourtant le budget a été doublé !

Et si l’artificialité se prêtait admirablement à son film précédent (Edward Scissorhands), il n’en va pas de même ici, et c’est bien dommage parce qu’en plus l’aspect grotesque prend le pas sur le reste et Batman devient alors un personnage presque secondaire : difficile de rivaliser avec un tel Pingouin !

 

Un dernier mot enfin. Le nom du personnage de Christopher Walken est bien sûr inspiré de l’acteur qui interpréta le formidable Nosferatu de Murnau. A l’instar de ce vampire qui aspire la vie (et donc l’énergie) de ses proies par une morsure dans le cou, il est dit ici que la réalisation de Schreck (une centrale électrique) va aspirer l’énergie de Gotham.

A son propre profit, cela va de soi…

 

PS : AU fait le titre original, c'est Batman revient. Moins vendeur semble-t-il...

  1. La taille caractéristique de l’acteur le trahit.
  2. Le créateur du Batman.

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #DC Comics, #Batman, #Matt Reeves
The Batman (Matt Reeves, 2022)

Le chevalier noir (comme on l’appelait dans la série des années 2000) est de retour. Et bien sûr, il n’est pas seul : Jim Gordon (Jeffrey Wright) et Alfred (Andy « Gollum » Serkis) bien sûr, mais aussi Catwoman (Zoë Kravitz) et le Pingouin (Colin Farrell absolument méconnaissable), sans oublier le grand méchant : Carmine Falcone (John « Jesus » Turturro). Enfin ce n’est pas vraiment le super méchant puisqu’en même temps que la corruption règne à Gotham City (comme de bien entendu), une espèce de faux justicier élimine tous les responsables de cette corruption (maire, commissaire, procureur…) : The Riddler (Paul Dano).

Batman (Robert Pattinson) a donc fort à faire dans cet énième épisode de ses aventures…

 

Un peu plus de deux ans après le formidable Joker de Todd Philips, voici donc la dernière mouture du héros de Bill Finger et Bob Kane. Alors autant le dire tout de suite (et ce fut une source de moquerie tout à fait justifiée, voir ci-dessous), c’est un film noir. Très noir. Et même trop noir. Et je ne parle pas de l’intrigue : ça manquer cruellement de lumière, même dans les séquences qui se déroulent en journée. En effet, c’est presque toujours en intérieur (chez Bruce Wayne ou dans une église) et quand on sort, c’est en fin de journée, quand la lumière commence à baisser. C’est très certainement là que le bât blesse dans ce film. On en arrive parfois à imaginer certains personnages sur l’écran. Ce qui est un comble pour un art qui se base sur le visage des interprètes.
 

Parce qu’autrement, on est dans la lignée du film de Philips (un cran en dessous tout de même), avec un Batman humain avant tout, rempli de doutes et même amoureux (de Catwoman, vous vous en doutiez). Et en plus de cette noirceur morale, on assiste à certains ratés qui montrent certaines limites (humaines) du personnage : son atterrissage après avoir survolé (forcé) la ville est magnifiquement raté.

Mais pour le reste, le spectacle est là, parfois un peu trop et cela devient difficilement supportable : la poursuite en voiture est fort difficile à apprécier. On a fait mieux avant (1).

De plus, on évite le rembobinage complet : quand le film commence, voilà déjà deux ans que le justicier masqué œuvre dans ce repaire de criminels.

 

En ce qui concerne l’interprétation, Pattinson s’en tire très bien dans ce rôle emblématique et si sa pâleur naturelle rappelle ses rôles précédents, elle contribue aussi à cet effet tourmenté qui étreint le personnage. Certes, le masque ne permet pas beaucoup d’expression faciale, mais on ne retrouve pas l’aspect artificiel de Christian Bale chez Christopher Nolan quand Batman s’exprime. De plus, le parti pris de faire de Batman le narrateur du film accentue cet aspect humain recherché.

Et bien sûr, la plus grande surprise vient de Colin Farrell : le travail de Michael Fontaine est époustouflant. Il a fallu que je lise son nom dans les crédits de fin pour me rendre compte que c’était lui qui interprétait le Pingouin (2).

 

Par contre, la musique de Michael Giacchino laisse à désirer. Si ses variations autour de l’Ave Maria de Schubert sont appréciables, le thème de Batman est beaucoup trop proche de celui de Darth Vador et a tendance à polluer ce que nous voyons. L’analogie vestimentaire peut faire sourire, mais à la longue, elle lasse.

 

Alors, The Batman, un film à voir ? Oui.

 

  1. Je ne dis pas que c’était mieux avant, je dis seulement que la poursuite n’est pas le moment le plus intéressant du film.
  2. Je consulte rarement les éléments d’un film que je vais voir car j’aime être surpris. Ce fut le cas ici !
The Batman (Matt Reeves, 2022)

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #DC Comics, #Batman, #Tim Burton
Batman (Tim Burton, 1989)

Un couple et leur fils s’est perdu dans les rues de Gotham City. Et à force de se perdre, ils se retrouvent out les trois dans une partie mal famée et sont inévitablement agressés : lui est frappé, elle volée et l’enfant assiste en témoin impuissant…

Mais ce n’était pas l’histoire de Bruce Wayne (Michael Keaton) : les aficionados du vengeur masqué le plus célèbre (après Zorro) en sont pour leurs frais !

Tim Burton donne le ton dès cette séquence d’ouverture : il faudra aller chercher ailleurs  Batman. Enfin pas tellement loin puisqu’il intervient et fait arrêter les deux agresseurs.

 

Si on pense de suite à la mort des parents de Wayne, ce n’est que dans le troisième tiers du film que Burton nous livre les origines de ce héros singulier : comment ses parents sont morts et pourquoi lui a réussi à survivre. Mais contrairement à Christopher Nolan treize ans plus tard, Burton ne base pas son film sur cet épisode traumatique : quand le film commence, Batman est déjà une menace pour les criminels de tous poils de Gotham City. Et bien sûr, parmi ceux-ci, il en existe des beaucoup plus redoutables que d’autres : Carl Grissom (Jack Palance) et son bras droit Jack Napier (Jack Nicholson). Tellement redoutables que l’un commence à faire de l’ombre à l’autre, mais surtout à lui piquer sa petite amie Alicia (Jerry Hall).

Pendant une opération qui tourne mal – normal, Grissom avait prévenu les policiers – Jack (1) termine dans un bain d’acide. Opéré par un chirurgien plastique, il ne peut faire mieux que lui laisser un sourire éternel : il sera le Joker.

 

Il est clair que Batman devait rencontrer Tim Burton : un héros sombre, un tantinet misanthrope et qui vit dans une grande bâtisse isolée. Et Tim Burton, qui se régale – en même temps que ses spectateurs – des ombres fait se dérouler la plupart de son intrigue la nuit, jouant à l’envi avec la lumière, rehaussée par les différentes formes architecturales que possèdent les différents édifices de Gotham City.

Cette Gotham City, d’ailleurs, n’est pas sans rappeler une autre grande ville moderne : Metropolis. Oui, celle de Fritz Lang. On y retrouve le même gigantisme ainsi qu’une teinte industrielle très prononcée. Ce ne sont que rivets et tuyaux dès que nous entrons quelque part (sauf chez Wayne : normal, sa famille n’est pas spécialement prolétaire !).

 

Et bien sûr, on retrouve une dimension fantastique dans le héros lui-même et surtout ses accessoires et autres gadgets qui le font apparaître majestueusement en battant des ailes (2).

Et comme toujours dans ce genre de film, il faut aller voir du côté du méchant : encore une fois, nous sommes servis !

Jack Napier-Nicholson est un méchant à l’allure pas fière du tout, qui bascule dans une folie criminelle (et onc meurtrière) suite à son bain forcé. On appréciera au passage le travail de maquillage de Nick Dudman qui a élaboré ce visage souriant à l’extrême. Jack Nicholson est dans son élément, un peu de cabotinage par ci, un peu de grandiloquence par là, et vous avez un psychopathe comme il faut, ou plutôt comme on pouvait l’attendre, même si à un moment son jeu outré a tendance à lasser.

 

Quoi qu’il en soit, Tim Burton réussit ici une belle adaptation des aventures du héros de Bob Kane et Bill Finger, jouant la carte du spectaculaire tout en restant dans ses thèmes de prédilection, avec une pointe d’humour qui manquera parfois aux adaptations du siècle suivant (Christopher Nolan ou surtout Zack Snyder). Par contre, le personnage du Joker sera autrement plus impressionnant sous les traits du regretté Heath Ledger (The black Knight, 2008) ou de l’extraordinaire Joaquin Phoenix (Joker, 2019).

Que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir…

 

  1. Vous avez remarqué que Nicholson interprète souvent un personnage qui s’appelle Jack (Napier, Torrance…) ?
  2. Oui, ça donne parfois un effet un brin grotesque, mais que demander à un type qui se balade masqué et en collants noirs ?

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Superman, #DC Comics, #Richard Lester
Superman III (Richard Lester, 1983)

Il est de retour (encore) !

Superman (Christopher Reeve) revient trois ans après le second opus qui le mettait aux prises à d’anciens habitants de Krypton.

Cette fois-ci, c’est contre un tycoon qu’il doit se battre : Ross Webster (Robert Vaughn).

Ce dernier est accompagné de deux femmes – sa sœur Vera (Annie Ross) et sa fiancée Lorelei Ambrosia (Pamela Stephenson) qui possède en plus de ses charmes ceux de Vera qui en est dépourvue – et surtout un programmateur formidable : August « Gus » Gorman (Richard Pryor). Ce quatuor va tout tenter pour se débarrasser de notre superhéros, mais bien sûr n’y parviendra pas. Normal, c’est tout de même Superman !

 

Le film de trop ?

Le deuxième épisode des aventures cinématographiques de Superman était déjà un cran au-dessus du film de Donner (1978), et il semble que Lester continue à faire péricliter la franchise, le film n’étant pas un immense succès comme précédemment.

Certes, on y trouve les passages obligés : transformation de Clark Kent (Christopher Reeve) ; sauvetages de situation catastrophe et bien sûr les inévitables effets spéciaux – en incrustation écran bleu – qui ont fait le succès es précédents films.

 

Mais cela marche de moins en moins bien, et ce malgré la présence de Richard Pryor – alors le plus grand comique américain – et Robert Vaughn qui était passé du côté obscur depuis quelques films et autres séries télévisées.

On retrouve aussi l’humour de Lester dans quelques séquences dont celle d’introduction qui va amener une série de catastrophes ayant pour origine les formes généreuses de Pamela Stephenson, avec en prime une tarte à la crème qui est appliquée par un personnage de haut vol (1). On notera la présence de Bob Todd (encore un British) dans cette séquence : c’est lui qui reçoit de la peinture sur son veston.

 

Mais outre ces quelques moments comiques, on n’a peu de chose à se mettre sous la dent. Et même Richard Pryor n’est pas au mieux de sa forme, son talent comique faisant défaut tout au long du film. On pouvait espérer mieux.

Lois Lane (Margot Kidder) est en outre pus ou moins retirée du projet (2), n’apparaissant qu’au début et à la fin. Elle est remplacée – dans le cœur de Superman par la belle Annette O’Toole

Quant à notre héros, il est toujours aussi lisse, et éclipsé par le quatuor maléfique et surtout Pryor. On aurait pu penser que le dédoublement de Superman allait amener un plus dans l’intrigue, mais c’est réglé assez rapidement et on se dirige alors tout droit vers la happy end attendue.

 

Alors le film de trop ?

Certainement, mais pas complètement : un quatrième film fut tourné et sortit quatre ans plus tard. Et dire qu’il était même prévu d’en faire un cinquième…

 

  1. Je vous laisse deviner, ou découvrir.
  2. Ses protestations contre le renvoi de Richard Donner du film précédent n’y sont pas étrangères…

 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #DC Comics, #James Wan
Aquaman (James Wan, 2018)

Nouveau-venu dans l’univers DC, voici Aquaman (Jason « Drogo » Momoa), seigneur d’Atlantis, vous savez, la cité engloutie.

On l’avait déjà aperçu dans Batman Vs Superman (2016) où il faisait une apparition, et surtout dans Justice League (2017) où il avait un rôle plus important.
Il était temps d’ailleurs que les studios DC laissent leur chance à ce personnage aquatique, surtout avec l’aura grandissante de Jason Momoa, née de sa participation à la première saison de Game of Thrones (2011).

 

Aquaman, c’est le fils d’une Atlante – la reine Atlanna (Nicole Kidman) – et d’un homme de la surface – Tom Curry (Temuera Morrison) – que ce dernier a recueillie.

Mais pendant que leur fils Arthur (Kaan Guldur, Otis Dhanji & Kekoa Kekumano) grandissait, la vie sous l’eau continuait et une fois Atlanna rappelée dans son royaume, la dynastie pouvait continuer, amenant sur le trône le demi-frère d’Arthur, Orm Marius (Patrick Wilson), qu’on appelle aussi « Ocean Master » (le Maître de l’Océan).

Bien sûr, pour e dernier, Arthur est une menace, surtout que le royaume attend son véritable roi.

Et évidemment, ce dernier n’est autre qu’Arthur…

 

Ce nouvel avatar des héros des studios DC n’échappe pas à la tradition développée par les autres films de la série : le sérieux.

Pourtant, il y avait de quoi égayer un peu cette histoire (encore une fois) trop sérieuse.

Quand Arthur « Aquaman » est dans un bar et qu’il boit pinte de bière sur pinte de bière, il est abordé par une bande de type à la mine patibulaire. La résolution de cette rencontre pouvait amener cet élément comique qui manque cruellement à ce film : seuls quelques clichés nous témoignent de cette éventualité non exploitée.

Pas étonnant qu’alors la suite reste dans cette teinte sérieuse qui fait la marque des différents produits de ces studios.

Et c’est bien dommage quand on voit le succès que peut remporter Jason Momoa sur les réseaux sociaux, et surtout son aspect costaud mais sympa qui y est développée.

 

Certes, les séquences sous-marines sont magnifiques, sans pour autant éviter de révéler l’origine numérique des effets utilisés. Cela concerne les différents décors élaborés mais aussi certaines créatures dont les habitants de la fosse (the Trench) qui vont attaquer Arthur dans sa quête vers le pouvoir suprême.

Et le combat final (inévitable) est de toute beauté, avec l’intervention d’une super créature qui n’est pas sans rappeler le Léviathan (1), même si ici elle n’a qu’une seule tête.

Bref, DC pioche dans les mythologies (gréco-romaine, la Bible) pour nous offrir ce personnage hybride appelé à une grande destinée.

 

Et ça marche. Tant qu’on reste sous l’eau. Car une fois sur la terre ferme, on n’échappe pas aux poses « spécial » super-héros avec le temps d’immobilisation nécessaire pour récupérer tous les spectateurs, et surtout ceux que se seraient laissés emportés par l’action.

Pour le reste, ça fonctionne comme n’importe quel film de super-héros (l’humour en moins) avec ouverture finale vers une suite inévitable (2).

Alors, à voir. Ou pas.

 

  1. Psaumes, 74:14 & 104:26.
  2. Est-elle vraiment nécessaire ?

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #DC Comics, #Zack Snyder, #Ben Affleck
Justice League (Zack Snyder, 2017)

Deux ans avant Sophie « Sansa » Turner, c’est un autre interprète de Game of Thrones qui s’illustre (longuement) dans un film de superhéros : Jason « Khal Drogo » Momoa.

Il est ici Aquaman, être hybride moitié Atlante et moitié terrien, que le richissime Bruce Wayne (Ben Affleck) veut recruter pour mettre en place une équipe de justicier, sorte d’Avengers des studios DC.

Parce que nous sommes chez les concurrents de Marvel !

 

Nous retrouvons donc notre ami Batman et la (très) belle Wonder Woman (Gal Gadot), à qui Chris Terrion et Josh Whedon (les deux scénaristes) ont associé deux autres êtres extraordinaires (euphémisme) : Barry « Flash » Allen (Ezra Miller), vif comme l’éclair, et Victor « Cyborg » Stone (Ray Fisher) qui se transforme progressivement en robot de type Iron Man.

Mais malgré cela, il manque tout de même quelqu’un, et pas des moindres : Superman (Henry Cavill) qui, ne l’oubliez pas, est mort dans l’épisode précédent.

Mais comme dans le même temps, un drôle de paroissien vient faire une apparition remarquée, il serait judicieux de trouver un moyen de ramener notre super héros préféré à la vie.

En effet, vient d’apparaître un nouveau super-méchant en la personne (entité ? divinité ? autre ?) de Steppenwolf (voix de Ciarán Hinds), qui n’a rien à voir avec le groupe qui chanta l’inoubliable Born to be wild, sauf peut-être cette sauvagerie (wild) assumée.

Ce dernier n’a que pour ambition de détruire notre monde pour lui substituer un âge des ténèbres (refrain connu).

 

Si les ressorts sont toujours les mêmes, les films Marvel et DC n’ont malgré tout pas les mêmes façons de fonctionner.

Alors que Marvel assume un humour plus ou moins subtil, DC a toujours une facture plus sérieuse dans sa façon d’aborder des thèmes et des personnages qui n’ont rien d’original comparés à ceux de Marvel.

Et les parallèles sont évidents : un riche philanthrope qui rassemble une équipe de superhéros (BruceWayne/Tony Stark) et des associés aux pouvoirs incommensurables et aux attributs plus ou moins communs : le bouclier (Wonder Woman/Captain America) ; un robot à l’intelligence prodigieuse (Iron Man/Cyborg) ; une force surhumaine (Hulk/Superman)…

 

Alors qu’amène ce nouvel opus surhumain ?

De nouveaux affrontements spectaculaires, mâtinés de réflexions – légères – sur la condition humaine, mais surtout la résurrection de Superman qui n’a rien de christique sauf si on le considère comme le Sauveur, ce qui est tout de même son rôle ici !

Mais malgré tout, le pan sérieux l’emporte sur le reste, et on peut alors lui préférer le côté dérision chez Marvel : il faut dire aussi que Tony Stark possède en lui un grain de folie qui fait cruellement défaut à la Chauve-Souris.

L’humour, parce qu’il y en a tout de même, vient des nouveaux venus, Aquaman et surtout Flash qui, sur certains aspects n’est pas sans rappeler le côté naïf et immature de Spiderman.

 

Là aussi, les décors sont somptueux mais ne masquent pas la redondance de l’intrigue : il faut sauver le monde. Fini les petits truands arrêtés quotidiennement dans les rues de Gotham ou Metropolis : La Ligue des Justiciers prend une dimension planétaire pour sauver l’humanité !

 

Bien sûr, ils y arriveront, mais tout comme le film, était-ce bien nécessaire ?

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #DC Comics, #Drame, #Todd Phillips
Joker (Todd Phillips, 2019)

On l’attendait, il est là !

Joker (Joaquin Phoenix), l’ennemi de Batman  (Bruce Wayne), est de retour sur les écrans !

Mais cette fois-ci sans Batman. En effet, l’intrigue se situe quelques temps avant la mort des parents de Bruce Wayne (Dante Pereira Olsen), alors Thomas (Brett Cullen) brigue le fauteuil de maire de Gotham City.

Nous allons donc voir comment Arthur Fleck (Phoenix, donc), qui vit avec sa mère, devient ce bandit hilare, pour qui le monde est une scène dont il est l’amuseur.

 

La gageure était de taille, et Todd Phillips s’en est sorti avec brio, soutenu par un Joaquin Phoenix extraordinaire.

Pourtant, nous avions tous en tête (sauf le professeur Allen John, mais je l’aime quand même) la performance de Heath Ledger (dont ce fut l’avant-dernier film, le dernier étant sorti après sa mort). Nous avions alors un truand des plus froids au visage caché par un maquillage qu’il ne quittait jamais.
Joaquin Phoenix réussit aussi à nous rendre cet homme sympathique, jusqu’à une demi-heure de la fin, quand le Joker se révèle tel qu’il va être dans les futures aventures de Batman.

Et comme on parle de Batman (qui n’apparaît à aucun moment, Bruce Wayne étant enfant), n’oublions pas que nous sommes ici chez DC Comics, concurrent direct et prestigieux de Marvel.

Et le film de Todd Phillips se place complètement à part des autres films de la franchise : à aucun moment n’intervient quelque super-héros aux pouvoirs et surtout actions très spectaculaire.

 

Et Joaquin Phoenix est pour beaucoup dans le succès du film. Il faut dire qu’il interprète avec beaucoup de talent ce personnage tout compte fait ordinaire avant de basculer du côté sombre. Il est ce qu’on peut appeler un pauvre type dont la vie est des plus ternes, voire malheureuse, coincé entre sa mère (Frances Conroy) et son métier de clown (1), ce dernier aspect expliquant son maquillage.

Phoenix amène même une empathie étonnante pour celui qui va devenir l’un des pires symboles du mal de Gotham City : son handicap (2) le plaçant régulièrement dans des situations difficiles qui se terminent bien souvent par une violence subie (passage à tabac) qui accentue son désespoir.

Et pas besoin d’être psychanalyste pour comprendre comment cet homme est devenu ce Joker.

 

L’autre élément qui tranche par rapport aux différentes versions antérieur montrant le Joker, c’est le traitement de la famille Wayne, et surtout du père : cet homme est un personnage très loin de ce qu’on a pu voir auparavant. Il est toujours aussi riche et souhaite le bien des habitants de Gotham City, mais son mode de pensée n’est pas aussi philanthropique qu’on eût pu le penser.

Le mépris qu’il porte au « petit peuple » n’a d’égale que l’immensité de sa fortune. Et le chaos que va mettre en place le Joker n’est pas sans rappeler les manifestations anti-gouvernementales qu’on peut voir aux informations télévisées : le masque de clown (plus ou moins inspiré du maquillage de Fleck, a remplacé celui de Guy Fawkes chez les Anonymous.

 

De plus, auprès de ces révoltés, Joker y tient un rôle qui n’est pas sans dimension messianique.

En effet, alors qu’il a été » arrêté pour meurtre (3), il est convoyé par la police mais la voiture est percutée par un van : ayant reconnu son « héros » quelques personnes vont le sortir du véhicule avec beaucoup d’attention et le déposer sur le capot, les bras en croix. Cette attention particulière pour Joker n’est pas sans rappeler la descente de croix, accentuée par la position de ses bras sur la voiture. Il est d’ailleurs porté en triomphe, devenant le symbole de la lutte contre les riches.

Bien sûr, cette adoration n’est pas raisonnable, mais une foule en colère est parfois peu raisonnable !

 

Dernière chose enfin, la narration. Todd Phillips, se basant sur le scénario qu’il a élaboré avec Scott Silver, prend quasiment pendant tout le film le point de vue de Joker, amenant parfois des ruptures surprenantes et surtout décrit avec beaucoup de réalisme le cheminement erratique de la pensée de cet antihéros. Et à de nombreux moments son esprit s’embrumant, nous n’entendons plus ce qui se dit autour de lui, son émotion prenant le pas sur sa raison : tout se tait alentour, et il reste isolé par le silence qui envahit tout.

Cet état d’esprit amenant irrémédiablement la mutation qui fera de lui un psychopathe dangereux. Pour preuve, les deux meurtres dans la dernière demi-heure du film sont d’une violence terrible, renforcée par une soudaineté surprenante, même si on s’attend à un moment ou à un autre ce passage à l’acte.

 

Bref, un film formidable, soutenu par un Joaquin Phoenix au meilleur de sa forme.

 

  1. Clown on ne peut plus triste qui égaie les enfants malades à l’hôpital, ou fait la promotion d’un magasin en faillite qui se débarrasse de ses marchandises.
  2. Il ne peut s’empêcher de rire quand il éprouve une grande émotion, surtout quand elle est à son désavantage.
  3. De sang-froid, renvoyant à l’image implacable de The dark Knight.

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Christopher Nolan, #DC Comics, #Morgan Freeman, #Batman
The dark Knight : Le Chevalier noir (The dark Knight - Christopher Nolan, 2008)

Batman, deuxième partie.

 

Un changement tout d’abord : Katie Holmes a laissé sa place à Maggie Gyllenhaal (la sœur de Jake) pour jouer Rachel Dawes.

Pour le reste, on continue – presque – là où s’était terminé Batman begins.
Christian Bale est toujours Wayne/Batman, Michael Caine Alfred, Morgan Freeman Lucius et Gary « Sirius Black » Oldman reprend le rôle du policier Jim Gordon.

Et aux manettes, encore une fois, Christopher Nolan.

 

La dernière fois (en 2005), on posait des jalons, on plantait le décor. Et, bien entendu, on avait droit à un appel pour un deuxième épisode : la carte du Joker.

Alors, le Joker est là. C’est (le regretté) Heath Ledger, méconnaissable (normal, il est maquillé) qui interprète là certainement l’un des pires méchants du cinéma du XXIème siècle. Il est dingue, calculateur, froid et inquiétant. Comme Batman est un super héros, il lui fallait un super méchant. Pas étonnant que Ledger ait obtenu l’Oscar : ses gestes, sa diction et son attitudes contribuent à créer l’un des plus grands dangers de Batman. Même Jared Leto, dans Suicide Squad n’arrive pas à égaler cette performance. C’est un personnage qui vient de nulle part : pas de passé, ou alors des versions différentes pour expliquer ses cicatrices. C’est avant tout un dément, avec donc une logique imparable. Et pour souligner le dérangement de l’esprit du Joker, Nolan utilise une caméra en mouvement circulaire, dont l’impression de tourbillon gagne le spectateur.

 

L’autre nouveau personnage, c’est Harvey « Double Face » Dent (Aaron Eckhart). Là encore, c’est son côté double (« Two-Face » en vo) est souligné par un objet : la pièce à double face, élément récurrent du procureur, qui se noircit en même temps qu’une partie de son visage. Un beau rendu.

 

Pour le reste, c’est solide et efficace, avec un casse (du siècle ou presque) pour commencer, et un combat de titans (ou presque, là encore). Et entre les deux ? Un super héros qui doute, dans une intrigue aussi noire que l’âme du Joker. Doit-il continuer ? Doit-il faire tomber le masque ?

Un regret tout de même : une utilisation de Michael Caine et Morgan Freeman un peu moindre. Il fallait choisir entre les adjuvants (Alfred, Lucius) et l’opposant, ce fut ce dernier qui l’emporta, pour une création assez époustouflante.


Le tout, dans le sérieux habituel de DC Comics, mis à part quelques réflexions d’Alfred et des explosifs qui ne se déclenchent pas au bon moment. En effet, dans l’histoire, mais surtout dans le tournage de la scène, les explosifs ne se sont pas déclenchés tout de suite, amenant  une petite improvisation de Heath Ledger, qui, au final, sera véritablement surpris par l’explosion !

 

Voir les commentaires

1 2 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog