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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #James Cameron, #Avatar
Avatar : la Voie de l'eau (Avatar: the Way of water - James Cameron, 2022)

13 ans d’attente !

Treize ans après, et entre 350 et 460 millions de dollars dépensés, le second opus d’Avatar sort enfin.

On retrouve donc le couple d’amoureux du premier, Jake Sully (Sam Worthington) et Neytiri (Zoe Saldana), une quinzaine d’années terrestres plus tard, installés parmi les Omaticaya. Ils ont deux fils et une fille, et avec eux la fille naturelle de Grace Augustine  (Sigourney « Ripley » Weaver), Kiri (idem).

Mais si nous retrouvons ces deux personnages attachants, nous retrouvons aussi leur ennemi juré, Miles Quaritch (Stephen Lang) qui a pourtant été tué par Neytiri lors de l’épisode précédent : il a été cloné et apparaît sous la forme d’un avatar. Seul un message vidéo qu’il s’est laissé nous montre son vrai visage.

Sully et Neytiri vont donc fuir cet homme et son commando qui veulent le récupérer.

Ils sont accueillis par les Metkayina, un peuple de l’eau (d’où le titre).

 

Merveilleux. Bien entendu, nous retiendrons essentiellement les séquences aquatiques qui sont de toute beauté, férie de couleurs et de sérénité (sauf quand un monstre marin s’attaque à Lo’ak – Britain Dalton – le fils de Sully). C’est absolument magnifique, les créatures imaginées sont un véritable régal à admirer, sans oublier l’aspect relationnel fusionnel qu’entretiennent les Metkayina avec les tulkuns, ces sortes de baleines.

Le titre annoncé tient donc ses promesses. Par contre, malgré ces superbes images, la dimension écologiste du premier film a un peu disparu au profit d’une intrigue pas toujours bien originale : en plus de l’aspect revanchard qui anime Quaritch, nous avons droit à des pérégrinations adolescentes un tantinet « déjà vues », entredeux frères différents, amenant une part de jalousie pas toujours bienvenue.

 

Et Cameron est véritablement un très grand cinéaste, et il nous le prouve, prenant son temps pour toute chose – un petit peu trop tout de même pendant la bataille autour du vaisseau – amenant progressivement cet affrontement final inévitable – et quand même attendu – qui n’est toutefois pas mené tambour battant comme on a un peu l’habitude dans d’autres films.

Et en plus, il se cite à plusieurs reprises.

La référence la plus flagrante, c’est bien entendu Titanic (à ce propos, Kate Winslet est là – Ronal,  la femme du chef des Metkayina), avec le vaisseau qui sombre et se redresse à la verticale ; mais c’est dès le début que cela commence quand le commando dirigé par Quaritch se prépare à intervenir : on a l’impression de retrouver celui de Aliens qui s’apprête à intervenir sur LV-426, pas complètement préparé à ce qui l’attend (un seul rescapé au final encore une fois). Et bien entendu, l’aspect merveilleux qui se dégage de ce film nous rappelle celle de The Abyss, autre film marin inoubliable. Et j’en oublie certainement…

Autre clin d’œil, le Moby Dick d’Herman Melville, avec cette espèce de chasseur de baleines (de tulkuns, donc) qui se retrouve, tel Achab, lié à son esquif, et qui subira une fin qui n’a rien à envier à ce dernier : la substance précieuse qu’il récupère sur le cadavre de la bête rappelle la non moins précieuse huile de baleine que partait chercher le Pequod.

 

Par contre, j’ai pu voir le film en 3D et je dois avouer que mon plaisir en fut un peu gâché. Non seulement cela n’apporte pas beaucoup au film, mais en plus, à certains moments, cela a tendance à étourdir. Quant aux effets reliefs recherchés, ils ont aussi parfois tendance à nuire au film : la haute définition de l’image est magnifiée par cet effet d’optique et rend le propos encore plus irréel. La vraisemblance recherchée en prend alors un coup : on aimerait retrouver le grain de l’image qui nous confirme que nous sommes bien au cinéma !

Mais ceci est totalement subjectif. Comme tout le reste d’ailleurs !

 

Quoi qu’il en soit, ce film est un immense plaisir visuel, peu fréquent, et qu’il faut en savourer pleinement les différents temps forts, et mettre de côtés les quelques objections énoncées ci-dessus.

Laissez-vous pleinement immerger par ce très beau film…

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #James Cameron, #Avatar
Avatar (James Cameron, 2009)

Féérique.

Merveilleux.

Magnifique.

Et c'est un euphémisme.

 

Jake Sully (Sam Worthington) est un Marine. Un vrai. Une machine à tuer. Mais... Il est maintenant dans une chaise roulante. Son frère jumeau a été tué, alors il prend sa place dans un programme scientifique incroyable : infiltrer le peuple autochtone - les Omaticayas - de la planète Pandora. Pour cela, et sous la conduite du docteur Grace Augustine (Sigourney Weaver) son esprit intègre un être hybride, mi-homme mi-Omaticayas. Mais ce qui devait être infiltration en vue d'expulser les indigènes se retourne contre ses instigateurs : la Compagnie - à ce niveau, on ne dit plus une multinationale, alors une « multiplanétaire » ? - qui rêve d'exploiter un minerai très prometteur (financièrement, bien sûr).

 

Oui, Avatar est un plaidoyer pour l'écologie, pour la tolérance, pour la paix. Mais c'est fait d'une façon tellement extraordinaire que les mots deviennent rapidement faibles. James Cameron a patienté le temps que la technologie se mette à portée de son rêve. Douze ans se sont écoulés depuis la sortie de Titanic, son dernier long métrage de fiction. Quinze ans depuis qu'il a trouvé l'idée (et l'histoire). Et l'attente fut payante. Dans tous les sens du terme !

Rarement on a pris fait et cause contre les humains, les véritables méchants du film. Et près de dix ans après sa sortie, ce film n'a rien perdu de sa pertinence.
Jamais la Terre n'a été plus attaquée que maintenant. Et depuis l'ascension d'un certain président américain que je refuse de citer ici, la situation ne fait que s'aggraver, les timides avancées étant tout simplement balayées à coup de signature.

Mais en plus de cet aspect écologique, il y a le facteur « humain ».  Difficile de parler d'humains à propos des Omaticayas. Humanoïdes semble plus approprié. Toujours est-il que ce peuple qui a toujours vécu en osmose sur cette planète se retrouve confronté à la « civilisation ». Cette sacro-sainte civilisation dite de « l'homme blanc ». Ici, pas de bible, mais des fusils. Et même mieux que ça (du point de vue technologique s'entend). Les Omaticayas, ce sont les Indiens. Ceux d'Amérique du Nord ou du Sud, qu'on a chassés afin de s'approprier leurs terres et leurs richesses. Au nom de cette sempiternelle « civilisation ».

Et ce peuple qui doit fuir devant la menace humaine nous rappelle aussi d'autres images qui nous sont malheureusement familières : ces cohortes de réfugiés chassés de chez eux, de Syrie, d'Erythrée ou encore d'Afghanistan...

Et pour arriver à un tel résultat, Cameron n'a pas lésiné : des effets spéciaux à couper le souffle, des images d'une beauté extraordinaire. Il est difficile de décrire avec précision le feu d'artifice de lumière que renferme ce film.

Et puis il y a l'intertextualité de l'image :

La Compagnie ? La même qui voulait exploiter les Aliens dans la saga éponyme.

Les montagnes flottantes ? Magritte, Le Château des Pyrénées.

Les Omaticayas contre les machines de guerre ? Les Ewoks contre l'Empire, dans Le Retour du jedi...

Je continue ?

 

Avec Avatar, Cameron nous éveille à la Nature - et donc à l'Humanité dans sa plus belle acception - de la manière la plus merveilleuse qui soit : nous seulement il nous la montre, mais il nous la fait vivre.

 

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