Les French 75 sont un groupe révolutionnaire américain qui s’attaque au système capitaliste : libération de camps de migrants, attaque de banque et toute cette sorte de choses sont au programme. Le groupe est mené par l’énergique Perfidia Beverly Hills (Teyana Taylor), qui vit avec Patt Ghetto Calhoun (Leonardo « Jack » DiCaprio).
C’est pendant une libération qu’ils rencontrent celui qui n’est alors que capitaine, Steven Lockjaw (Sean Penn). Ce dernier est un véritable défenseur de l’Amérique (blanche !), même si ses goûts amoureux ont tendance à le rapprocher de Perfidia…
Perfidia qu’il va sauver de la prison contre la dénonciation de son groupe, ce à quoi elle se résout.
C’est donc le sauve-qui-peut général, avec en prime pour Patt, leur fille Willa (Chase Infiniti)…
N’ayant lu aucun résumé du film avant de le voir, j’avoue avoir été un tantinet dérouté par son entame : où allons-nous ? Qui sont ces gens ? Et puis la première action commence et tout s’explique, le film s’emballe et notre intérêt aussi.
C’est une véritable escalade de violence qui va nous amener à un premier point culminant : le meurtre d’un gardien par Perfidia. C’est la séquence pivot qui fait basculer l’intrigue, et donc le film, amenant la dispersion des membres du groupe et le déséquilibre indispensable à une narration.
Bref, tout est là pour faire un bon film !
Parce qu’en plus, Anderson émaille son œuvre d’une série de méchants tout aussi ignobles que réjouissants, avec, bien entendu, une mention spéciale pour Sean Penn, ce trouble militaire dont tout le monde se méfie. À raison…
Parce que bien entendu, nous sommes du côté des révolutionnaires – enfin moi je le suis – face à ces représentants d’un état anti-immigration (tiens, tiens, ça me rappelle quelque chose…) on ne peut plus réalistes. Et bien entendu, derrière cet état, nous retrouvons un petit groupe d’exaltés autrement plus dangereux que Lockjaw et sa suite : le Christmas Adventurers Club. C’est un groupe manifestement d’extrême droite dont les moyens semblent illimités. Pas étonnant que Lockjaw veuille le rejoindre. Seulement, avoir eu une liaison avec une femme noire ne joue certainement pas en sa faveur.
Bref, Anderson nous ressort le groupe de l’ombre qui tire des ficelles, sans pour autant avancer une quelconque dénonciation complotiste. Il ne manquerait plus que ça !
Et puis il y a Leonardo. Son personnage de Patt/Bob n’est pas sans en rappeler un autre, révolutionnaire comme lui, défoncé tout autant et portant une sorte de veste/robe de chambre de mauvais goût : Jeff « The Dude » Lebowski.
Il y a chez le Patt de la deuxième partie une filiation claire avec El Duderino, le sérieux en plus. Parce que si Lebowski ne craint pas grand-chose, il en va tout autrement de Patt/Bob, que Lockjaw préférerait voir mort. Et malgré ses errements dans des paradis artificiels, il demeure un soldat de la Révolution et retrouve certains réflexes qui peuvent sauver une vie.
De plus, son association avec « Sensei » Sergio St. Carlos (Benicio del Toro) est une formidable trouvaille, montrant une autre façon de lutter contre un état anti-immigration.
Et puis il y a la Rédemption. On ne pouvait pas y couper, c’est un film américain ! Elle s’exprime par une quête qui emprunte au road movie (dans la dernière partie) qui voit les protagonistes principaux en sortir transformés : on notera au passage un parallèle entre Perfidia et sa fille Willa, qui amène à nouveau un changement, le dernier, celui de la résolution. Et c’est Patt/Bob qui obtient son salut, amenant peut-être celui de Perfidia, mais nous n’en saurons rien, ce ne sont que des supputations… Ou une autre histoire, mais nous intéresse-t-elle vraiment ?
/image%2F1589176%2F20150507%2Fob_e5ab85_jihesse.png)
/image%2F1589176%2F20261101%2Fob_9ff113_bataille-apres-l-autre-une.png)
/image%2F1589176%2F20261025%2Fob_fbd1bc_cavalier-du-desert-le.png)
/image%2F1589176%2F20261018%2Fob_f3f15d_femme-a-abattre-la.png)
/image%2F1589176%2F20261011%2Fob_809da0_tranger-l.png)
/image%2F1589176%2F20261004%2Fob_03b702_kingdom-of-heaven.png)
/image%2F1589176%2F20260920%2Fob_e7d23c_jean-valjean.png)
/image%2F1589176%2F20260913%2Fob_9f1172_sans-mobile-apparent.png)
/image%2F1589176%2F20260906%2Fob_620b27_cinq-mariages-a-l-essai.png)
/image%2F1589176%2F20260830%2Fob_4b6b66_quand-la-panthere-rose-s-emmele.png)
/image%2F1589176%2F20260823%2Fob_138d9b_quand-l-inspecteur-s-emmele.png)