Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Un mois après Outsiders, Coppola nous dévoile la deuxième partie d’un même thème : adolescence et famille.
Là encore, nous avons une cellule familiale composée de trois personnes dont il manque la mère. A la différence de Outsiders, le père est présent. Mais l’est-il vraiment ?
Mais si dans Outsiders, les protagonistes étaient sur une pente ascendante, dans Rusty James, il en va tout autrement.
En effet, les trois membres de cette famille ne sont pas intacts. Le père (Dennis Hopper) est alcoolique, le frère aîné (Mickey Rourke) – the Motorcycle Boy – est un délinquant notoire, de surcroît handicapé (daltonien et presque sourd) et le fils cadet (Matt Dillon) est coincé derrière l’ombre de ce grand frère.
Pourtant, comme dans Outsiders, il y a de l’amour dans cette famille. Ils s’aiment et nous en sommes témoins.
Mais si les héros de Outsiders avaient une chance qui s’ouvraient à eux, ceux de Rusty James sont voués à l’échec.
Le père, tout d’abord , qui a raté son mariage. Le Motorcycle Boy ensuite qui porte avec lui son passé de délinquant juvénile et que le policier attend au tournant.
Et puis Rusty James, qui ne sait pas où se positionner dans cette histoire et dans cet environnement. Alors il se détruit à petit feu : il boit, se bat, trompe sa copine (Diane Lane)…
Même si le héros du film est Rusty James, le personnage principal est le Motorcycle Boy. Tout tourne autour de lui. C’est lui qui donne un sens à la vie de Rusty. C’est lui qui rappelle à son père le visage de sa mère. C’est lui qui donnera un nouveau sens à la vie de son frère.
Le Motorcycle Boy étant daltonien, le film est en noir et blanc. Seuls deux éléments sont en couleur :
Parfois, le son est perçu par les oreilles de Motorcycle Boy et cet effet ouaté explique la douceur de son ton quand il parle. Et la profondeurs de certains plans accentue l’isolement partiel de ce personnage.
Cette douceur est apparente parce qu’il nous montre aussi qu’il sait se battre. Jusqu’au bout.
Le temps, enfin. C’est une donnée avec laquelle Coppola joue constamment.
En effet, le mouvement des nuages indique deux fois le temps qui passe. Il utilise aussi le mouvement des ombres dans la rue.
Enfin, il joue avec nous sur l’époque du film. En effet, l’intrigue de Outsiders se situe au début des années 60. L’utilisation du noir et blanc nous donne une impression de suranné. Et quand Diane Lane sort de l’école – une institution catholique avec bonnes sœurs intégrées – elle porte un uniforme qui nous rappelle sa tenue dans Outsiders. La tenue de Laurence Fishburne est du même style (sixties), et le milk-bar de Tom Waits nous ramène aux établissements de cette période éloignée.
C’est quand Rusty joue à un jeu de conduite style Arcade que la bande-son nous révèle l’époque : on entend le jeu Pac-man. Nous sommes bien dans les années 80. Et la dernière moto nous le confirme.
Dernier clin d’œil: Rusty James commence là où se terminait Outsiders, par une bagarre. Et là encore, la musique et le rythme ont leur importance.
Dès la première séquence, le ton est donné : les soldats bien alignés se transforment en rangées de croix blanches. Il n'y a pas d'espoir possible.
Puis, c'est la guerre. En deux temps.
Dans la première partie de cette guerre, c'est le silence qui domine. Ce grand silence obsédant, angoissant. Ce silence à peine troublé par les (rares) explosions et les coups de pioche.
Mais c'est le silence qui précède la tempête.
Et quelle tempête. C'est l'apocalypse. Le bruit et la fureur. L'assaut. Et les hommes tombent. Dix jours de bataille effrénée. Ca fusille, ça mitraille, ça grenade, ça obuse. Et ça tombe. Inexorablement, les hommes tombent.
« Au secours ! On assassine des hommes ! » s'écrie un mourant.
Mais la guerre continue.Et du bataillon initial, peu seront encore debout à la fin du conflit. Mais sans cesse, la guerre demande son lot de tués.
Et Raymond Bernard résume en quelques plans en surimpression pendant l'agonie de Gilbert :
L'insouciance parisienne et l'argent qui coule à flot - les pièces se transforment en couronnes mortuaires - les couronnes laissent la place aux soldats tués - allemands et français - portant leurs croix de bois, montant vers un hypothétique paradis.
Cette image des soldats morts montant au ciel nous renvoie au répit que vivent les vivants après le premier assaut : ils défilent vers le bas de l'écran pendant que les morts se dirigent vers le haut.
Autre moment marquant : les soldats - et les civils - assistent à un office pendant que les blessés, cachés par une palissade dans une église partagée, sont visités et leurs mutilations exposées aux médecins, le tout accompagné des gémissements de douleur.
Où que l'on regarde, et c'est la force de ce film, la guerre est là.
Un grand film de guerre, mis en scène avec justesse et joué par des acteurs qui ont personnellement connu l'enfer des tranchées (Blanchar & Vanel, entre autres).

Seul film du scénariste Dalton Trumbo, c'est aussi l'un des rares film de guerre où la guerre elle-même tient si peu de place. Elle n'est montrée qu'à deux moments.
Les Américains ont toujours su la montrer (La grande Parade, A l'Ouest rien de nouveau, Les Sentiers de la gloire), mais là, Trumbo nous suggère l'absurdité et surtout les ravages qu'elle peut faire sur un jeune homme mutilé, suite à un acte qui n'était pas guerrier.
Nous sommes loin des assauts de Kubrick ou Milestone, mais les images en sont quand même terribles. La violence n'est pas là où on aurait pu l'attendre. C'est celle des gradés - encore eux - qui ne cessent de nier l'existence de Joe (Timothy Bottoms) à qui il ne reste que sa conscience.
Seules les infirmières trouvent grâce aux yeux (?) de Joe : la grosse infirmière, celle qui lui permettra de se repérer dans le temps, et la jeune femme qui communiquera avec lui.
Alors comme il ne reste plus à Joe que sa conscience, Dalton Trumbo nous emmène en voyage à l'intérieur de sa tête.
On y trouve ses souvenirs (sa fiancée, son père, sa famille) mais aussi ses peurs et ses interrogations plus ou moins métaphysiques (les scènes avec le Christ/Donald Sutherland sont d'une cruauté rare).
Et puis on y trouve son salut. C'est en utilisant sa tête que Joe va reprendre momentanément pied ans la vraie vie. Mais à quel prix (ça, il faut le voir pour le savoir)
L'habileté de Trumbo dans son seul film, c'est l'utilisation des moyens mis à sa disposition. Jamais film parlant n'aura été aussi pertinent. En effet, nous entendons le monologue de Joe découvrant son environnement et son état physique. Nous entendons aussi la vie de l'hôpital dans sa « chambre ». Et nous entendons même parfois les cris de douleur (physique ou morale) en surimpression des deux autres voix.. Le tout dans un noir et blanc où nul espoir n'est permis.
Par contre, quand Joe rêve ou s'interroge, alors la vie renaît et les couleurs s'étalent sur l'écran. On peut même relier ce film au mouvement surréaliste tant les rêves de Joe sont magnifiques. Nous ne sommes pas dans des représentations de Dali ou Bunuel. Non. Ces rêves ont cette base réelle qui part rapidement dans le virtuel. Utilisant des éléments de souvenir et les raccrochant les uns aux autres afin de former une espèce d'histoire cohérente.
Deux films américains font détester la guerre : Il faut sauver le Soldat Ryan de Spielberg, pour sa séquence d'ouverture, et - bien entendu - Johnny s'en va-t-en Guerre pour la totalité de son propos.
Il s'agit là de la cinquième adaptation au cinéma. C'est aussi la première version parlante.
Et quelle version : un metteur en scène inspiré et une distribution solide pour près de cinq heures d'histoire.
Et quelle histoire : l'ascension de Jean Valjean - forçat en rupture de ban - de la sortie du bagne à sa mort bienheureuse.
Je ne reviendrai pas sur l'intrigue, Victor Hugo l'a fait mieux que moi.
Je ne pense pas beaucoup me tromper en parlant de l'une des - voire LA - meilleures adaptations.
Harry Baur est un Jean Valjean tout en subtilité, malgré sa carrure de portefaix. Il incarne à merveille ce repris de justice condamné à faire le bien. Et sa mort - soudaine mais prévisible - m'émeut.
Les deux autres vedettes de cette « superproduction » sont bien entendu les méchants : les deux Thénardiers. Et il faut dire que Charles Dullin, en père escroc est magnifique. Quant à Marguerite Moréno, elle est telle que Hugo l'a décrite dans son livre. Une vraie réussite.
C'est peut-être Javert (Charles Vanel) qui serait le moins réussi. Et encore. Et c'est dommage que le dilemme qui s'offre à lui n'ait pas été un petit peu plus développé. Sa disparition est moins évidente, et surtout, Raymond Bernard a ajouté un dialogue expliquant le plan de l'eau qui se trouble.
Autre personnage mineur truculent, M. Gillenormand (Max Dearly), le grand-père de Marius : fêtard, libertin et (surtout) royaliste.
Un bémol toutefois, la troisième partie est la moins fidèle au livre, mais que nous importe : ne boudons pas notre plaisir.
Alors nous fuyons avec Valjean, nous aimons Cosette (Josseline Gaël) et avec Marius (Jean Servais), nous aimerions bien régler son compte à Thénardier et nous vibrons sur les barricades avec Enjolras (Robert Vidalin), Grantair (Paul Azaïs) et Gavroche (Emile Genevois).
Un pur bonheur.
La légende arthurienne a toujours fait rêver. Et cette adaptation essaie de la rendre vivante. Je dis essaie parce que malgré tout, elle reste une légende. Et s'il existe des gens qui croient encore que le roi Arthur n'est pas mort, et que Merlin coule des jours heureux avec Viviane, alors la légende n'a pas besoin d'être vivante.
Mais revenons au film de Boorman. En le revoyant, et je ne vais pas faire des heureux, je n'ai pas réussi à y croire. Peut-être que je ne crois plus à cette légende. Mais surtout, je trouve que ce film est daté. Il est tout à fait dans son époque, le début des années 80. J'ai vraiment retrouvé l'esprit des films de cette époque : la façon de filmer, les plans, l'image. Même la musique me ramène à cette époque et l'utilisation des Carmina Burana, à chaque charge chevaleresque, ne se justifie pas vraiment.
Vraiment, nous sommes dans un film d'aventures du début des années 80. La révolution du numérique n'a pas encore eu lieu, et il est clair que ce film montre ses limites. Ce n'est pas le premier film sur Les Chevaliers de la Table ronde. Et je vais faire un parallèle avec celui de Thorpe (1953). En 53, la violence des combats est adoucie par le manque de sang lors des assauts. Mais malgré tout, je trouve qu'on est plus concerné par le sort de Lancelot/Robert Taylor que par n'importe quel personnage dans Excalibur. Et c'est peut-être là qu'est la faiblesse du film : il n'y a pas de véritable héros central. Seulement des personnages marquants : Arthur (Nigel Terry), Lancelot (Nicholas Clay), Perceval...). Même Merlin (Nicol Williamson), qui était le véritable centre de cette histoire, disparaît.
Mais il reste les images : les armures étincelantes qui vont de paire avec la bravoure de chaque chevalier. Et quand l'espoir se perd, les armures ternissent, le paysage est sombre et farouche. Les gens sont malheureux. Alors quand l'espoir revient, la Nature l'accompagne dans une féérie de couleurs.

D'un côté, les Greasers, pauvres, blousons noirs, lames, cigarettes. De l'autres, les Socs (prononcer soch) riches, Ford Mustang, alcool et jolies filles.
Evidemment, ces deux bandes sont rivales, et même ennemies.
Déjà vu ? Oui. Et non.
Chez les Greasers, il y a Pony Boy Curtis (C. Thomas Howell). Chez les Socs, il y a Sherri « Cherry » Valance (DianeLane). Ils ne sont pas insensibles l'un pour l'autre.
Déjà vu. Oui, et non.
Chez les Greasers, Johnny (Ralph Macchio) a tué un Soc. Il est en cavale avec Pony Boy. Ils sont seuls dans l'église.
Déjà vu ? De moins en moins.
Alors Pony Boy lit Autant en emporte le Vent. Et Johnny l'écoute.
Et puis il y a Dallas (Matt Dillon). Un autre Greaser. Le méchant. Le vrai voyou. Celui qui sort de prison. Celui qui ne ratera sous aucun prétexte la bagarre. Parce qu'il y en aura une.
Cette bagarre, c'est la rencontre entre Kubrick et Robert Wise. C'est là que West Side Story rencontre Orange Mécanique.
Quelle bagarre. Personne n'est tué, mais ça castagne en rythme. Ce n'est plus la Pie voleuse de Rossini, mais des guitares agressives, comme ceux qui participent.
Et à la différence de West Side Story, il y a une bande qui l'emporte. Mais là encore, à quoi bon ?
Le troisième film auquel on pense, c'est Rebel without a Cause de Nicholas Ray. Mais ils sont deux, seuls mais unis. Et ce sont Scarlett O'Hara et Rhett Butler qui leur tiennent compagnie.
Jusqu'à leur retour à la dure réalité. Mais il restera l'aube dorée.
Et après ? Après c'est un film de Coppola qui traite à sa manière de l'adolescence, des rapports humains et de l'amour : amour pour une fille (Cherry), amitié entre deux garçons (Pony Boy & Johnny), et amour familial (les trois frères Curtis).
Parce que pour Coppola, la famille a un sens. Et malgré tout ce qui se passe, la famille reste le ciment des protagonistes.
Un dernier mot enfin sur la musique : présente, pertinente, entraînante. Même si Gloria (Van Morrison, 1964) est un peu en avance sur son temps. [L'Arnaqueur - que Pony Boy va voir au cinéma - est sorti en 1961...]
A dangerous Method aurait pu aussi s'appeler La Rupture.
D'un côté, Carl Jung (Michael Fassbender), jeune analyste, disciple du grand Freud (Viggo Mortensen).
De l'autre, son père spirituel, le Maître.
Entre eux, « celle par qui le scandale arrive » : Sabina Spielrein (Keira Knighley).
C'est avec elle que tout commence : elle arrive à l'institut où officie le jeune docteur Jung.
C'est une hystérique.
Alors Jung va l'analyser. Et la guérir. Mais c'est là que les ennuis vont commencer.
Quand un homme tombe amoureux d'une femme, ça fait souvent une belle histoire. Mais quand cet homme est son médecin-analyste, et qu'en plus il est marié, père de famille et appartenant à la haute société... S'ajoute à cela l'époque (avant 1914). Tout est réuni pour un magnifique scandale !
Mais ce n'est pas le scandale le plus important, dans ce film. Non. Ce sont les relations humaines. Nous voyons l'évolution de Jung à travers sa relation avec deux des personnes qui ont le plus compté pour lui : son maître et sa patiente.
Au début, Jung ne connaît pas Freud. Et leur rencontre l'amène à admirer ce maître, celui qui a révolutionné l'approche mentale. Mais cette admiration sans borne - cet amour - va s'étioler à mesure que la jeune femme va entrer de plus en plus dans la vie de Jung. Jusqu'à la rupture.
Rupture idéologique, mais aussi - et tout simplement - logique : Freud est un homme établi, bon père d'une nombreuse famille. La vie dissolue de Jung est en totale opposition avec celle de son mentor.
Cette femme, qui deviendra une grande psychanalyste (avant d'être assassinée par les nazis), est avant tout le révélateur des deux hommes, leur « catalyseur ». Elle conforte Freud dans sa méthode, mais aussi amène Jung à élaborer la sienne.
Quand on pense à Cronenberg, on ne peut s'empêcher d'imaginer la violence physique. Où est-elle ici, dans cette histoire de salon ?
Elle est là, rassurez-vous. Et comme d'habitude, elle est inéluctable.

Castle Haloran.
Son château ancestral, ses héritiers, son étang.
Ca commence par Louise et John. Ensuite, il y a Billy, Richard et sa fiancée et Maman. Il y avait Kathleen, mais elle n'est plus là. Tous les ans, on célèbre sa noyade. Cette année, John n'y assistera pas. Il a rejoint sa petite sœur. Louise et d'autres vont le rejoindre sous l'œil perspicace du médecin de famille.
A 24 ans, alors qu'il travaille pour Roger Corman, Coppola nous gratifie d'un petit "film d'horreur" qui se laisse regarder agréablement. Il utilise les mêmes décors, la même équipe technique que pour The young Racers, ainsi que quelques acteurs. Et le résultat est convaincant : on tremble avec Louise, on est perplexe avec le docteur.
Mais le personnage central, c'est l'étang. Tout le film tourne autour. C'est là que tout commence et que tout finit. Tout le monde y meurt, dans des circonstances différentes.
Une mention spéciale pour Patrick Magee - l'écrivain dans Orange mécanique - qui campe un docteur perspicace avec juste ce qu'il faut de mystère dans son attitude. C'est lui qui débrouillera l'affaire. Mais c'est normal, c'est le médecin de famille : il a soigné tous les membres de la famille, il ne lui restait plus qu'à soigner l'étang et faire ressurgir ses secrets.
Ce film est à mon avis la référence.
Tout d’abord pour la qualité de ses images et aussi pour le jeu des acteurs. Novarro est très bien en jeune premier, mais surtout Francis X. Bushman en Messalah possède la dimension de son personnage.
Version de référence aussi parce que Wyler n’a pas pu s’empêcher de reprendre telles quelles les scènes de la course de char, les faisant coloriser. Et puis les scènes de triomphe, si elles n’ont pas le faste de celles de 1959, sont plus proches de ce qu’elles auraient pu être voilà 2000 ans.
Voilà pourquoi on peut voir ces jeune filles à moitié nues en tête de cortège, le code Hays n’étant pas encore en application au moment du tournage. Ceci expliquant aussi la scène de galère où on voit cet esclave nu qui a été fouetté.
Oui, le Ben Hur de Wyler est intéressant pour la relation entre Messalah et Ben Hur, mais cette version est à mon avis la meilleure et de loin. On n’y tombe pas dans le peplum religieux comme dans l’autre ou encore Quo Vadis et les 10 Commandements. Et la course de char atteint une intensité rare pour l’époque. Les prises de vues, et surtout le montage et bien entendu le regard clair de Bushman en font une des scènes de poursuite les plus magnifiques du cinéma. On ne retrouve pas cette intensité dans la version suivante. Donc, Ben Hur de Fred Niblo : Chef d’œuvre absolu, et puis c’est tout.