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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Ridley Scott, #Alien
Prometheus (Ridley Scott, 2012)

Un coin de nature. Des chutes d'eau.

Un vaisseau s'approche puis s'en va.

Une silhouette s'approche de l'eau, enveloppée dans un manteau.

C'est un humanoïde. Très grand, mais très pâle.

Il absorbe un liquide noir et... mute.

Il se décompose et tombe dans l'eau...

 

2089 : Les docteurs Shaw (Noomi Rapace) et Holloway (Logan Marshall-Green) ont découvert un nouvel artefact qui, associé à d'autres révèle l'origine humaine... A l'autre bout de l'univers.

2093 : le vaisseau Prometheus arrive à destination.

 

Presque trente-cinq ans après le premier opus, Ridley Scott reprend possession de sa créature. Mais il ne s'agit pas encore de l'alien que nous connaissons. Seulement un lointain parent, si j'ose m'exprimer ainsi...

Qu'importe. On se dit qu'on va enfin avoir une indication sur l'origine de cette créature si maléfique. Mais non. On ne sait pas grand chose de plus, sinon qu'elle est déjà très performante e-t surtout meurtrière.

Un coup pour rien, alors ?

Certainement pas. Ridley Scott (75 ans à la sortie du film) est en pleine fore. Il retourne à ses premières amours avec la virtuosité qu'on lui connaît. Et en plus, l'évolution des techniques nous donne un rendu formidable.

[Certes, si on revoit Alien après, on se demande pourquoi l'ordinateur de bord est si archaïque, mais là n'est pas notre propos.]

Comme pour le premier épisode, nous avons droit au réveil d'hibernation et de la mise en route d'une cohabitation entre différents éléments sélectionnés par Weyland (Guy Pearce), le fondateur de la Compagnie du même nom qui s'illustrera dans les histoires ultérieures. Mais déjà, il y a un décalage entre cette compagnie et l'équipage. Là où certains espèrent des réponses quant à l'origine de l'humanité, d'autres espèrent des retombées autrement plus intéressantes. Premier décalage qui s'accentuera avec le temps.

Comme dans le premier épisode, Scott prend son temps. Il faut attendre plus de la moitié du film pour que la menace devienne réelle. Avant, ce sont des micro-événements qui s'enchaînent, clins d'œil pour le spectateur qui lui, sait : le monstre va frapper , mais quand ?

Avec en prime un androïde ambigu (déjà maléfique ?) campé magnifiquement par Michael Fassbender qui reprendra ce rôle dans le nouvel opus (Alien : Covenant).

 

Prometheus est avant tout un début. Une quête de l'origine. Mais surtout un galop d'essai : si ça marche, on aura la suite, d'où un statut d'électron libre : le film peut se suffire à lui même mais laisse tout de même une possibilité de suite.

Elle arrivera. Et d'autres aussi.

Ridley Scott aura 80 ans cette année.

Aura-t-il le temps de les tourner ?

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