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Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

drame

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Raymond Bernard
Les Misérables (Raymond Bernard, 1934)

Il s'agit là de la cinquième adaptation au cinéma. C'est aussi la première version parlante.

Et quelle version : un metteur en scène inspiré et une distribution solide pour près de cinq heures d'histoire.

Et quelle histoire : l'ascension de Jean Valjean - forçat en rupture de ban - de la sortie du bagne à sa mort bienheureuse.

 

Je ne reviendrai pas sur l'intrigue, Victor Hugo l'a fait mieux que moi.

Je ne pense pas beaucoup me tromper en parlant de l'une des - voire LA - meilleures adaptations.

Harry Baur est un Jean Valjean tout en subtilité, malgré sa carrure de portefaix. Il incarne à merveille ce repris de justice condamné à faire le bien. Et sa mort - soudaine mais prévisible - m'émeut.

 

Les deux autres vedettes de cette « superproduction » sont bien entendu les méchants : les deux Thénardiers. Et il faut dire que Charles Dullin, en père escroc est magnifique. Quant à Marguerite Moréno, elle est telle que Hugo l'a décrite dans son livre. Une vraie réussite.

C'est peut-être Javert (Charles Vanel) qui serait le moins réussi. Et encore. Et c'est dommage que le dilemme qui s'offre à lui n'ait pas été un petit peu plus développé. Sa disparition est moins évidente, et surtout, Raymond Bernard a ajouté un dialogue expliquant le plan de l'eau qui se trouble.

Autre personnage mineur truculent, M. Gillenormand (Max Dearly), le grand-père de Marius : fêtard, libertin et (surtout) royaliste.

Un bémol toutefois, la troisième partie est la moins fidèle au livre, mais que nous importe : ne boudons pas notre plaisir.

 

Alors nous fuyons avec Valjean, nous aimons Cosette (Josseline Gaël) et avec Marius (Jean Servais), nous aimerions bien régler son compte à Thénardier et nous vibrons sur les barricades avec Enjolras (Robert Vidalin), Grantair (Paul Azaïs) et Gavroche (Emile Genevois).

Un pur bonheur.

 

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Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Drame, #Francis Ford Coppola

D'un côté, les Greasers, pauvres, blousons noirs, lames, cigarettes. De l'autres, les Socs (prononcer soch) riches, Ford Mustang, alcool et jolies filles.

Evidemment, ces deux bandes sont rivales, et même ennemies.

Déjà vu ? Oui. Et non.

Chez les Greasers, il y a Pony Boy Curtis (C. Thomas Howell). Chez les Socs, il y a Sherri « Cherry » Valance (DianeLane). Ils ne sont pas insensibles l'un pour l'autre.

Déjà vu. Oui, et non.

Chez les Greasers, Johnny (Ralph Macchio) a tué un Soc. Il est en cavale avec Pony Boy. Ils sont seuls dans l'église.

Déjà vu ? De moins en moins.

Alors Pony Boy lit Autant en emporte le Vent. Et Johnny l'écoute.

Et puis il y a Dallas (Matt Dillon). Un autre Greaser. Le méchant. Le vrai voyou. Celui qui sort de prison. Celui qui ne ratera sous aucun prétexte la bagarre. Parce qu'il y en aura une.

 

Cette bagarre, c'est la rencontre entre Kubrick et Robert Wise. C'est là que West Side Story rencontre Orange Mécanique.

Quelle bagarre. Personne n'est tué, mais ça castagne en rythme. Ce n'est plus la Pie voleuse de Rossini, mais des guitares agressives, comme ceux qui participent.

Et à la différence de West Side Story, il y a une bande qui l'emporte. Mais là encore, à quoi bon ?

 

Le troisième film auquel on pense, c'est Rebel without a Cause de Nicholas Ray. Mais ils sont deux, seuls mais unis. Et ce sont Scarlett O'Hara et Rhett Butler qui leur tiennent compagnie.

Jusqu'à leur retour à la dure réalité. Mais il restera l'aube dorée.

 

Et après ? Après c'est un film de Coppola qui traite à sa manière de l'adolescence, des rapports humains et de l'amour : amour pour une fille (Cherry), amitié entre deux garçons (Pony Boy & Johnny), et amour familial (les trois frères Curtis).

Parce que pour Coppola, la famille a un sens. Et malgré tout ce qui se passe, la famille reste le ciment des protagonistes.

 

Un dernier mot enfin sur la musique : présente, pertinente, entraînante. Même si Gloria (Van Morrison, 1964) est un peu en avance sur son temps. [L'Arnaqueur - que Pony Boy va voir au cinéma - est sorti en 1961...]

 

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