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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Ron Howard, #Catastrophe
Backdraft (Ron Howard, 1991)

Spectaculaire.
Spectaculaire et émouvant.

Voilà comment résumer ce beau film de Ron Howard, qui ressemblait alors encore beaucoup au jeune Richie Cunningham (c’était avant de perdre ses cheveux…).

 

On est pompiers de père en fils, chez les McCaffrey. Après Dennis (le père), c’est Steven »Bull » (Kurt Russel dans les deux rôles) qui a repris le flambeau (c’est le cas de le dire).

Et maintenant, c’est le fils cadet, Brian (William Baldwin) qui vient d’être reçu. Mais, malheureusement pour lui, il se retrouve dans la même unité que son grand frère.
Et comme ils ne se sont pas parlés pendant plusieurs années, les rencontres sont loin d’être chaleureuses (un comble, non ?).

 

C’était encore au temps où le numérique balbutiait, et comme l’explique Howard dans l’introduction au film (version Bluray), un test avait été fait pour simuler les incendies et ce fut un fiasco : on n’y croyait absolument pas.

Alors le génial Allen Hall a élaboré tout un système pour recréer des situations d’incendies plus vraies que nature, mais cela n’allait pas sans quelques moments d’intense chaleur pour les acteurs comme pour Mikael Salomon (le chef-op’ qui a dû parfois tourner en combinaison anti-feu.


Mais le résultat peut être considéré comme au-delà des espérances tant Howard filme l’un des acteurs les plus difficiles à maîtriser : le feu lui-même.

C’est une véritable ode au feu, avec des personnages qui le redoutent mais qui ne peu vent que l’aimer. Il est partout et il en devient de plus en plus fascinant à mesure que l’intrigue se déroule. Rarement le feu aura été si beau à contempler, aussi hypnotisant.

Mais si le feu est grandiose et extrêmement bien rendu, il n’en demeure pas moins un élément au service de l’intrigue (un tantinet compliquée) du film.


En effet, derrière cet hommage aux soldats du feu, il y a une intrigue policière – qui provoque ces « backdrafts » meurtriers et pourquoi ? – ainsi qu’une chronique familiale plus ou moins ordinaire : des frères qui ne parlent pas ; l’un des deux qui a des problèmes dans son couple ; ou encore le second qui ne sait pas se poser quelque part…

Parce que c’est là qu’est tout le talent de Ron Howard : faire un film de superhéros avec des gens ordinaires.

 

Car ces hommes sont des superhéros, Steve le premier, digne héritier des son père « mort au champ d’honneur », pourrait-on dire. Ils combattent inlassablement contre un ennemi tangible (le feu) comme le Bien combat le Mal : avec force, mais avec respect pour cet ennemi terrible.

Mais bien évidemment, ces hommes ne voient pas leur rôle comme cela. C’est leur métier, c’est leur devoir. Il suffit de les écouter se reconnaître à la télévision pour comprendre qu’ils n’en tirent aucune fierté, juste le plaisir de se voir et des reconnaître un ami. Parc e que ces hommes ne sont pas seulement des collègues. Il existe – et a toujours existé – une solidarité forte et indéfectible, résumée par le leitmotiv : « si tu tombes, nous tombons. » (1)

 

Et puis, pour rehausser le tout (comme s’il y en avait besoin…), deux géants apportent leur contribution : Robert de Niro (Rimgale) et Donald Sutherland (Ronald Bartel).

Les deux personnages qu’ils interprètent – brillamment – sont absolument complémentaires et sur deux niveaux.

Tout d’abord parce que Ronald est un pyromane (extrêmement) dangereux et Rimgale un pompier qui l’a sauvé une fois, celle de trop.

Et aussi parce que c’est à leur contact, en les observant ou les écoutant que Brian va grandir et

Devenir le véritable fils de son père (et le frère de son frère…), atteignant alors cette rédemption (2) longuement cherchée : une rédemption double puisqu’elle concerne aussi ce frère longtemps étranger.

 

Magnifique.

 

 

PS : le film nous propose aussi une magnifique collection d’yeux bleu clair. Entre plus des deux frères McCaffrey, on trouve Helen (Rebecca de Mornay), la femme de Steve, ainsi que Ronald et le politicien Swayzak (J.T. Walsh, qui nous a quittés voilà déjà 20 ans…)

 

(1) “If YOU go, WE go.”

(2) Eh oui, toujours cette bonne vieille rédemption…

 

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