Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Monde de Djayesse

Le Monde de Djayesse

Un peu de tout : du cinéma (beaucoup), de l'actu (un peu) et toute cette sorte de choses [A bit of everythying: cinema (a lot), news (a little) and all this kind of things]

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Tomas Alfredson, #Espionnage
La Taupe (Tinker, Tailor, Soldier, Spy - Tomas Alfredson, 2011)

« Tinker, Tailor,

Soldier, Sailor,

Rich Man, Poor Man,

Beggar Man, Thief. »

 

C’est une comptine anglaise qui a inspiré le titre original, le marin (« sailor ») est alors remplacé par l’espion (« spy »). Parce que c’est une histoire d’espions.

Mais pas des espions comme James Bond ou  encore Austin Powers, ni même OSS 117… Non, pas OSS 117. Ni Austin Powers.

Nous sommes dans une histoire de barbouzes, d’hommes de l’ombre dont on ne parle jamais parce que c’est bien connu : ils n’existent pas.

Le MI6 a des ennuis : une taupe (titre français) est installée à un très haut niveau et travaille pour Moscou.

Parce que nous sommes en 1973, en plein cœur de la Détente, qui si elle a réchauffé un tantinet les relations Est-Ouest, n’en demeure pas moins une phase de la Guerre Froide.

 

Alors pas de grand spectacle, pas d’humour britannique ni encore de jolies femmes amoureuses d’agents secrets « smart ».

Ce ne sont que suspicion, délation, identification et nombre d’autres termes en « -tion », dont l’inévitable « exécution ». Parce que des exécutions, il y en a deux. Ce sont les moments les plus spectaculaires du film, encore que la seconde est plus attendue, alors que la première nous prend complètement au dépourvu.

Mais d’une certaine façon, seule la mort est spectaculaire, qu’elle soit montrée en temps réelle ou seulement découvertes ultérieurement.

 

Bienvenue au Cirque (« The Circus »), la « Piscine » (1) anglaise, où de récentes informations confirment qu’une planche pourrie renseigne Moscou, malgré les soupçons de son chef, Control (John Hurt) qu’on retrouve mort dans un hôpital.

George Smiley (Gary Oldman) va reprendre tout au départ et rencontrer les différents protagonistes impliqués dan cette fuite et remonter tout en haut vers le coupable.

 

Mais c’est long, fastidieux et surtout risqué : à partir du moment où quelqu’un de son entourage n’est pas sûr et qu’on ne s’est qui c’est, il est difficile de se confier. Alors on fait comme George, on écoute et on essaie de démêler l’écheveau on ne peut plus noué qui se présente à lui, d’autant plus qu’il ne peut pas tout prendre comme argent comptant.

En face de lui, quatre suspects : Percy « Tinker » Alleline (Toby Jones), Bill « Tailor » Haydon (Colin « Galahad » Firth), Roy « Soldier » Bland (Ciarán « Caesar » Hinds) et Toby « Poor Man » Esterhase (David Dencik).

George Smiley héritant alors le rôle du « Beggar Man » (le mendiant), à la pêche à l’information.

 

Le rythme est donc lent et les pièces du puzzle très mélangées et quand la vérité se fait jour, il n’y a plus de place pour l’hésitation : chacun a son rôle à jouer et ira jusqu’au bout.

Mais le rythme lent est ponctué de coups d’éclat : les différentes morts qui émaillent l’histoire dont surtout celle d’une femme qui est exécutée subitement.

C’est un choc autant pour le personnage témoin de cette mort que pour le spectateur tellement cette exécution semble sortie de nulle part, ce qui n’est bien sûr pas le cas : les gestes des différents acteurs et actrices sont pertinents et appartiennent à une stratégie qui ne prend tout son sens qu’une fois l’intrigue résolue.

 

PS : on retrouvera Colin Firth et Mark « Merlin » Strong (Jim Prideaux), dont les personnages qu’ils interprètent ici sont très liés, dans une autre histoire d’espionnage : Kingsman I et II.

 

 

(1) Nom donné au siège des services secrets français.

 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Brian Percival, #Guerre
La Voleuse de livres (The book Thief (Brian Percival, 2013)

1938.

Pour l’Europe – et le monde – c’est l’Anschluss, la Nuit de Cristal et autres joyeusetés. Pour Liesel Meminger (Sophie Nélisse), c’est la mort de son petit frère, et la dernière fois qu’elle voit sa mère.
Elle a traversé une grande partie de l’Allemagne pour aller chez les Hubermann, qui ont l’habitude d’héberger des orphelins.

Si Rosa Hubermann (Emily Watson) est une femme rigide, il n’en va pas de même de son mari Hans (Geoffrey « Barbossa » Rush) qui accueille Liesel avec une déférence teintée d’humour.

Mais si Liesel s’habitue petit à petit à sa nouvelle vie, elle a un handicap sévère qui l’isole un peu : elle ne sait pas lire. Heureusement pour elle, il y a Rudy (Nico Liersch), le sportif tout blond qui n’a qu’un rêve dans la vie : devenir Jesse Owens, l’homme le plus rapide du monde.

Mais être noir en Allemagne en 1938 n’’est pas une bonne idée…

Alors elle va apprendre, avec Hans, et bientôt, non seulement elle lira très bien, mais en plus, elle « empruntera » (comme on dit toujours) les livres afin de découvrir ce monde couché sur du papier. Un monde familier, mais aussi très différent de cette vie au milieu d’une plaie humaine absolue : le nazisme.

Certes, Liesel n’est pas juive, mais ce n’est pas pour autant que la vie est belle, dans ce monde où la guerre se déclare et emmène ceux qu’on aime.

Et puis Max (Ben Schnetzer) débarque, poursuivi par ces démons allemands (les Nazis), à la recherche d’un lieu accueillant, en plein milieu du camp de l’ennemi.

Et les Hubermann l’accueillent, sans hésiter. Et pour Liesel, c’est une autre faveur que lui faut la vie : elle lui a pris son frère mais lui amène un autre, qu’elle va pouvoir veiller (Max est malade) et dont elle va s’occuper.

 

C’est une  magnifique histoire que nous propose Brian Percival en adaptant le roman éponyme de Markus Suzack. C’est pour une fois une vision allemande de la guerre et de ses drames. Liesel n’est pas juive comme on aurait pu le penser, mais elle brave tout de même un interdit : après un autodafé, elle ramasse un livre proscrit : L’Homme invisible de Wells.

Puis ce seront d’autres livres et au final un rapport formidable avec les mots. Des mots qui peuvent amener le malheur comme ceux des nazis, ou le bonheur qui permet à Max de se représenter le ciel extérieur alors qu’il vit caché dans la cave des Hubermann.

 

C’est une très belle histoire d’amour (1) que nous voyons, à différents niveaux :

  • Au niveau personnel : cette jeune fille qui s’ouvre au monde par la lecture ; qui s’ouvre aux autres grâce à Max qui luimême est au-dessus de l’idéologie qui voudrait le récupérer ;
  • Au niveau  familial avec les Hubermann qui sont avant tout des braves gens eux aussi hors de ce système injuste : lentement mais inexorablement ils vont devenir les nouveaux parents de Liesel qui n’a plus personne pour s’occuper d’elle ;
  • Au niveau spirituel avec l’apport riche des mots qui aident à vivre, et qui aident dans ce cas à survivre : la lecture de Liesel pour Max malade est très certainement cela qui l’a maintenu.

 

Et puis il y a les livres et leur force : « ce vice impuni, la lecture » disait Valéry Larbaud. Cette voleuse de livre n’est pas vraiment une voleuse. Elle emprunte, se nourrit et ramène chacun de ses trésors récupérés dans la bibliothèque d’Ilsa Herrmann (Barbara Auer), la femme du potentat nazi du coin.
Alors bien sûr, on peut comprendre les sentiments d’Ilse face à l’autodafé où elle est contrainte d’envoyer un livre à la mort pour éviter l’ire des nazis locaux dont le jeune Franz, membre actif des terribles jeunesses hitlériennes.

 

Mais c’est cette grande histoire d’amour qui nous laisse un sourire final malgré le drame inévitable issu de la guerre. Cette histoire soutenue par le couple Watson-Rush toujours juste et très sensible, dont on se demande à la première rencontre ce qu’ils peuvent bien faire ensemble.

Chacun des deux a sa propre sensibilité qu’il exprime différemment (bien sûr) mais qui démontre surtout un grand amour pour cette fille qui leur tombe du train et va illuminer leur vie, malgré la difficulté de la période.

 

Un très beau film, tout en subtilité et qui résonne malgré tout à notre époque où certains préféreraient une société où ses membres seraient un peu moins savants, et surtout beaucoup plus influençables.

J’ai bien peur qu’on n’en sortira jamais, de ces gens-là.

 

 

(1) Existe-t-il des laides histoires d’amour ? A la limite des amours malheureuses, mais jamais laides.

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #David Yates, #Fantastique
Les Animaux fantastiques : Les Crimes de Grindelwald (Fantastic Beasts: The Crimes of Grindelwald - David Yates, 2018)

Newt Scamander (Eddie Redmayne) est de retour !

Mais avec lui, c’est aussi Gellert Grindelwald (Johnny Depp, méconnaissable) qui revient, et surtout qui s’échappe.

Le ministère de la magie aimerait bien que le grand Albus Dumbledore (Jude Law, impeccable comme d’habitude) se charge de ce personnage déplaisant.

Mais Albus ne le souhaite pas (1).

Pourtant, il faudra bien que quelqu’un se décide à l’arrêter.

 

Après Newt à New York, voici donc Newt à Paris. Nous sommes toujours dans les années 1920s, et notre héros est toujours en quête d’animaux fabuleux. Mais l’intrigue (noire) concernant Grindelwald prend le pas sur les merveilleuses créatures. Il y en a, certes, mais elles ne sont plus le centre de l’attention.

Et c’est peut-être pour ça que j’ai trouvé cet épisode un tantinet au-dessous du précédent.

En effet, le merveilleux qui entourait l’intrigue dans le film précédent a laissé à une noirceur terrible.

Les effets spéciaux sont toujours au rendez-vous, toujours aussi impressionnants, mais ça ne fonctionne pas aussi bien.

En fait, il me semble qu’il manque le décalage entre le monde des sorciers et le monde réel. Nous sommes quasiment tout le temps dans le premier, même si le cadre parisien de l’entre deux guerres est très bien rendu.

 

Il faut dire que d’une façon générale, les décors autres éléments reconstitués (costumes, coiffures…) sont fort réalistes. Sans parler des (rares) créatures toujours fantastiques qui détendent parfois l’atmosphère et relâchent la tension sans cesse montante du film.

Avec ce film, c’est la possibilité pour les fans de la saga HP de retrouver un lieu enchanteur fort apprécié : l’école de Hogwarts. On y devine plus qu’on ne la voit le professeur McGonagall (Fiona Glascott), mais surtout on y suit Dumbledore dans son cours de Défense contre les Forces du Mal. On y reconnaît une séance qui eut lieu avec Harry et le professeur Lupin dans le toujours magnifique HP et le Prisonnier d’Askaban.

On y voit aussi la jeune Leta Lestrange (Thea Lamb) qui a fréquenté Hogwarts en même temps que Newt, et qui était fort turbulente.

 

Mais Leta a grandi (Zoë Kravitz), mais elle aime toujours Newt  qui lui, retrouve – pour son plus grand bonheur – l’auror Tina Goldstein (Katherine Waterston).

Sans oublier le «  moldu » de service : Jacob Kowalski (Dan Fogler), pour qui le monde de la magie est tout à fait acceptable, depuis qu’il a rencontré Queenie (Alison Sudol), la sœur de Tina (2).

D’une manière générale (et avant le final époustouflant), Jacob a conservé son rôle comique et pas toujours en phase avec le monde de la magie. Mais c’est justement ce côté décalé qui donnait le sel du film précédent et qui ici a beaucoup été mis de côté, donnant un résultat peut-être trop sérieux par rapport aux autres films de l’univers de J.K. Rowling.

Certes, cette dernière a écrit le scénario, et l’intrigue complexe est toujours pertinente. Mais malgré tout, je pense qu’on perd un peu de la fraîcheur de la saga originelle.

 

De plus, la séquence d’ouverture qui, si elle est encore une fois très impressionnante, émousse l’intérêt : le spectateur n’a pas véritablement le temps de rentrer dans le film. Très vite l’évasion se met en place dans un ciel sombre qui ne permet pas de bien distinguer tout ce qu’il se passe, le tout dans un montage très trop rapide.

C’est une fois que Grindelwald a disparu que le film s’installe et que le spectateur peut enfin prendre ses marques.

 

Pour le reste, nous avons plusieurs fois la possibilité d’apprécier les clins d’œil à la série originale : certains noms éveillent en nous des souvenirs et la présence de Dumbledore est un véritable enchantement (3), beaucoup de ses interventions possèdent la même malice qu’on lui connaît dans la saga HP.

Par contre, la présence de Nicolas Flamel (Brontis Jodorowsky) ne m’a pas vraiment convaincu : son utilité est bien relative, sinon nous ramener au tout premier épisode de Harry Potter (livre et film).

 

 

  1. On apprend pourquoi, bien que les fans de la série Harry Potter le savaient déjà, le lien entre les deux hommes y est évoqué.
  2. Voir épisode précédent.
  3. c’est le cas de le dire !

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Ridley Scott, #Science-Fiction
Seul sur Mars (The Martian - Ridley Scott, 2015)

En VO, c’est « Le Martien ».

Si la traduction française explicite le film, il faut tout de même se rendre à l’évidence que mark Watney (Matt Damon) est bel est bien abandonné sur la planète rouge par ses collaborateurs de la mission Arès 3 (1).

Mais qu’on se rassure, il n’est pas abandonné parce qu’il est pénible : c’est une tempête qui les sépare et troue son équipement. Et comme on ne peut durer plus d’une minute dans un équipement endommagé...

Sauf que le sien ne l’est pas tant que ça…

 

Vous l’avez compris, nous allons assister à la survie d’un individu dans un milieu franchement hostile. Mais si le film est fortement gourmand en effets spéciaux, Ridley Scott se borne à n’utiliser que des effets normaux dans la résolution de son intrigue martienne (2).

Les ressources matérielles et surtout humaines sont d’une pertinence absolue, la survie de Watney étant conditionnée à sa spécialité : il est botaniste. En plus d’être botaniste, il a dans un frigo, des pommes de terre sous vide, denrée rare dans l’espace où les nourritures sont la plupart du temps (dans les films) des infâmes bouillies énergétique et synthétisées, bref, de la m… Enfin, ce n’est pas terrible.

Et les patates étant des tubercules, il va bien évidemment les planter, pour en avoir d’autres, etc…

Sauf que sur Mars, il n’y a ni eau (3) ni atmosphère respirable, la tâche s’annonce ardue.

Mais comme Watney est américain et que le film dure deux heures vingt et une, on se doute qu’il va y arriver.

 

Et c’est là que la magie (4) opère et qu’on assiste émerveillé à une entreprise de survie extraordinaire. Parce que ses pratiques ont beau être antiques (voire préhistoriques), le milieu dans lequel il les mène est tout sauf encourageant.

On va alors s’émerveiller de voir un tubercule pousser : donner une tige sur laquelle se développent des feuilles… Des trucs qu’on voit en école primaire mais qui prennent tout leur sens dans ce film.

Et les commentaires de Mark sur sa situation et ses progrès amène une dédramatisation indispensable pour le personnage. Et même si parfois, on a l’impression qu’il commence à débloquer, un élément nous ramène à sa situation initiale et rend pertinent chacun de ses gestes et chacune de paroles.

 

Encore une fois, la solitude lui pèse et tel Robinson, il ne peut s’empêcher de parler : à lui-même pour rompre le silence - assourdissant cela va de soi, ou pour éviter de trop entendre la bouillie (encore une) disco - et aussi pour laisser une trace dans un journal de bord filmé. Mais il n’y aura pas de Vendredi pour le rejoindre.

Par contre, la communication avec la Terre va tout de même s’(e r)établir : le célèbre Pathfinder qui s’était tu fin septembre 1997, vestige de la seconde mission du programme Discovery de la NASA.

Ce sera alors la possibilité d’avoir une véritable communication avec le centre de Houston et d’envisager alors un retourouston et envisager alors un

 Sur Terre.

 

Cette dimension linguistique va clore la véritable exploration de Mars par Watney. En effet, pendant son séjour martien, ce dernier nous reproduit l’évolution de notre propre planète. En effet, après avoir réinventé le feu (5) et l’agriculture afin de se sustenter, de respirer et s’hydrater, il va développer un langage : la caméra de Pathfinder envoyant des images (un petit quart d’heure par voyage pour ces images), permettant une communication basique au début – questions fermés les unes après les autres – puis qui se développe jusqu’à l’écriture – qui se fait par ordinateurs interposés.

Bref, en quelques mois (années) terrestres, Watney est passé de l’âge des cavernes à la période contemporaine technologique.

 

Et tout ça avec des images magnifiques, dans des décors somptueux – qui s’ils sont pour la plupart jordaniens et filtrés, n’en demeurent pas plus vrais que ceux de Mars. Il est clair que la postproduction fut longue et couteuse, mais le fait est que le résultat est magnifique, que ce soit sur Mars ou dans le vaisseau Hermès.

Les détails sont foisonnants et donnent une dimension réaliste à l’entreprise, amenant un film d’espace absolument à contre-courant des films habituels : si les déplacements des différents engins et vaisseau sont bien entendu le résultat d’effets numériques époustouflants, l’intrigue, quant à elle, reste on ne peut plus ordinaire. Le parcours de Watney sur Mars n’est finalement pas très éloigné de celui de Hugh Glass (Leonardo Di Caprio) dans un film qui sortit la même année mais trois mois plus tard : The Revenant. Pour ces deux aventuriers, la survie est la condition sine qua non de tout ce qu’ils entreprennent, dans des milieux différents certes, mais pas moins hostiles l’un que l’autre. 

 

Avec ce film, d’une certaine façon, on peut dire que Ridley Scott revient à la base du film qui a fait son succès : Alien. En effet, comme l’annonçait l’affiche, « dans l’espace on ne vous entendra pas crier ». Ici, personne n’est là pour entendre Watney se lamenter, mais son expérience  va profiter à ceux qui ouvriront les voies vers une hypothétique colonisation spatiale. Et donc, un vaisseau cargo qui, un jour se met en éveil à l’approche d’une étrange planète avec des objets qui ressemblent à des œufs…

Vous voyez ce que je veux dire…

 

 

P.S. : Sans oublier bien sûr David Bowie et son Starman

 

  1. Arès est le dieu grec pendant du Mars romain.
  2. Pour la partie sauvetage, les effets spéciaux sont inévitables.
  3. Je n’entrerai pas dans le débat, je parle de l’eau courante ou au moins liquide comme nous la connaissons sur terre.
  4. C’est de la science, c’est sûr, mais au cinéma, ça devient magique !
  5. Chose ardue, la NASA n’aimant pas le feu dans ses vaisseaux, ce qui se comprend aisément…

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Marc Forster, #Zombies
World War Z (Marc Forster, 2013)

Haletant.

La première séquence, celle du générique d’introduction, nous propose un florilège d’informations télévisées et d’images d’une nature parfois violente, parlant de rage ou de quelque chose qui s’y apparente.

Et puis le film commence vraiment.

 

Ca commence comme un film familial : des enfants – deux filles – qui vont réveiller leurs parents avant de se préparer partir. Rien de bien transcendant, si ce n’est l’expression « Lois Martiales » qui sort de la télévision.

Ensuite c’est un embouteillage dans Philadelphie. Du normal, quoi. Jusqu’au basculement : une explosion qui rappelle le 11 septembre et une panique inexpliquée, jusqu’à l’irruption d’une foule enragée qui se rue sur ceux qui s’enfuient. Gerry (Brad Pitt), Karin (Mireille Enos) et leurs deux filles (Sterling Jerins & Abigail Hargrove) doivent fuir devant ces enragés. Ils iront à Newark puis seront évacués vers un porte-avion en plein Atlantique.

Que s’est-il passé ? Il semble qu’une bactérie soit à l’origine d’une épidémie encore plus forte que la Grippe Espagnole (1920).

Mais il reste un espoir : Gerry est un ancien de l’ONU qui va sauver la situation.

Ou pas.

 

Brad Pitt et David Morse sur une même affiche et une histoire de virus ? Non, ce n’est pas l’Armée des 12 Singes, mais l’analogie est pertinente.

D’un côté Brad Pitt est sain d’esprit, mais on ne peut pas en dire autant de Morse. On pourrait presque croire que nous assistons à l’expansion de cette maladie fatale dont James Cole essayait de trouver la source.

Mais là s’arrête l’analogie.

 

C’est un vrai film à grand spectacle (euphémisme dans le cas présent) que nous propose Marc Forster avec casting international et effets spéciaux « époustouflants » - comme dirait Marc Isaïe (1) – dans la lignée des films survivalistes où l’humanité est confrontée à une menace plus ou moins naturelle qui éradique pratiquement totalement la population.

Bien entendu – j’aurais pu dire « comme d’habitude » - les Américains sont les grands sauveurs de ce qu’il reste d’humanité, mais ce n’est pourtant pas le plus intéressant du film.

Et si la morale est un tantinet convenue voire gnangnan, il n’en demeure pas moins que ce film est magnifiquement tourné, avec des acteurs convaincus et surtout convaincants : du grand spectacle, donc, comme je l’ai écrit plus haut.

Mais le plus formidable dans ce film, c’est la solution du problème.

Je vais donc vous annoncer une grande partie de la fin, alors si vous ne voulez pas le savoir, je vous retrouve demain pour un nouveau film ou alors vous allez directement au dernier paragraphe…

 

Vous êtes toujours là ? Soit vous avez vu le film, soit vous ne vous souciez pas trop de l’intrigue. Dommage, elle n’est pas si mal que ça…

 

Il y a un véritable paradoxe dans cette résolution. En effet, alors que le péril est sauvage et plus ou moins mortifère, c’est de la mort que vient la vie.

En effet, les hordes de sauvages qui pullulent et se reproduisent par « simple » morsure (au sang, tout de même !) s’écartent étonnement de deux personnes lors de la séquence de panique dans Jérusalem emmurée : un vieillard, et un jeune garçon chauve.

Bien sûr, notre ami Gerry, qui a bien écouté le docteur Fassbach (Elyes Gabel) du début, repère que ces deux personnes sont en phase terminale de cancers, dans des corps donc peu propices au développement de notre virulent virus (je sais, je pléonasme !). Eh oui…

 

Quoi qu’il en soit – vous êtes de retour ? – toute l’épopée survivaliste de Gerry avec Karine puis avec la soldate Segen (Daniella Kertesz) est menée tambour battant, dans un rythme effréné et haletant comme annoncé au début de l’article.

Et si on a pu qualifier ce film – un peu trop vite à mon avis, mais ça ne regarde que moi – de « familial », il vaut mieux avoir des enfants relativement âgés tant les images sont fortes, mais tellement bien réalisées.

Mais le spectacle vaut le coup quand même.

 

  1. Célèbre animateur et directeur de la non moins célèbre radio belge Classic 21, grand amateur de ce qualificatif…
  2. Et tant pis pour les pisse-vinaigre peu impressionnables !

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Guy Hamilton, #James Bond, #Espionnage
Vivre et laisser mourir (Live and let die - Guy Hamilton, 1973)

James Bond est de retour !

Après un piètre épisode diamantaire, Guy Hamilton reprend le personnage.

Mais sans Sean Connery (1).

C’est donc le très british Roger Moore qui a l’honneur de lui succéder, devenant le troisième interprète de l’agent secret mythique.

Et dès le générique, le ton a changé.

Tout d’abord, l’agent qui s’avance à travers la mire n’a plus de chapeau, et en plus, il est blond.

 

Quand enfin il apparaît, on ne peut s’empêcher de penser à Lord Brett Sinclair : il faut dire que Roger Moore a passé les deux années précédentes sur la série.

A la différence de Sean Connery, Moore a une approche qui beaucoup plus flegmatique. Il faut dire aussi que Sir Sean est avant tout écossais.

Mais heureusement pour nous, ce nouvel interprète s’en tire assez honorablement :remplacer un tel géant n’était pas gagné. D’un autre côté, au vu du film précédent, il était difficile de faire pire.

 

Avec Sean Connery, c’est aussi un groupe immense d’adversaires qui s’en vont : Blofeld et donc le SPECTRE disparaissent de la série jusqu’au retour aux sources du début XXIème siècle et surtout Spectre (2015).

Qu’importe, ceux qui nous sont proposés font l’affaire, Kananga (Yaphet Kotto) et le terrible Tee Hee (Julius W. Harris) en tête, sans oublier le rire du Baron Samedi (Geoffrey Holder).

C’est aussi dans cet épisode que James a pour la première fois une relation avec une femme noire, la belle Rosie (Gloria Hendry). Et tous les adversaires de Bond sont cette fois-ci tous noirs.

 

Mais les premières fois ne concernent pas seulement l’interprète principal : pour la première fois donc, nous voyons M (Bernard Lee) se rendre directement chez James pour lui signifier sa nouvelle mission. Cela permet à Miss Moneypenny de s’y rendre et aussi de constater que James n’était seul ce soir-là… Quant à Q (Desmond Llewelyn), il n’est fait référence qu’à son nom à propos de la montre de Bond qui a subi quelques réparations fort utiles, ma foi.

 

Pour le reste, on a droit à deux belles poursuites : l’une en avion avec des voitures chassant James ; l’autre en hors-bord dans le Bayou, qui nous permet aussi de rencontrer un personnage bien singulier, le shérif J.W. Pepper (Clifton James).

Pepper est un flic de Louisiane, truculent et chiqueur de tabac et surtout à l’accent sudiste très prononcé (2) : une véritable caricature de shérif.

Et les James Bond Girls ? Outre Gloria Hendry, nous avons droit à la superbe Jane Seymour qui fait ses premiers pas au cinéma. Elle est Solitaire, une cartomancienne très douée mais qui perdra son don en rencontrant intimement James (3).

 

Tout est donc là pour nous faire passer un bon moment : jolies filles, action et humour british.
Que demander de plus ?

Le petit plus : c’est l’immense Paul McCartney et ses Wings qui interprètent la chanson titulaire.

 

  1. Connery était tout à fait d’accord avec le choix de Moore pour le remplacer.
  2. Clifton James (1920-2017) était né à Washington D.C. Pepper fera à nouveau une apparition dans l’univers de James Bond lors du film suivant.
  3. Comme c’est étonnant !

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Muet, #Irvin Willat, #Thomas H. Ince, #Lon Chaney, #Guerre
Périlleuse Mission (The false Faces - Irvin Willat, 1919)

Pendant la guerre, il se passe aussi de drôles de choses.

En effet, Michael Lanyard (Henry B. Walthall) – alias the Lone Wolf (1) – a troqué son métier de cambrioleur pour un poste d’agent secret infiltré en Allemagne.

Mais il n’est pas le seul à avoir intégré l’armée : son ennemi Ekstrom (Lon Chaney) en a fait de même, mais dans l’Armée du Kaiser.

 

C’est à la toute fin de la première Guerre mondiale que fut tourné ce film d’Irvin Willat, sous la supervision de Thomas H. Ince.  Les cartons d’ouvertures sont clairs : Ince est (presque) partout. Il produit, supervise la mise en scène et le montage. Bref, il ne reste pas beaucoup de place à Willat.

 

Bien sûr, quand le film sort, la guerre est terminée, mais tout le monde n’est pas rentré de France. L’intrigue perdit alors un peu de son intérêt, mais le film nous propose un duo qu’on retrouvera : Walthall & Chaney (2).

Bien sûr, Walthall est le gentil, et Chaney l’affreux teuton aussi cruel que possible. Et les visages dont parle le titre original sont bien entendu ceux de Lon Chaney, dans un rôle à figures multiples.

Si Eckstrom est irrécupérable, il  n’en va pas de même de Lanyard, qui profite de la Guerre pour s’amender et donc se réformer : alors que la tentation de voler est là, il surmonte ses instincts de brigand et laisse un joli butin.

 

Même si la guerre est terminée, les Allemands sont toujours les méchants : il faudra attendre quelques années pour que ces derniers rejoignent le côté des méchants, en attendant l’accession au pouvoir des Nazis qui retrouveront le côté obscure, et pour pas mal de temps.

Eckstrom, en plus d’être un brigand est même qualifié de « Hun » dans un intertitre, avec toute la connotation barbare qu’on imagine.

Il faut dire que ce « charmant » personnage est la raison pour laquelle Lanyard s’est enrôlé : en villégiature chez sa sœur (veuve) et son neveu, il échappe de peu à une exécution pendant que les deux autres sont massacrés.

 

Il est dommage que la copie disponible (3) est abimée, les intertitres originaux sont plutôt bien réalisés, jusque dans les symboles qui accompagnent la distribution : un masque pour Lanyard, des poignards pour Eckstrom ou encore des cœurs pour Mary.

Le film se décompose en trois parties découlant les unes des autres : la Guerre ; le retour de mission en bateau ; sur le sol américain.

La guerre est montrée assez longuement. Il est évident que le budget du film ne permettait pas des combats homériques entre deux armées nombreuses. Par contre, la façon de montrer l’intensité des combats retient notre attention. Ce sont des séquences de nuits au montage plutôt rapide, éclairées par un projecteur en mouvements balayant régulièrement la scène. Des ombres de corps ou d’élément de désolation contribuent à l’illusion. Ce ne sont que des suggestions mais l’effet recherché est atteint : en plus de cela, on a peloton qui se faufile à la recherche de blessés, pendant que Lanyard lui-même essaie discrètement de rejoindre les lignes anglaises. La séquence est peut-être un tantinet trop longue, mais l’effet est vraiment intéressant.

La traversée en bateau est le moment où nous rencontrons vraiment Eckstrom, et les déguisements de ce dernier donnent donc le titre original.

Quant à la dernière partie, elle offre elle aussi une belle bagarre entre les deux stars, avec un subterfuge de Lanyard qui surfe (4) sur l’idée de faux semblant du titre.

 

Quant à la mission : oui, elle est tout de même périlleuse !

 

PS : Il y a peu de chance que notre Loup solitaire le reste bien longtemps…

 

 

  1. Le Loup Solitaire
  2. Si London after Midnight a été perdu, on peut encore voir The Road to Mandalay de Tod Browning.
  3. La copie de 1h12 est en meilleur état mais les intertitres originaux ont été refaits et une partie du film disparue. La version vue est celle de 1h38.
  4. Comme on dit de nos jours…

 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Gus Van Sant, #Biopic
Harvey Milk (Gus Van Sant, 2008)

C’est un homme, dans sa cuisine, qui s’enregistre parler. Il se présente et explique cet enregistrement : s’il était tué, il veut que ce qu’il a à dire soit tout de même entendu.

Et que raconte-t-il ? La naissance d’un mouvement pour l’égalité des droits ces homosexuels.

La séquence suivante nous annonce que cet homme et Georges Moscone (Victor Garber) le maire de San Francisco ont été tués.

Il s’appelait Harvey Milk (Sean Penn).

 

Harvey Milk (1930-1978) n’est pas bien connu de tous. Pourtant, dans les années 1970s, il a mené un combat extraordinaire pour l’égalité des droits des homosexuels à San Francisco, et par ricochet dans le reste de l’Amérique. Il est même devenu le premier homosexuel (affiché) à être élu à un poste important.

Pourtant, ce n’était pas gagné : les homosexuels ont été brimés, humiliés voire tués dans quasiment toutes les régions du monde. Et malheureusement, cet acharnement meurtrier ne s’est pas arrêté avec la mort de Milk.

 

Ca commence presque toujours comme ça : une rencontre. C’est une rencontre qui amène un changement, lui-même en amenant un plus grand, un plus beau.

Et ici, c’est un soir – 21 mai 1970 – en rentrant du travail que Harvey rencontre Scott Smith (James Franco),  qu’ils vont s’aimer, et qu’ensemble ils vont quitter New York pour habiter San Francisco : havre de paix et de liberté qui comprend entre autres Haight-Ashbury, berceau du fameux Summer of Love de l’été 1967.

C’est dans Castro, le quartier gay, qu’ils ouvrent une boutique de photographie. Mais si les gays sont nombreux, les rapports avec la police ne sont pas amicaux, cette dernière s’acharnant trop souvent sur cette communauté.

 

La séquence générique nous montre une descente de police dans un bar-restaurant, brutalisant et arrêtant les clients, homosexuels cela va de soi.

L’arrivée de Harvey, qui assume enfin pleinement son homosexualité va transformer la vie de ce quartier, prenant fait et cause pour les homos ainsi que pour la grande masse des laissés-pour-compte. Après plusieurs échecs, il devient même conseiller pour la ville, pouvant alors véritablement s’engager pour tous ceux qu’il représente.

 

Gus van Sant a mis longtemps avant de pouvoir faire ce film auquel il tenait beaucoup. IL y a deux temps dans son intrigue : le temps de la narration, qui voit revenir plusieurs fois Harvey dans sa cuisine, et le temps linéaire qui se déroule, de la rencontre entre Harvey et Scott, jusqu’à la marche blanche après le double assassinat (1).

C’est un film magnifique, comme le cinéma américain sait nous en proposer : il y a la grandeur des petits et l’émotion des luttes gagnées à force de courage. Bref, c’est un grand moment d’histoire que nous regardons avec un grand plaisir, et une certaine émotion (voire une émotion certaine !).

Bien sûr, Sean Penn est magnifique, mais comme toujours dans ces cas-là, les autres qui lui donnent la répliques sont aussi d’un très haut niveau, dont James Franco toujours impeccable.

 

Gus van Zant nous brosse un portrait très complet de cet homme atypique sur bien des points, dans une société qui a du mal à accepter la différence, et ce malgré la campagne des Droits Civiques des années 1960s.

Non seulement on partage les défaites, puis la victoire de Harvey, mais on a aussi son parcours sentimental, amoureux même, avec Scott puis avec Jack Lira (Diego Luna).  Ce sont des moments de pause surtout, sauf quand Harvey rentre tard une fois de trop. Le dernier rapport amoureux qu’il a se fait au téléphone, alors que le soleil se lève. Ce sera le dernier, et on sent que la mort arriver alors que c’est habituellement la nuit qui est meurtrière.

Mais on peut aussi voir ça comme sa dernière aube, puisque les condamnés à mort sont exécutés aux premières heures : depuis le début du film, nous savons qu’il en sera ainsi. Et cet adieu qui n’en est pas vraiment un, est absolument magnifique et très émouvant.

 

Dix ans après le film, et bientôt quarante ans après la mort de Harvey, on peut se demander si les mentalités ont tant évolué que ça, quand on voit ce qui se passe dans le monde : nombre de pays refusent de considérer les homosexuels comme des êtres humains, et certains les condamnent même à mort.

Cela peut sembler étrange aux plus jeunes de voir cette campagne inique qui fut menée par Anita Bryant – une chanteuse très réactionnaire qui a vu sa carrière s’arrêter rapidement après ces événements – et le sénateur Briggs (Denis O’Hare), qui a bien failli réussir à faire passer la fameuse proposition 6 : celle qui interdisait aux homosexuels d’enseigner.

Mais le film reflète très bien les mentalités et les attitudes des Américains (et pas seulement eux !) envers la communauté homosexuelle.

Et encore une fois, San Francisco fut le théâtre d’un grand mouvement social voire sociétal et qui a essaimé dans le monde, avec plus ou moins de réussite, pour une reconnaissance des homosexuels.

 

Pas besoin d’aller bien loin, d’ailleurs, quand on voit en France les arguments fallacieux et rétrogrades des manifestants anti-PMA (ou AMP : Assistance Médicale à la Procréation). Qui sont aussi anti-GPA (Grossesse Pour Autrui), et anti IVG : ce sont les mêmes.

Hélas.

 

 

(1) Dan White (Josh Brolin, avec son regard ténébreux), le meurtrier n’a pas été condamné pour assassinat, malgré ce que montre le film, et qui retranscrit bien la préméditation.

 

 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Wes Craven, #Horreur
Scream 2 (Wes Craven, 1997)

Un an plus tard.

Le livre de Gale Weathers (Courteney Cox) a été adapté au cinéma : le film Stab, retrace les événements de Scream.

A l’avant-première, des déguisements du tueur sont offerts aux spectateurs.

Mais parmi ces mêmes spectateurs, l’un des couteaux n’est pas en plastique : Maureen Evans (Jada Pinkett) et son ami Phil Stevens (Omar Epps) sont sauvagement tués.

Et Sidney ? Elle va bien. Elle étudie à Windsor, en même temps que Randy (Jamie Kennedy), qui avait survécu au premier film.

La tuerie de Woodsboro semblait être oubliée jusqu’à celle du cinéma.

Et comme en plus, Casey « Cici » Cooper (Sarah Michelle Gellar) est assassinée à son tour (1), il semble que tout recommence.

 

Wes Craven remet le couvert après son brillant premier volet. On retrouve le même ton mélangeant suspense horreur et humour, ainsi que cinéphilie : c’est la matière qu’étudie Randy et Mickey (Timothy Oliphant), aussi amateurs de films d’horreurs l’un comme l’autre.

Encore une fois, donc, un film qui parle de films.

Mais en plus, on a droit à un remake de la séquence d’ouverture de Scream : on y retrouve une jeune femme blonde qui se prépare des popcorns et se fait sauvagement assassiner.

 

Les retours au film précédent sont très nombreux, et pas seulement du fait de la présence de plusieurs acteurs qui y ont participé. Outre le remake, il est fait souvent référence ce qui s’est déjà passé, sans toutefois nous l’asséner, ni gêner la compréhension : nul besoin d’avoir vu le premier, mais on passe alors à côté des clins d’œil inévitables.

Quoi qu’il en soit, Craven connaît son sujet et nous place dès l’ouverture dans une ambiance d’horreur, avec les silences et la musique inquiétante aux bons moments.

Le tueur (ou les ?) est toujours aussi maladroit et doit souvent s’y reprendre à plusieurs fois pour arriver à ses fins, mais une fois que le premier couteau est planté, la victime n’a (presque) plus d’espoir.

Presque ? Oui, encore une fois, Dwight « Dewey » Riley (David Arquette) termine en piteux état (il boite dans cet épisode, qu’en sera-t-il dans le prochain ?), ainsi que sa douce amie Gale Weathers qui prend une balle : rien de bien inquiétant tout de même, elle sera aussi du troisième volet.

Et encore une fois, il semble que Craven s’amuse à citer d’autres films : Psycho et le plan de la pomme de douche, et une discussion entre Randy et Mickey (Timothy Olyphant) à propos des suites de films que Randy trouve toujours inutiles voire mauvaises.

Paradoxal pour un film qui s’intitule Scream « 2 », non ?

 

Bref, Craven est à l’aise et fait ce qu’il sait faire : peur au spectateur. On tremble alors, mais le sourire aux lèvres assez souvent, cette histoire improbable n’ayant d’autre but.

On y retrouve aussi des similitudes pertinentes : deux meurtriers, la voix trafiquée au téléphone, la jeune fille blonde (Sarah Michelle Gellar succède à Drew Barrymore) et la dernière remarque de Cotton Weary (Liev Schreiber) qui renvoie directement (et une deuxième fois) à celle du film précédent.

 

Alors, une suite inutile comme le dirait Randy ? Pas vraiment : elle tient la route mais elle souffre tout de même d’une petite baisse de régime, malgré la présence de Liev Schreiber. En effet, son personnage – au milieu de ces tueries – ne pense qu’à une chose : acquérir une certaine notoriété et surtout se faire beaucoup d’argent !

 

 

PS : à noter la présence de Matthew « Stu » Lillard (2), parmi les invités de la fête… Ainsi que David Warner, méchant patenté du cinéma (Titanic tout juste après Scream 2 aux Etats-Unis), dans un rôle positif, pour une fois.

 

 

  1. Pendant cette scène, on peut apercevoir Nosferatu à la télévision. Normal, c’est Buffy qui est là…
  2. Le Stewart « Stu » Macher du premier opus.

 

Voir les commentaires

Publié le par Djayesse
Publié dans : #Cinéma, #Jim Abrahams, #Comédie
Hot Shots (Jim Abrahams, 1991)

Lourd.

Très lourd.

Trop lourd.

Jim Abrahams, quand il était avec ses deux compères Zycker n’était pas un cinéaste très léger. Avec leur complice Pat Proft, ils ont signé quelques comédies d’un goût pas toujours sûr, mais des comédies tout de même.

Livré à lui-même, et aidé du même Pat Proft, Abrahams repart à l’assaut du cinéma et nous propose donc cette parodie de film d’aviation, Top Gun étant la référence la plus claire.

 

SI le film se base sur une intrigue fort convenue, on retrouve le rythme effréné de gags du trio susmentionné. Sauf que ça lasse.

C’est drôle, certes, mais à un moment ça a tendance à devenir systématique. A la fin du film, on peut en avoir assez. C’est mon cas.

C’est surtout que l’accumulation de gags rappelle un peu trop les films précédents, renforcée par la présence de Lloyd Bridges qui fut dans Airplane! (1980), dans un rôle tout de même similaire : seul changement, il est un amiral fort déconnecté suite à ses nombreuses blessures de guerre (la plus ancienne ayant eu lieu pendant la seconde Guerre Mondiale).

 

Le film fut un succès mondial, mais avec le temps, les visionnages successifs émoussent l’intérêt du spectateur, ce qui n’était pas le cas avec Airplane! déjà cité.

Charlie Sheen campe un Topper Harley plutôt réjouissant, en conflit avec Cary « Farm Boy » Elwes, dans une intrigue éculée du père incompétent et dangereux dont le fils suit les traces, avec révélation finale attendue.

Bref, rien de nouveau si ce n’était les gags qui émaillent le film jusqu’à polluer de nombreuses situations, inspirées ou non de célèbres films à succès, dont même Autant en emporte le Vent. C’est dire !

 

Alors, on s’amuse, oui. On rit un peu – quand on ne connaît pas le film, surtout. Mais on se dit qu’on aurait peut-être dû revoir un vrai classique… (1)

 

(1) Ils ont commis une suite…

 

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog