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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

action

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Action, #Espionnage, #Simon Kinberg
355 (The 355 - Simon Kinberg, 2022)

Elles sont (presque toutes) jeunes, elles sont belles, elles savent manier les armes… non ce ne sont pas les Drôles de Dames de Charlie, ce sont des agentes secrètes venues de pays différents et qui ont un seul objectif : récupérer une arme technologique capable de contrôler tout le réseau informatique. Oui, oui, tout !

Bien sûr, elles y parviennent, ce dont on ne doute pas un seul instant.

Qui sont élles : Mason Brown (Jessica Chastain) de la CIA, Khadijah Adiyeme (Lupita Nyong’o) du MI6, l’Allemande Marie Schmidt (Diane Kruger), la psychologue colombienne Graciela Rivera et la Chinoise Lin Mi Sheng (Fan Bingbing).

 

Encore un film basé sur une bonne intention !

Et comme je le dis toujours, une bonne intention ne suffit pas, même avec de bonnes interprètes. Parce que les différentes jeunes femmes sont à la hauteur de l’enjeu, mais cet enjeu n’est pas très élevé, ce qui est bien dommage.

La bonne intention ? Avoir une équipe de type Mission impossible mais exclusivement féminin. Par contre, et là, le bât blesse aussi, dès qu’on grimpe dans la hiérarchie, nous retrouvons les hommes ! Paradoxal, non ?

Par contre, toutes ces femmes nous démontrent – si le besoin s’en faisait sentir – qu’elles y arrivent aussi bien (mieux ?) que Ethan (1) ou James (2). Par contre, sans parvenir – heureusement d’ailleurs ! – au niveau d’Austin.

 

Bref, c’est un film d’action avec une belle idée mais qui manque cruellement d’originalité. Alors, ça se laisse voir, mais sans plus. Quant à le revoir…

Et vous savez (peut-être) ce que je pense des films qui ne méritent pas d’être revus… (4)

 

  1. Hunt
  2. Bond
  3. Powers
  4. On dit qu’ils ne méritent pas d’être vus au préalable…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Action, #Simon West, #Sylvester Stallone
The Expendables 2 (Simon West, 2012)

On prend les mêmes, et on recommence.

Après une séquence d’ouverture – et de libération – l’équipe de Barney Ross (Sylvester Stallone) retourne au boulot : récupérer la carte d’un dépôt de plutonium. Rien que de très classique, en somme.

Bien entendu, il y a de l’opposition qui s’exprime à travers un groupe armé marginal, les Sangs (prononcer le g) menés par un chef impitoyable – bien évidemment – le terrible Vilain (Jean-Claude Van Damme) qui porte très bien son nom.

 

Après les Antilles, nous nous retrouvons en Europe centrale, où la guerre civile fait rage, ce qui permet de développer l’intrigue sans réel souci. C’est donc une débauche de flingage en règle avec tout de même quelques éléments plaisants dans la lignée de l’épisode précédent. Cette fois-ci, Arnold Schwarzenegger (Trench) a un rôle significatif, mais surtout des références : Terminator, bien sûr, mais pas que. Il faut dire que la présence de Bruce Willis (Church) est propice à d’autres ouvertures. Et puis surtout, il y a le guerrier solitaire qui apparaît aux accents de la musique d’Ennio Morricone (1) : Booker (Chuck Norris). C’était celui qui manquait dans ce défilé de gros bras ! Et les scénaristes ne s’y trompent pas quand ils l’introduisent dans cette saga : Chuck Norris s’amuse de son personnage, sans pour autant oublier de montrer qu’il est le plus fort !

 

Bref, on s’amuse à nouveau, même sin on peut regretter le recentrage de l’intrigue autour de l’action elle-même. La dimension presque philosophique inhérente au personnage de Tool (Mickey O’Rourke) manque, et le contexte – succinct – qui entourait les personnages n’est pas repris. Seul véritable élément personnel (d’une certaine façon) que vit chacun des éléments de ce groupe d’élite, la mort de Billy (Liam Hemsworth, le frère de Thor), causée par l’inévitable méchant : c’est un choc pour ces hommes, malgré leur constante intimité avec la mort. Il faut dire aussi que c’est le plus jeune membre du groupe, appelé à un avenir plus conventionnel.

Mais Simon West ne leur (et nous) laisse pas le temps de s’apitoyer, relançant la machine guerrière vers l’issue prévisible et attendue : la mort du méchant ! Et Simon West s’y connaît dans ce genre, ce qui explique peut-être aussi les réserves exprimées ci-dessus. C’est efficace, spectaculaire, mais on reste sur sa faim face à cette débauche guerrière, et ce malgré les quelques moments à portée comique exposés précédemment.

 

Et les femmes ? La dernière fois, il n’y en avait qu’une qui avait la prédominance. C’est aussi le cas ici, avec Maggie Chang (Yu Nan), combattante qui fait oublier la faible présence de Jet Li (Yin Yang). Mais si sa participation est pertinente, elle reste tout de même plutôt anecdotique, confirmant le précepte (indicible) que les Expendables sont avant tout des hommes et que les femmes n’ont pas vraiment leur place auprès d’eux (si ce n’est dans leur cœur, et encore !).

Quant aux villageoises qui accueillent nos héros, elles semblent plus là pour donner une sorte de cachet authentique à l’intrigue, parce que je pense tout de même que si elles n’étaient pas là, cela ne changerait pas grand-chose !

 

Au final, les méchants sont châtiés et chacun repart (presque) de son côté, mais il manque tout de même une partie de la fraîcheur du premier opus. Après, si on a passé un bon moment…

 

  1. Le Bon, la brute et le truand

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Action, #Sylvester Stallone
The Expendables (Sylvester Stallone, 2010)

C’était un jour d’août 2010 et pour la première fois de ma vie (et la dernière à ce jour) j’allais au cinéma voir un film réalisé par Stallone. C’était (presque) au pied de l’Atomium, et de toute façon, il n’y avait pas grand-chose d’autre qui m’intéressait. Et en plus, c’était en VO !

Croyez-le ou non, je n’ai pas regretté d’y être allé.

Non pas parce que nous sommes en présence d’un chef-d’œuvre impérissable du 7ème art, mais tout simplement parce que je me suis amusé, et ai même trouvé intéressante cette façon de repenser les films d’actions et de combats (surtout ce deuxième thème) par un spécialiste du genre.

Mais reprenons.

 

Les « Expendables » (1) sont un groupe de motards qui se réunissent régulièrement chez Tool (Mickey Rourke), une sorte de mentor, artiste et tatoueur. C’est surtout un ancien membre de commando qui s’est retiré des affaires, laissant la place à son frère d’armes Barney Ross (Sylvester Stallone). Le but de cette association qui ne relève absolument pas de la loi de 1901 ? Offrir au payeur une solution par les armes à un problème donné. Le tarif ? Environ un million de dollars par participant…

Ici, c’est l’île de Vilena (Golfe du Mexique) qui demande à ce qu’on la débarrasse du despote qui a pris le pouvoir, le général Garza (David Zayas). Mais ce général est un homme de paille : celui de James Munroe (Eric Roberts), ex-agent de la CIA, qui a favorisé la prise de pouvoir du général, comme il l’avait appris à l’Agence… Tout ça pour bénéficier des plaines fertiles du pays et y encourager la culture. Et en particulier celle de la coca…

 

Oui, Stallone a eu une bonne idée en rassemblant quelques spécialistes du film de combat : de Jason Statham (Christmas) à Jet Li (Yin Yang) en passant par Dolph Lundgren (Gunnar) ou encore Randy Couture (Toll Road), sans oublier Terry Crews (Hale Caesar), ce sont des cadors dans leur domaine et ils participent grandement au côté spectaculaire du film.

Mais ne nous y trompons pas, cela reste avant tout un film d’action musclé où le jeu d’acteurs est plutôt minimal. On est venu voir de la castagne, et on n’est pas déçu.

Mais Stallone y a glissé une pointe d’humour un petit peu plus évoluée que d’habitude avec la présence de deux autres spécialistes du genre : Church et Trench.

Je ne vais pas vous faire languir en taisant les interprètes concernés :

  • Church, c’est Bruce Willis. C’est lui le commanditaire de la mission. Et on sent que même s’il n’apparaît que pendant une séquence, il ne faut pas la lui faire ;
  • Quant à Trench, il apparaît comme un concurrent (négatif) de Ross dans son domaine. Et quand on s’aperçoit que Trench est interprété par Arnold Schwarzenegger (non mentionné sur l’affiche), on mesure toute la dimension de cette concurrence…

Bref, nous sommes en bonne compagnie (c’est le cas de le dire) et Stallone n’a donc plus qu’à dérouler.

 

C’est d’ailleurs ce qu’il fait, avec la manière (désagréable, en ce qui me concerne) qu’avaient les réalisateurs de l’époque : casser un maximum de plans dans un minimum de temps.

C’est donc un tourbillon de plans qui accentuent le (nouveau) chaos apporté par ce commando, jusqu’à – bien entendu – l’éradication des méchants et l’étourdissement du spectateur.

Mais il y a quelques plans de répit, dont surtout celui où Tool nous raconte, avec émotion, comment il en est arrivé là.

 

Et les femmes dans tout ça ?

Elles sont là, enfin trois d’entre elles surtout : Cheyenne (Lauren Jones), la « fiancée » de Tool, qui le quittera avec la nuit ; Lacy (Charisma Carpenter), celle de Christmas, qui n’a pas attendu le retour de son héros ; et Sandra (Giselle Itié), le contact de Barney sur Vilena.

Si la première est anecdotique voire une femme objet, la troisième est bien entendu la plus intéressante du fait de son statut. De plus, elle ne laisse pas Barney indifférent, sans toutefois aller jusqu’au passage à l’acte : Barney est un homme seul, fier. Quant à la seconde, c’est elle qui donne un peu de morale à cette bande de tueurs : Lacy, lasse d’attendre son héros, s’est mise avec un autre qui a la très mauvaise habitude de la frapper quand il n’est pas content. « Big Mistake »comme dirait Jack Slater (2) : non seulement ce ne sont pas des manières de faire, mais en plus il se prend une dérouillée fort méritée.

 

Rien de nouveau sous le soleil, donc, mais un film efficace avec quelques moments réjouissants, et surtout un accueil très favorable du public, à défaut de la critique. De quoi en faire une suite.

Ce sera le cas deux ans plus tard (3)…

 

  1. Expendable signifie que l’on peut sacrifier, (et donc) remplacer.
  2. Last action Hero
  3. Est-il besoin de préciser que ceci est une autre histoire ?

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Action, #Robert Clouse, #Bruce Lee
Opération Dragon (Enter the Dragon - Robert Clouse, 1973)

Han (Kien Shih) est un gros méchant. Non seulement il trafique, mais en plus, les jeunes femmes qu’il invite sur son île sont retrouvées mortes sur les plages de Hong-Kong. L’Amirauté ne peut intervenir facilement faute de preuves, alors elle fait appel à un spécialiste des arts martiaux pour placer quelqu’un à l’intérieur du lieu. Sa couverture : Han organise tous les trois ans un tournoi de kung-fu. Cet homme va y participer.

Son nom : Lee (Bruce Lee).

Mais il n’est pas seul, d’autres viennent de loin pour participer.

Mais tous ne reviendront pas…

 

Dernier film de Bruce Lee, qui devait s’éteindre six jours avant la première à Hong-Kong, cela fait bien longtemps qu’on m’en parle (depuis l’école primaire), et j’ai enfin franchi le pas. Qu’on soit bien d’accord, les films de kung-fu ne sont vraiment ma tasse de thé (chinois), mais il est clair qu’avec Bruce Lee, même (très) diminué, c’est un véritable spectacle. Le personnage de Lee (pas Bruce) est un homme d’honneur, qui est aussi capable de tuer quand la situation l’exige : un maître Shaolin, quoi.

Et ça marche. L’intrigue n’est pas riquiqui comme je le pensais et les différents interprètes sont à la hauteur de l’enjeu. Je citerai entre autres John Saxon (Roper) qui a ensuite rejoint le côté obscur des méchants du cinéma.

 

C’est donc un film très intéressant, et même s’il n’est toujours pas dans mes genres préférés, je dois avouer que j’ai pris beaucoup de plaisir à le voir, avec toutefois un (très) léger bémol : la sonorisation amplifiée des différents coups portés par les différents combattants. Déjà que dans les autres films, c’est le cas, mais là c’est un tantinet exagéré.

Par contre, ce qui ne l’est pas, c’est la pertinence des différents plans : entre les prises de vue (Gilbert Hubbs) et le montage dynamique sans pour autant être étourdissant (Kurt Hirschler & George Watters), Robert Clouse nous offre un spectacle de grande qualité, chorégraphié par Bruce Lee lui-même, c’est un véritable plaisir des yeux.

Et comme en plus, c’est Lalo Schiffrin qui signe la musique, tout est fait pour que le spectateur passe un bon moment.

 

Et si le film fonctionne, c’est aussi parce que Clouse a un scénario. En effet, chacun des hommes qui va participer au tournoi a un passé et nous découvrons, après une transition un peu éculée, ce qui les a fait venir. Seul Parsons (Peter Archer) est laissé de côté dans cette présentation : mais son attitude et celle des autres qui le connaissent nous annoncent que ce n’est pas un personnage très positif. Taciturne et un brin raciste, il nous paraît évident qu’il ne peut pas s’en sortir avec les honneurs. Tellement évident qu’il sera le premier à disparaître.

Trois autres méchants vont aussi disparaître (1) et parmi eux le chef, Han. On peut trouver certains points de ressemblance entre Han et d’autres méchants célèbres : Dr. No pour l’apparence, et Blofeld pour le chat. Mais ces références bondiennes ne s’arrêtent pas là puisque le système souterrain de Han ressemble à tous ceux qu’on trouve alors dans les films de l’agent secret britannique.

 

Mais la plus belle référence – pour moi – qu’on peut trouver, c’est La Dame de Shanghaï. En effet, à un moment, le duel final qui oppose Lee à Han se déroule dans une salle aux miroirs (plus de 8000, d’après ce que j’ai lu). Les effets d’optique sont tout aussi impressionnants que chez Welles, d’autant plus que là aussi, c’est l’explication finale. Mais sans flingue, à mains (presque) nues.

 

Bref, un film très intéressant et très bien ficelé (à tout point de vue) et surtout, qui m’a donné envie d’aller en voir d’autres avec cet acteur disparu trop tôt (32 ans).

 

  1. Je ne révèle pas grand-chose, c’est toujours comme ça que ça se passe : Les méchants sont châtiés, et puis c'est tout !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Joe Carnahan, #Action
L'Agence tous risques (The A-Team - Joe Carnahan, 2010)

S’il est une constante dans le cinéma américain depuis la pérennisation des effets spéciaux numériques (une vingtaine d’années donc), c’est l’adaptation au cinéma des séries-télé qui ont eu du succès.

Et si certaines ne rendent pas vraiment hommage à leur modèle (1), d’autres arrivent à nous réconcilier avec cette constante (2), comme cette Agence tous risques tournée par Joe Carnahan, avec Liam Neeson reprenant le rôle d’Hannibal Smith qu’avait tenu George Peppard, cigare inclus.

 

Bien sûr, le parallèle avec la série originelle est inévitable, mais n’étant pas spécialement fan, je n’avais rien à perdre à regarder ce produit dérivé. Et je ne le regrette absolument pas.

Comme toujours dans ces cas-là, le passage obligé concerne le fameux : comment en sont-ils arrivés là ?

Et Carnahan répond à cette question. En moins de 40 minutes nous savons tout : comment ils ont formé cette équipe, comment ils en sont devenus des hors-la-loi suite à une opération aussi risquée que spectaculaire.

Le film répond même à d’autres questions, dont celle concernant la phobie des voyages aériens de B.A. Barracus (Quinton « Rampage » Jackson).

Et entre nous, on comprend aisément pourquoi : voler avec « Howling Man » Murdock (Sharlto Copley) peut être traumatisant.

 

Autre passage obligé : la mise à jour. Le Viêt-Nam étant un tantinet ancien pour les spectateurs d’aujourd’hui et surtout nous impliquerait des héros d’une soixantaine d’années (minimum), on fait un bond en avant dans le temps et on se retrouve à la deuxième Guerre du Golf (3). Ensuite, il n’y a plus qu’à découper selon les pointillés et rendez-vous à la fin !

 

Le spectacle est là : de basses manœuvres de la CIA (normal !), des poursuites en hélicoptères puis en avion-cargo, des planches à billets (plutôt des plaques métalliques) à récupérer et un final époustouflant dans le port de Los Angeles !

Sans oublier l’humour indispensable pour le bon accueil du public et le tour est joué.

 

Bon, le public américain ne fut pas exactement au rendez-vous, les fans de longue date étant un peu désarçonnés par cette adaptation.

Qu’importe, nous ne sommes plus à la télévision et il est toujours intéressant de voir en plus grand et avec largement plus de moyens les péripéties de cette équipe-A (4), un commando de choc de renégats de l’armée américaine, dont le but ultime est prouver l’erreur du gouvernement US à leur encontre. Et comme on pensait en faire une suite, la fin n’amène pas cette résolution…

Par contre, on a droit à un générique final vantant les mérites de cette équipe, rappelant celui de la série. D’ailleurs, dans le même temps, on y retrouve la musique de Mike Post & Pete Carpenter !

Par contre, on ne peut que difficilement repenser aux paroles (mièvres) de la chanson d’u générique.

 

Alors, laissez-vous faire…

 

PS : J’avais oublié l’élément féminin, Charissa Sosa (Jennifer Biehl), ex de Templeton « Face (5) » Peck (Bradley Cooper) et surtout membre du DCIS (Defence Criminal Investigation Service), à la poursuite de la fine équipe.

 

  1. The Avengers (1998). Quelle horreur !
  2. Charlie’s Angels (2000) et sa suite (2003)
  3. Qui était toujours d’actualité au moment de la sortie du film, elle sera officiellement finie l’année suivante.
  4. Le titre original de la série (et du film).
  5. Ce dernier porte très bien son surnom, surtout qu’il n’a pas le brushing irrésistible (hum) du Peck original…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Action, #John McTiernan, #Die Hard
Piège de Cristal (Die hard - John McTiernan, 1988)

Si vous êtes inquiets en avion, méfiez-vous des tuyaux que peuvent vous refiler vos compagnons de voyage. Car à moins d’être fakir, marcher sur des morceaux de verre pieds nus peut provoquer quelques inconvénients très désagréables surtout quand on vous tire dessus à la mitraillette.…

 

C’est ce qui est arrivé à John McClane (Bruce Willis, avec des cheveux) : pour Noël, ce gentil policier a décidé de traverser les Etats-Unis pour célébrer cette fête incontournable avec sa femme Holly (Bonnie Bedelia) et ses enfants.

Et avant la fête familiale, il faut passer par la réception professionnelle offerte par Joseph Y. Takagi (James Shigeta), PDG de Nakatomi Industry.

Mais c’est aussi le soir qu’a choisi Hans Gruber (Alan Rickman) pour s’attaquer à cette entreprise : prise d’otage avec feux de toutes sortes et interventions très musclées.

Le tout filmé par l’équipe de Richard « Dick » Thornberg (William Atherton), journaliste peu scrupuleux qui mérite son surnom (1).

 

Une chose est sure avec John McTiernan, c’est qu’il va y avoir du spectacle. Et croyez-moi (si vous n’avez pas encore vu ce film), on en a pour son argent !

C’est un film dans la lignée de certains films-catastrophes des années 1970s : on ne peut pas s’empêcher de penser à La Tour infernale, du fait de la localisation de l’intrigue (un gratte-ciel, un tantinet plus petit tout de même) et des diverses séquences pyrotechniques proposées (2).

 

Nous avons donc une belle bande de méchants, Hans Gruber en tête, prêts à tout pour faire aboutir leurs noirs desseins, la mort d’un innocent n’étant pas un souci pour eux. Il faut dire que leur patron est un sacré coco : ancien membre d’un groupuscule d’extrême gauche (ce n’est pas la RAF, mais ça y ressemble tout de même beaucoup), il est habitué à mener de telles expéditions. C’est un type froid et très calculateur, un méchant comme on les aime au cinéma, et comme en plus c’est le regretté Alan Rickman qui l’interprète, nous sommes gâtés : c’était d’ailleurs son premier grand rôle au cinéma !

 

En face de ce super méchant, on trouve un pauv’ flic de New York, et dans l’histoire qui nous intéresse : un cowboy solitaire loin de son foyer (3).  Mais c’est avant tout un flic : le boulot avant tout, quitte à ne pas voir le monde changer autour de lui, et en l’occurrence sa femme partir à l’autre bout du pays pour travailler.

Mais heureusement que Gruber est là : cette aventure va lui permettre de changer et, comme toujours dans ces cas-là, gagner sa rédemption… (4)

Mais il ne sera pas le seul dans ce cas : son contact extérieur, le sergent Powell (Reginald VelJohnson) aura la sienne : en période de Noël, les miracles arrivent.

 

Trente ans déjà que le film est sorti. Si l’intrigue est toujours aussi solidement menée, et les effets spéciaux à couper le souffle, il y a un élément qui nous fait regarder le film avec un autre œil : quand un corps tombe du gratte-ciel, comment ne pas penser au 11 septembre 2001 ? En effet, 17 ans après, et pour un spectateur qui a assisté à cet événement funeste (au moins à la télévision) il y a une résonance prémonitoire assez étonnante dans ce film.

 

Pour le reste, c’est un film très américain, et pas seulement parce qu’il y a Bruce Willis. On n’échappe pas à la sacro-sainte réception de Noël que donnent les entreprise à leurs employés (on peut en voir une dans Un Fauteuil pour deux, par exemple), ni à l’incontournable Let it snow, chanté par Vaughn Monroe mais auparavant chantonné par Powell. Il ne manque plus qu’un extrait de La Vie est belle.

Et si en plus, je vous dis que l’un des deux agents du FBI est un ancien du Vietnam…

 

Bref un film d’action impeccable et qui se bonifie à chaque visionnage.

 

 

  1. Allez vérifier vous-mêmes.
  2. A l’ancienne, bien entendu, c’était il y a 30 ans !
  3. Si vous voyez ce que je veux dire…
  4. No comment.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #David Fincher, #Action, #Thriller

Nicholas van Orton (Michael Douglas) est comblé. Il a réussi dans la finance, il possède une grande maison de famille, il a épousé une belle femme et a même eu le droit d’en divorcer.

Il a aussi un frère, Conrad (Sean Penn), qui a moins bien réussi. Quasiment pas, d’ailleurs.

Aujourd’hui, il a quarante-huit ans. Comme son père. Le jour où il s’est jeté du toit de la belle maison. Et son frère lui a offert un cadeau original : la participation à un jeu. Nicholas n’est pas très emballé, mais il accepte tout de même de se plier aux tests d’admission.

Le jeu peut commencer.

Et rapidement, ce qui ne devait être qu’un jeu devient un cauchemar. Il faut dire qu’en Anglais, « game » ne veut pas seulement dire jeu. Ca signifie aussi gibier. Parce que c’est ce que devient Nicholas : un gibier dans une chasse qui lui a complètement échappé.

Nous avons, ici, un scénario très habile. Fincher nous emmène et fait de nous ce qu'il veut. De par son intrigue et aussi de par l’utilisation du décor et des accessoires. Rien n’est laissé au hasard. Nous suivons les péripéties qui s’enchaînent en alternant rythme lent et accéléré avec beaucoup de jubilation.

Nicholas, qui, au début, est une espèce de financier arrogant, assez désagréable, se métamorphose avec les épreuves pour devenir sympathique. Iol faut dire que ce qui lui tombe dessus est assez haletant. Et Michael Douglas est très convaincant dans ce rôle hybride d’homme d’affaire (cf. Wall Street) qui se transforme en homme d’action (cf. Romancing the Stone), entouré de seconds rôles ambigus mais attachants (Deborah Kara Unger, et le regretté James Rebhorn, entre autres).

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