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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

alien

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Science-Fiction, #Alien, #Ridley Scott
Alien: Romulus (Fede Álvarez, 2024)

Retour aux fondamentaux :

  • Un vaisseau spatial ;
  • Un équipage de cinq personnes plus un androïde ;
  • Un autre vaisseau abandonné ;
  • Des créatures polypodes agressives ;
  • Et bien entendu des xénomorphes !

Voici Alien tel que nous le connaissons – et que nous aimons (enfin, moi, oui) – est de retour, et toujours pas besoin de crier : dans l’espace, on ne vous entend pas.

 

Ridley Scott a passé le relais à Fede Álvarez, et on peut dire qu’on ne perd pas au change. Nous nous retrouvons dans un univers connu où, à nouveau l’infâme « Compagnie » veut à tout prix élever des Aliens, afin d’améliorer la race humaine. Et à nouveau, c’est une femme qui va réussir à se sauver et faire disparaître cette sale engeance.

Elle est jeune et se nomme Rain (Cailee Spaeny) et elle est accompagnée par l’androïde de l’épisode : Any (David Johnson). Enfin, l’un des androïdes puisque nous avons la surprise (?) de retrouver le capitaine Rook (Ian Holm & Daniel Betts) qui, lui, connaît bien l’affaire et va à nouveau jouer le rôle du méchant (1), comme avec Ripley (Sigourney Weaver) la première fois.

 

Mais, heureusement, Álvarez ne propose pas un remake du premier opus. Tout d’abord, parce que nous sommes quelques temps après ce premier épisode, et aussi parce que la moyenne d’âge des différents protagonistes a prodigieusement baissé. Tellement qu’on se retrouve avec une situation qui correspond plus à un autre genre : l’horreur. Il faut dire que les agissements de l’Alien ont tendance à se rapporter un peu plus sur ce domaine. Alors une bande de jeune qui se retrouve isolée et à la merci d’une créature hostile, si ça ne vous rappelle pas The evil Dead, je ne peux pas faire plus…

Et Álvarez fait d’une pierre deux coups : il relance Alien et renouvelle le film d’horreur.

 

Mais ce n’est pas ce dernier domaine qui retient notre attention. C’est, encore une fois, le rapport entre les humains et la Bête, , et surtout entre les humains et les machines. Et cette dernière opposition est plus développée, surtout avec le rapport entre Rain et Andy qui, même s’il est une machine, obéit à la première loi d’Asimov : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. »

Bien entendu, nous qui connaissons la série de films – enfin au moins moi, vous, je ne sais pas où vous en êtes – connaissons l’esprit retors de Rook et anticipons sur son effet néfaste à l’encontre d’un gentil robot comme Andy. Et le scénario joue habilement sur l’ambiguïté de cette machine quant à sa loyauté : La Compagnie ou Rain ?

 

Bref, c’est une très bonne suite à ce que nous avons déjà connu, même si on peut espérer qu’il n’y aura pas de suite. Parce que, d’abord, Rook n’est plus là et aussi parce qu’on va vraiment arriver à des redites, voire des remakes.

Par contre, on peut s’amuser à retrouver certaines analogies dans la structures du film, ainsi que certains éléments antérieurs qui, malgré une volonté de coller au décor – surtout informatique – du premier film, donnent quelques précisions un tantinet plus réalistes : quand Tyler (Archie Renaux) fume une cigarette (2), c’est autre chose que ses aînés de 1979…

De même on peut retrouver quelques petits détails qui n’échappent pas toujours au regard : l’espèce d’oiseau balancier qui plonge dans un verre, quand Rain prend son petit déjeuner par exemple…

 

Mais, parce qu’il y a toujours un (autre) mais, on remarque que la saga prend le tournant actuel qui veut que les personnages principaux soient jeunes et se débrouillent tout seuls. On avait une Rey jeune et néophyte (Starwars VII), ou encore Vesper dans le film éponyme, et bien d’autres…

Et là non plus, on n’y coupe pas : les adulescents ont pris le pouvoir chez les (super) héros !

 

Mais qu’est-ce que ça peut faire, puisque nous avons droit à presque deux heures de plaisir visuel (du cinéma, quoi), avec en prime la magnifique musique de John Williams dons certains passages ne sont pas sans rappeler quelques éléments un tantinet ligetiens

Alors oui : j’aime !

 

  1. NB : Les xénomorphes sont des super méchants !
  2. Eh oui, on fume dans les vaisseaux spatiaux (je sais, c’est très mal !).

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Ridley Scott, #Alien
Prometheus (Ridley Scott, 2012)

Un coin de nature. Des chutes d'eau.

Un vaisseau s'approche puis s'en va.

Une silhouette s'approche de l'eau, enveloppée dans un manteau.

C'est un humanoïde. Très grand, mais très pâle.

Il absorbe un liquide noir et... mute.

Il se décompose et tombe dans l'eau...

 

2089 : Les docteurs Shaw (Noomi Rapace) et Holloway (Logan Marshall-Green) ont découvert un nouvel artefact qui, associé à d'autres révèle l'origine humaine... A l'autre bout de l'univers.

2093 : le vaisseau Prometheus arrive à destination.

 

Presque trente-cinq ans après le premier opus, Ridley Scott reprend possession de sa créature. Mais il ne s'agit pas encore de l'alien que nous connaissons. Seulement un lointain parent, si j'ose m'exprimer ainsi...

Qu'importe. On se dit qu'on va enfin avoir une indication sur l'origine de cette créature si maléfique. Mais non. On ne sait pas grand chose de plus, sinon qu'elle est déjà très performante e-t surtout meurtrière.

Un coup pour rien, alors ?

Certainement pas. Ridley Scott (75 ans à la sortie du film) est en pleine fore. Il retourne à ses premières amours avec la virtuosité qu'on lui connaît. Et en plus, l'évolution des techniques nous donne un rendu formidable.

[Certes, si on revoit Alien après, on se demande pourquoi l'ordinateur de bord est si archaïque, mais là n'est pas notre propos.]

Comme pour le premier épisode, nous avons droit au réveil d'hibernation et de la mise en route d'une cohabitation entre différents éléments sélectionnés par Weyland (Guy Pearce), le fondateur de la Compagnie du même nom qui s'illustrera dans les histoires ultérieures. Mais déjà, il y a un décalage entre cette compagnie et l'équipage. Là où certains espèrent des réponses quant à l'origine de l'humanité, d'autres espèrent des retombées autrement plus intéressantes. Premier décalage qui s'accentuera avec le temps.

Comme dans le premier épisode, Scott prend son temps. Il faut attendre plus de la moitié du film pour que la menace devienne réelle. Avant, ce sont des micro-événements qui s'enchaînent, clins d'œil pour le spectateur qui lui, sait : le monstre va frapper , mais quand ?

Avec en prime un androïde ambigu (déjà maléfique ?) campé magnifiquement par Michael Fassbender qui reprendra ce rôle dans le nouvel opus (Alien : Covenant).

 

Prometheus est avant tout un début. Une quête de l'origine. Mais surtout un galop d'essai : si ça marche, on aura la suite, d'où un statut d'électron libre : le film peut se suffire à lui même mais laisse tout de même une possibilité de suite.

Elle arrivera. Et d'autres aussi.

Ridley Scott aura 80 ans cette année.

Aura-t-il le temps de les tourner ?

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Alien, #Ridley Scott
Alien : Covenant (Ridley Scott, 2017)

David (Michael Fassbinder) vient d'être créé. C'est un androïde parfait. Il connaît la musique, le design, la peinture... Bref, tout ce qui est artistique ne lui est pas étranger. Mais c'est un androïde...

 

2104.

15 ans après les événements de Prometheus, un vaisseau (le Covenant) transportant des colons s'en va vers un nouvel eldorado vert capable d'abriter la vie terrestre. A son bord, un équipage et deux mille colons, plus des embryons. Bref, de quoi recréer une nouvelle terre.

Mais un incident éveille l'équipage (en hibernation).

Et puis il y a le message reçu. Un autre eldorado est possible. Une exo planète presque parfaite. De l'air respirable, de l'eau potable, de la végétation luxuriante...

Et des œufs.

Qui attendent.

D'éclore...

 

Ca y est. Alien est reparti. Et Ridley Scott est à nouveau aux commandes, pour notre plus grand plaisir.

On retrouve l'atmosphère du premier opus sur beaucoup de points. Tout d'abord l'ordinateur de bord, c'est déjà Mother. Et puis on se réveille d'une hibernation. Et puis...

Malgré le premier coup de bourre dû à une éruption stellaire, Scott prend ses marques doucement. Mais comme il n'était pas question de faire un copier-coller du premier épisode, il utilise une nouvelle espèce d'œufs. Le résultat est le même. Les membres de l'équipage vont disparaître un à un, dans d'atroces souffrances déjà expérimentées dans les épisodes précédents.

Mais avec cette nouvelle histoire, c''est aussi certaines interrogations qui trouvent une réponse. Bien qu'on n'ait pas encore toutes les réponses ! Mais ça viendra.

Encore une fois, un rôle féminin fort : Daniels (Katherine Waterston). Et pourtant, c'était mal parti. Mais elle tient bon dans ce rôle en décalage avec le commandant (comme Ripley face à Dallas et aux autres). Mais il n'y a pas encore la compagnie Weyland (même s'il y est fait allusion) et ses vues stratégiques. (Elle viendra bien assez tôt !)

Et là encore, le rôle central, celui qui fait basculer la situation est tenu par l'androïde. Michael Fassbender est impeccable et inquiétant à souhait. Son rôle duel David (celui de Prometheus) et Walter (la version améliorée) est formidable. Avec des scènes « miroir »s deux personnages se rencontrent, comme les deux faces d'un même personnage, dont l'un est le négatif de l'autre (dans tous les sens du terme).

David a rejoint le côté obscur.

Mais est-ce si étonnant ?

 

Vivement la suite !

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Alien, #Science-Fiction, #Jean-Pierre Jeunet
Alien, la Résurrection (Alien: Resurrection - Jean-Pierre Jeunet, 1997)

Résurrection : « retour de la mort à la vie. » (Larousse).

Et oui. Cinq ans après l'opus III, voici le retour à la vie de Ripley (Sigourney Weaver) et les aliens.

Cette fois-ci, c'est une commande pour Jean-Pierre Jeunet, le petit Français qui, avec son complice Marc Caro, vient de tourner la Cité des enfants perdus, avec deux acteurs qu'on retrouve ici : Ron Perlman (Johner) et l'inévitable - pour un film de Jeunet - Dominique Pinon (Vriess).

Mais une fois passé l'explication de cette résurrection, on assiste plutôt à une série de naissance, voire de renaissance.

Et pourtant, avec cet épisode, Jeunet met un terme au cycle qui a commencé près de vingt ans auparavant.

Renaissance de Ripley, naissance de « son » bébé (une reine alien), puis de douze rejetons dans des conditions déjà évoquées dans les histoires précédentes. Et naissance finale... Double renaissance de Ripley : une première fois pour la naissance du monstre, et une deuxième quand elle sort d'une espèce de cocon, telle une chrysalide devenant un papillon... Un papillon terrible !

Mais c'est une commande : Jeunet doit faire un épisode en respectant certains incontournables.

- Une base isolée, un vaisseau spatial, de préférence ;

- Des scientifiques sans scrupule qui œuvrent à des fins militaires sous couvert d'activités médicales : le général Perez (Dan Hedaya) dirige une base où officient les docteurs Wren (J. E. Freeman) et Gediman (Brad Dourif), deux praticiens peu orthodoxes ;

- Une admonestation de Ripley qui leur prédit une mort certaine avec ce genre de créature ;

- Des aliens assoiffés de sang en liberté (malgré l'avertissement de Ripley) ;

- Un vaisseau quasiment vide avec des stroboscopes qui rendent le lieu encore plus menaçant ;

- Des morts qui surviennent progressivement ;

- Un affrontement final ;

- Un androïde.

Cette fois-ci, ce sont les intrus à la base qui doivent essayer de survivre dans cet univers, ô combien hostile ! Ce sont des mercenaires qui convoient une cargaison secrète (sauf pour nous) : des cobayes pour les œufs d'aliens. Et comme ça se passe mal (sinon, pas de film), ils se retrouvent chassés par des créatures qui évoluent très vite, dans tous les sens du terme.

Mais c'est aussi une nouvelle Ripley qui nous est donnée : elle semble plus détachée de son sort, comme si l'alien qui était en elle lui avait donné un part de lui-même, tout comme elle lui a donné une part d'elle-même : une déshumanisation pour une humanisation.

Malgré tout, elle est fidèle au poste quand il s'agit de se débarrasser de ces créatures maléfiques. Mais sans oublier que c'est elle qui a donné la vie à ces créatures... Quel dilemme !

Et puis il y a les petits détails, chers à Jeunet, qui parsèment le film : les jambes inertes de Vriess qui ne ressentent ni le couteau de Johner se planter, ni les gouttes de sang acide de l'alien ; la goutte qui tombe sur l'oreille de ce même Vriess (quelle belle relation Jeunet-Pinon !) ; le sang de Ripley...

Et puis le 8, sur le bras de Ripley. Son numéro de passage. Il prend tout son sel quand on se souvient du titre français du premier épisode : Alien, le huitième passager.

Le « souvenir » (en français dans la version originale) enfin, la langue de l'Alien : on retourne dans les grandes épopées héroïques où les héros devaient tuer des dragons et ramener leur langue comme preuve de leur exploit.

 

Et finalement, Alien, avec son septième opus qui arrive, c'est de l'épopée, non ?

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #David Fincher, #Alien, #Science-Fiction
Alien 3 (David Fincher, 1992)

Ripley (Sigourney Weaver) revient. Les survivants du deuxième épisode sont morts. Elle est seule. Enfin, c'est ce qu'elle croit. La séquence générique nous suggère le contraire.

Elle atterrit sur une planète pénitencier spécialisée dans les criminels « double Y ». Double Y ? Juste une histoire de chromosome : des hommes doublement mâles !

Alors évidemment, pour une femme seule, tous ces hommes...

Mais le temps leur manque : Ripley a amené avec elle un spécimen qui s'est développé et commence à éliminer les prisonniers (et pas seulement eux) les uns après les autres.

 

Nous retrouvons notre chasseuse d'aliens préférée dans une nouvelle aventure. Aux commandes, un débutant : David Fincher. C'est son premier long métrage. Et, ma foi, il s'en sort plutôt bien. Le cahier des charges est respecté :

  • huis clos ;
  • naissance d'un alien ;
  • décès multiples ;
  • chasse à l'intrus
  • victoire de Ripley.

 

Avec un petit plus. Comme toujours. Dans le deuxième, c'était la prolifération des aliens qui devenait un problème. Ici, c'est la contamination de Ripley qui pose problème. Enfin pas pour tout le monde, bicôze la Compagnie (les vrais méchants) veille. Il n'est pas question de laisser Ripley s'en sortir et ruiner leurs efforts dans le domaine de la biotechnologie, voire du bio-armement.

Alors ils envoient un nouvel androïde, celui de l'épisode précédent (Lance Henriksen). Ce n'est pas la seule référence aux épisodes précédents :

  • on rebranche l'androïde ;
  • les appels au monstre sont les mêmes que ceux qui furent envoyés à Jonesy, le chat ("Kitty, kitty...") ;
  • la déclaration finale de Ripley lors du premier épisode est rappelée.

 

Et cette fois-ci, pas d'arme. Pas d'artifice donc pour se débarrasser de cet importun. JUste de la réflexion et une stratégie efficace.

Cette fois-ci, Ripley est femme (c'est bien ce qu'on lui reproche dans cet univers !). Elle a des désirs de femme, surtout un, relatif à son isolement prolongé (!).

Jamais, elle n'a été, ni ne sera autant femme. Cela va de l'assouvissement du désir - la conception (?) - jusqu'à l'accouchement - naissance de l'alien (délivrance ?) - au moment fatidique. Et à ce moment-là, elle a le geste de la mère pour son enfant : elle le garde contre elle.

C'est un geste à double sens : tout d'abord, elle garde son bébé contre elle après sa naissance ; mais surtout, elle le maintient contre elle afin d'être sure de s'en débarrasser.

 

On notera au passage la présence de deux acteurs que j'aime beaucoup : le regretté Pete «

Kobayashi » Postlethwaite, et Charles « Tywin Lannister» Dance.

 

Bonne séance.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #James Cameron, #Alien, #Science-Fiction
Aliens, le Retour (Aliens - James Cameron, 1986)

Rappelez-vous, Ripley (Sigourney Weaver) s’en était sortie (avec Jonesy le chat). Mais ça c’était avant. Cette fois-ci, c’est James Cameron qui est aux commandes, fort du succès de son Terminator. Il a emmené avec lui Michael Biehn (Hicks), Lance Henriksen (Bishop), Bill Paxton (Hudson) et Gale Ann Hurd (productrice et accessoirement sa femme… à ce moment-là). [Schwarzy était trop décalé dans un tel film… (quoi que… !)]

Mais surtout, il a réussi à trouver une suite plausible au premier opus.

 

Il a repris les mêmes ingrédients : vaisseau spatial (qui se déplace en faisant du bruit) ; « accouchement » d’un alien ; un androïde en morceaux ; un personnage corrompu ; la destruction totale ; et bien entendu Ripley !

Mais cette fois, il ajoute un commando de Marines. Ce sont des soldats surentraînés, emmenés par un sergent gueulard fumeur de cigares dans la lignée des sergents instructeurs qu’on trouvera dans Le Maître de guerre quelques mois plus tard.

Cela nous permet quelques blagues de casernes ainsi qu’un engagement sans faille dans le combat, les armes étant la seule chose que ces gens connaissent et apprécient, Drake (Mark Rolston) étant un magnifique archétype.

 

Malgré ces troufions à la réflexion limitée, nous assistons à un spectacle formidable. Cameron maîtrise son œuvre où rien n’est gratuit. Chaque action entreprise entraîne une réaction plus tard. Ripley, après son retour sur terre est employée au stockage de cargaisons lourdes. Elle a donc appris à ce servir d’un engin qui la sauvera dans cet épisode. Hicks lui apprend à se servir d’une des ses armes, elle retiendra la leçon et utilisera cette compétence à bon escient.

Alors que Alien se situait exclusivement dans le vaisseau, ici, nombre de lieux sont exploités. Il n’en demeure pas moins un sentiment d’oppression et d’enfermement. Même si l’extérieur nous permet de souffler (légèrement), on retourne inexorablement à l’intérieur et l’enfermement. On bloque les portes pour contenir la menace, mais aussi pour s’en protéger. Mais même enfermés, il y a toujours possibilité d’être attaqué.

Et même si la fin a un goût de « déjà vu », on ne peut s’empêcher de trembler derrière Ripley.

 

Un mot sur le titre français, maintenant : Aliens, le Retour. Pourquoi cet ajout, sinon pour appâter le chaland ? J’aurai bien une idée… Les Aliens sont de retour sur les écrans ? Non. Ripley étant déjà venue sur l’astéroïde « contaminé », on peut parler de retour. Et surtout, c’est surtout le retour là où tout a commencé. Et aussi – quand même – ça fait vendre !

Mais ne gâchons pas notre plaisir. Savourons le retour de Ripley et des créatures maléfiques (de l’homme et de l’Alien, laquelle l’est le plus ?).

 

Et s’il doit rester une image de ce film ? Ripley, armes en bandoulière, exterminant les créatures… C'est Schwarzenegger, mais en largement plus séduisant !

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Ridley Scott, #Science-Fiction, #Alien

« Dans l’espace, personne ne vous entendra crier. »

C’était le slogan du film, à sa sortie.

Après Lucas et Star Wars, voici Ridley Scott, qui part à son tour à la conquête de l’espace.

Mais alors que Lucas faisait dans le grandiose et la superproduction, Scott nous propose un huis clos passionnant.

Sept acteurs. Sept passagers d’un vol interplanétaire. C’est l’ordinateur de bord – Mother – qui les réveille dans leur longue « hibernation » : un signal de vie a été capté.

Ils se rendent sur une planète où ils découvrent un vaisseau spatial abandonné qui contient de nombreux objets ovoïdes, dont l’un éclot : l’astronaute présent en fera les frais, il s’agit d’un être extraterrestre extrêmement agressif (mais on ne le sait pas encore, on s’en doute seulement). Hélas – mais c’est la condition sine qua non pour que le film soit intéressant – ils ramènent ce huitième passager dans leur vaisseau et reprennent leur route.

Nous allons alors suivre l’élimination progressive des membres de l’équipage par cette créature maléfique.

 

Le personnage central, au début, c’est Kane (John Hurt), le premier en tout. C’est lui qui se réveille le premier, lui qui va en éclaireur, et bien entendu, lui qui est attaqué le premier. Il mourra aussi le premier.

Deux ans après Star Wars, Scott prend ses distances avec Lucas. Si l’espace est le point commun, les propos sont très différents.

Pas d’histoire d’hégémonie politique, pas de combats interstellaires. Des individus dans un monde clos, qui vivent, puis vont essayer de survivre.

Pas de costume spécial : ni grande robe, ni armure colorée. Des gens normaux. Qui sont habitués à vivre dans le vaisseau. Ils se comportent normalement, ils font juste leur boulot. On est alors étonné de les voir fumer. Nous qui avons été nourris avec On a marché sur la Lune, il est difficile de concevoir qu’on fume dans un tel appareil, alors que le souci numéro un nous semblerait l’oxygène.

 

Par contre, du point de vue technologique, près de quarante ans après, on sourit devant le matériel informatique qui n’a pas beaucoup évolué depuis 2001, l’Odyssée de l’espace. L’écran de contrôle lors de l’atterrissage en est la meilleure illustration.

Mais l’art de ce film n’est pas là. C’est le huis clos le plus important. Le rythme aussi, où Scott joue avec les nerfs de ses personnages (ainsi qu’avec les nôtres), envoyant des fausses pistes félines. Parce que le chat – Jones – est l’un des personnages les plus importants du film (et en plus, il survit !). C’est à travers lui que nous voyons la première agression, lors d’un gros plan judicieux.

 

Et l’alien ? Très peu de choses. On ne le voit pas très souvent. Mais sa présence est tout de même constante. Si sa première apparition peut sembler loufoque, son évolution inquiète et même effraie.

Et puis il y a Ripley (Sigourney Weaver). C’est son premier grand rôle. Sigourney Weaver est impeccable, mais encore loin de la guerrière qu’elle deviendra au fur et à mesure des épisodes. Et en plus, elle est très jolie. Elle ne quittera plus le haut de l’affiche, et c’est tant mieux pour nous !

 

La fin ne présage pas de suite. La quête – se débarrasser de la créature – étant résolue, on présume logiquement que la navette rejoindra la Terre. D’ailleurs, il faudra attendre presque dix ans avant une suite. Mais ceci est une autre histoire.

 

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