Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #John Moore
En territoire ennemi (Behind enemy Lines - John Moore, 2001)

Nous sommes en plein processus de paix en Bosnie (1995), quand le pilote Chris Burnett (Owen Wilson) et son coéquipier Stackhouse (Gabriel Marcht) sont envoyés en mission de reconnaissance : déviant un tantinet de leur mission, ils découvrent un charnier que tentent de cacher le commandant Lokar (Olek Krupa). Leur avion est alors abattu, Stackhouse exécuté par les hommes de Lokar et une chasse à l’homme a lieu dans la Bosnie dévastée par les années de conflit.

La procédure de paix empêchant l’intervention de l’armée américaine, Burnett se retrouve bien seul dans un environnement des plus hostiles.

 

Depuis le Vietnam et le traumatisme qu’il engendra aux Etats-Unis, les armées américaines interviennent de plus en plus en tant que justicier plutôt que belligérant. Ou disons plutôt que c’est cette position qui est adoptée par la production hollywoodienne, loin des superproductions musclées et meurtrières qui régna dans les années 1980s.

Ici, l’intrigue est basée sur des faits avérés : l’expérience de Burnett étant un mélange de deux événements qui eurent lieu en 1994 et 1995 dans cette partie de l’Europe de l’Est.

 

Autant le dire tout de suite, le film n’est pas des plus légers, même s’il prend pour prétexte une dimension humanitaire : la mission permet la mise en évidence d’un génocide perpétré par des criminels de guerre.

Mais c’est peut-être là qu’est la limite de ce film car cette découverte macabre n’est que fortuite, ce qui la justifie a posteriori, ainsi que le film.

Certes, la présence d’Owen Wilson et du vieux briscard Gene Hackman légitime un peu cette production, leur donnant somme un intérêt relatif. Mais les ficelles sont un peu grosses et le produit final possède une légère teinte de chauvinisme, justifiant une fois de plus l’interventionnisme américain en dépit des recommandations de l’Otan (ici) ou l’ONU (à d’autres endroits).

 

Mais le plus dommage dans cette histoire c’est que plusieurs suites ont depuis été  tournées reprenant un schéma plutôt identique, mais sans la même distribution (on comprend que Wilson et Hackman aient préféré en rester là).

Par contre, si le propos peut prêter à débat, les différents décors dans lesquels évolue Burnett sont vraiment intéressants. On y retrouve les stigmates d’une guerre civile qui ruina les différentes parties du pays, qu’elles soient urbaines ou rurales.

C’est un véritable voyage dans ce qui fut un enfer humain, et qui a laissé des traces. Le parti pris par John Moore de filmer caméra sur l’épaule accentue cet aspect : nous sommes au cœur de l’action, tels des reporters couvrant une guerre, ou à la place de Burnett, seul face à un ennemi proche mais pas toujours visible, une menace perpétuelle.

 

Au final, un film de guerre sans grande surprise, efficace et possédant tout de même quelques éléments réels. Wilson et Hackman usent tout de même du minimum de leur talent : il faut bien vivre…

On peut alors sans problème choisir de faire l’impasse sur ce film.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog