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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

aventures

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Aventures, #Martin Campbell, #Anthony Hopkins
Le Masque de Zorro (The Mask of Zorro - Martin Campbell, 1998)

Il est (encore) de retour !

Après près de quinze ans d’absence sur les grands écrans, le justicier masqué, rusé comme un renard (1), nous revient, enfin revenait aux spectateurs de l’époque, avec un duo Hopkins/Banderas séduisant.

 

Tout commence en 1821 quand le gouverneur Don Rafael Montero (Stuart Wilson) dirige  d’une main de fer la Californie espagnole. Alors qu’il opprime sans vergogne le peuple mexicain, un justicier masqué s’oppose à lui : Zorro (Anthony Hopkins), de son vrai nom Don Diego de la Vega.

Ayant triomphé de son ennemi, Rafael est contraint de rentrer en Espagne avec Elena (Catherine Zeta-Jones) la fille de don Diego, laissant ce dernier pourrir en prison.

Vingt ans plus tard, Rafael revient en Californie avec « sa » fille, bien déterminé à récupérer la Californie des mains de Santa-Anna.

Dans le même temps reparaît un personnage qu’on imaginait totalement disparu : Zorro. Et il semble que les années l’aient épargné…

 

78 ans après Douglas Fairbanks (2) et une cinquantaine de films plus tard, Zorro nous revient donc sous les traits doubles d’Anthony Hopkins (1821) et d’Antonio Banderas (1841). ON retrouve dans ces deux personnages une très belle opposition de style : d’un côté ce qu’on appelle un gentleman, un aristocrate aux manières irréprochables et au charme ravageur ; de l’autre un jeune chien fou au tempérament bouillonnant. Cette opposition se prolonge dans une relation maître/apprenti tout aussi convenue.

Et bien entendu, ce tandem fonctionne parfaitement, le jeune Murrieta (Banderas) reprenant sans problème le flambeau du justicier vieillissant.

 

Mais ce qu’on attend de Zorro, c’est avant tout de l’action et d’incontournables duels à l’épée. Nous avons les deux ici, les différents assauts étant réglés – comme de bien entendu – comme de véritables chorégraphies, accompagnées du choc clair des lames. Bien sûr, à l’instar du grand Douglas, nos deux Zorro bondissent avec virtuosité pour notre plus grand plaisir.

Et bien sûr, nos deux héros n’effacent pas le souvenir de Guy Williams qui fut le Zorro de notre enfance (3) : on ne peut s’empêcher de sourire quand Murrieta (qui se fait alors passer pour un grand d’Espagne) appelle son serviteur Bernardo.

 

Quant aux méchants, ils remplissent très bien leur rôle : Don Rafael est un tyran haïssable (4) exempt de tout scrupule, dont la propension à l’injustice et l’exploitation semble sans limite. A ceci s’ajoute l’usurpation du titre de père pour la belle Elena, crime semble-t-il plus grand au regard de l’intrigue.

A ses côtés, on trouve un personnage assez fascinant au sang-froid impressionnant : le capitaine Harrison Love (Mark Letscher). C’est un autre méchant terrible, un tueur implacable aux manières franchement révoltantes : son entretien privé avec Murrieta en donne toute la mesure.

 

Et puis il y a la femme. Elena est bien sûr très belle – normal, c’est Catherine Zeta-Jones – mais elle n’est pas seulement là pour son joli minois comme la plupart des jeunes femmes dans la série avec Guy Williams par exemple. C’est une jeune fille volontaire qui en plus sait manier l’épée, ce qui est plutôt rare dans les adaptations relatives à notre personnage principal. Son duel avec Zorro-Banderas n’est d’ailleurs pas le moins intéressant.

 

Bref, Martin Campbell réussit cette nouvelle adaptation des aventures du héros de Johnston McCulley, évitant au passage le trop plein d’effets spéciaux numériques qui étaient alors en vogue dans le cinéma américain de l’époque, et équilibrant son film en variant le rythme des différentes séquences, faisant de ce Zorro une agréable surprise, remettant au goût du jour le genre cape et épée. Mais ce retour sera sans lendemain si on excepte une suite proposée 7 ans plus tard, avec le même trio vedette : Antonio Banderas, Catherine Zeta-Jones et Martin Campbell.

Evidemment, ceci est une autre histoire.

 

  1. Peut-il en être autrement ?
  2. Pour moi le seul, le vrai !
  3. La mienne en tout cas.
  4. Stuart Wilson n’est pas à son coup d’essai dans la peau d’un méchant patenté : il fut l’infâme Jack Travis dans L’Arme fatale 3.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Aventures, #Comédie, #Philippe de Broca
L'Homme de Rio (Philippe de Broca, 1964)

Bien avant de ne plus répondre, Rio était déjà le cadre d’aventures rocambolesques qui n’étaient pas sans rappeler celles de Tintin.

Mais reprenons.

 

Cambriolage au Musée de l’Homme (Paris) : on a volé une statuette maltèque. On a aussi enlevé le professeur Catalan (Jean Servais) qui l’avait découverte, et Agnès Villermosa (Françoise Dorléac, partie beaucoup trop tôt) la fille de son compagnon, autre découvreur des trois statuettes avec le brésilien De Castro (Adolfo Celi). Ces trois statuettes indiqueraient l’emplacement du trésor des Maltèques, peuplade amazonienne aujourd’hui disparue.

Mais en enlevant Agnès, les ravisseurs ont fait une erreur : son fiancé Adrien Fournaquet part à leurs trousses, bien décidé à leur arrachée sa fiancée.

 

Après deux participations à des films à sketches (Les 7 Péchés capitaux et Les Veinards), Philippe de Broca revient au film d’aventures, et pour l’occasion, il retrouve Jean-Paul Belmondo, vedette de son dernier long métrage (Cartouche).

Et encore une fois, le film qu’il nous propose est de très bonne facture, l’intrigue et le jeu des interprètes se conjuguant superbement pour notre plus grand plaisir.

Belmondo est toujours en pleine forme, interprétant cet aventurier malgré lui, un jour à Paris, le lendemain à Rio, au lieu d’être aux bras de sa fiancée pendant sa permission d’une semaine (il est troufion à Besançon).

A ses côtés, Françoise Dorléac est elle aussi magnifique, jouant avec subtilité cette jeune femme un tantinet écervelée mais au charme indéniable : même le vieux Catalan n’y résiste pas.

 

Bien sûr, à aucun moment on ne croit à toutes ces péripéties, mais l’esprit du film et la générosité de ses interprètes en font un grand moment de cinéma, soutenu par la musique inspirée de Georges Delerue.

Et si on retrouve de nombreux éléments de Tintin (1), on y trouve aussi l’inspiration qui amena Indiana Jones, autre avatar tintinesque, et dans une moindre mesure Hubert Bonisseur de la Bath comme suggéré au début de cet article.

Et comme dans tout bon film d’aventure, on y trouve les ingrédients indispensables : mystère, trésor fabuleux, milieu hostile avec en prime un crocodile, sans oublier une bonne bagarre qui se déroule chez Lola (Simone Renant), chanteuse et femme fatale.

 

Bref, on s’amuse et en plus, c’est très bien fait. Philippe de Broca, comme le dit mon ami Jean : « de Broca est un maître de la comédie, de la vitamine C pour les journées de pluie ou de confinement. »

Encore une fois, il le montre avec brio, retrouvant celui qui va être son interprète fétiche pour quelques films : Jean-Paul Belmondo, qui était capable à la même période (les années 1960s) de tourner avec lui et n’importe quel réalisateur de la fameuse « nouvelle vague » (personne n’est parfait, n’est-ce pas professeur Allen John ?) sans pour autant se griller chez l’un ou chez les autres. C’est aussi à ça qu’on reconnaît un grand acteur (2).

 

L’une des dernières images du film, une fois le chantier de la transamazonienne passé, nous montre une famille d’autochtones de l’Amazonie sur le bord de la route. Il y a dans cette image une détresse prémonitoire : les habitants véritables de cette forêt que le Brésil ne cesse de tuer (3) depuis des décennies – et avec encore plus de détermination depuis le nouveau président – éliminant les arbres, mais avec eux la vie animale et humaine.

Terrifiant.

 

  1. Allez voir sur Wikipédia, elle explique ça mieux que moi ici. Mais elle oublie tout de même la momie attachée qui n’est pas sans rappeler notre vieux complice Rascar Capac (Les 7 Boules de cristal)
  2. Certes, certains de ses films furent moins heureux (1970s-1980s), mais on ne peut pas toujours tout réussir… Et malgré tout, Belmondo reste l’un des plus grands du cinéma français.
  3. La forêt et les habitants, donc.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Aventures, #Jake Kasdan
Jumanji : Bienvenue dans la Jungle (Jumanji: Welcome to the Jungle - Jake Kasdan, 2017)

Réjouissant.

C’est le qualificatif qui me vient naturellement après le visionnage de ce nouveau volet du jeu Jumanji. Et pourtant, ce n’était pas gagné : j’avais peu envie de le voir !

Rappelez-vous : dans le film de Joe Johnston, des jeunes gens se lançaient – légèrement au début puis beaucoup moins – dans une partie de Jumanji qui avait la particularité d’insérer les écueils dans la vraie vie. En prime, un jeune garçon qui avait commencé une partie quelques décennies plus tôt les rejoignait.

Ici, c’est (presque) pareil.

 

Jake Kasdan (le fils de Lawrence) reprend les mêmes ingrédients et ouvre avec le jeune Alex (Mason Guccione/Nick Jonas) qui commence la partie. Puis nous avons un saut dans le temps et nous retrouvons un quarteron vedette, ceux qui reprennent la partie : Spencer (Alex Wolff/Dwayne Johnson), Fridge (Ser’Darius Blain/Kevin Hart), Bethany (Madison Iseman/Jack Black) et Martha (Morgan Turner/Karen Gillan).

Mais attention, alors que le film de Johnston utilisait un jeu de plateau traditionnel avec pions qui se déplacent, ici c’est une version numérique avec une console.

Et alors que les incidents arrivaient dans le monde des joueurs, ici ce sont les joueurs qui sont envoyés sur place, dans cette jungle hostile annoncée par le titre.

 

C’est d’ailleurs le passage dans le monde virtuel (et pourtant bien réel !) qui est la source du comique du film. En effet, on rit souvent des différents décalages entre ces adolescents livrés à eux-mêmes dans des corps d’adultes. La palme revenant à Bethany qui devient un homme, avec des petits désagréments absolument inattendus : le fait d’uriner en fait partie…

Et on peut alors savourer le jeu de Jack Black (toujours aussi bon d’ailleurs) dans ce rôle transgenre : jouer une jeune fille quand on est un adulte plutôt épais et de surcroît barbu sans tomber dans la caricature mérite d’être distingué.

L’autre bonne surprise, c’est Dwayne Johnson et ses gros biscoteaux. IL interprète le joueur aventurier sans faiblesse, celui qui permet de gagner la partie, mais avec un handicap certain : Spencer, dans la vraie vie est un « nerd », une espèce d’intello à la connotation péjorative.

Et surtout, le vrai Spencer est un empoté, surtout auprès des filles. On retrouve alors ce décalage sur le grand corps fort et musclé de l’ancien catcheur.

 

Bref, ce décalage permet au film de virer dans la comédie et de tenir son rang par rapport au film de 1995. Bien sûr, les effets numériques ajoutent au spectacle mais ce n’est pas dans ce domaine que le film est le plus intéressant.

Kasdan dépoussière le thème et s’en tire très bien, amenant la comédie là où on ne l’attendait pas, en utilisant avec bonheur les ressorts du jeu vidéo (nombre de vies, caractéristiques…).

On s’amuse de ses ados un peu empêtrés dans cette histoire tout en vivant certains éléments de leur âge qui ne sont pas obligatoirement très agfréables, surtout devant les autres : le baiser entre Martha/Gillan et Spencer/Johnson vaut à lui seul le déplacement.

 

Alors allez-y, oubliez le film de Johnston et régalez-vous de cette comédie dont la grande prétention est de faire rire : elle y parvient !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Aventures, #Jérôme Salle
Largo Winch (Jérôme Salle, 2008)

Comme (presque) tout le monde je connais la bande dessinée de Francq et Van Hamme, mais il se trouve que je ne l’ai jamais lue, les histoires financières n’étant pas mon fort.

Par contre, je vais vous parler plus facilement du film de Jérôme Salle, qui nous montre – encore une fois – que les films français savent se montrer à la hauteur des films américains dans le genre aventures.


Nerio Winch (Miki Manojlović), l’un des hommes les plus riches du monde, vient de mourir, laissant son empire financier sans tête. Contre toute attente, on apprend qu’il a un fils (adoptif) : Largo (Tomer Sisley). Ce dernier a une vie plutôt aventureuse, et certains hauts responsables ne voient pas d’un très bon œil l’arrivée de cet inconnu au sommet de cette fortune. Surtout que Nerio a été assassiné.

Va alors commencer une course contre la montre pour Largo et ses adversaires, qui mènera l’un d’entre eux au sommet d’une fortune considérable.

 

Si l’intrigue semble simple au premier abord, il n’en va pas de même de la narration utilisée par Jérôme Salle, qui signe ici, en plus du scénario, son deuxième long métrage. Il faut dire que Salle est avant tout scénariste, ce qui explique beaucoup la complexité narrative du film.

En effet, On ne cesse de faire des allers-retours dans le temps, entre 1981, date à laquelle Nerio a adopté Largo et 2008, l’année de sa mort, qui est donc la date de référence pour l’intrigue présente.

 

Mais je dois avouer qu’à un moment, on a du mal à s’y retrouver, et ce malgré les indications temporelles incrustées sur l’écran. Heureusement, à un moment, les différents événements s’imbriquent les uns dans les autres, et la résolution finale se passe comme il faut, avec bien sûr, un coup de théâtre de dernière minute qui n’est tout de même pas un deus ex machina : l’intrigue se tient, et même van Hamme a ratifié le film, étant mentionné dans les crédits de fin comme conseiller technique.

 

Côté interprétation, Tomer Sisley est un Largo Winch convainquant, et les différent(e)s interprètes autour de lui composent des opposants et adjuvants tout aussi crédibles, donnant un film de facture fort honnête, où les séquences d’action menées sur un rythme fort dynamique – le montage l’étant tout autant – sans pour autant noyer le spectateur dans un nombre incalculable de plans par seconde. Ces moments très animés sont aussi contrebalancés par des séquences plus calmes mais tout de même importantes dans l’intrigue principale (1).

 

Trois ans après, suite au succès du film, Jérôme Salle tourne une suite, avec une partie des interprètes de celui-ci.

Mais nous en parlerons plus une autre fois, si ça ne vous fait rien.

 

  1. Une petite réserve tout de même : le moment quand Largo couche avec Léa/Naomi (Mélanie Thierry) était-il bien indispensable ? Quoi qu’il en soit, l’anatomie de ces deux partenaires est malgré tout fort agréable à regarder.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Aventures, #Robert Zemeckis, #Danny DeVito
A la Poursuite du diamant vert (Romancing the Stone - Robert Zemeckis, 1984)

Angelina (Kathleen Turner) est menacée par l’infâme Grogan (Ted « Jason » White) : il veut son or et plus car affinités. Mais heureusement, elle portait dissimulé un couteau qu’elle envoie dans le cœur de son opposant, et une fois sauvée des frères de Grogan, le beau Jessie la sauve et l’emmène vers le bonheur.

Fin.

 

Enfin, fin du roman que Joan Wilder (Kathleen Kennedy) vient d’écrire et va porter à son éditrice (Holland Taylor).

A la poste ce matin, une lettre renfermant une carte que des méchants veulent à tout prix récupérer, si Joan veut pour sa part récupérer sa sœur (Mary Ellen Trainor, Mme Zemeckis à la ville) en échange.

Voilà donc Joan Wilder qui n’a jamais quitté New York sur la router de l’aventure, mais aussi sur celle de Jack T. Colton (Michael Douglas), ainsi que du dangereux Zolo (Manuel Ojeda) colonel et chirurgien mais surtout boucher notoire.

 

Avec ce film, Robert Zemeckis fut projeté en avant de la scène, enchaînant ensuite de nombreux succès dont le suivant Retour vers le Futur est emblématique de son cinéma : mêlant humour et scénario solide et un très bon sens du timing comme le montre dans ce film la descente forcée de Joan et Jack.

Bien sûr, ce film n’est pas sérieux. Mais sans tomber dans l’outrance du trio Abrahams, Zucker & Zucker (Top Secret cette année-là), Zemeckis réussit une très belle parodie du film d’aventure, mélangeant les ingrédients susnommés avec bonheur.

 

Il faut dire qu’on retrouve, outre l’emprunt au western d’introduction, tous les éléments des films d’aventure : un chasseur (Jack) solitaire (1) ; un méchant sadique (Zolo) ; deux truands à la petite semaine – un grand mince (Ira/Zack Norman) et un petit gros (Ralph/Danny DeVito) – et une belle nunuche (Joan) obligée, malgré elle, de vivre le destin de son héroïne la belle Angelina. Mais il faut avouer que traverser la jungle colombienne en talons aiguille n’est pas une très bonne idée (2).

 

On s’amuse beaucoup de cette intrigue qui (elle aussi) mêle avec bonheur les éléments des romans de Joan et sa véritable aventure, et quand se termine le film, on se demande alors quelle est la vérité entre ce qu’on a pu voir et ce qu’elle a pu écrire (3). Rassurez-vous, l’ultime séquence remet les choses au point et la fin est – pouvait-on en douter ? – heureuse.

Quoi qu’il en soit, Zemeckis nous emmène là où il veut et comme il le veut, le spectateur étant alors séduit par cette histoire qui en outre recèle des narcotrafiquants et des poursuites en voiture (avec une 4-L, s’il vous plaît) ainsi qu’une cascade et comme si cela ne suffisait pas des crocodiles. Ai-je parlé du pont qui enjambe une vallée avec rivière tout en bas ?

Bref, nous sommes gâtés et nous ressortons du film un sourire aux lèvres, comme c’est très souvent le cas avec les films de Zemeckis.

 

Par contre, le succès (mérité) amena des producteurs (dont Michael Douglas) à en faire une suite, avec le trio Kennedy-Douglas-DeVito. Et comme Zemeckis travaillait sur Retour versle futur, il ne put y participer : le résultat s’en fait sentir.

Et on en revient à la question habituelle : Une suite était-elle nécessaire ?

Franchement ?

Non.

 

  1. Il chasse les oiseaux pour les revendre.
  2. Un argument publicitaire du film à sa sortie.
  3. D’où le titre original qui allie l’émeraude et le métier de Joan qui mélange aventure et romance dans ses livres.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Cecil B. DeMille, #Aventures
Four frightened People (Cecil B. DeMille, 1934)

Alors qu’on envoie par le fond un marin mort de la peste bubonique, quatre passagers s’échappent à bord d’une chaloupe rudimentaires : le chimiste Arnold Ainger (Herbert Marshall), le reporter Stewart Corder (William Gargan), la riche oisive à chienchien Mrs Mardick (Mary Boland) et la professeure Judy Jones (Claudette Colbert).

Mais alors que les trois premiers se sont entendus pour s’échapper, il n’en va pas de même pour la jeune femme qui fut emmenée contre son gré.

Ces quatre personnes se retrouvent alors en pleine jungle malaisienne, conduites par Montague (Leo Carillo), un guide original qui porte cravate anglaise sur son torse nu.

Ce sont elles, ces quatre personnes qui ont peur comme nous le dit le titre.

 

Alors que la MGM engrange de fabuleuses recettes suite au premier Tarzan et qu’un nouvel épisode va sortir trois mois plus tard, que la RKO a présenté l’année précédente l’incroyable King Kong, il était temps que la Paramount propose à son tour quelques aventures exotiques. C’est donc Cecil B. DeMille, réalisateur vedette qui s’y met et nous propose cette aventure extraordinaire de gens plutôt ordinaires (1). Et quinze ans après Male and Female, il retourne dans une île où sont d’une certaine manière prisonniers quatre ressortissants américains loin de tout : de la mer, des hommes, de la civilisation.

Mais encore une fois, si ces gens sont loin de tout, les codes sociaux ont tout de même tendance à résister, les fréquentations inter-classes n’étant pas toujours de mise. C’est pourquoi dans la première partie, Judy, simple enseignante, est à peine considérée, voire rabrouée à chaque initiative.

 

Mais encore une fois chez DeMille, cette femme effacée va se révéler et faire marcher son monde à la baguette : alors que Mrs Mardick est emmenée par des indigènes, elle se retrouve seule femme avec ces deux mâles (2), qui découvrent, alors qu’elle se baigne sous une cascade, que cette jeune femme n’est pas si insignifiante que cela… Et surtout qu’elle possède certains arguments invisibles au premier contact…

Et comme c’est Claudette Colbert, on sait bien que révéler ses charmes n’était pas un grand problème pour elle : le film suivant de Cecil B. (3) la verra à nouveau peu vêtue…

Et quand le film sort, le Code Hays n’est pas encore entré en vigueur.

 

Si nous sommes dans une comédie (entendre : une histoire qui se termine bien), nous sommes bien loin de Male and Female, si ce n’est une libéralisation des mœurs. Tout comme Crichton (Thomas Meighan) était attiré par sa patronne Mary (Gloria Swanson), rompant alors les convenances sociales de la grande ville, Ainder est attiré par Judy alors qu’il est marié par ailleurs. A nouveau les liens se relâchent : la chair est faible, que voulez-vous.

Mais une fois le retour à la civilisation effectué, ce couple ne peut plus exister et le dilemme se posera pour le chimiste, qui devra choisir : l’épouse qui l’a attendu (pas très) patiemment, ou l’amante avec qui il a vécu des moments forts (il a même reçu une flèche dans le bas du dos (4). Cela nous donnera une dernière occasion de (sou)rire : le programme des différentes stations de radio.

 

Bien sûr, Claudette Colbert est magnifique dans ce rôle de femme qui se révèle : aux autres mais surtout à elle-même. Et c’est quand elle casse ses lunettes qu’elle ouvre enfin les yeux ! Et dans le même temps, les deux hommes eux aussi les ouvrent : comment ont-ils pu être si aveugles pendant tout ce temps ?

Mais cette révélation n’est possible que grâce à l’autre femme : Mrs Mardick se « sacrifie » pour les autres et accepte de suivre un chef indigène (Tetsu Komai). Et Mary Boland interprète certainement le personnage le plus comique du film, amenant même une révolution dans la tribu où elle est emmenée. Et ce rôle comique était de toute façon annoncé dans la présentation des personnages, au tout début du film, à la façon des films muets : un petit intertitre de présentation suivi d’un plan de chaque protagoniste.

 

DeMille dose avec son habileté coutumière tous ses ingrédients pour faire de ce film un succès – avec surtout les scènes déshabillées qui vont beaucoup plus loin que dans King Kong – mais cet avantage prendra fin quand trois mois plus tard va sortir Tarzan et sa Compagne, dernier  film à présenter aussi ouvertement la nudité, dans un ballet aquatique des plus subtils.

 

 

  1. Encore que. DeMille est bien connu pour ses comédies avec des personnages un tantinet aristocratiques.
  2. Terme on ne peut plus pertinent.
  3. Cleopatra (1934). Rappelez-vous aussi The Sign of the Cross (1932)
  4. Pas trop bas !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Aventures, #Tarzan, #Wilhelm Thiele
Le Triomphe de Tarzan (Tarzan triumphs - Wilhelm Thiele, 1943)

Tarzan revient. Encore (1).

Tout d’abord, comme Maureen O’Sullivan était indisposée, indisponible et lasse (2), les scénaristes ont usé du subterfuge disant que Jane était restée à la grande ville pour s’occuper de sa mère.

Autre changement notable : la MGM a cédé les droits du personnage d’Edgar Rice Burroughs à la RKO.

Nous avons donc notre Tarzan (Johnny Weissmuller) et Boy (Johnny Sheffield) seuls dans la jungle, et notre héros obligé de prendre la place de Jane pour éduquer Boy.

Mais heureusement, la princesse de la cité mystérieuse (Palandria) du voisinage, la belle Zandra (Frances Gifford), prendra un peu la place de Jane, sinon dans le cœur tout du moins aux côtés de notre « bon sauvage ».

 

Mais nous sommes en 1942 quand le film est tourné et les Etats-Unis sont entrés en guerre contre l’Allemagne nazie. C’est pourquoi à son tour, Tarzan va servir la cause des Alliés, même dans ses contrées franchement perdues. Tellement perdues que le côté africain a été totalement gommé et les animaux présents – les archives de la RKO la plupart du temps – sont répartis un peu partout dans le monde : le lion d’Afrique, bien sûr, mais l’éléphant est « d’Inde » et on n’aperçoit aussi un nasique qui vit, comme nous le savons tous depuis Vol 714 pour Sidney, sur l’île de Bornéo. Mais passons. Cet universalisme animal permet de déplacer les intrigues à la convenance du réalisateur et en finit une bonne fois pour toute avec les porteurs africains sacrifiés par les Blancs dans les premiers épisodes. De plus, la place plus importante prise par les Afro-américains pendant la guerre va aider à éliminer cette vision colonialiste un tantinet méprisante mais surtout raciste : les autochtones noirs étant facilement escamotables du fait de la couleur de leur peau.

 

Mais ces contrées ne sont pas si perdues, puisqu’un escadron de nazis va atterrir à Palandria, contrôler la cité et exploiter ses habitants sous le prétexte habituel chez ces affreux : « les plus forts dominent ».

Nous allons alors assister à de terribles exactions, d’autant plus terribles qu’elles concernent des gens considérés ouvertement « inférieurs », les nazis se considérant comme « la race des seigneurs ». Bien sûr, c’est plutôt la race des « saigneurs » qui nous est montrée ici.

Et ce déséquilibre dans l’intrigue (3) va amener Tarzan progressivement à intervenir.

 

Vous l’avez compris, à travers ce scénario un tantinet convenu, c’est la deuxième Guerre Mondiale qui est évoquée : les Nazis sont eux-mêmes et donc d’affreux salauds meurtriers et racistes, et Tarzan symbolise l’Amérique ezn lutte.

Et comme l’Amérique dans les premières années du conflit, Tarzan n'intervient pas tant qu'on ne le dérange pas. Un des  soldats le qualifie alors d’isolationniste, ce qui était la position américaine jusqu’à Pearl Harbour.

Mais à partir du moment où les nazis s’en prennent à Boy, Tarzan entre en guerre et, bien sûr, va triompher. D’où le titre.

 

Rien de bien notable dans ce film de propagande si ce n’est tout de même l’utilisation très limitée des animaux dans les différents épisodes de l’intrigue, mis à part Cheetah, toujours fidèle au poste, et Buli, un jeune éléphant qui apparaît au début.

Mais il faut dire qu’en passant de la MGM à la RKO, Johnny Weissmuller n’a pas pu amener son cri si caractéristique. Nous avons donc droit à une pâle imitation plutôt dans les aigus, qui est d’ailleurs peu utilisée (on comprend donc pourquoi).

 

J’oubliais : parmi les infâmes nazis, on trouve un sergent interprété par une ancienne connaissance, Sig Ruman. Comme dans To be or not to be (« Concentration Camp » Ehrhardt) ou encore Stalag 17 (Sergent Schultz) il interprète un Allemand aux caractéristiques légèrement comiques, mais qui se révèle tout de même redoutable dans l’exercice de ses fonctions (soldatesques).

 

  1. C’est le septième film pour Johnny Weissmuller, le quatrième pour Johnny Sheffield.
  2. Elle demanda d’être libérée de son contrat pour s’occuper de son mari (et aussi de ses enfants).
  3. Le déséquilibre propre aux contes et autres belles histoires qui amène la quête principale du héros et qui va lui permettre de se transfigurer en remettant tout en ordre.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Aventures, #George Fitzmaurice, #Rudolph Valentino
Le Fils du cheik (The Son of the sheik - George Fitzmaurice, 1926)

Comme il y a eu Don Q. son of Zorro cinq ans après The Mark of Zorro, il y a Ahmed, le Fils du Cheik, cinq ans après Le Cheik.

Et encore une fois, c’est le beau Rudolph Valentino qui l’interprète.

Et même mieux : il interprète aussi son père, lui aussi prénommé Ahmed.

Nous suivons donc les aventures d’Ahmed Jr. lui aussi conquis par la beauté d’une jeune femme blonde.

Mais comme il n’était pas envisageable de refaire exactement la même chose, George Fitzmaurice, qui succède à George Melford, fait appel à la talentueuse Frances Marion qui écrit donc une suite dans la même verve mais avec beaucoup plus d’humour.

 

Ahmed (le fils) est tombé amoureux de la belle Yasmin (Vilma Bánky), danseuse mais surtout fille d’André (George Fawcett), une espèce de renégat, allié à des Arabes cruels et stupides, qui vont tout faire pour les séparer et essayer de s’enrichir aux dépens du prince.

Bien sûr, ils n’y arriveront pas et tout se terminera bien, mais était-il nécessaire de le préciser ?

 

Plus que Don Q. Son of Zorro, ce film est devenu mythique. Et pour deux raisons. La première, c’est que Valentino était alors au fait de sa gloire, adulé par des cohortes de femmes qui succombaient à son charme d’Italien ténébreux. Mais la seconde est beaucoup plus tragique : Rudolph Valentino est mort trois mois après la sortie du film. Vous avez donc compris : il s’agit de son dernier film, Character Studies ayant été tourné bien avant ce film (1).

 

Ce deuxième opus, en plus d’une technique beaucoup plus maîtrisée (2), a les allures d’un film avec Douglas Fairbanks, Valentino réalisant des bonds et des prouesses courageuses lors de toutes les scènes d’action : il saute sur la selle de son cheval, brette comme un forcené, et enlève les jeunes femmes avec toute sa fougue légendaires.

A ses côtés, on retrouve dans une séquence quasi magique son double (lui-même jouant son père), et tout comme pour Mary Pickford dans The little Lord Fauntleroy, le père touche l’épaule de son fils sur un même plan ! Evidemment, l’artifice est connu, mais il n’empêche, on ne peut que se réjouir devant cette prouesse technique.

Agnes Ayres (sa mère) a bien voulu jouer dans cette suite, reprenant son même rôle, et ce grâce à monsieur Samuel Goldwyn, comme c’est annoncé dès le générique de présentation, précisant même que c’est aussi par amitié pour la star monumentale qu’elle a bien voulu participer.

Et cette présence nous permet aussi de constater que les canons de la beauté d’Hollywood sont en train de changer : alors qu’Agnes Ayres est une belle femme plantureuse, Vilma Bánky est beaucoup plus mince, même si pour le reste, elle n’est pas différente.

 

Si les méchants sont facilement identifiables – George Fawcett en père indigne et son bras droit en bandit (Montagu Love) tout droit sorti des Mille et une Nuits (3), il reste tout de même une paire de personnages qui se rangent de leur côté, mais sont avant tout des éléments comiques de l’intrigue : Bull Montana et Bynunsky Hyman. Ce n’est pas la première fois que ces deux-là sont associés. En effet, ils apparaissent tous les deux dans le film de Max Linder The three Must-Get-There : Bull Montana est le Cardinal Richie-Loo, et il tire sur les rares cheveux d’un moine, interprété par Bynunsky Hyman !

Autre personnage comique – dans une moindre mesure – le second d’Ahmed, Ramadan, interprété par le goguenard Karl Dane : toujours aussi grand et aussi rigolard que dans The big Parade, mais cette fois-ci, il ne meurt pas avant la fin.

 

Le film fut un immense succès, dépassant largement le premier opus. Mais rien d’étonnant là-dedans, ce deuxième film est beaucoup mieux maîtrisé, les cadrages originaux renforçant cette impression (et qui n’en est pas une) de qualité.

Le moment où Ahmed, ivre de jalousie s’approche de Yasmine donne lieu à des mouvements de caméra subjective alternant champ et contre-champ et surtout culminant avec le regard de Vilma Bánky occupant la totalité de l’écran.

Du grand art !

 

Pas étonnant qu’il y ait eu une telle effervescence quand on annonça la mort de Valentino, le 23 août de cette même année 1926.

 

 

  1. Sorti en 1927, il aurait été tourné aux alentours de 1922.
  2. En 5 ans, beaucoup de choses ont évolué, et surtout la manière de filmer.
  3. Encore une fois, Montagu Love interprète un méchant, rôle de prédilection qui le suivra toujours : il est entre autres l’infâme évêque dans The Adventures of Robin Hood.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Burton L. King, #Aventures
L'Homme du passé (The Man from beyond - Burton L. King, 1922)

Deux aventuriers sur la banquise : un chercheur – le docteur Gregory Sinclair (Erwin Connelly) et le mercenaire (1) François Duval (Frank Montgomery) découvre un navire prisonnier des glaces sur lequel un homme est lui aussi emprisonné par la glace.

Il s’appelle Howard Hillary (Harry Houdini) et a vécu un siècle plus tôt.

Sinclair ramène l’homme chez lui, en attendant de le montrer au reste du monde.

 

Harry Houdini était l’un des plus grands magiciens de sa générations (si ce n’était le plus grand) et on a un peu oublié qu’il a aussi tourné dans quelques films. Celui-ci est l’avant dernier dans lequel il apparaît, le voit aussi crédité du scénario et de la production.

Il réalisera le suivant (1923) avant de s’éteindre en 1926 suite à une rupture de l’appendice…

 

Si Houdini était un formidable roi de l’évasion, il n’était pas vraiment un grand professionnel du cinéma. Le film, réalisé par Burton L. King, un obscur metteur en scène qui a produit la majeure partie de ses films dans les années 1910s, est avant tout taillé sur mesure pour le magicien. Et bien sûr, nous avons le droit à une évasion, d’un asile d’aliéné où le personnage fut enfermé.

Le film est tellement centré sur le personnage de Hillary (2) que l’intrigue en devient complètement invraisemblable.

En effet, non seulement il sort d’un sommeil glaciaire d’un siècle, mais il se promène avec juste une écharpe en guise de slip sur la banquise, sans ressentir une quelconque gêne due au froid. Sans oublier qu’il va sauver une jeune femme d’une chute fatale du haut d’une cascade (3) !

 

Non, trop, c’est trop, et on ne peut pas regarder ce film sans se poser quelques questions inhérentes à la crédibilité de l’intrigue.

En effet, Hillary annonce à la jeune Felice (Jane Connelly, la femme de) qu’une seule année s’est passée depuis son voyage qui l’emprisonna dans la glace et qu’il se croit toujours dans les années 1820s…

Et là, la véritable limite du scénario est franchie : non seulement il n’est pas étonné des voitures (à essence, évidemment) qui le transportent d’un lieu à l’autre, mais en plus il retrouve son chemin sans aucune hésitation.

 

Alors non, je ne marche pas. C’est un peu trop pour un esprit cartésien comme le mien, et malgré le postulat inhérent au cinéma comme quoi tout est possible.

Si encore il y avait un peu d’humour dans ces péripéties, mais non, encore une fois.

Mais ce qui me gêne le plus, c’est peut-être le léger prosélytisme de Houdini vis-à-vis du spiritisme.

Certes, ce dernier était un ardent pourfendeur des parapsychologues et autres charlatans, mais c’était aussi dans l’espoir d’en trouver un véritable et qui étaierait sa croyance en la réincarnation.

 

Dommage, alors. On aurait pu avoir un film drôle avec un personnage complètement décalé, persuadé de toujours vivre dans son siècle.

Ce film viendra, bien sûr, mais plus tard, et pas en Amérique : Hibernatus (Edouard Molinaro, 1969)

 

  1. Disons qu’il se met au service du plus offrant.
  2. Chacun des personnages interprétés par Houdini possède les mêmes initiales que les siennes : H.H.
  3. Excusez du peu : Les Chutes du Niagara.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Indiana Jones, #Aventures, #Steven Spielberg, #George Lucas
Indiana Jones et la dernière Croisade (Indiana Jones and the last Crusade - Steven Spielberg, 1989)

Après l’épisode du Temple maudit, Lucas et Spielberg nous propose de nouvelles aventures de notre archéologue préféré. C’est aussi une façon de nous présenter ce personnage atypique pour la profession qu’il exerce.

Le film commence donc en 1912, alors que le jeune Indiana (River Phoenix) participe à une sortie de scouts dans laquelle il découvre des archéologues plus motivés par la valeur marchande qu’historique de leur trouvaille.

Nous assistons alors à l’une des premières poursuites du jeune homme dans ce périlleux métier, qui nous permet de découvrir l’origine de l’ophiophobie (1) dont il souffre ainsi que celle de sa cicatrice sous ses lèvres.

Même si l’issue n’est pas à son avantage, une chose est sure : Indiana sera archéologue.

 

Vingt-six ans se sont écoulés depuis la séquence d’ouverture, et nous retrouvons Indiana Jones qui met un point final à la première aventure. Puis nous rentrons dans le vif du sujet, la dernière croisade dont il est- question dans le titre : la quête du Graal.

Si l’issue ne fait pas de doute – il a déjà retrouvé l’Arche d’Alliance deux ans plus tôt, alors ce n’est pas un gobelet qui va lui résister – c’est avant tout la présence d’un autre Jones qui fait tout le sel du film : le professeur Henry Jones, médiéviste réputé, terreur de ses élèves, et pour ce qui nous concerne ici, père de l’autre.

Et en plus, ce dernier est interprété par le formidable Sean Connery qui, s’il avait quelques années de moins aurait tout aussi bien pu endosser le rôle de son fils Junior.

 

Et ce « nouveau » Jones n’est pas aussi facile qu’on aurait pu l’imaginer de la part d’un professeur d’université. Les aventures de son fils ne le font pas spécialement hurler de rire, de même que ses jurons répétés. Mais sur certains autres points, il partage avec ce dernier la passion de la découverte archéologique ainsi qu’un goût prononcé pour les jolies femmes.

 

Cetté nouvelle aventure est aussi l’occasion de retrouver deux autres personnages sympathiques du premier opus : Marcus Brody (Denholm Elliott) et Sallah (John Rhys-Davis) deux personnages aux antipodes l’un de l’autre mais dont le l’apport comique est indispensable au film. A noter enfin la présence de Ronald Lacey (Arnold Toht dans l’Arche perdue), figurant de luxe pour interpréter Himmler à la tribune, près de vous savez qui (2).

 

A mon avis, ce troisième opus est, avec l’Arche perdue, le meilleur des aventures d’Indiana Jones. On y retrouve le côté archéologique qui est la base de l’activité de notre héros. En effet, dans le Temple maudit, la lutte contre la secte des Thugs est le thème du film plus que les opérations de découverte.

On retourne donc aux sources de ce qui fait l’intérêt du personnage : la quête d’un objet unique et mythique, avec péripéties plus ou moins dangereuses. On retrouve aussi les nazis, ennemis naturels d’Indiana, toujours en quête d’objets paranormaux, toujours aussi violents, mais heureusement toujours les perdants face à cet aventurier hors norme (3).

Sans oublier de glisser des références aux films précédents, clins d’œil aux aficionados de la série : outre les deux éléments cités dans la première partie, on retrouve une hélice broyeuse, une fresque murale de l’Arche, une poursuite à cheval, un précipice meurtrier et un chapeau qui se promène… C’est un festival !

 

Mais avec cet épisode, on sent tout de même la fin d’une aventure : cette histoire de Graal, la Quête absolue, est une manière de conclure avec un personnage attachant mais tout de même vieillissant : près de dix ans se sont écoulés depuis le premier film, alors qu’Indiana lui, n’a pris que deux ans…

De plus, terminer sur le Graal, c’est une façon de boucler un cycle qui commença avec un autre objet religieux absolu. Et le plan final qui les voit partir vers le couchant abonde dans ce sens. Les aventures sont terminées, car après le Graal, que peut-il chercher de plus fabuleux ?

 

Cet état de fait durera presque vingt ans, et Indy nous reviendra malgré tout, mais cette fois, Harrison Ford fera un peu plus son âge véritable.

Et on en annonce un nouveau pour 2020…

 

 

(1) Vous irez voir sur Wikipedia

(2) Non, ce n’est pas Voldemort.

(3) vous en connaissez beaucoup, vous, des archéologues comme celui-là ?

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