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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Olivier Nakache, #Eric Toledano
Intouchables (Olivier Nakache & Eric Toledano, 2011)

D’un côté un homme riche avec grand appartement, voitures de luxe et tout ce qui va avec : Philippe (François Cluzet). De l’autre un jeune homme peu fortuné, arrivé tout droit de la banlieue parisienne (grande barre de HLM) : Idriss (Omar Sy).

L’un et l’autre n’avaient aucune raison de se rencontrer, et même doublement. Tout d’abord, leur statut et leur milieu sociaux diffèrent trop ; et l’entretien d’embauche auquel Idriss se rend n’était qu’une formalité pour ce dernier qui ne s’était déplacé que pour pouvoir toucher les ASSEDIC.

Parce que Philippe recrute une personne pour l’aider quotidiennement : il est tétraplégique.

 

Les duos mal assortis ont toujours été l’occasion de comédies plus ou moins débridées. Il suffit, pour s’en convaincre de jeter un œil à la filmographie de Francis Veber pour s’en rendre compte. Il en va ici de même de ce duo dont les différences sont tellement fortes qu’on croirait avoir deux épreuves d’une même personne : le négatif et le positif, comme en photographie.
En effet, alors que l’un est noir, l’autre est blanc, l’un est riche, l’autre est pauvre, l’un est valide et costaud alors que l’autre ne peut remuer que sa tête.

Et comme toujours dans ces cas-là, chacun va s’enrichir des différences de l’autre (1).

 

C’est un film plaisant où le rire côtoie l’émotion sans pour autant tomber dans le pathétique, même si on n’évite pas les clichés inhérents à cette situation : Idriss est un jeune paumé qui vit dans une famille très nombreuse, où le trafic est une des façons de « s’en sortir. »

Mais Olivier Nakache et Eric Tolenado nous préviennent dès l’ouverture : « d’après une histoire vraie. » Alors on met de côté ses préjugés et on se laisse emporter par cette histoire touchante portée par un duo d’acteurs très bien assorti, lui.

 

Ce film fit un carton au box-office, ce qui est tout à fait logique : les comédies, quand elles sont réussies (2), deviennent « incontournables et tout le monde s’y rue. C’est une belle histoire, c’est drôle, mais ce n’est pas une comédie si différente des autres. Son succès vient peut-être de la façon d’envisager le handicap et surtout la manière dont Idriss appréhende celui de Philippe : nous sommes à la limite du « politiquement incorrect », voire carrément dedans. Et nous n’avons pas beaucoup l’habitude de rire du handicap.

 

Pourtant, et c’est là la force du film, c’est quand on rit d’une certaine catégorie de la population qu’on peut considérer qu’elle est intégrée. Depuis, on a pu voir la série HANDICAP où les interprètes étaient de véritables handicapés qui se riaient de leur(s) propre(s) différence(s). Que de chemin parcouru, me direz-vous.

Mais cela demande aussi une certaine dose d’intelligence de la part de cette population d’accepter l’humour. Certains ne l’acceptent pas, et c’est comme ça qu’on se retrouve avec deux fanatiques armés de kalachnikovs qui entrent dans la rédaction d’un journal satirique et tuent (presque) tout le monde.

 

  1. Je l’ai déjà dit ici : c’est de la différence que naît la richesse.
  2. Et parfois aussi celles qui ne le sont pas…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie, #Eric Lartigau
La Famille Bélier (Eric Lartigau, 2014)

La famille Bélier, c’est une famille comme les autres. En apparence. On y trouve le père  Rodolphe (François Damiens), la mère Gigi (Karin Viard), le fils Quentin (Luca Gelberg) et surtout la fille Paula (Louane Emera).

En apparence seulement parce que malgré ce qu’on peut voir, ce sont des gens différents. Enfin Paula surtout qui est la seule à entendre : les trois autres sont sourds, ce qui peut poser des problèmes, comme le montre le film à différents moments.

Mais le pire pour cette famille, c’est que Louane est radicalement différente : non seulement elle entend, mais elle a aussi un don pour le chant.

 

Je ne rentrerai pas dans les polémiques autour de la surdité et de l’interprétation de deux personnages non-entendant par deux acteurs entendant, ce n’est pas mon propos ici. Concentrons-nous sur le film qui réussit à traiter du handicap et de la différence avec humour, émotion et les chansons de Michel Sardou (1).

Le film s’inscrit dans le cadre de ces feel-good movies qui vous amènent un sentiment de bien-être et pourrait presque vous faire trouver la vie supportable (si elle l’était vraiment). Bien sûr, la fin est convenue, mais ce n’est pas cette fin en elle-même qui nous intéresse mais bien comment nous y arrivons.

 

Générosité et sensibilité sont les deux clés pour y arriver. Sensibilité parce que l’humour est sensible et le film en est plein, et générosité parce que tous ces personnages donnent et se donnent énormément, à travers leurs interprètes.

Si Louane Emera est juste dans son interprétation, on peut se dire que c’est normal vu qu’elle a (à peu près) l’âge de son personnage, mais ce n’est pas une raison très recevable, tout le monde n’est pas capable d’en faire autant. Certes, elle possède une belle voix, mais elle campe une Paula bien jeune pour s’occuper des affaires d’adultes : se parents sourds ne peuvent pas négocier aux téléphone ou expliquer avec précision leurs symptômes à un médecin ignorant la langue des signes. Même quand il s’agit de choses très intimes. Alors son interprétation prend une autre dimension et on se prend à sourire de ces petites histoires un tantinet incongrues quand on parle habituellement de handicap, et on sent un pincement quand elle chante. Même du Michel Sardou.

 

Bien sûr, on n’échappe pas à quelques outrances, et le professeur de chant (Eric Emosnino) en est une très bonne illustration. Son personnage est décidément peu crédible quand il enseigne à la chorale, mais il prend tout de même une autre dimension quand il est, lui-même, charmé et ému par cette voix, inattendue au fin fond de la Mayenne !

Et bien sûr, il y a les parents. Karin Viard et François Damiens sont encore une fois formidables, avec ma préférence pour la magnifique Karin, dont on n’entend pas les voix, à part quelques sont échappés, à peine intelligibles. Tous les deux réussissent ce que Jean Dujardin et Bérénice Bejo avaient réussi à réaliser trois ans plus tôt : un rôle muet. Un bonheur.

 

Alors laissez de côté les polémiques et concentrez-vous sur cette histoire, improbable certes, mais ô combien réjouissante : une intrigue solide, une interprétation impeccable, et juste ce qu’il faut d’humour et d’émotion.

Du cinéma, quoi.

 

(1) J’avoue que ce dernier point ne m’emballe pas vraiment, mais il faut accepter les autres tels qu’ils sont. Même ceux qui aiment Michel Sardou.

 

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Comédie dramatique, #Robert Zemeckis
Bienvenue à Marwen (Welcome to Marwen - Robert Zemeckis, 2018)

Ciel de Belgique, deuxième Guerre Mondiale.

Le capitaine Mark « Hogie » Hogancamp (Steve Carell), as de l’aviation est touché et il doit se poser en catastrophe. Indemne après s’être écrasé – sauf pour ses chaussures – il est sauvé par une équipe de jeunes femmes à la taille mannequin qui l’emmène dans leur village : Marwen.

Mais ce répit est de courte durée car les nazis reviennent régulièrement les attaquer, espérant au final se débarrasser de cet Américain qui exalta la résistance féminine.

Seulement voilà : Marwen n’existe que dans l’imagination de Mark Hogancamp, ancien dessinateur devenu photographe suite à une agression au caractère homophobe.

 

Tout commence comme n’importe quel film de guerre. Enfin pas vraiment. On songe plutôt à un film bien particulier (dans tous les sens du terme) : 1941. L’avion de Hogie n’est pas sans rappeler celui de « Wild » Bill Kelso (John Belushi) qui ouvre déjà le film (1). Ensuite, ce seront des références aux films de Zemeckis qui vont s’enchaîner avec en point d’orgue une machine à voyager dans le temps qui ressemble beaucoup à la DeLorean de Back to the Future.

 

Mais ce qui surprend – et ravit ? – le plus, c’est l’utilisation de poupées pour recréer cette histoire de guerre contre les nazis. On ne s’en aperçoit pas tout de suite (2), parce que Zemeckis prend le temps pour amener cette singularité inattendue. C’est d’abord le grain du visage qui semble artificiel (normal) puis progressivement nous comprenons que Hogie n’est pas un personnage normal, surtout quand on découvre ses articulations qui n’ont absolument rien de naturel. Et cet aspect décalé de la narration prend toute son envergure quand les deux univers se mêlent pour n’en former qu’un : celui de Mark Hogancamp, véritable photographe qui a réellement recréé sa seconde guerre mondiale avec des poupées et expose régulièrement son travail un peu partout aux Etats-Unis.

 

IL me paraît évident qu’un tel sujet échût à Robert Zemeckis tant son univers allie avec brio le monde réel et le merveilleux, sans jamais tomber dans le conte de fées. Il suffit de se replonger dans ses deux œuvres phares des années 1980s : Who framed Roger Rabbit? et sa trilogie Back to the Future. Mais si ces deux films sont des comédies débridées, il n’en va pas de même ici : Hogancamp est un homme brisé sans passé – qui a disparu avec son agression – qui tente de se reconstruire à travers son œuvre photographique. Cette dimension émotionnelle qui manquait aux deux autres films cités ci-dessus fait de cette comédie la plus aboutie de son réalisateur, un dosage impeccable entre le tragique et le comique qui donne un équilibre parfait.

 

De plus, Zemeckis joue avec le temps et ses marqueurs tout au long du film : la sous-intrigue guerrière en s’insinuant dans la vraie vie brouille les marqueurs temporels, relayée par les objets technologiques utilisés tout au long du film. On a du mal à situer l’intrigue principale qui voit Mark évoluer, et ce n’est que sporadiquement qu’on la relie avec notre époque. En effet, le répondeur de Mark utilise des cassettes à bande magnétique, les tenues de Carol (Leslie Mann) ont un aspect un tantinet suranné et Hogancamp est souvent en tenue militaire.

C’est alors un CD que Mark sort de l’appareil ou un téléphone portable qui sonne et que décroche cette même Carole qui nous ramène à notre époque.

En effet, la musique, de par sa diversité de provenance, participe à al confusion temporelle voulue par le réalisateur : n’oublions pas que Mark est un homme qui n’a plus de passé, alors les musiques vont et viennent sans distinction, la plupart du temps seulement justifiées par leur propos (résumé par leur titre).

 

Alors qu’il fut un temps question de Leonardo DiCaprio pour interpréter Mar Hogancamp, c’est donc Steve Carell qui interprète – avec beaucoup de talent – le photographe. A nouveau, il fait preuve de beaucoup de subtilité, utilisant à bon escient son visage pour exprimer l’inexprimable, en restant toujours dans les limites de son personnage, évitant les écueils faciles du pathétique.


Et malgré tout cela, ce fut un échec commercial.

Espérons que l’avenir lui reconnaîtra  ses qualités – évidentes – et qu’il trouvera la place qu’il mérite dans la production cinématographique américaine.

 

  1. Robert Zemeckis en avait cosigné le scénario
  2. Même quand on le sait !

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guerre, #Arnaud Desplechin
Jimmy P. (Arnaud Desplechin, 2013)

Browning (Montana), 1948.

Depuis son retour d’Europe trois ans plus tôt, Jim Picard (Benicio del Toro) souffre de migraines et a la vue qui se brouille. Reçu au Winter Hospital, on ne lui décèle aucune affection physiologique.

Après avoir été placé un temps chez les fous (1), il est suivi par Georges Devereux (Mathieu Amalric) qui va tenter de comprendre l’origine de ses souffrances.

 

Arnaud Desplechin a traversé l’Atlantique pour venir adapter le livre de Devereux, emmenant dans ses bagages son acteur fétiche – Mathieu Amalric. Et le résultat, tout comme la thérapie de Jimmy P., est fort concluant. Il prend son temps pour nous présenter les deux protagonistes principaux, mêlant le présent et le passé en ce qui concerne Jimmy, et distillant progressivement les éléments concernant la biographie du praticien.

Et la rencontre des deux acteurs, à travers ces deux personnages singuliers, est de très haute volée. Benicio del Toro est superbe, comme à son habitude, et Mathieu Amalric interprète un Devereux très convaincant, donnant une très grande crédibilité dans la relation entre les deux hommes.

 

De plus, l’utilisation de plans rapprochés voire très accentue l’aspect véridique du film annoncé en ouverture. Les cadrages sont parfois très serrés, sur le haut du visage de del Toro, véritable personnage principal de l’intrigue. Et Desplechin souligne cette réalité en usant d’une caméra subjective lors de la première crise – visible – de Jimmy. A la subjectivité de la caméra s’ajoute la bande son qui traduit très bien les acouphènes que l’on devine accompagner la crise.

 

Mais ce sont bien sûr les différentes séances qui retiennent notre attention, et la façon dont l’esprit de Jimmy va évoluer, à travers ses rêves et ses souvenirs : en trois temps.

Le premier nous montre le petit Jimmy ; puis le Jimmy actuel s’insinue dans le souvenir pour en être un observateur jusqu’à prendre la place qui est (était) la sienne : nous sommes dans le passé mais le nouveau Jimmy (celui du présent de la narration) assume pleinement sa place et revit ces souvenirs plus ou moins enfouis.

 

Bref, Desplechin illustre parfaitement l’évolution de l’esprit de Jimmy, servi par une interprétation qui la permet : les deux acteurs principaux tiennent leur personnage de bout en bout, et donne à cette intrigue un côté passionnant sans pour autant tomber dans un voyeurisme qui aurait pu effleurer un réalisateur moins talentueux. Les nombreuses références sexuelles ne sont aucunement montrées : un plan, une réplique, et cela suffit à nous les faire comprendre.

 

Au final, c’est un film sobre et tout en subtilité qui nous est ici proposé. Desplechin opte à chaque fois pour le bon placement et le ton juste tout comme ses interprètes. On reste intéressé par cette histoire de traumatisme guerrier qui, pour une fois, ne concerne pas le Vietnam.

Et Desplechin réussit un film carrefour entre plusieurs genres : le film médical qui voit un patient guérir, le film de guerre qui s’intéresse aux suites d’un conflit, et le western. Le western parce que Jimmy est toujours considéré comme un Indien avant d’être un Américain. Et paradoxalement, alors que le titre complet parle de hautes plaines, c’est à peine si nous pouvons les voir, la majeure partie des rencontres entre les deux protagonistes se passant en huis clos…

 

(1) L’armée ne fait pas toujours dans la subtilité…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Danny Boyle
127 Hours (Danny Boyle, 2010)

Between a Rock and a hard place.

Tout de suite, vous pensez, comme moi, à un tube des Rolling Stones. Sauf qu’ici il n’en est pas question. Il s’agit de l’aventure arrivée à Aron Ralston (James Franco – rien à voir avec la belle Jobina) dans le Blue John Canyon en 2003 quand un rocher lui est tombé sur le bras et l’a immobilisé pendant plus de 5 jours (127 heures) jusqu’à ce qu’il s’ampute de son avant-bras droit pour s’en sortir.

Le film est l’histoire de ces heures perdues (?).

 

Encore une fois, Danny Boyle nous gratifie d’un film magnifique à propos d’une expérience des plus solitaires. Aron Ralston s’en va en weekend dans les canyons pour tenter éventuellement de battre un record. Pourtant dès son périple à vélo pour rejoindre le théâtre de ses (més)aventures, un élément nous prévient que tout ne se passera pas comme il faut : il fait une chute à vélo. Mais son enthousiasme va au-delà de cette prémonition et nous assistons à une randonnée qui se présente sous les meilleurs auspices, surtout avec la rencontre des deux randonneuses perdues – Kristi (Kate Mara) & Megan (Amber Tamblyn, la fille de ). Mais comme le destin est farceur, Aron continue sa route jusqu’à l’accident.

 

Comme tous les accidents, il est bête (1), et il va permettre à Aron de faire un retour sur lui-même. Et en cela, Aron n’est pas sans rappeler lé héros (?) précédent de Danny Boyle : Jamal Malik (Dev Patel). Tout comme lui, il a un destin exceptionnel, mais surtout, nous allons assister aux différents événements qui l’ont amen&é là où il est, même si la conclusion n’’est pas aussi glorieuse : perdre un avant-bras n’est pas une situation rêvée…

Et pour ce faire, Boyle s’est adressé à un acteur formidable : James Franco. Ce dernier est capable de tout, comme on le voit quand on déroule sa filmographie. Il est ici un Ralston très convaincant (euphémisme) qui oscille entre les moments de désespoir et les fantasmes, jusqu’à la résolution inévitable et tragique.

Il y aune sobriété dans son jeu qui donne à son personnage la dimension humaine nécessaire sans en arriver à un surjeu qui aurait plombé l’intrigue (inutilement) : l’accident est là et il faut vivre avec.

 

Nous allons alors accompagner Aron dans ses moments de désespoir – les plus nombreux- tout comme dans ses moments d’espoir et ses fantasmes ; comme l’orage salutaire qui s’abat sur lui. Mais si c’était si simple, ça se saurait…

Comme je le disais plus haut, ces 5 jours (c’est très long !) vont être un moment de mise au point dans sa vie et nous allons assister à ces différents moments importants de sa vie qui ont fait de lui ce qu’il est. Mais alors que nous pénétrons dans l’esprit de Jamal Malik , ici, le côté geek d’Aron va laisser une trace objective de son expérience : caméra, photos…

Cela explique (en partie) les partis pris subjectifs de la caméra pendant l’évolution d’Aron avant son accident : il a recours à, ses appareils pour capturer un moment particulier  ou une rencontre significative.

 

Nous devenons alors témoins (voyeurs ?) de sa vie précédente, avec en ligne de mire un futur incertain – fans le film – que nous envisageons facilement : il n’est pas question qu’un personnage qui a pu avoir une telle expérience en meure…

Et donc, non. Nous terminons d’ailleurs sur des images du réel Aron Ralston avec sa femme Jessica et son fils (2).

 

  1. Sinon, ce ne serait pas un accident…
  2. Né en février 2010, soit quelques mois avant la sortie du film.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Braquage, #Gangsters, #Jon M. Chu, #Morgan Freeman
Insaisissable 2 (Now you see me 2 - Jon M. Chu, 2016)

Trois ans après (un seul pour les protagonistes), on prend les mêmes, et on recommence ?

Pas exactement. Louis Leterrier a laissé la place à Jon M. Chu après être passé tout près de réaliser le film, Ed Solomon a repris les personnages de ses deux précédents acolytes et a conçu une nouvelle intrigue avec l’aide de Pete Chiarelli.
Et côté interprétation, Isla Fisher (Henley) a été remplacée (1) par Lizzy Caplan (Lula) et nous avons droit à un double Woody Harrelson : il est, en plus de Merritt, son frère jumeau Chase.

Pour le reste, tout le monde est là, fidèle au poste, surtout Thaddeus Bradley (Morgan Freeman), ce qui semble le plus logique.

 

Nous retrouvons donc nos Quatre Cavaliers, qui sont devenus cinq comme on l’a vu à la fin de l’épisode précédent, dans un nouveau numéro époustouflant qui vise à dénoncer un génie de l’informatique de la stature de Steve, Bill ou Mark. Mais le numéro qui commençait bien tourne à la tragédie et notre quatuor (le n° 5 reste à la traîne) se retrouve à Macao, embauché – malgré eux – par un autre prodige de la technologie, Walter Mabry (Daniel « HP » Radcliffe), censé être mort depuis deux ans. Leur mission – qu’ils doivent accepter – est de récupérer une carte à puce, clé de tous les ordinateurs de la terre (2). S’ajoute une course-poursuite autour du monde menée par le FBI et Bradley ainsi que la présence d’Arthur Tressler (Michael Caine) qui a une revanche à prendre sur ces voleurs particuliers.

 

J’ai parlé la dernière fois de la façon de tourner de Louis Leterrier la trouvant pas toujours très subtile. Mais force est de constater que son premier opus avait une fraîcheur qui fait beaucoup défaut à cette suite. C’est bien connu, les deuxièmes parties ont rarement la qualité et le charme de l’épisode initial (3), et ce film n’échappe pas à la règle.

Le monde de la magie et surtout les illusions que montent notre quatre héros prennent beaucoup moins de place dans cette suite, insistant plus sur l’aspect policier, et surtout mettant en avant l’Œil, cette confrérie de la magie (occulte cela va de soi) à laquelle tous veulent appartenir.

 

Alors oui, on retrouve quelques moments très spectaculaires et la première illusion – celle qui tourne mal – fait partir le film sur les chapeaux de roue, mais la relégation de la magie au second plan enlève beaucoup de son intérêt à l’intrigue et au film lui-même. Sans parler de cette même intrigue qui tord un tantinet le bras à celle du film précédent, ajoutant une dose d’incrédulité pour le spectateur.

On tombe alors dans une histoire somme toute très convenue avec un final qui sent un peu trop le réchauffé, avec en prime une petite dose de mysticisme qui, au choix achève de vous convertir ou de vous détourner.

 

Pour ma part, le choix est fait : dommage.

 

  1. Grossesse oblige…
  2. Rien que ça !
  3. Je sais : sauf Le Parrain 2, L’Empire contre-attaque

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Braquage, #Gangsters, #Louis Leterrier, #Morgan Freeman
Insaisissable (Now you see me - Louis Leterrier, 2013)

Depuis Georges Méliès (c’est vous dire si ce n’est pas récent), le cinéma a eu une relation privilégiée avec la magie. L’étendue des possibilités qu’offre le 7ème art est infini pour mettre en scène n’importe quel numéro d’illusion, et sans avoir besoin d’être un vrai magicien. La technique fait tout.

A nouveau, le cinéma rencontre la magie pour une histoire improbable mais spectaculaire. A cela s’ajoute un autre élément qui a le vent en poupe depuis le début des années 2000 : le braquage de banque.


Ils sont quatre, se font appeler les « 4 Cavaliers » et pour leur victime, cela va être l’apocalypse : J. Daniel Atlas (Jesse Eisenberg), Henley Reeves (Isla Fisher), Merritt McKinney (Woody Harrelson) et Jack Wilder (Dave Franco, le frère de).

Ils proposent un spectacle époustouflant à l’issue duquel ils vident le coffre d’une banque qui se trouve à quelques milliers de kilomètres de là : ils sont à Las Vegas, le coffre à Paris.

Bien sûr, un tel larcin ne peut rester impuni : Interpol envoie une inspectrice, Alma Dray (Mélanie Laurent) qui sera associée à Dylan Rhodes (Mark Ruffalo), un agent du FBI rapidement dépassé par ces voleurs hors norme.

Dans le même temps, Thaddeus Bradley (Morgan Freeman) suit de très près les turpitudes du quatuor : Bradley chasse les mystificateurs, ces magiciens minables qui se font passer pour ce qu’ils aimeraient être.

 

Autant le dire tout de suite, Louis Le Terrier n’est pas un cinéaste très subtile, on l’a vu à certains de ses films. Mais il faut avouer qu’il maîtrise les effets et son film, s’il ne possède pas la profondeur d’autres n’en demeure pas moins très spectaculaire, voire parfois bluffant. Comme je l’ai annoncé en préambule, l’association cinéma-magie est la clé du succès. Encore que j’ai déjà parlé ici d’un film (Shade) qui les associait sans en arriver à un résultat des plus convaincants. Il faut dire à sa décharge que le milieu des cartes est beaucoup moins spectaculaire que ce qui nous est proposé ici.

Ce sont des numéros à couper le souffle qui s’enchaînent ici, soutenus par une technique irréprochable, et en plus, nous avons droit à l’explication des différents tours présentés, ce qui finit de combler le spectateur toujours avide de comprendre ce qui semble irrationnel et qui se résume en quelques mots : « comment font-ils ça ? »

 

Alors non seulement nous voyons comment ils font ça, mais en plus nous savons pourquoi. Et il faut avouer que c’est plutôt habile. Certes, on n’échappe pas au savoir-faire de Louis Leterrier qui a parfois tendance à alourdir un tantinet l’atmosphère, mais il faut tout de même reconnaître que sa façon de tourner efficace se justifie par le scénario élaboré par Edward Ricourt, Ed Solomon et Boaz Yakin, ces deux derniers étant à l’origine de l’intrigue.

Au final, tout s’enchaîne comme il faut et tout le monde y trouve son compte.

En prime, si Mark Ruffalo interprète l’enquêteur principal, c’est tout de même le personnage de Mélanie Laurent qui tire son épingle du jeu, enchaînant les prouesses qu’on attend habituellement chez un interprète masculin : elle dénoue les intrigues et conduit divinement, apportant une aide précieuse à cet agent du FBI un petit peu (trop) balourd.

 

A la sortie du film, la critique ne fut pas spécialement tendre. Mais le véritable verdict se fait dans les salles obscures. Et le test s’est donc révélé positif puisque une suite fut programmée et sortit trois ans plus tard.

A suivre, donc.

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Fantastique, #Tim Burton
Edward aux Mains d'argent (Edward Scissorhands - Tim Burton, 1990)

Pourquoi la neige tombe-t-elle ?

C’est à cette réponse que va répondre la vieille Kim (Winona Ryder) à sa petite-fille qui ne veut pas dormir sans une histoire.

Une histoire, elle va en entendre une. Et quelle histoire !

Celle d’Edward (Johnny Depp), un jeune garçon créé par un vieil inventeur (Vincent Price) qui a pour main des lames ce qui explique le titre original (1) traduit plus poétiquement en français (2).

Bien sûr, Edward est extrêmement adroit de ces mains tranchantes et le prouve autour de lui en modelant les buissons des jardins et les coiffures des dames voire des chiens.

Mais Edward n’est pas adapté à ce monde stéréotypé très américain et très propre, lui qui vivait dans un vieux manoir de style Universal dans années 1930s…

 

Le parallèle avec la Universal dans les années 1930s n’est pas anodin. Dans les années 1930s, les studios Universal ont sorti quelques films fantastiques mâtinés d’horreur qui sont toujours cités en exemple près de 90 ans plus tard. Et en voyant Edward, je pense surtout à celui qui a inauguré cette série : Frankenstein.

Et la première vision que nous avons de ce manoir tranche complètement avec la ville américaine qui nous est proposée : tout y est bien propre et bien soigné, les gazons ont la hauteur d’herbe réglementaire et les maisons ont chacune une couleur différente de sa voisine, tout en restant dans des coloris doux.

Alors quand Edward pénètre dans ce milieu propret et bien équilibré – chacun a/à sa place – on sait que ça ne va pas bien se passer. Le premier indice est le plus flagrant : Edward est habillé de cuir noir, tranchant avec la vêture colorée (un brin pastel) des autres protagonistes.

 

Pourtant, comme dans toute tragédie, tout commence bien pour lui : il est accueilli par chaleureusement Peggy Boggs (Dianne Wiest) et son mari Bill (Alan Arkin) ainsi que leur fils Kevin (Robert Oliveri). Le voisinage est lui aussi très enthousiaste de découvrir ce jeune homme aux mains magiques, et surtout les femmes qui n’ont pas grand-chose à faire de leur journée.

Mais quand Harry va résister aux avances de Joyce Monroe (Kathy Baker), la situation va progressivement se dégrader. C’est d’ailleurs un des parallèles qu’on peut observer avec Frankenstein : tout comme le monstre du docteur, Edward s’échappe et tout se met à mal tourner.

Mais alors que le monstre de Mary Shelley est la cause directe du mal, Edward en est la première victime, et il en va ainsi (presque) tout le temps : la créature interprétée par Johnny Depp est le négatif de celle jouée par Boris Karloff. Tous deux ont la même naïveté envers le monde extérieur et aucun des deux n’est « achevé ». En effet, Edward n’a pas reçu les mains promises, ni la créature le cerveau adéquat.

 

Et puis il y a Winona. Révélée par un précédent film du même Tim Burton (Beetlejuice, 1988), elle est une Kim Boggs magnifique, révulsée par l’apparition d’Edward (3), mais qui va progressivement (là aussi) apprendre à l’apprécier, jusqu’à l’aimer. On retrouve ici une nouvelle référence fantastique : Kim n’est ni plus ni moins que la Belle qui tombe amoureuse de la Bête Edward, comme chez Mme Leprince de Beaumont.

Mais alors que La Belle et la Bête se termine bien, je vous ai annoncé que nous sommes dans une tragédie – douce, certes – et le final avec les habitants de ce quartier modèle(s) n’est pas sans rappeler celui du film de James Whale.

 

Un petit mot pour finir sur le temps de l’intrigue. A aucun moment  Tim Burton ne marque franchement son film dans le temps. Les habillements des différents habitants du quartier ainsi que leurs coiffures ou encore leurs matériel et accessoires nous emmènent dans les années 1960s, celles avant 1968.

Mais de nombreux détails vont à l’encontre de cette datation. Les couleurs chamarrées des maisons ou des voitures, les nouvelles coupes de cheveux créées par Edward nous en éloignent. De même que le van des jeunes gens qui traînent avec Kim n’a pas grand-chose à voir avec cette supposée période.

 

Mais qu’importe, ce qui compte le plus, c’est la magie qui émane de ce film, cette histoire d’amour impossible et donc très beau, avec une petite pointe d’ironie qui adoucit le côté tragique (3), le tout soutenu par la très belle musique de Danny Elfman.

C’est à nouveau un très beau film sur la différence, mal acceptée encore une fois, et qui se transformerait presque en conte merveilleux si Edward accédait à la normalité. Mais de ce cas, y aurait-il cette magie ?

 

PS : c’est la dernière fois que nous voyons Vincent Price au cinéma. Sa prochaine et ultime contribution ne concernera que sa voix. Et quand quelque chose se termine, une autre commence : c’est la première collaboration de Tim Burton avec Johnny Depp (7 à ce jour).

 

  1. « Edward aux Mains de ciseaux »
  2. Pas si mal tout compte fait.
  3. Quand on n’est pas prévenue, c’est un peu normal de paniquer en trouvant quelqu’un dans son lit, surtout avec des lames à la place des mains…
  4. Le retour des maris le soir ou leur départ le matin…

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Thriller, #Sydney Pollack
La Firme (The Firm - Sydney Pollack, 1993)

La fin d’année scolaire en Droit à Harvard est ce qu’on pourrait appeler le « mercato » (1). Mais ici, aucun joueur n’est recherché. Ce sont plutôt les étudiants brillants qui sont traqués par les envoyés des différentes firmes américaines, rêvant de dénicher la perle rare.

La firme Bendini, Lambert (Hal Holbrook) & Locke (John Beale) semble avoir trouvé son champion : Mitch McDeere (Tom Cruise), tout frais émoulu de cette prestigieuse université et promis à un brillant avenir.

Et tout commence comme dans un rêve : un salaire mirobolant, une maison de rêve avec la voiture qui va avec, et une ambiance familiale au travail.

Coaché par un mentor, Avery Tolar (Gene Hackman), Mitch prépare son examen final avec beaucoup de confiance.

Et puis il y a l’accident : deux avocats qui meurent dans l’explosion d’un bateau.

On apprend même que ces deux avocats avaient l’intention de quitter la firme.

Mais pourquoi vouloir quitter une firme si formidable ?

Mitch va le découvrir progressivement… A ses risques et périls !

 

Sidney Pollack revient au thriller, genre qu’il avait un peu laissé de côté depuis Absence of Malice (1981). Et il revient en grande forme, reprenant le thème du héros seul contre un système. Il y a du Condor (Robert Redford dans Three Days of the Condor) dans Mitch McDeere. Tout comme lui, il doit user de stratagèmes pour lutter contre un ennemi (presque) invisible mais qui n’hésite pas à tuer pour conserver ses intérêts. Mitch n’est pas vraiment seul puisqu’il peut tout de même compter sur sa femme Abby (Jeanne Triplehorn) et la pétulante Tammy (Holly Hunter irrésistible), secrétaire du détective privé un tantinet louche Eddie Lomax (Gary Busey, qui n’a pas un rôle de méchant).

Mais c’est face à lui qu’on retrouve quelques pointures : Hal Holbrook se retrouve à nouveau dans un rôle négatif qu’il va tenir avec brio (comme d’habitude) jusqu’au bout, son regard bleu clair accentuant son aspect maléfique. A ses côtés, on trouve Jerry Hardin (Royce McKnight) dans un rôle un poil ambigu qui lui vaudra une interprétation inoubliable à la télévision (voir plus bas). Sans oublier le regretté Wilford Brimley et son immense paire de bacchantes et ses lunettes de soleil dans le rôle du chef de la sécurité, véritable police interne de la firme.

Et puis il y a Gene Hackman. Encore une fois, le grand Gene est impeccable, et il interprète un avocat – marron cela va de soi, mais y a-t-il d’autres modèles chez Bendini, Lambert & Locke ? – lui aussi ambigu, avec juste ce qu’il faut de charisme et de charme pour ne pas être dénigré par les spectateurs. Superbe.

 

Notons enfin que si le film traite du milieu du Droit et des avocats, à aucun moment nous n’entrons dans une salle de tribunal, ce qui est rare dans ces cas-là.

Pollack nous tient en haleine malgré tout, servi par cette distribution alléchante, à laquelle s’ajoute deux « guest stars » inattendues (et non créditées) : Joe Viterelli et Paul Sorvino, deux spécialistes des rôles de mafieux, et qui interprètent ici deux frères. Membres de la Mafia.

 

PS : On notera la présence de deux Deep Throats (2) célèbres : Hal Holbrook pour All the President’s Men et Jerry Hardin pour la série X-Files.

 

  1. Le mercato est une période dans le football qui voit les transferts des joueurs d’un club à l’autre contre espèces plus ou moins sonnantes et trébuchantes.
  2. « Gorges profondes ».

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Espionnage, #Clint Eastwood
Firefox (Clint Eastwood, 1982)

« Firefox » n’est pas seulement le nom d’un navigateur web. Il y a près de 40 ans – dans ce film – c’est le nom d’un avion furtif (1) construit par l’Union Soviétique : le MiG 31 (2).

Et comme nous sommes toujours pendant la Guerre froide, il est indispensable que l’Ouest acquière un tel engin, ou tout du moins en possède une réplique afin d’équilibrer les forces.

On fait alors appel à Mitchell Gant (Clint Eastwood), un vétéran du Vietnam pour se rendre à Moscou, puis pénétrer dans la base de Bilyarsk où sont entreposés les prototypes, et enfin – comme si cela ne suffisait pas – s’emparer d’un des deux avions pour le ramener à l’Ouest.

Rien que ça.

Et bien sûr, il y arrive.

 

On a connu Clint Eastwood plus inspiré. Firefox est un film d’action mâtiné d’espionnage plaisant mais pas non plus extraordinaire. Certes, Mitchell Gant est dans la lignée des héros eastwoodiens : un solitaire contre une société hostile, l’URSS. C’est d’ailleurs cette opposition qui est la plus intéressante du film, bien loin avant les prouesses aériennes de la dernière partie.

A l’époque de la sortie du film, cette même Union Soviétique est en bout de course et du mouvement va venir : Brejnev va disparaître en novembre de la même année, puis ce sera Andropov et enfin Tchernenko (3) qui vont le suivre en moins de trois ans.

Mais nous sommes toujours dans la période où le KGB règne et contrôle à longueur de journée et en quelque lieu que ce soit le peuple, à la recherche d’éventuels espions comme notre ami Gant.

Nous avons alors droit à des séquences qu’on pourrait qualifier de « stéréotypées » mettant en scène la surveillance de Gant à Moscou : suiveur, voiture noire…

Mais ces séquences sont l’occasion de retrouver Warren « Dim » Clarke (Pavel Upenskoy) dans un rôle positif (pour une fois) d’aide de Gant.

Parmi les têtes connues de l’époque (et encore maintenant), signalons la présence de Ronald Lacey (le professeurSemelovsky) – le nazi chauve dans Les Aventuriers de l’arche perdue – et surtout Kenneth « Piett » Colley qui interprète l’un des ennemis de Gant, le colonel Kontarsky. J’oubliais presque le grand Freddie Jones (Kenneth Aubrey).

 

Et à part ça ? Et bien pas grand chose. La séquence de vol est spectaculaire mais en quarante ans, on en a vu tellement d’autres qu’on peut se sentir un tantinet détaché, surtout que sur certains éléments, on a l’impression de retrouver Luke Skywalker à la surface de l’Etoile Noire…

Et puis il y a le Vietnam. C’est une séquence récurrente qui voit le jeune Gant capturé par les Vietnamiens avant l’intervention – meurtrière, cela va de soi – de deux avions qui enflamment la forêt à coups de napalm, tuant par la même occasion une petite fille qui s’était enfuie et qui vient maintenant hanter les rêves de notre héros.

Il y avait très certainement quelque chose à tirer de cet épisode, mais il reste au niveau anecdotique et n’apporte finalement pas grand-chose à l’intrigue, ni même au personnage : la résolution finale prévisible rendant cet élément caduc.

 

Dommage.

 

  1. Qui n’est pas repérable par un radar.
  2. L’avion dont s’inspire l’intrigue est le MiG 25.
  3. Le Premier Secrétaire, interprété par Stephan Schnabel, a un faux air du troisième.

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