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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

cinema

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Indiana Jones, #Aventure, #James Mangold, #Steven Spielberg, #George Lucas
Indiana Jones et le Cadran dela destinée (Indiana Jones and the Dial of destiny - James Mangold, 2023)

Indiana Jones (Harrison Ford) revient. Une dernière fois ?

« Avec lui, c’est le retour de la grande aventure : celle qui fait hurler, celle qui fait frémir, dans la nuit, dans le vent et dans la froidure. » (1)

Enfin, de la froidure, c’est un tantinet exagéré vu que l’intégralité de l’intrigue se situe en plein été, et surtout plus de la moitié dans le bassin méditerranéen.

 

Après avoir retrouvé l’Arche d’Alliance, les pierres de Sankara, le Graal et le crâne de cristal, que restait-il à cet aventurier vieillissant à découvrir, surtout avec l’homme qui vient de faire les premiers pas sur la lune ?...

Et bien heureusement, les frères Butterworth (Jez & John-Henry), James Mangold (qui n’a pas que réalisé le film) et l’incontournable David Koepp nous ont concocté un scénario à la hauteur de l’événement (son retour) et surtout du personnage : la quête du temps. Parce que le cadran de la destinée, c’est la possibilité de prévoir les failles spatio-temporelles et donc pouvoir agir sur le cours de l’Histoire. Et qui sont les méchants dans cette nouvelle histoire ? Ceux du début : les nazis ! (2)

Et le retour d’Indiana Jones, c’est aussi le temps des bilans et la possibilité de voir une dernière fois ceux qui ont réussi à survivre à une trentaine d’années d’aventures (ils ne sont que deux en plus de notre héros)…

 

Oui, Spielberg ne réalise pas ce dernier épisode, mais avoir confié cette tâche à James Mangold ne fut pas une mauvaise idée, puisque ce nouvel opus tient ses promesses, confirmant le fait que les films impairs – Raiders of the lost Ark, Indiana Jones and the last Crusade – sont supérieurs aux autres. Attention, je ne remets pas en question la qualité des deux autres films, mais je les trouve tout de même un cran au-dessous. Il faut dire aussi que les producteurs exécutifs étant George Lucas et Steven Spielberg, le travail de Mangold est très balisé.

Mais le véritable tour de force du film, c’est d’avoir réussi à remettre en selle Harrison Ford pour une ultime aventure archéologique : il a 80 ans bien sonnés quand est présenté le film pour la première fois. Et en plus, à l’instar de Carrie « Leïa » Fisher dans Rogue One: A Starwars Story, la première séquence nous montre Indiana Jones comme nous l’avions laissé (ou presque) après sa quête du Graal : merci aux effets numériques !

Et pourtant, il tient la route, plus qu’

Honorablement. Et puisqu’on en est à « l’âge du capitaine », si on calcule d’après les éléments en notre possession depuis 1981 (et surtout le film de 1989), Harrison Ford reste quand même plus âgé que ne le serait son personnage qui semble être né aux alentours de 1895…

 

Quoi qu’il en soit, pour la cinquième fois, on savoure pleinement cette aventure hautement improbable (3), qui fait référence, bien entendu aux épisodes précédents, directement –le bilan énoncé par Henry Walton Jones Jr. (son nom complet comme on peut le voir sur une convocation) pendant qu’il escalade une paroi, par exemple – ou en reprenant quelques passages obligés –la poursuite en voiture inévitable, entre autres choses – tout en restant dans son domaine de prédilection : l’archéologie. La découverte d’un tombeau nous rappelle celui du chevalier sous Venise ou encore l’emplacement de l’Arche, mais surtout, comme véritable apothéose de ce dernier opus, Indiana Jones va – enfin ? – vivre ce qu’il a passé sa vie à étudier : l’Histoire.

Et comme nous sommes dans une histoire temporelle, nous avons droit à l’incontournable interaction du voyage dans le temps, mais à rebours. (4)

 

Bref, pour cette nouvelle (et dernière ?) aventure, Indiana Jones reste encore en forme, et il ne semble pas prêt à passer le relais (le chapeau ?) à quelqu’un…

 

Un régal.

 

  1. Le Retour de Gérard Lambert (Renaud, 1981)
  2. « C’est marrant, c’est toujours les nazis qui ont le mauvais rôle. » (Oss 117 : Le Caire, Nid d’espion)
  3. Nous sommes au cinéma : tout est possible !
  4. Je ne m’expliquerai pas sur cette remarque : voyez le film, vous comprendrez.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Mabel Normand, #Mack Sennett, #Charles Chaplin
Mabel au Volant (Mabel at the Wheel - Mabel Normand & Mack Sennett, 1914)

Mabel (Normand) et son fiancé (Harry McCoy) se sont disputés et l’infâme (Charles Chaplin) en profite pour essayer de souffler la jeune femme à ce prétendant. Mais cela rate et la belle peut se rendre à la course automobile encourager son bel ami.

Mais l’infâme continue de rôder et enlève le jeune homme. Mais pour sauver sa course, c’est Mabel qui va prendre le volant et amener la voiture vers la victoire (prévisible) malgré les (vaines) tentatives du même personnage infâme pour la faire perdre.

 

Si Mabel Normand est toujours égale à elle-même, il n’en va pas de même de Chaplin qui interprète un personnage hautement antipathique, voire insupportable. Il est encore en train de se chercher et surtout de mettre au point son personnage fétiche. Ici, seuls un chapeau (haut-de-forme) et une moustache nous annoncent le vagabond : sa mise est soignée et surtout on devine qu’il gagne bien sa vie puisqu’il possède une moto. On lui découvre tout de même une habileté certaine à l’épingle qu’il reprendra plus tard.

Mais nous sommes en 1914, et même si Mabel Normand est doublement aux commandes puisqu’elle réalise aussi le film, on sent tout de même le poids de Mack Sennett dans l’intrigue et la réalisation : cette intrigue est prétexte à des gags un tantinet redondants, et si les flics n’interviennent pas, c’est avant tout parce que le scénario ne le permet pas. Mais cela ne vole pas tellement plus haut pour autant.

 

Pire, certains gags traînent en longueur (pour le format du film) : quand le méchant a aspergé la piste d’eau ou/et d’huile, seule la voiture de Mabel est victime de cette exaction, les autres voitures évitant sans problème le piège. La première fois, on peut sourire, mais à la troisième, on commence à regarder l’heure (1).

Et à l’arrivée (pas seulement de la course), on a presque plus de plaisir à essayer de reconnaître les autres interprètes que de se passionner pour une course courue d’avance où le méchant, disons-le, est plutôt raté.
 

Alors on cherche et si on trouve facilement Chester Conklin ou Joe Bordeaux, il est plus ardu de voir Mack Sennett ou encore Mack Swain. Quant à Charley Chase, j’avoue humblement que je ne l’ai pas aperçu. Il faudra que je revoie le film.

Ou peut-être pas…

 

  1. Ce qui est bien dommage pour un film de seulement 18 minutes…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Laurel & Hardy, #Fred Guiol, #Hal Roach
En plein Méli-mélo (Slipping Wives - Fred Guiol, 1927)

Une jeune femme (Priscilla Dean) est négligée par son mari Leon (Herbert Rawlinson), artiste peintre. Squirtz (Herbert Rawlinson), ami du couple lui propose de rendre son mari jaloux en payant quelqu’un pour lui faire la cour.

Ferdinand Flamingo (Stan Laurel) vient livrer de la peinture : son intelligence minimale en fait le parfait candidat pour le petit complot.

Bien entendu, Flamingo se montrera encore meilleur que prévu, amenant le chaos dans la maison, mais surtout ramenant l’amour entre les deux époux.

 

Il s’agit ici du quatrième film dans lequel apparaît le duo mythique. Mais qu’on ne s’y trompe pas : la véritable vedette, c’est bien Priscilla Dean, et les deux compères ne sont que des faire valoir du couple, amenant ce qu(‘il faut de situations comiques pour faire de cette histoire de couple qui s’étiole une comédie légère et enlevée. Certes, nous ne sommes pas encore aux sommets du duo, mais on apprécie les quelques moments où ils se retrouvent seuls tous les deux, posant –malgré eux ? – les jalons de ce qui va devenir une collaboration extraordinaire.

 

On trouve bien sûr la volonté de dominer chez Hardy (Jarvis, le majordome de la maison) qui n’a pas encore sa moustache caractéristique, et l’aspect pleurnichard de Laurel face à une catastrophe annoncée. Et bien entendu, les éléments burlesques habituels (coup de pied au cul ou visage dans la peinture.

Mais malgré tout, on sent que la comédie a changé et les ressorts du cinéma de Mack Sennett ne sont qu’une petite partie des effets comiques. Et puis il ne faut pas négliger la présence du scénariste : Hal Roach. Lui aussi met en place son cinéma et l’utilisation (récurrente) qu’il aura des deux acteurs.

 

Et on s’amuse beaucoup de ce méli-mélo (1) qui à un moment nous renvoie même à La Ruée vers l’or (2), où la situation comique initiale se complique avec un quiproquo : Flamingo est idiot au-delà des espérances des deux conspirateurs. EN plus, on sent que Roach a bien saisi la force comique des deux seconds rôles permettant quelques gags réjouissants. Mais si Laurel commence à se faire un nom (il n’a pas attendu son complice pour accéder à la notoriété), il n’atteint pas encore le niveau de popularité de l’actrice vedette et reste cantonné aux utilités. Mais ce sont tout de même de sacrées utilités et les différents éléments comiques ne fonctionnent que par la présence du duo qui fait de ce film une comédie irrésistible n’en déplaise à William K. Everson (3).

 

Quant à elle, Priscilla Dean est au sommet de sa carrière, l’année 1927 verra cinq films avec elle. Mais cinq ans plus tard, alors que Laurel et Hardy seront définitivement lancés et accumuleront les succès (mérités), Priscilla Dean tirera sa révérence, n’apparaissant plus que dans deux films, dont un où elle n’aura même pas le premier rôle (Klondike, 1932).

C’est malheureusement le lot des actrices vieillissantes (4), plus que celui des acteurs.

 

  1. Certes, le titre original fait référence à l’éloignement marital d’un point de vue féminin, mais le titre français n’est pas si mauvais que ça ! Et difficile de trouver un titre court et pertinent sur le sujet.
  2. Je vous laisse découvrir/deviner la référence…
  3. W.K. Everson (1929-1996), critique de cinéma américain : « « Sans grand intérêt, ce film qui, dans la tradition de Mack Sennett, fait la part trop belle aux poursuites frénétiques et aux cabrioles, montre Laurel et Hardy se livrant, ensemble, à des gags visuels; en fait, leurs rôles respectifs n'étaient pas conçus en vue d'un travail d'équipe. La séquence qui montre Hardy aidant Laurel à prendre un bain et ressortant tout habillé et dégoulinant de la baignoire anticipe sur les gags futurs du tandem. » in Laurel et Hardy (1975)
  4. Elle n’a pourtant que 36 ans quand elle met un terme à sa carrière.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie dramatique, #Western, #Marshall Neilan, #Frances Marion, #Alfred E. Green, #Mary Pickford
L'Enfant de la forêt (M'Liss - Marshall Neilan, 1918)

Red Gulch (Californie) est une petite bourgade typique de l’Ouest américain. On y trouve et les derniers avancements de la civilisation : le pasteur Bean (John Burton), le juge McSnagley (Tully Marshall) et l’instituteur Charles Gray (Thomas « Crichton » Meighan).

Mais on y trouve aussi quelques personnalités pittoresques comme Yuba Bill (Charles Ogle) et surtout John Benson « Bummer » Smith (Theodore Roberts).

Eton y trouve surtout « l’enfer sur deux pattes », la jeune Melissa « M’Liss » Smith (Mary Pickford) qui donne son nom au titre original.

M’Liss est une jeune fille espiègle et rêveuse, un tantinet aventurière, et pas très éduquée mais elle doit surtout surveiller son père : « Bummer » Smith est un alcoolique notoire et elle doit assurer son éducation !

 

Réunion au sommet ! Outre Mary Pickford, on retrouve un scénario de Frances Marion – du sur mesure donc pour Pickford – et la présence aux côtés de Marshall Neilan d’Alfred E. Green. On a eu pire !

Et comme autour de Mary Pickford, on reconnaît quelques transfuges de chez Cecil B. DeMille, on est assuré de passer un bon moment. Le seul (faux) problème, c’est que nous sommes dans un western, genre peu utilisé par la belle Mary. Mais que voulez-vous, quand on a du talent, on peut n’importe qui, n’importe quand et même n’importe quoi. Rassurez-vous, ce n’est pas du n’importe quoi qui nous est proposé ici et Mary Pickford encore une fois déroule devant nous son immense talent.

 

En plus des codes du western, Neilan réussit ici une très belle comédie un tantinet gâchée par une technique cinématographique (1) qui n’est pas au meilleur niveau. Mais qu’importe, les différents protagonistes sont impeccables et on passe une heure 13 minutes (presque) en bonne compagnie et surtout on s’amuse beaucoup de cette histoire qui, même si elle présente de nombreux aspects de la comédie, traite de sujets graves dont le lynchage.

Certes ce thème n’est pas abordé aussi gravement que le fera William Wellman dans The Ox-bow Incident (1943), mais le résultat final sera malgré tout le même : deux hommes profiteront de cette « justice » expéditive. Et dire qu’ils n’étaient pas innocents de ce qu’on leur reprochait ne diminue en rien l’abjection d’un tel procédé.

 

Mais heureusement, la comédie l’emporte sur la tragédie et même les différents intertitres rendent compte de cet état d’esprit comique : les différentes prononciations vernaculaires sont reprises avec bonheur et gourmandise, ajoutant encore plus de sourires sur les lèvres des spectateurs. Les différentes interventions du juge vont toutes dans ce sens, à chaque fois qu’il fait référence à la Loi (les « statuts »).

Bref, tout cela n’est pas très sérieux et on passe un très bon moment dans cet Ouest (encore un peu) sauvage et pittoresque.

Et même si nous sommes dans un véritable western, on ne pourra pas m’empêcher de penser qu’il s’agit avant tout d’un conte de fées : mais cette fois-ci, c’est la « princesse charmante » qui délivrera le prince de son (triste) sort.

 

  1. Il s’agit de l’un des derniers films du chef-opérateur Walter Stradling qui décédera quelques semaines après la sortie du film d’une pneumonie. Il avait 43 ans.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Western, #Victor Schertzinger
Le Réprouvé (Redskin - Victor Schertzinger, 1929)

Nous sommes en Arizona, aux alentours de 1918. La seule présence blanche consiste en un relais tenu par Navajo Jim (Tully Marshall), qui tire son nom de son amitié avec cette tribu indienne. Le fils du chef, Wing Foot (Philip W. Anderson puis Richard Dix) est emmené à l’école des Blancs, malgré les réticences du chef Notani (George Regas) et du sorcier de la tribu, Chahi (Bernard Siegel).

Dix ans plus tard, Wing Foot est de retour parmi les siens. Mais ses pratiques ne sont plus celles de la tribu. Et comme si cela ne suffisait pas, la femme qu’il aime, Corn Blossom (Lorraine Rivero puis Julie Carter), appartient à la tribu des Pueblos, ennemis héréditaires des Navajos.

Il est (logiquement) banni de la tribu, mais un élément va relancer sa vie, le pétrole : les Blancs sont à sa recherche et Wing Foot sait où il y en a…

 

Encore une fois, je ne peux que m’insurger (légèrement) devant la traduction du titre original, Redskin. Peau-rouge. Si « le réprouvé » correspond au statut de Wing Foot, la dimension raciale du film disparaît. Parce que le rouge est la couleur dominante du film : la peau de Wing Foot, de Corn Blossom ou encore Pueblo Jim (Noble « Ivan » Johnson), mais aussi de nombreux éléments vestimentaires ou d’ornement qui ressortent du fait de l’utilisation du Technicolor qui fait ressortir ce rouge à différents moments (même la pompe à essence du relais est rouge !). Et cette couleur de peau est centrale à ce film où les Blancs sont rares et quand ils sont là, leur rôle n’est pas obligatoirement positif : John Walton, l’enseignant des garçons va précipiter le destin malheureux de Wing Foot, et on rencontrera en plus deux prospecteurs pas très scrupuleux (euphémisme). Sans oublier les autres étudiants de Thorpe où est allé Wing Foot qui ne l’ont accepté que parce qu’il courait vite.

 

Encore une fois, on retrouve la séparation de fait entre les Blancs et les autres, avec les malheurs que cela peut engendrer. Mais les divisions sont réciproques – Chahi refuse l’aide des Blancs (la mère de Wing Foot en fera les frais) – et elles sont reproduites chez les Indiens eux-mêmes avec le conflit Navajo-Pueblo.

Quoi qu’il en soit, cette fois-ci – et c’est très rare pour l’époque, ce sont les Indiens qui ont le beau rôle et Victor Schertzinger leur rend un très bel hommage, même si on peut regretter qu’il n’y ait aucun véritable Indien dans la distribution.

Et ce dernier insiste sur le mauvais rôle des Blancs en les montrant fourbes et surtout imbéciles : leur singerie qu’ils appellent dans indienne à la réception de l’université les rend pitoyables et leur leader n’est qu’un gros jaloux raciste. Bref, pas très glorieux, tout ça !

Et une fois le film terminé, on comprend pourquoi la Librairy of Congress conserve une copie de ce film : en plus d’être un beau film, il est aussi un témoignage qui rend les Indiens véritablement humains et positifs. Sauf Pueblo Jim qui est le méchant Indien (il en faut un, quand même !). Et comme tous les méchants, il aura droit à son juste châtiment.

 

Bref, Ce Réprouvé est une très belle surprise de la fin du cinéma muet (voilà presque un an et demi qu’est sorti The Jazz Singer), et dans cette surprise, on en a une autre : Tully Marshall a un rôle positif, voire comique, surtout avec son revolver – vintage pour 1928 (1) qui fonctionne une fois sur deux les meilleurs jours…

 

PS : la séquence finale donne toute sa dimension au titre original.

 

  1. 1928 est la seule date qui apparaît dans ce film : sur la coupe remportée à la course par Wing Foot.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie dramatique, #Western, #George W. Hill, #Marion Davies
L'Amazone (Zander the Great - George W. Hill, 1925)

Non, Marion Davies ne s’est pas coupé un sein pour tourner ce film : si on l’appelle l’Amazone, c’est avant tout parce que le traducteur officiel pour la MGM France a trouvé que c’était plus vendeur !

Il faut dire que le titre original est un leurre volontaire puisque le Grand Zander n’est rien d’autre qu’un petit garçon de cinq ans environ (1). Mais malgré tout, ce petit « Grand Zander » est le centre de l’intrigue, amenant les coups de pouce du Destin, comme on dit.

 

Mamie Smith (Marion Davies,donc) est une orpheline un tantinet délurée et après un passage à tabac un peu trop appuyé par l’intendante de l’orphelinat (Emily Fitzroy), elle est confiée aux bons soins de Mme Caldwell (Hedda Hopper) dont le mari est parti au Mexique, l’abandonnant avec son enfant nouveau-né.

Malheureusement, cette dernière décède et Mamie, pour éviter qu’il finisse au même orphelinat qu’elle, va l’emmener retrouver son père qui est maintenant en Arizona.

Mais une fois arrivé là-bas, elle se rend compte que » ce père est un bandit qui pratique la contrebande d’alcool (Volstead Act oblige…).

 

Voici ce qu’on peut appeler un western moderne. Enfin moderne pour l’époque, cela va de soi puisque la présence de Ford T (enfin je crois que c’en est une) nous ramène obligatoirement au XXème siècle (2). Associé à la contrebande d’alcool, nous pouvons en conclure que le temps de la narration n’est pas bien éloigné de celui des spectateurs. Mais un western quand même, avec ses grands espaces, ses bandits et ses règlements de compte à coups de révolvers. Pas de duel final certes, mais comme il y a attaque d’une hacienda, cela revient au même, surtout que le méchant va recevoir son compte, ce qui est la moindre des choses.

 

Bien sûr, on pense à John Ford et ses Three bad Men quand on découvre Murchison (Harrison Ford, l'autre), Good News (Harry Watson Jr.) et Texas (Harry « Millionnaire excentrique » Myers) dans leur repaire, et on peut se poser la question de l’influence de cette situation dans le film de Ford qui ne sortira que l’année suivante. Mais nous ne sommes certainement pas chez le maître, loin s’en faut.

Néanmoins on a plaisir à voir ces trois hommes, censés irrécupérables se faire dorloter par Mamie, avec en point d’orgue la séquence de coiffure. Toutefois, nous sommes dans un film très américain avec rédemption à la clé et la résolution de l’intrigue se devine alors très rapidement. Et ce malgré un faux coup de théâtre (une annonce, quoi).

 

Et Marion Davies là-dedans ? On l’a connue plus virevoltante mais ce n’était pas avec Hill et c’est peut-être pour ça que l’on reste sur sa faim quant à son implication. Certes, c’est du sur mesure pour elle (3), et elle nous montre ses talents, mais une de ses facettes n’est pas exploitée (ou si peu qu’on peut ne pas le mentionner) : son côté comique. La séquence de l’orphelinat pouvait nous laisser croire qu’elle serait plus comique, mais non. Hill semble s’être laissé emporter par l’aspect mélodramatique et en a oublié qu’il avait à portée demain une grande actrice comique : on aurait aimé le voir dans la fameuse séquence de coiffure…

 

Toujours est-il qu’on passe un moment agréable et comme dit plus haut, il manque quelque chose pour en faire un grand film.

Mais il y a Marion Davies, et c’est déjà beaucoup !

 

  1. Jack Huff a  tout juste six ans quand sort le film le 2 décembre 1925 : il est né le 28 novembre 1919.
  2. La Ford T fut construite entre 1908 et 1927.
  3. William Randolph Hearst est cité dès l’ouverture.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Espionnage, #Austin Powers, #Jay Roach, #Steven Spielberg
Austin Powers dans Goldmember (Austin Powers in Goldmember - Jay Roach, 2002)

Jamais deux sans trois !

Voici le retour du plus célèbre agent (pas très) secret britannique : Austin Powers (Mike Myers). Celui à côté duquel James Bond n’est qui amuseur de foire et surtout un représentant de la technique du MI 6.

A nouveau, Austin Powers est aux prises avec le terrible Dr. Evil (Mike Myers) et sa clique de méchants : Mini-Moi (Vern Troyer), Frau Farbissina (Mindy Sterling), Numéro 2 (Robert Wagner & Rob Lowe), Fat Bastard (Mike Myers) et un nouveau qui donne son nom au titre du film, Goldmember (Mike Myers). Notons au passage que la traduction littérale de son nom n’est pas du tout usurpée.

Cette fois-ci, le Dr. Evil a l’intention de submerger la Terre en faisant fondre la calotte glaciaire du Pôle Nord.

Evidemment, Austin Powers, aidé de Foxxy Cleopatra (Beyoncé) va l’en empêcher.

 

Il semble que ce soit la fin des aventures du super espion, ce qui n’est pas plus mal, vu le déclin (amorcé dans l’opus précédent) des films. On s’amuse toujours autant mais on sent que cela s’émousse. On y retrouve bien sûr les gags pas toujours élégants mais drôles, et on peut quand même regretter la réduction de la dimension sexuelle du personnage principal qui n’est véritablement évoquée qu’au début. Avouons aussi une première séquence qui réserve une belle surprise (1) avec quelques invités prestigieux. Même Spielberg est de la fête !

Mais malgré tout, on peut se lasser. C’est absolument foutraque et cela se ressent dans le scénario qui part un peu (trop) dans tous les sens.

 

Mais comme nous marchons dans la parodie (et pas seulement du pied gauche),l’exagération devient donc une arme dont Mike Myers – et donc Jay Roach qui a rempilé lui aussi – use et parfois abuse.

Encore une fois, le jeu de Myers est phénoménal, et à ses côtés, Beyoncé n’est pas mal non plus. En plus des clins d’œil, à James Bond, on a droit à un rappel de l’épisode précédent qui est carrément évoqué par les acteurs eux-mêmes (on n’est jamais mieux servi que par soi-même).

 

Alors une dernière fois, laissez vous faire et entraîner aux côtés de cet agent très spécial qui, à l’instar d’Indiana Jones a amené son père (Michael Caine) dans cette aventure : lui aussi était dans la même branche, et avait le même succès auprès des femmes.

Le Mojo, c’est héréditaire !

 

  1. Je ne vous dirai rien, sinon, ce n’en serait plus une !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Espionnage, #Austin Powers, #Jay Roach
Austin Powers : L'Espion qui m'a tirée (Austin Powers: The Spy who shagged me - Jay Roach, 1999)

Deux ans après son dernier affrontement avec le Dr. Evil (Mike Myers), voici que notre agent secret préféré est de retour : Austin Powers (Mike Myers) !

Cette fois-ci, retour dans les années 1960, quand il était congelé (voir épisode 1). L’infâme Fat Bastard (Mike Myers) en profite pour lui dérober son Mojo, soin essence vitale (et virile !).

Austin doit donc retourner dans le passé retrouver ce qui lui a été pris. Sur place, il est aidé par la pulpeuse Felicity Shagwell (Heather Graham).
Bien sûr, les ennemis traditionnels sont là : Dr. Evil, évidemment, mais aussi Frau Farbissima (Mindy Sterling) et le mystérieux Numéro 2 (Robert Wagner) dans une version plus jeune (Rob Lowe, qui faisait déjà une apparition dans la première partie).

 

Que dire ? Comme montré dans l’épisode précédent, nous sommes de plain pied dans une parodie de James Bond, et qui s’assume pleinement. Cet agent secret particulier est irrésistible, même sans son mojo ! Et pourtant, il a récupéré ses dents légendaires !

Tout comme Vanessa (Elizabeth Hurley), Felicity ne résiste pas au charme de l’homme, et on se demande bien pourquoi…

Déplus, les références bondiennes sont encore plus visibles, avec deux films en particulier : Moonraker (la phase lunaire rappelle le voyage spatial) et bien sûr Dr. No avec le maillot de bain de Honey Ryder (Ursula Andress).

Mais s’il n’y avait que ça : le générique nous renvoie à Starwars, sans compter d’autres incursions de ce même acabit à d’autres endroits.

Sans oublier le mojo qui nous renvoie à Muddy Waters et bien sûr Jim Morrison (1) avec la même intention que celle de l’ancien chanteur des Doors.

Bref, encore une fois, nous sommes en très bonne compagnie.

 

Bien sûr, l’intrigue n’est qu’un prétexte à exacerber la libido de ce singulier personnage qu’est Austin Powers. Mais c’est aussi prétexte à retrouver ce Swinging London qui est devenu mythique, surtout grâce à ce personnage. On y retrouve les couleurs plus ou moins criardes qui le caractérisent ainsi que certains costumes qu’on ne retrouve maintenant que sur Vinted

Avec, encore une fois, la musique de l’époque dont un emprunt à My Generation (The Who) ou encore American Woman (Guess Who avant Lenny Kravitz).

Alors oui, on s’amuse encore une fois, même si ça n’atteint pas obligatoirement le niveau de l’épisode précédent. Les éléments comiques sont de toute sorte, avec certains éléments pas toujours très distingués, surtout avec Fat Bastard ou la séquence dans la tente.

 

Mais qu’importe : Austin Powers est de retour et toujours en pleine forme, avec en prime un jeu sur le paradoxe temporel qui vient contredire ce que nous avions appris auparavant, sans pour autant le remettre en question. Finalement, ce n’est pas si paradoxal. En tout cas, ce l’est moins que le succès que peut générer un tel agent secret qui ne ‘est pas spécialement (secret).

Donc, n’hésitez pas, préparez-vous à un nouvel opus de libération sexuelle et de shagspearien (2)…

 

  1. « Mr. Mojo risin » (LA Woman) est l’anagramme de Jim Morrison…
  2. Mot-valise inventé par Powers : le terme « Shag » se réfère directement au titre du film…

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie dramatique, #Simon Curtis
Downton Abbey 2 : Une nouvelle Ere (Downton Abbey: A new Era - Simon Curtis, 2022)

Les Crawley sont de retour !

Après la visite royale de l’épisode précédent, c’est au tour d’une équipe de cinéma de venir prendre ses quartiers dans la demeure familiale célèbre. Bien sûr, c’est absolument indigne d’une telle famille, mais le toit est beaucoup trop poreux (euphémisme) pour refuser les subsides que représentent cette étrange expérience.

De toute façon, un curieux héritage va éloigner une partie de la famille qui s’en va visiter une villa sur la Côte d’Azur : Lady Grantham (Maggie Smith) a reçu cette demeure d’un comte français qu’elle a connu quelques mois avant la naissance de son fils aîné (Hugh Bonneville).

Neuf mois, précisément…

 

N’ayant toujours pas regardé la série initiale (1), j’ai à nouveau dégusté avec gourmandise ce nouvel opus (en partie) dans ce lieu prestigieux. Il faut dire que les deux mondes qui cohabitent font tout le sel de cette série, consacrant la fin de ce qu’on a appelé l’Empire britannique et qui se délite progressivement jusqu’au coup fatal de l’indépendance de l’Inde. Mais nous n’en sommes pas encore là. On retrouve donc cette aristocratie un tantinet déplacée dans ce vingtième siècle qui évolue toujours plus vite : nous assistons à une des révolutions artistiques majeures qui concerne ce blog, avec l’irruption du parlant.

Les soucis de succession (et de pérennité) du domaine sont éloignés, mais la mauvaise nouvelle annoncée précédemment va se confirmer (2). Et les deux éléments d’intrigue totalement différents vont reléguer au second plan cette nouvelle, même si on sent que le Destin est tout proche et surtout que la tragédie l’accompagne.

 

Cela n’empêche pas toute fois pas de retrouver dans ce film ce qui faisait  la force du précédent : son esprit (so) british, bien sûr, mais aussi l’humour qui va avec, et surtout les différentes relations entre ceux d’en haut et ceux d’en bas. Bien sûr, il y a une frontière très nette entre les maîtres et les domestiques, mais malgré tout, on sent le lien qui rapproche tout ce monde. La douairière, bien sûr qui a connu l’arrivée de tous les autres, mais aussi la fierté d’appartenir à cette maison. Et Carson (Jim Carter) en est le plus beau représentant, ce qui ne l’empêche pas de participer, malgré lui, au comique de la situation.

Et comme précédemment, la sexualité de Barrow (Rob-James Collier), le jeune majordome, est à nouveau évoquée avec un optimisme qui n’était pas toujours de mise pour l’époque. Mais comme nous sommes au cinéma, tout est possible et c’est tant mieux.

D’une manière générale, on notera une grande humanité chez le personnel qui ne se retrouvera pas dans tous les maîtres. Et toutes ces petites mains ont un rôle qui parfois va déborder de leurs attributions, amenant une résolution aussi optimiste que les amours de Barrow.

 

Bien sûr, on pense aussi à Chantons sous la Pluie comme chez Donen & Kelly, le tournage est interrompu par l’arrivée du parlant. Et comme chez les deux complices, on va utiliser le même procédé pour résoudre le problème. Mais là s’arrête le parallèle : Myrna Dalgleish (Laura Haddock) n’est pas Lina Lamont (Jean Hagen), et on peut espérer pour elle une meilleure suite de carrière.

 

Alors, encore une fois, ruez-vous sur ce deuxième épisode. Et si c’est trop british à votre goût, tant pis !

 

PS : petit clin d’œil à Dominic West (Guy Dexter, l’acteur de cinéma) : le film qui est tourné à D.A. s’intitule Le Joueur (the Gambler) : il a joué dans un film éponyme en 1997…

 

  1. Rassurez-vous, cela viendra !
  2. Non, je ne vous dirai pas laquelle.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Comédie, #Sidney A. Franklin, #Constance Talmadge
The Dutchess of Buffalo (Sidney Franklin, 1926)

Alors mettons les choses au point, la duchesse dont il est question ici n’a rien d’une duchesse. Elle s’appelle Marian Duncan (Constance Talmadge) et par contre, elle vient de Buffalo (New York) et est en tournée en Russie. C’est une danseuse du voile qui ne termine pas toujours avec l’un d’entre eux. Bien sûr, elle a tapé dans l’œil (bleu) du Grand Duc Gregory (Edward Martindel). Mais son cœur appartient au lieutenant des dragons Orloff (Tullio Carminati). Hélas, le Grand Duc s’était réservé la belle Marian, alors quand le jeune homme vient demander la permission de l’épouser. Il essuie non seulement un refus mais il est en outre consigné.

Qu’importe, il s’évade retrouver sa promise à Orel, étape de la tournée de la danseuse. Mais le Grand Duc a lui aussi l’intention de s’y rendre. Et la grande Duchesse Olga (Rose «  Tetralini » Dione) aussi…

 

Réjouissant. Et encore, j’euphémise. C’est une comédie très enlevée, mise en scène par un spécialiste du genre et interprété par des actrices et acteurs à la hauteur de l’événement. Et en plus, c’est William Cameron Menzies qui est derrière la caméra, ce qui ne gâche absolument rien. Au contraire. Bref, une de ces gourmandises hollywoodiennes de fin de muet dont je suis extrêmement friand. Et en plus, c’est Constance Talmadge… Nous sommes donc en très bonne compagnie. A ces interprètes s’ajoute un spécialiste du comique (burlesque), Chester Conklin qui campe un directeur d’hôtel formidable, ajoutant au comique de la situation.

 

C’est un véritable festival de quiproquos dont le Grand Duc est la victime (légère, n’exagérons rien) qui commence par la visite de ce dernier à la jeune femme alors qu’elle attend Orloff. Derrière un paravent elle s’adresse à lui croyant que c’est à l’autre. A partir de là, Franklin ouvre grande les vannes de son flot comique et on est emporté avec beaucoup de plaisir dans cette histoire de la Russie tsariste.

 

Et si les deux rôles principaux masculins possèdent de très beaux yeux bleus (comment pourraient-ils en être autrement ?), c’est tout de même Constance Talmadge qui remporte tous les suffrages, interprétant cette duchesse malgré elle (1). Elle est extra  ordinaire dans ce rôle somme toute peu bavard mais extrêmement expressif : son regard passe par toutes les émotions surtout quand elle se retrouve – malgré elle ! – seule avec le Grand Duc qui croit qu’elle l’aime.

Bien sûr, quand on jette un œil à la production, on remarque tout de suite que Constance Talmadge est présente, ce qui explique ce rôle somme toute sur mesure. Mais qui s’en plaindrait ?

 

Bien entendu, le spectateur est complice du scénariste (et du réalisateur) puisqu’il connaît tous les tenants et aboutissants de l’intrigue et surtout les teneurs des différents quiproquos. On s’amuse par anticipation mais aussi une fois que les événements arrivent (immanquablement) et c’est surtout l’accumulation de ces quiproquos qui fait tout le sel de cette intrigue (signé Hans Kräly, un collaborateur fidèle et productif de Lubitsch, excusez du peu !).

 

Donc n’hésitez pas pour vous ruer sur ce film pas si petit que ça, sorti alors que le cinéma muet était à son apogée : techniquement, c’est superbe, la réalisation et le scénario sont impeccables et l’interprétation de toute beauté.

Que demander de plus ?

 

  1. Le directeur de l’hôtel l’a confondue avec la véritable grande Duchesse qui avait annoncé son arrivée…

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