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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Elia Kazan, #James Dean
A l'Est d'Eden (East of Eden - Elia Kazan, 1955)

« Caïn se retira de la présence de Yahvé et séjourna au pays de Nod, à l'est d'Éden. » (Genèse, 4 :16 – Bible de Jérusalem). (1)

 

Du roman – classique – de John Steinbeck, Elia Kazan a choisi la quatrième et dernière partie, celle qui voit l’antagonisme passer de Charles et Adam (Raymond « Jonathan Brewster » Massey) aux fils de ce dernier : Aron (Richard Davalos) et Cal (James Dean).

Bien sûr, aucun des noms de ce trio masculin n’est anodin : tous trois sont des prénoms bibliques. Et Steinbeck s’est contenté de changer ceux des fils, mais le parallèle avec les fils de l’Adam biblique est là, comme le prouve l’initiale de leur deux prénoms : Aron/Abel et Caleb/Caïn.

Et comme pour les fils du patriarche, nous assistons à une lutte entre les deux frères, née de la jalousie, où encore une fois Caïn va tuer Abel, même si ce n’est pas de la même façon qu’aux temps anciens.

 

Ce choix de ne traiter qu’une seule partie du roman fut d’ailleurs payant : Steinbeck lui-même en devint un grand fan. Il faut dire que Kazan a mis les petits plats dans les grands, utilisant pour la première fois la couleur, (ab-)usant du vert dès que possible.

Et le résultat est là : il s’agit – à mon humble avis – de l’un des meilleurs films de Kazan, et la distribution n’y est pas étrangère.

En effet, outre Raymond Massey et Julie Harris qui ne sont pas des débutants, on découvre ici deux nouvelles têtes de Hollywood qui vont faire parler d’elles dans les années qui suivront : Jo van Fleet et bien sûr Jimmy Dean. (2)

Jo van Fleet est ici la mère de Cal (3) et Aron et son rôle n’est qu’accessoire, une sorte de catalyseur maléfique pour l’intrigue (4) : c’est la révélation à Aron qui va précipiter la fin et pas seulement celle du film.

 

En effet, dans la Bible, Caïn tue Abel par jalousie. Ici, Cal est jaloux de son frère – ce qui est normal au vu de l’attitude du père – et va le tuer d’une certaine façon : en révélant l’existence de cette mère « trop tôt disparue » et qui plus est tenancière d’un lieu mal famé, Cal tue Aron et tout ce qu’il représente. Le frère aîné part mourir en France (nous sommes en 1917-18), ou tout du moins s’en va à la guerre, sa fiancée Abra (Julie Harris) tombe dans les bras du frère mal-aimé et le père fait ce qui ressemble à un AVC qui le laisse hémiplégique. Bref, c’est un chaos incroyable qui s’installe, réduisant à néant tout ce qui a été construit auparavant. Mais n’est-ce pas là la chance de Cal qui va pouvoir – enfin – se construire auprès d’un père qui, s’il ne sait pas l’exprimer, aime son fils ?

 

Ce film est aussi rentré dans l’histoire parce qu’il met en scène tout en haut de l’affiche et pour la première fois James Dean, jetant les bases de ce qui va le faire devenir une icône pour la jeunesse mondiale, et ce pendant plusieurs décennies. EN effet, James Dean est un Ca  l extraordinaire. A tel point que Steinbeck lui-même déclara qu’il était Cal. Certes, il faut voir une certaine analogie entre Dean et son personnage si on en croit le récit que Kazan fait de sa rencontre avec le père de son acteur. Mais cela ne suffit pas, et même au contraire : il faut à l’acteur la capacité d’aller au-delà de ce qu’il a pu vivre dans sa vie personnelle pour donner le meilleur de lui-même. C’est ce que fait Dean ici avec beaucoup de talent.

 

Autre grande interprète, Julie Harris est une Abra formidable, tiraillée entre les deux frères, attirée par la sécurité de l’un et le non-conformisme de l’autre, abandonnant le premier pour choisir le second qui lui est au final le plus semblable.

Question aînés, il ne faut surtout pas minimiser la prestation de Raymond Massey qui est un Adam lui aussi admirable, victime indirecte de l’antagonisme qui éloigne les deux frères. Encore que : c’est tout de même son attitude disproportionnée envers ces deux fils qui amènent l’affrontement final et décisif.

Quant à Jo van Fleet, elle réussit à s’imposer  malgré quelques handicaps : Dean est bien sûr omniprésent et crève l’écran. Mais elle a en plus celui de l’âge (elle a 38 ans quand le film sort) qui ne lui permet plus de jouer les jeunes premières. Elle est malgré tout une Kate terrible, une femme forte mais au prix de nombreux sacrifices dont celui de ses deux fils : le prix de sa liberté.

 

Un film inoubliable.

 

PS : Décidément, Jo van Fleet fut une habituée du prénom Kate (ou sa variante : Catherine). C’est ici sa première interprétation sur grand écran avec ce prénom.

PPS : Lois Smith (Anne, la serveuse du tripot de Kate) vient de fêter ses 92 ans le 3 novembre dernier. Elle est la dernière survivante.

 

  1. Cette citation est énoncée par Sam (Burt Ives), le shérif.
  2.  Richard Davalos, bien qu’il débute lui aussi au cinéma n’aura pas la même carrière que les deux autres.
  3. Attention ce qui va suivre révèle une grande partie de l’intrigue. SI vous n’avez pas vu le film, il n’y aura plus de surprise lors du visionnage.
  4. Un catalyseur est généralement là pour favoriser une réaction chimique.

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Publié le par Djayesse
Valley of Hate (Russell Allen, 1924)

Dans cette « Vallée de la Haine » (le titre), vit une famille singulière : Old Jim Darley (Wilfred Lucas), le père et ses deux fils – Lem (Earl Metcalf) et Bob (Ralph Yearsley) – ainsi qu’une jeune femme/fille qu’ils ont adoptée suite à la mort de ses parents, la belle Milly Hendricks (Helen Ferguson).

Nous sommes dans les collines (très) reculées de Caroline du Sud et ces trois hommes patibulaires sont des contrebandiers d’alcool qu’ils distillent dans leur alambique, à l’abri ders regards et de la loi.

Un jour, le jeune avocat Harvey Swope (Raymond McKee) visite la région – il a hérité d’une terre dans les environs – et fait la rencontre de Milly. Ils tombent tous les deux amoureux l’un de l’autre.

Mais ce visiteur est bien encombrant pour les affaires des Darley, et Lem ne voit pas d’un bon œil cet étranger qui lui vole celle qui lui était promise…

 

Russell Allen était un réalisateur très obscure de la période muette puisque on n’a que très peu d’indications sur lui et qu’on décompte deux films à son actif : celui-ci et Robes of Sin qui sortit la même année.

Au vu de ce film, on comprend qu’il ait été oublié : son film, sans être un navet n’a rien de bien extraordinaire, l’intrigue tout comme la cinématographie n’ayant rien de bien nouveau à proposer.

A propos de l’intrigue, on retrouve certains éléments déjà vus dan Tol’able David, mais Allen n’est pas Henry King, et si ses culs-terreux sont pittoresques, on n’atteint pas le niveau des Hatburn.

 

Il s’agit d’une production classique pour l’époque, sans prétention aucune ni prouesse technique, un film distrayant comme on pouvait en voir beaucoup cette année-là.

Le film se découpe en trois parties de longueur similaire :

  1. Présentation des personnages et rencontre de Milly & Harvey ;
  2. Intrigue à proprement parler avec départ de Harvey  qui reviendra arracher Milly à cette vallée de haine ;
  3. Résolution de l’intrigue et châtiment des méchants.

 

Bref, rien que de très banal, avec un sauvetage de dernière minute à la Griffith, malheureusement un tantinet trop prévisible.

Este malgré tout la belle Helen Ferguson et ses beaux yeux tristes, et une bagarre pas trop ridicule entre Harvey et Lem avant le sauvetage annoncé.

 

Alors à voir. Oui, si vous n’avez rien d’autre à faire…

D’un autre côté, ça occupe un confinement !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gangsters, #Fritz Lang
Casier judiciaire (You and me - Fritz Lang, 1938)

« The big shots aren't little crooks like you. They're politicians. » (1)

C’est ce que dit Helen (Sylvia Sidney) aux truands venus braquer le grand magasin qui les emploie une bonne partie d’entre eux, leur démontrant alors que le crime (traditionnel) ne paie pas.

 

Nous sommes dans la lignée du film précédent de Fritz Lang – You only live once (1937) – où nous retrouvons un criminel (et même plus) dans une démarche de réforme après un séjour derrière les barreaux.

A nouveau, les contraintes imposées par la liberté retrouvée sont (trop) fortes et ici, le criminel est enclin à reprendre ses mauvaises habitudes qui l’avaient conduit à l’ombre.

Mais cette fois-ci, c’est différent.

 

Joe Dennis (George Raft, toujours cantonné à des rôles de gangsters) travaille pour Jerome Morris (Harry Carey) dans le magasin de celui-ci, au rayon des articles de sport. Il est amoureux de la vendeuse Helen mais du fait des règles du magasin, ils gardent leur relation secrète.

La véritable raison de cet amour caché est ailleurs : ils sont tous les deux d’anciens repris de justice et le mariage leur est interdit tant qu’ils n’ont pas terminé leur période de probation.

Alors quand Helen apprend que Joe est à nouveau sur un coup malgré sa probation, elle avertit Morris.

 

Comme écrit plus haut, on retrouve une base similaire au film précédent de Lang dans celui-ci. Tout comme Eddie Taylor (Henry Fonda), Joe n’est pas libre. Il doit se présenter à son officier de probation et a certaines règles qu’il doit observer et respecter. L’une des plus importantes (marquée en gras et majuscules) lui interdit de se marier. Ce qu’il fait avec Helen.

Mais à la différence du film précédent, il fait de la compagne de Joe une ancienne criminelle elle aussi, avec les mêmes règles à suivre. Le mariage entre ces deux êtres devient alors un nouveau crime qui ne sera pas puni pour des raisons naturelles (2).

Mais on retrouve tout de même cette même limitation de la liberté, accentuée par la relance d’un gangster notoire et de plus grande envergure – Mickey Baine (Barton McLane) qui entraînera notre héros vers la pente fatale.

 

Malheureusement pour lui (Mickey), le patron du magasin est un personnage positif : Morris est un directeur de caractère qui a préféré collectionner les ex-truands aux timbres et ne tiendra pas compte de l’égarement de ses employés. On peut d’ailleurs se demander quelle est cette motivation qui l’incite à recruter de tels employés et pourquoi il ne les livre pas à la police alors qu’il sait pertinemment qu’ils sont venus le voler.

La raison n’est jamais évoquée mais on peut raisonnablement penser que le passé de Morris n’est pas aussi limpide que sa position ne le laisse croire. Quoi qu’il en soit, Harry Carey est un patron superbe, humain comme devrait l’être beaucoup de ses confrères. Un homme qui aurait compté dans la vie d’Eddie Taylor (voir plus haut).

 

Parce que Lang se tourne résolument vers la comédie, dans le sens premier du terme : tout est bien qui se termine bien. Ca en est d’ailleurs un tantinet exagéré puisqu’on a droit à une leçon de morale dispensée par Helen : elle montre à toute cette bande de petites frappes que le crime ne paie pas, sur un tableau noir en vente dans le magasin : on ne peut donc pas échapper à la leçon !

Mais il ne faut pas s’arrêter à cette poussée morale : on retrouve dans le film certains éléments qui ont fait le succès de cet immense cinéaste, et en plus, il est soutenu par la musique Kurt Weill : aucune raison de bouder son plaisir donc.

Ajoutez à cela quelques personnages un brin pittoresques (3) et vous avez un film intéressant qui s’appuie avant tout sur la parole donnée et le refus du mensonge, et qui aurait pu faire basculer l’intrigue dans le tragique.


Bref, un Lang moyen (surtout après ses deux films précédents) mais qui se laisse regarder avec un certain plaisir (4).

En plus, c’est l’occasion d’y retrouver une autre légende du cinéma, Harry Carey qui, tout comme Jack Pennick (5), s’est affranchi  momentanément de John Ford.

 

  1. « Les gros bonnets ne sont pas des petits truands comme vous autres : ils font de la politique. »
  2. Allez voir, je ne vous dirai rien.
  3. Le chauffeur de taxi est interprété par William « Big Boy » Guinn qui aura une confrontation intéressante avec Joe.
  4. Voire un plaisir certain.
  5. Et en plus, Pennick parle !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Todd Phillips
Very bad Trip (The Hangover - Todd Phillips, 2009)

« Hangover » (le titre original) signifie gueule de bois. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les quatre personnages principaux du film de Todd Philips en tiennent une bonne.

Mais reprenons.

Doug (Justin Bartha) se marie. Ses copains Phil (Bradley Cooper) et Stu (Ed Helms) l’invitent à passer une nuit à Las Vegas (« Sin City ») pour enterrer sa vie de garçon. Ils invitent aussi Alan (Zach Galifianakis), le futur beau-frère de Doug à participer aux réjouissances.

Le mot d’ordre est clair : ce qu’il se passe à Vegas reste à Vegas. Et surtout, on oublie tout quand on rentre.

Sauf que quand ils se réveillent de leur nuit de folie, ils ne se souviennent déjà plus de rien. Et comme si cela ne suffisait pas, Doug a disparu…

 

Encore une fois, je ne comprends pas le raisonnement de la personne qui a été chargée de trouver un titre français à ce film. Certes, nous n’avons pas ici de mièvrerie ni de titre incongru (1). Mais je ne vois pas l’intérêt d’échanger un titre anglais par un autre dans la même langue (2).

Certains d’entre vous – qui ont vu le film – pourront me rétorquer que ce très mauvais trip (la traduction) est à double sens : trip signifie aussi trajet, voyage.

Il n’empêche que. Nos amis québécois ont eu la main plus heureuse avec leur Lendemain de veille, même s’il néglige le côté mauvais réveil du titre original. Mais qu’importe.

 

Nous sommes ici dans une comédie totalement débridée où le sexe et la grossièreté sont de mise, dans la lignée d’un cinéma américain sans tabou dont The 40 year old Virgin (2005) ou Ted (2012) sont de bons exemples.

Alors ne vous attendez pas à des choses spécialement très relevées, ni à beaucoup de finesse : nous sommes ici pour rire et tout est bon pour y arriver : faire rire n’est pas chose aisée, faut-il le rappeler.

Toujours est-il qu’ici, le contrat est rempli, on s’amuse beaucoup des déboires des trois amis à la recherche de leur quatrième complice et surtout de cette nuit blanche et pas seulement parce qu’ils n’ont pas dormi beaucoup.

 

Dès le début du film, Todd Philips – avec l’aide de Jon Lucas et Scott Moore au scénario – procède à une rupture dans la narration : le film s’ouvre sur Phil qui annonce à la future mariée qu’ils ont perdu son fiancé. Mais c’est pour mieux nous plonger dans cette nuit peu banale, et qui donne raison à notre traducteur (voir plus haut) : ce voyage à Vegas était probablement une mauvaise idée.

Nous allons alors assister à une quête comme nous en voyons parfois au cinéma : le passé du (des) personnage(s). Mais alors que d’habitude, le ton est des plus sérieux et amène un certain suspense, ici rien de tout ça : plus nous découvrons avec les protagonistes, ce qu’il s’est réellement passé, et plus l’accumulation amène le comique : plus c’est gros et plus ça passe, comme on dit.


Il faut dire que le réveil est un grand moment du film : c’est un appartement absolument dévasté qui est offert à nos yeux, avec un fatras incroyable d’objets plus ou moins incongrus et surtout une poule vivante (3). L’éveil de Stu avec une caméra qui suit exactement sa tête (fixée à l’acteur) nous donne une bonne impression du réveil (hautement) pénible qu’il est en train de vivre. Ajoutez à cela un tigre dans la salle de bain et vous avez une idée précise de l’aspect déjanté du film et de l’aspect extrême des situations qui vont suivre.

 

Et au final, comme nous sommes dans une comédie, Doug arrive à son mariage et tout est bien qui finit bien. Et bien sûr, tout ce qui s’est passé à Vegas est resté à Vegas.

Et dans l’appareil photo !

 

  1. Voir à ce sujet Le grand Bill
  2. On a eu plus récemment le cas avec Seven Sisters dont le titre original est What happened to Monday?
  3. Mais que fait-elle là ?

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Claude Zidi
Association de Malfaiteurs (Claude Zidi, 1987)

Il y a dans le cinéma français une culture du film de copains. Et cette Association de Malfaiteurs n’y échappe pas : quatre copains – Thierry (François Cluzet), Gérard (Christophe Malavoy) Francis (Jean-Claude Leguay) et Daniel (Gérard Lecaillon) – sont tous les quatre d’anciens élèves de HEC. Chacun a suivi son chemin hors de l’école et à l’heure des bilans, si Thierry et Gérard ont plus que réussi et Francis choisi la sécurité (la banque), il n’en va pas de même pour Daniel qui est aux abois, et encore plus depuis qu’il est tombé sous la coupe de l’infâme Bernard Hassler (le regretté Jean-Pierre Bisson), un homme d’affaires véreux.

Mais les amis, c’est aussi quand tout va mal et Thierry et Gérard, malgré eux, vont aider Daniel.

Alors, un film de copains oui, mais avec de sacrées limites.

 

Il y a chez Claude Zidi un avant et un après Les Ripoux. Si les films d’avant ont un côté un tantinet ringard, il n’en va pas de même après. Zidi est devenu respectable – un César, ce n’est pas rien, surtout pour un réalisateur comique – et on en ressent les effets jusque dans ses films.

Association de Malfaiteurs bénéficie de la nouvelle aura du réalisateur et à juste titre. Nous sommes avant tout dans une comédie mais s’y ajoute un brin de noirceur tout à fait bienvenue.

Ces quatre « mousquetaires » sont de véritables produits de leur époque, héritiers néolibéraux des années 1980. Mais, et c’est là que le scénario – de Didier Kaminka, donc une référence – de vient intéressant, si Gérard et Thierry sont les gentils » de l’histoire, ils n’en demeurent pas moins des types peu recommandables : outre le record de vitesse de Thierry qui ouvre le film, on ne peut passer sous silence le cambriolage que ces deux « hommes d’affaires » effectuent auprès du troisième (et véritable) pourri de l’intrigue.

Et Jean-Pierre Bisson est magnifique dans le rôle de cet homme prêt à tout quand il s’agit d’argent. Sa dernière adresse aux deux « héros » est d’ailleurs sans équivoque : on peut compter sur lui pour les coups tordus…

 

Toujours est-il que Claude Zidi réunit tous les ingrédients pour réaliser une comédie à succès (près de 1,2 millions de spectateurs) : deux « jeunes premiers »  en vogue (Cluzet et Malavoy), une histoire un brin immorale, deux belles actrices aux charmes incontestables, et des seconds rôles reconnus (Roger Dumas & Hubert Deschamps), sans oublier le savoir-faire de Didier Kaminka. Bref, tout pour faire un film « sympathique. Et c’est le cas.

Certes, les prouesses cinématographiques ne sont pas à l’ordre du jour, mais peu importe puisque nous sommes ici pour passer un bon moment. Et je vous rappelle qu’il est plus facile de faire pleurer que de faire rire.

Bien sûr, on ne rit pas franchement (encore moins à la re-vision), mais on reste dans un rythme agréable et malgré tout le sourire ne nous quitte pas de tout le film.

 

Alors, que demander de plus ?

 

PS : Pourquoi, quand on tape «  association de malfaiteurs » sur un moteur de recherche trouve-t-on sarkozy et dassault (serge) ?

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Robert Siodmak
Mollenard (Robert Siodmak, 1938)

Justin Mollenard (Harry Baur) est un corsaire des temps modernes, dans la lignée de Surcouf ou plus exactement de Jean Bart, lui aussi natif de Dunkerque.

Dunkerque, c’est là qu’est la vie de Mollenard, sa femme Mathilde (Gabrielle Dorziat, magnifique, comme d’habitude), et ses enfants Jean (Robert « Poil de Carotte » Lynen) et la belle Marie (Ludmilla Pitoëff).

Mais sa vraie vie, c’est sur les mers du Sud qu’elle se passe, aux côté de son second Kerrotret (Albert Préjean) et son équipage, à trafiquer des armes pour le général Chen dans le conflit sino-japonais.

Ce trafic n’est pas du goût de la compagnie qui l’emploie : normal, elle n’y gagne plus rien.

Malheureusement pour Mollenard, son bateau sombre et il doit rentrer à Dunkerque.

Et se retrouver à Dunkerque avec madame Mollenard est la dernière chose qu’il aurait voulue…

 

Avant-dernier film français avant les Etats-Unis de Robert Siodmak, qui s’était réfugié à Paris pour fuir les nazis, ce Mollenard est un film récemment restauré dans lequel on retrouve avec beaucoup de plaisir quelques grands noms du cinéma français de l’entre-deux guerres : Harry Baur, Gabrielle Dorziat, Albert Préjean ou encore Pierre Renoir (Bonnerot) et Maurice Baquet (le joueur d’harmonica).

Adapté d’un roman d’Oscar-Paul Gilbert, il se divise en deux parties bien distinctes : le trafic et le retour au port. Si la partie trafic reste haute en couleurs, avec ce parfum d’exotisme mâtiné d’affaires louches et de règlements de comptes, la seconde partie à Dunkerque est beaucoup plus noire, et l’affrontement entre Dorziat et Baur y est splendide.

 

On connaît la propension d’Harry Baur à parfois en rajouter un peu, mais ici, il trouve une adversaire à sa hauteur. La Dorziat interprète une femme terrible, une femme de tête et qui dirige son monde : une de ces femmes qu’on n’aurait pas envie d’avoir comme ennemie. Alors vous comprenez que Mollenard n’ait qu’une envie : mettre de la distance entre elle et lui.

En plus de cet affrontement, ce sont les différents personnages que nous rencontrons qui font le sel de ce film plutôt méconnu.

Si Mollenard est un personnage truculent à la limite de la légalité (et même au-delà), on trouve une galerie intéressante de personnages aussi petits que Mollenard est grand. En tête de ceux-ci, on trouve Chevrier, archétype du personnage veule et roué, interprété avec brio par Jacques Baumer, qui a en plus la gueule de l’emploi.

Autre personnage emblématique : Bonnerot. Pierre Renoir est encore une fois formidable dans ce rôle de trafiquant sans foi ni loi, de la même trempe que Mollenard, avec une grande dose de rouerie, comme pourra le constater Happy John. Ce dernier, interprété par Dalio, est lui aussi un archétype, celui du traître. Ce sera d’ailleurs ce qui précipitera sa fin. Dalio fait une courte apparition dans ce film, mais on ne peut pas l’oublier tant son personnage est intéressant et surtout son jeu magnifique.

 

Je terminerai en vous faisant remarquer la splendeur des décors de Trauner, encore une fois dans des villes portuaires (Shanghai et Dunkerque), avec encore une fois un peu de brume(!), et la présence comme assistant de Pierre Prévert.

Sans oublier le scénario de Spaak et de l’auteur (Gilbert) qui nous gratifie, en outre, de dialogues ciselés qui n’ont pas à rougir face à ceux de Prévert (Jacques) ou encore Jeanson (Henri) qui officiaient à la même période.

Bref, du beau monde pour un film qui mérite d’être (re)découvert.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Horreur, #James Wan
Saw (James Wan, 2004)

Deux hommes se réveillent dans une pièce sale, voire insalubre. Ils sont tous les deux enchaînés, chacun à un bout de la pièce.

Entre eux, un troisième homme (Tobin Bell), mort d’une balle dans la tête.

Une fois (presque) habitués à cet endroit, ils comprennent progressivement pourquoi ils sont là : ils ont été enlevés par celui qu’on appelle le « Tueur au puzzle » (Jigsaw Killer).

Ce dernier a pour habitude d’amener ses victimes à se tuer elles-mêmes.

Ici, c’est une nouvelle variante qui est expérimentée : pour sortir, le docteur Gordon (Cary « Wesley » Elwes) doit tuer Adam (Leigh Whannell) avant 18 heures, sinon sa femme (Monica Potter) et sa fille (Makenzie Vega) devront mourir.

 

Après la formidable trilogie Scream de Wes Craven, il fallait en vouloir pour revenir à l’horreur en espérant surpasser le maître. Et James Wan (26 ans seulement à la sortie du film !) a tout de même bien réussi son pari.

Certes, on ne retrouve pas le même esprit que chez Craven, mais il faut avouer que le résultat est là : quelques noms connus (Elwes, Danny Glover), un budget serré (seulement 1,2 million de dollars) et un huis-clos haletant et vous obtenez un film qui tient la distance, mélange équilibré d’horreur et de suspense.


Certes, l’horreur s’étale de manière très sanguinolente et on ne nous épargne que peu de détails. Mais il faut reconnaître que l’intrigue est bien ficelée et le huis clos déborde de différentes façons afin de ne pas nous cloîtrer avec les deux hommes. Entre les flashbacks qui nous exposent le passé des deux hommes et le présent des deux membres de la famille de Gordon, nous sortons de cet univers sordide, mais c’est pour trouver d’autres histoires tout aussi sordides : nous avons droit à la présentation du tueur, sans toutefois savoir qui il est (1), et surtout nous assistons à certaines de ses « expériences » qu’il considère comme des jeux.

Des jeux morbides où la victime a tout de même une chance de s’en sortir.

Mais dans quel état…

 

Bien entendu, si le cinéma d’horreur n’est pas votre tasse de thé, je vous conseille de passer votre chemin, bien que ce film ne soit pas sans intérêt. En effet, le parti pris de ne pas montrer le visage du tueur, va nourrir la première moitié du film jusqu’à l’inévitable. Mais là encore, Wan nous promène : ce n’est pas lui (2).

Autre point fort du film : un montage précis de Kevin Greutert (3) qui rythme très bien le film, même si on peut regretter la tendance du début des années 2000 qui voulait qu’on case un maximum de plans par seconde, quitte à étourdir le spectateur. Mais heureusement, ce n’est pas le cas la plupart du temps. Surtout que ce montage ultra-rapide s’accompagne d’une musique agressive (4) qui pourrait finir par nous achever.

 

Au final, c’est un film qu’on peut classer en partie dans le gore, mais pas que : Wan réussit à captiver son public avec un film équilibré basé sur un scénario impeccable de Leigh Whannell (Adam), à partir d’une histoire élaborée par ce dernier et le même Wan.

Bref, du beau travail, mais à consommer avec modération…

 

  1. Rassurez-vous, on sait qui c’est à la fin.
  2. Je sais. Je révèle. Mais comme je ne vous dis pas qui c’est, ce n’est pas bien grave…
  3. Il assurera les montages des quatre films suivants avant de passer derrière la caméra pour les opus VI et VII.
  4. De Charlie Clouser, qui écrira pour tous les épisodes de la saga.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Science-Fiction, #Wachowski
The Matrix Revolutions (Les Wachowski, 2003)

Neo revient ! (encore)

Cette fois-ci, c’est pour l’explication finale, le dernier chapitre de cette saga de science-fiction mâtinée de steampunk, où à nouveau le Bien et le Mal s’affrontent dans un combat sans pitié avec, ne l’oublions pas, une tinte religieuse.

Néo (Keanu Reeves) termine son apprentissage de messie pour sauver Zion, ce qui reste d’humanité dans un univers souterrain.

Encore une fois il est aidé par Morpheus (Laurence Fishburne), l’apôtre de la première heure, mais aussi par Niobe (Jada Pinkett Smith) et bien sûr la fidèle Trinity (Carrie-Ann Moss) qui ira elle aussi jusqu’au bout de l’aventure auprès de Neo.

 

On ferme donc cette épopée singulière qui mêle science-fiction et religion sur une apothéose générale.

Spectaculaire tout d’abord avec des combats extrêmement impressionnants entre les humains et leurs machines et celles de la Matrice, ces sortes de pieuvres géantes et destructrices, mais aussi ésotérique avec l’épisode final messianique : Neo devient le grand Rédempteur (1), celui qui donne sa vie pour sauver celle des autres.

On ne passe donc pas à côté de la vision chrétienne de son personnage dans sa dernière intervention quand il lutte contre le Mal personnifié par le programme libre Smith (Hugo « Elrond » Weaving).

Evidemment, ce dernier combat nous ramène aux mêmes scènes de combat rapproché que nous avions déjà pu voir dans les deux autres épisodes précédent.

 

En fait, le seul changement vient de l’Oracle : Gloria Foster, qui avait tenu le rôle dans les deux autres films est décédée entre-temps et a été remplacée par Mary Alice. Et pour faire passer ce changement auprès des spectateurs, on a trouvé un élément d’explication – plausible, au cinéma tout est possible – pour justifier le nouveau visage de l’Oracle. Sauf que cette explication ne devait pas sembler suffisamment claire puisqu’elle est répétée à l’envi, martelant bien les esprits : si on n’a pas compris, le scénariste et les réalisateurs-trices ne peuvent plus rien faire.

 

Pour le reste, rien de bien nouveau. On retrouve les mêmes ingrédients qui ont fait le succès des deux autres productions, et on n’est pas fâché que tout cela soit terminé. Encore que : Lana (ex-Larry) Wachowski nous a promis un quatrième opus pour 2021 avec une grande partie de ceux qui étaient déjà là. Je ne suis pas sûr d’être pressé d’y arriver.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Fantastique, #Bryan Singer
Jack le Tueur de géants (Jack the giant Slayer - Bryan Singer, 2013)

Un grand benêt pas si bête que ça : Jack (Nicholas Hoult).

Une belle princesse intrépide : Isabella (Eleanor Tomlinson).

Un roi juste mais dont le jugement s’égare parfois : Brahmwell (Ian « Waleran » McShane).

Un garde courageux comme tout et dévoué à la princesse : Elmont (Ewan McGregor).

Un méchant très réussi : Roderick (Stanley Tucci).

Et bien sûr, toute une armée de géants, prête à fondre sur le royaume d’Albion et surtout sa capitale : Cloister.

Et tout ça grâce à (ou à cause) des haricots magiques que Jacques a échangé contre un cheval !

 

Si Bryan Singer est américain, il est bien l’une des rares célébrités qui ont participé à ce film à l’être, accompagné seulement par Stanley Tucci : tous les autres viennent de Grande-Bretagne, ce qui donne un élan et une teinte très british au film. Jusqu’aux pointes d’humour qui sont du même acabit, distillé par des répliques énoncées avec cet accent subtil de nos amis d’outre-Manche, tellement plus sophistiqué que nos autres amis (1) d’outre-Atlantique.

Jusqu’à l’intrigue elle-même qui est d’origine anglaise, mêlant deux contes traditionnelles : jack le Tueur de géants et Jack et le Haricot magique. C’est d’ailleurs plus cette deuxième histoire qui prédomine sur l’autre du fait de la présence des graines de haricots.

 

Alors bien sûr, on se dit qu’il s’agit d’un conte pour enfants. Mais si on raconte cette histoire aux petits, on évite d’y mêler les images de ce film, afin d’être assuré que ces mêmes enfants vont dormir (2). Parce que derrière la caméra, outre Newton Thomas Sigel (le chef-opérateur), on trouve Bryan Singer qui n’a mas la particularité de faire du cinéma pour enfants. Ou alors, pour de grands enfants !

Certes, on retrouve ici le merveilleux propre aux contes traditionnels mais dès l’apparition des géants, on comprend rapidement que nous ne sommes pas chez Steven Spielberg. Les géants, en plus d’être affreux (3) et un tantinet idiots, sont des personnages frustes et violents, n’hésitant pas à se nourrir des humains qui passent à leur portée, sans toujours attendre de les préparer et les cuire. Et cela vaut mieux pour eux (les géants) parce que quand l’un d’eux prépare Elmont en friand, nous avons la justification du titre du film : Jack tue son premier géant.

 

On sent que Singer s’est bien amusé avec cette adaptation (très) personnelle des deux contes. Il faut dire que ses interprètes contribuent beaucoup à la bonne impression que fait ce film, où quoi qu’il puisse arriver, nous savons de toute façon que cela se terminera bien. Et ce malgré les exactions toujours plus graves commises par Roderick et son âme damnée, Wicke (Ewen « Spud » Bremner). Rassurez-vous, comme toujours dans ce genre d’histoire, les méchants sont châtiés. Mais ce n’est pas à ce moment que le film se termine. En effet, Singer, avec la complicité de Christopher McQuarrie, Mark Bomback et Darren Lemke (les scénaristes), nous emmène dans une intrigue de pouvoir qui n’est pas sans rappeler Le Seigneur des Anneaux : une couronne (unique, bien sûr) qui commande aux géants.

 

Au final, nous avons un film bien léché qui, s’il emprunte au Seigneur des Anneaux, n’en demeure pas moins différent de la trilogie de Peter Jackson. Avec ce « medley » des deux contes traditionnels, Bryan Singer nous ramène aux contes de notre enfance, avec certains détails qui ont été édulcorés pour permettre aux mêmes enfants de rêver sans que cela vire au cauchemar. De plus, il ajoute un ingrédient qui a tendance à faire défaut à ces mêmes contes et qui s’y révèle indispensable ici : l’humour.

 

  1. Il semble qu’ils le soient redevenus depuis début novembre 2020…
  2. En général, c’est « une histoire et après on dort ! »
  3. C’est notre point de vue : l’un d’eux trouve la princesse très laide…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Thriller, #Tony Scott, #Denzel Washington
L'Attaque du métro 123 (The Taking of Pelham 123 - Tony Scott, 2009)

D’un côté un « terroriste », appelons-le Ryder (John Travolta).

De l’autre, un aiguilleur du métro de New York, appelons-le Walter Garber (Denzel Washington).

Entre eux, une relation singulière et meurtrière va se créer : Ryder a pris le contrôle d’une voiture de la ligne 123 (d’où le titre) et en otage ses passager. Si la ville de New York ne paie pas immédiatement (1) dix millions de dollars – 10.000.000 $, c’est plus impressionnant comme ça – un otage sera exécuté à chaque minute de retard.

La course contre la montre commence.

Elle se terminera, comme toujours dans ces cas-là, dans le sang.

 

A nouveau, Tony Scott (feu le frère de qui vous savez) joue avec nos nerfs et avec aussi un certain panache.

Il a encore une fois réussi à engager Denzel Washington pour l’épauler dans cette histoire à suspense, et dans le rôle du méchant, il a fait confiance à John Travolta qui, depuis Pulp Fiction, se débrouille très bien dans les personnages passés du côté obscur.

Et encore une fois, on marche de bout en bout dans cette intrigue qui intègre des otages, des gros sous, et deux êtres humains pas si éloignés l’un de l’autre : si Ryder est un malfrat assumé, le passé de Garber n’est pas net, comme l’explique sa position d’aiguilleur, lui qui fut très haut dans la hiérarchie. Mais il n’est pas le seul au passé trouble : le maire de New York (James Gandolfini) a lui aussi des choses à se reprocher.

Bref, une intrigue avec des méchants mais surtout des « gentils qui ne le sont peut-être pas complètement.

 

Comme toujours avec Tony Scott, le rythme est soutenu et les effets de suspense sont au rendez-vous. Mais à cela s’ajoute sa façon – particulière ? – de filmer avec des ruptures temporelles par rapport à l’action : encore une fois, il (ab) use des ralentis pour mettre ne évidence certains points de l’histoire, mais on peut se demander, à un moment, si ces ruptures sont bien nécessaires. A cela s’ajoute des mouvements larges de caméra comme on en a l’habitude, avec, comme c’est le cas à un moment donné, une impression d’étourdissement face à cette surcharge de plans en mouvement.

 

Et c’est bien dommage parce que de l’autre côté, nous avons des acteurs dans le ton qui ne surjouent pas trop (Travolta) et nous emmènent avec conviction dans cette intrigue métropolitano-criminelle (2).

La confrontation Travolta-Washington tient ses promesses, Gandolfini est un maire somme toute fort sympathique malgré ses excès, et John « Jesus » Turturro est un négociateur à la hauteur.

 

Alors oui, cette prise du Pelham 123 (3) tient ses promesses, mais il faut tout de même passer sur les (mauvaises ?) petites habitudes de Tony Scott.

 

  1. Enfin en moins d’une heure…
  2. Je sais, je néologise. Ce n’est pas la première fois. Ce ne sera pas la dernière.
  3. Le titre original.

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