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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Seth McFarlane
Ted (Seth McFarlane, 2012)

Ted (voix de Seth McFarlane), c’est un nounours merveilleux : il parle, et pas seulement quand on lui appuie sur le ventre.

Une nuit de noël, le petit John Bennett (Bretton Manley), un enfant solitaire fait un vœu : que l’ours qu’il vient de recevoir devienne vivant. Et comme c’est la nuit de noël, le miracle a lieu : c’est un événement mondial, rendez-vous compte : un ours qui parle.

27 ans plus tard, John (Mark Wahlberg) est devenu un adulte, il travaille dans une société de location de voitures, et il vit avec la (très) belle Lori (Mila Kunis).

Et aussi avec Ted qui, s’il n’a pas grandi en taille, a lui aussi mûri.

Quoique…

 

Décapant.

C’est le qualificatif qui vient en tête à la vision du film : McFarlane propose un film comique exclusivement adulte, où second degré et recul sont aussi présents que le bon vieux premier degré, avec flatulences inévitables.
Mark Wahlberg sort alors de ses rôles habituels un tantinet proprets qu’on lui connaît pour interpréter ce John Bennett qui est plus ou moins un raté : un gros nase qui n’a pas grandi et n’en a pas vraiment l’intention.

Mais la cohabitation (presque 30 ans) avec un nounours, même parlant, n’encourage pas à grandir.

C’est donc une vie d’insouciance, de bières et de joints qui commence à poser problème : John et Ted doivent se séparer.

 

Bien sûr, cette séparation se fera, non sans avoir auparavant décliné les différentes situations quotidiennes impliquant ce compagnon de plus en plus encombrant : défonce du matin, vie sexuelle débridée (sans pénis ce qui rend l’exploit encore plus intéressant…) avec des partenaires plus ou moins recommandables… Bref, c’est un fléau qui empêche toute relation adulte ainsi que toute évolution indispensable pour un personnage de fiction (1).

Mais cela va changer – heureusement pour nous et quand même aussi pour nos héros – avec l’intervention de personnages qui vont ajouter au délire général qu’est ce film.

Nous rencontrons un père (Giovanni Ribisi) et son fils (Aedin Mincks)  névrosés qui veulent adopter Ted, un fils à papa bien lourd (Joel McHale) qui veut coucher avec Lori, un responsable de supérette au raisonnement singulier, sans oublier la présence de Sam J. « Flash Gordon » Jones (dans son propre rôle, jusqu’à un certain point), John et Ted étant des admirateurs inconditionnels du film de Mike Hodges.

 

Bref, ça fume, ça boit, ça jure, ça copule et même ça pète : tout ce que la censure veille à éliminer dan notre société qui se veut aseptisée et « politiquement correcte » comme on disait autrefois.

Rien que pour ça, Ted est un film à voir !

 

PS : je vous passe les (très) nombreuses références distillée à longueur de film qu’elles soient télévisuelles, musicales ou bien sûr cinématographiques. Vous les trouverez facilement sur le net.

 

(1) Vladimir Propp appelle ça la « transfiguration » du héros (Morphologie du Conte, 1928)

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