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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie dramatique, #Sam Raimi
Un Plan simple (A simple Plan - Sam Raimi, 1998)

Que faire quand on trouve beaucoup d’argent (4,4 millions de dollars) dans un avion écrasé ?

Le rendre : à qui ? Le garder : et si quelqu’un le réclame ?

Certainement pas le dépenser : on chercherait sa provenance.

Finalement, c’est Hank Mitchell (Bill Paxton) qui a la solution : on le garde et si quelqu’un le demande, on le rend. Sinon, il est à nous !

Ca se défend.

 

On dit toujours que les plans les plus simples sont ceux qui fonctionnent le mieux. Permettez-moi d’en douter, surtout après avoir vu le film de Sam Raimi. En effet, le plan de Hank (voir ci-dessus) a une certaine tendance à se compliquer à mesure que le temps avance et surtout qu’apparaissent des nouveaux personnages.

Au début, ils ne sont que trois : Hank, donc, mais aussi Jacob Mitchell (Billy Bob Thornton), son frère, et le meilleur ami d’icelui, Lou Chambers (Brent Briscoe). Mais cette association montre immédiatement ses limites : si Hank est allé à l’université, les deux autres sont plutôt des abrutis, oisifs et buveurs, et donc des menaces potentielles.

 

C’est au tour de Sam Raimi d’aller filmer le Minnesota sous la neige, en cette période de réveillon du nouvel an. Et l’histoire qu’il nous raconte ici est bien singulière ce qui m’amène une question : peut-on tourner un film en hiver avec des gens normaux, dans cet état ? En effet, Fargo, trois ans plus tôt mettait en scène des personnages peu reluisants eux non plus…

Mais qu’importe. On sent que Sam Raimi s’est amusé à tourner ce film curieux servi par une distribution solide, Bill Paxton et surtout Billy Bob Thornton en tête.

 

Ce dernier interprète un Jacob Mitchell impressionnant, méconnaissable à sa première apparition. C’est un personnage fruste certes mais très attachant et Thornton lui donne de l’épaisseur et beaucoup de subtilité comme on peut le voir dans le dialogue entre les deux frères à propos de leur père.

Bill Paxton aussi est impeccable et c’est l’occasion de le voir au premier plan, lui qui fut un éternel second rôle.

Bref, nous sommes en bonne compagnie et Raimi déroule le fil de l’intrigue, amenant quelques rebondissements (des complications, donc) avec une certaine dose d’humour noir.

Il faut dire que le trio de choc est risible, tout au moins dans la première partie, la bêtise des deux amis ayant tendance à horripiler Hank, le plus raisonnable des trois. Encore que.

 

C’est sûr, c’était un plan simple. Trop simple. Et le basculement final ajoute à l’impression de gâchis qui ressort une fois le film terminé. Mais il y a des gâchis grandioses, et celui-ci n’est pas mesquin. Et comme Raimi vient de l’horreur, on a droit à quelques effusions de sang spectaculaires, sans pour autant tomber dans ce registre.

Dès le départ, quand Hank-Paxton nous présente sa situation initiale, tout est dit : « avant, j’étais heureux. »

Et malgré cela, on ne cesse de se dire que la situation va tourner en faveur du trio. Et c’est le basculement qui enterre tout espoir. Mais laisse tout de même un sourire aux lèvres des spectateurs.

 

Alors si vous trouvez un jour un gros sac bourré de billets de banque, suivez mon conseil : ignorez-le et éloignez-vous vite, avant qu’on vous aperçoive.

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