On retrouve nos héros, enfin les survivants seulement, qui viennent d’être évacués. Ils arrivent dans un complexe militaro-industriel magnifique, dirigé par un homme sympathique et jovial, ou tout du moins c’est l’image qu’il veut donner. Parce que, en fait, c’est Aidan Gillen qui interprète Janson, et comme dans Game of Thrones (il est Petyr « Littlefinger » Baelish), il n’est pas très clair. Et là, il n’est pas clair du tout. Et même encore plus.
Le titre reprend le terme Labyrinthe mais il n’en est nullement question ici, seulement pour rappeler d’où viennent les protagonistes principaux. Le titre original « The Scorch Trial » est plus parlant et proche de la réalité du film : on pourrait traduire par « l’épreuve (trial) de la terre brûlée ».
Cela nous replace dans la dimension initiatique de l’intrigue, annoncée en fin de première partie par le docteur Paige (Patricia Clarkson). Et en plus, cela rappelle le titre de la trilogie romanesque, l’Epreuve.
Donc nous retrouvons nos héros dans une nouvelle épreuve qui consistera à :
- s’évader de ce lieu maléfique ;
- retrouver un type qui donnerait une indication pour en trouver un autre ;
- échapper à Wicked, qui n’est plus aussi bon qu’on le prétendait dans le premier film ;
- survivre, bien entendu.
Et tout ça avec de nouveaux adjuvants – Brenda (Rosa Salazar) et Jorge (Giancarlo Esposito) – un tantinet commerçants, voire trafiquants, ainsi que de sacré opposants qui ne sont pas sans rappeler certains jeunes du Labyrinthe qui avaient été piqués. Ces opposants – les « fondus » (« cranks » en VO) – sont une espèce de morts vivants moitié zombis, moitié animaux qui se repaissent de chair fraîche. Ces joyeux lurons ne se meuvent que dans le noir, ce qui permet un peu de répit à nos héros.
Reste un troisième groupe : une armée de rebelles menés par Vince (Barry Pepper) qui sont, eux aussi intéressés par ces jeunes gens qui ont survécu au Labyrinthe et ont une particularité physique : ils sont immunisés contre le virus « Braise » (« Flare » en VO) qui transforme les hommes.
Bref, l’intrigue se corse et le Labyrinthe du début ressemble de plus en plus à une partie de pique-nique, au vu de ces nouvelles difficultés.
Le rythme du film s’emballe, bien entendu, sans pour autant nous abreuver de plans malgré cette accélération de l’action.
Et puis il y a les décors. Le Labyrinthe possédait une allure imposante et inquiétante et ces changements étaient vraiment impressionnants. Ici, c’est un paysage dévasté qui nous est proposé. Une jungle urbaine de délabrement, fréquentée la nuit ou dans les endroits sombres par les fameux fondus. Ce ne sont que buildings dévastés, délabrés et tombés les uns contre les autres. On peut même d’ailleurs apercevoir le Golden Gate Bridge dont seules les armatures témoignent de son existence, avec en fond les Rocheuses.
Un décor fabuleux malgré la désolation. Une magnifique apocalypse.
Bref, une épopée qui gagne en puissance et en spectacle.
Espérons qu’ils ne feront qu’un seul film pour conclure la trilogie de James Dashner, histoire d’éviter délayage qu’on a connu dans Hunger Games…
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