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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Bruce Mitchell
Dynamite Dan (Bruce Mitchell, 1924)

Dan McLeod (Kenneth MacDonald) travaille pour un patron plutôt mal embouché (Frank Rice). Mais le contremaître, Tony Garcia (Boris Karloff) est encore plus rude. Conséquence : il part après avoir réglé leur compte à ces deux énergumènes. Mais Tony se relève plus vite et profite de la situation pour voler la caisse, accusant dans le même coup Dan.

Sans emploi, Dan est finalement embauché par une institution pour jeunes femmes que fréquente sa petite amie Helen Havens (Diana Arden).

A nouveau renvoyé, il devient boxeur après avoir corrigé un importun qui avait embêté sa fiancée. Cet importun n’est autre que le champion Brute Lacy (Harry Woods).

Et pendant ce temps, Sherlock Jones (Eddie Harris) est toujours à la poursuite du prétendu voleur…

 

Ca paraît compliqué comme ça, mais ça l’est ! Nous avons différentes pistes dans la même intrigue qui oscille entre film comique et film policier, le tout sur fond de boxe. Mais qu’on se rassure, ces différentes sous intrigues vont se résoudre et à la fin le bien triomphera (sinon, ce ne serait pas une comédie !).

Certes, ce n’est pas un immense film, mais on s’amuse beaucoup. Autant certainement que le personnage principal qui passe en un tournemain d’un pensionnat de jeunes femmes à un ring de boxe.
Le pensionnat est, bien entendu, le lieu idéal pour une série de gags essentiellement visuels : une échelle qui ne cesse de se déplacer, des jeunes filles qui se trémoussent quand un professeur beau et musclé arrive, et surtout une pensionnaire un peu particulière : Toodles (Emily Gerdes). Elle n’est pas à proprement parler très jolie et en use avec beaucoup de talent. Elle est grande et sèche, toujours fourrée avec une amie petite et boulotte (pour le contraste), et surtout elle se croit irrésistible. Une belle performance d’une actrice méconnue.

L’autre élément comique, c’est l’apprenti détective : Sherlock Jones. Il est petit et chétif, et myope par-dessus le marché ! Sans cesse rabroué par les autres protagonistes beaucoup plus grands et costauds que lui, il n’en continue pas moins de poursuivre celui qu’il pense être le voleur.

 

Mais l’intérêt des spectateurs d’aujourd’hui se focalise surtout sur la présence d’un second rôle qui fera parler de lui quelques années après : Boris Karloff. Son personnage est méchant. Il est rude, violent et malhonnête ; bref, il a tout ce qu’il faut pour être un magnifique méchant. Et en plus, il possède l’indispensable moustache fine, attribut classique des fourbes.


Bien sûr, l’histoire est invraisemblable. Mais qu’est-ce que ça peut faire ? On s’amuse et c’est là le grand atout du film qui, en outre, accumule quelques montages parallèles qui ne sont pas désagréables.

Et en prime, une référence soulignée au film de Charles Chaplin Charlot Boxeur, reprenant l’incontournable gag du fer à cheval, mais pas comme on pourrait l’imaginer.

 

Je vous laisse donc découvrir…

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