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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Christopher Nolan
Interstellar (Christopher Nolan, 2014)

A nouveau, Christopher Nolan s'empare de l'espace-temps.

Il l'avait déjà fait dans Inception, mais cette fois nous sommes dans une histoire de temps dans l'espace. Une espèce d'aboutissement.

Bien entendu, on pense à Kubrick. Le maître est d'ailleurs partout dans le film. Surtout dans les séquences relatives au trou noir et à un voyage au-delà.

« Déjà vu », me direz vous ?

Oui. Mais là où Kubrick matérialisait des « extra-terrestres », Nolan n'en fait rien. Et quand Kubrick laissait le spectateur répondre par lui-même aux questions soulevées, Nolan y répond, par l'intermédiaire de son héros, Cooper (Matthew McConaughey).

 

Dans 2001, l'Odyssée de l'espace, Kubrick décrivait l'intervention d'extraterrestres piriformes dans le passé lointain de l'humanité pour expliquer l'évolution technique de l'homme.

Ici, des entités - « eux » (they) - interviennent pour sauver le futur de l'humanité.

Pour le reste, c'est, d'une certaine façon, un hommage au film de 1968. Et contrairement à Starwars ou Alien, les déplacements ou événements dans l'espace se font dans un silence impressionnant. Nous ne sommes pas habitués à voir exploser un élément dans l'espace sans grand renfort d'effet sonore assourdissant. C'est pourtant ce qui se passe ici.

 

Dans un futur proche, un Dust Bowl, comme dans les années 1920 aux Etats-Unis (voir Les Raisins de la Colère), assèche la Terre. Le métier qui a la cotte auprès des élites : fermier, bien entendu.

Cooper a son fils Tom (Casey Affleck) qui vient d'être accepté pour le devenir. Mais sa fille Murph (Mackenzie Foy, Jerssica Chastain puis Ellen Burstyn) est un véritable sujet de préoccupation pour ses professeurs : elle ne vit que pour l'espace et a même des livres révisionnistes qui l'entraînent à se battre contre ses camarades. Pensez-vous, dans ces livres, on y parle de la conquête spatiale au vingtième siècle, et même d'un voyage sur la Lune. Impensable. De la propagande 100% Guerre Froide !

Toujours est-il que Murph et Cooper sont contactés par Eux (They) et se rendent dans la dernière base de la NASA (heureusement, elle existe encore !).

 

A partir de là, va se dérouler un voyage dans l'espace vers un énorme trou noir (Gargantua, c'est vous dire la taille !), où Cooper, à l'instar de Bowman dans 2001 vivra un voyage au-delà, et se retrouvera à son tour dans un lieu neutre, point de rencontre de divers destins. Une sorte de cercle rouge, dirait Jean-Pierre Melville...

 

Et puis ?

Et bien, voyez-le. Ceux qui n'aiment pas Nolan en seront pour leurs frais. Pour les autres, deux heures quarante-neuf de voyage quasi féérique, avec les bonnes vieilles ficelles du voyage spatio-temporel (je ne m'en lasse pas !), avec, bien entendu, un paradoxe.

 

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